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jeudi, 14 juin 2018 06:00

Consommation et mois sacré : Ramadhan de la hausse des prix

Écrit par NADIA BELLIL
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Le Ramadhan 2018, qui prend fin, a eu cette particularité qu’il a enregistré une flambée spectaculaire des prix durant tout le mois. Contrairement aux Ramadhans des années précédentes, caractérisés par une certaine clémence, celui de cette année s’est distingué par une constance dans la hausse des prix des fruits et légumes et ce en dépit des assurances et des promesses du ministre du Commerce, Saïd Djellab.

En effet, à deux jours du début du Ramadhan, la mercuriale s’est affolée brutalement. C’est ainsi que dans l’ensemble des marchés de la capitale, y compris ceux réputés pour la clémence de leur prix, la flambée était au rendez-vous. Courgette affichée 150 DA, tomate à 120 DA, artichaut et carotte à 100 DA, laitue à 140 DA, pomme de terre 50 DA, poivron à 140 DA et piment à 120 DA, haricot vert 280, et aubergines à 120 DA le kilogramme. Face à cette situation, le ministre du Commerce a asséné, lors de son déplacement au marché de gros de Blida, que cette hausse des produits allait disparaître au bout du troisième jour de Ramadhan. «Nous allons garantir la disponibilité de tous les produits sur le marché à des prix raisonnables et combattre la spéculation lors du mois de Ramadhan», a soutenu en substance Saïd Djellab.
Il a précisé que son département ministériel a mis en place un système électronique de contrôle des prix afin d’intervenir à temps contre les spéculateurs. «Nous allons assumer pleinement notre rôle de régulateur du marché et nous allons combattre sans pitié les fraudeurs», a-t-il affirmé, précisant qu’il y a un travail coordonné à travers toutes les wilayas afin de garantir la disponibilité des produits alimentaires et maraîchers partout en Algérie. Toutefois, la réalité du terrain a démenti le ministre. De jour en jour, les citoyens attendaient la concrétisation de la promesse du marché ainsi que la clémence des prix. Mais rien à faire, la flambée a persisté tout au long du mois. C’est ainsi qu’hier, au niveau des marchés de la capitale à l’instar de Ali-Mellah du 1er-Mai, de Nelson de Bab El Oued, ou de Clauzel de la place Audin, les prix affichés ressemblent point pour point à ceux pratiqués au début du mois. Même le prix des petit-pois, légume dont les récoltes ont été abondantes cette année, est remonté en flèche pour atteindre les 150 à 160 DA. Les tomates, quant à elles, sont proposées à 150 DA, carottes et aubergines à 100 DA, laitue entre 150 et 200 DA, poivron et piment à 150 DA, courgette à 150 DA et les pommes de terre entre 50 et 70 DA. Le seul légume affichant une clémence est l’oignon cédé à 50 DA, un prix auquel il était vendu avant le Ramadhan.
Les citoyens rencontrés dans les marchés disent ne pas comprendre « l’incapacité du ministère du Commerce à contrôler les prix en dépit des moyens dont il dispose ». Selon Saïda, mère de famille de 3 enfants, rencontrée hier au marché Ali-Mellah, «c’est incompréhensible qu’ils n’arrivent pas à stabiliser les prix avec tous les moyens qu’ils ont et les contrôleurs des prix qu’ils forment ».

 

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