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mercredi, 10 octobre 2018 06:00

Journée nationale de la diplomatie : Hommage rendu à Salah Ben Kobi

Écrit par Lilia Zaimi
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Le Forum d’«El Moudjahid» et l’association Mechaâl Echahid ont organisé, hier matin au siège du journal, une conférence-débat en commémoration de la Journée nationale de la diplomatie qui coïncide chaque année avec le 8 octobre, en référence au 8 octobre 1962, lorsque le premier président de la République algérienne a hissé l’emblème national devant le siège des Nations unies à New York. Au cours de ce débat, un diplomate de la première heure Salah Ben Kobi, ancien moudjahid et contemporain de cette époque lointaine, mais présente en ce moment de regain d’intérêt pour l’Algérie combattant la domination coloniale.

Après avoir esquissé quelques aspects de son parcours, Salah Ben Kobi a affirmé que « la diplomatie algérienne a plaidé en faveur de tous les peuples défavorisés ». En cette période des indépendances, s’est-il rappelé, l’Algérie était « le porte-parole» de ces peuples opprimés qui luttaient pour leur émancipation. Elle l’a fait après que des résistants et des militants de la cause nationale s’étaient mobilisés, avant 1962, et avec peu de moyens, à faire porter la voix de l’Algérie après la création du GPRA en 1958.
Le soutien diplomatique à la Guerre de libération a permis de former le principal noyau de la diplomatie nationale, a-t-il souligné, précisant que les principes de cette dernière étaient puisés dans la réalité vécue à l’époque, notamment en ce qui a trait au principe de défense du droit des peuples à l’autodétermination. Le conférencier a plaidé pour l’écriture de l’histoire, notamment sur l’action diplomatique algérienne à cette époque. Un appel relayé par l’universitaire Amer Rekhlia, qui a mis l’accent sur l’importance de s’intéresser à l’écriture de l’histoire de la diplomatie algérienne, qui constitue, selon lui, une « référence » dans le domaine des relations internationales.
L’attachement de la diplomatie algérienne à ses principes, notamment de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats, l’a exposé à une série de pressions de la part de certaines parties, a développé cet enseignant-chercheur. « Nous sommes un peuple qui fait l’Histoire mais qui ne la documente pas ». Ajoutant :
« Nous n’avons pas fait assez de recherches et d’études sur la diplomatie algérienne. » De même, il a dénoncé le manque d’intérêt de l’élite algérienne pour écrire notre Histoire. En appui à l’hommage rendu à Salah Ben Kobi en marge de la conférence-débat, la moudjahida Louisette Ighilahriz a dit de lui que « c’est un vrai patriote, propre et probe ».n

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