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francealgerie

mercredi, 04 juillet 2018 06:00

Valorisation et transformation des boues d’épuration : Gica et Seaal signent un protocole d’accord

Écrit par Fazil Asmar
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Le groupe industriel des ciments d’Algérie, Gica, et Seaal ont signé, hier à Alger, un protocole d’accord pour le développement d’une nouvelle filière de valorisation de déchets urbains en cimenterie, les boues d’épuration notamment, dans un cadre de transformation environnementale et énergétique.

Le but de cette convention est de réduire aussi les quantités de boues stockées dans les usines d’épuration et d’améliorer la gestion de l’assainissement des eaux à travers la valorisation en continu d’une partie de ces boues, dans le respect de l’environnement. Ce protocole permettra, par ailleurs, à l’industrie cimentière de recourir à la substitution de l’énergie fossile par des combustibles alternatifs, issus de la transformation des déchets. Cet objectif figure parmi les plus importantes recommandations du séminaire international sur la co-incinération des déchets en cimenterie, clôturé hier à l’Institut supérieur de la sécurité sociale, organisé par l’université Saâd-Dahlab Blida 1, en collaboration avec le groupe Gica et l’université allemande Rostock, et à l’occasion duquel ce protocole d’accord a été signé. Les participants à ce séminaire ont appelé les pouvoirs publics à inciter les usines de la cimenterie à aller vers le combustible alternatif et définir le taux à substituer, à mettre en place également un cadre législatif complet sur la gestion des déchets, incluant prévention, recyclage et valorisation, et fixer des pénalités à l’encontre des industriels de cimenterie qui n’adhèrent pas à la substitution par le combustible alternatif. Ils ont recommandé aussi la création de comités chargés de la définition du modèle économique dans la gestion des déchets, ainsi que de mettre en œuvre des mesures incitatives pour le traitement et la valorisation. Dans ce contexte, ils ont sollicité l’université pour lancer des études analytiques de chaque déchet et dresser un protocole de son utilisation. A ce propos, la ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables, Fatma Zahra Zerouati, qui a présidé la cérémonie de clôture de cette rencontre, a fait remarquer que c’est la première fois que l’université s’implique véritablement dans la question de la gestion des déchets. «Pour nous, c’est un exploit. Jusqu’à présent, ce ne sont que les pouvoirs publics ainsi que les industriels, dans la cimenterie notamment, qui ont exprimé leur volonté de s’impliquer dans ce secteur. Nous avons besoin, en fait, de solutions durables qui nécessitent de la recherche», souligne-t-elle, notant que les débats menés sur la gestion des déchets n’aboutissent pas toujours à des solutions concrètes. Reste maintenant, selon elle, à impliquer davantage les citoyens. «Nous ressentons toujours de la résistance dans la société civile. L’incinération, par exemple, est toujours un cliché. Les citoyens ne sont pas suffisamment sensibilisés dans le tri sélectif et nous gérons mal nos déchets», constate-t-elle, appelant à améliorer la communication, adopter une approche de proximité et à multiplier également ce genre de séminaires. Pour elle, la gestion et la valorisation des déchets est une responsabilité que tous les acteurs doivent partager.

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