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dimanche, 04 novembre 2018 06:00

Alors que le marché pétrolier se réchauffe : L’Algérie dans le piège de la planche à billets ?

Écrit par Farid Messaoud
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Les cours du pétrole se reprennent, évoluant dans une bande fluctuante, entre 75 et 85 dollars le baril. Les tensions entre Téhéran et Washington sont l’un des facteurs associés à l’augmentation des prix de l’or noir. Mais rien n’est certain, le marché restant instable - il peut fluctuer à la hausse comme à la baisse -,

craignant en fait un déficit de l’offre pétrolière mondiale au quatrième trimestre en raison de la déplétion de l’offre iranienne. Les exportations de l’Iran, troisième producteur de l’Opep, ont particulièrement chuté en amont des sanctions de Washington. Mais, ce qui fait le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et cela s’applique aux Etats pétroliers, dont l’Algérie qui, dans l’euphorie pétrolière, a vite repris l’habitude et les réflexes adoptés en vent faible, confectionnant un budget d’Etat expansif dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019, en cours d’examen actuellement par la commission financière du Parlement.

Pour beaucoup, l’Exécutif, encouragé par des liquidités abondantes, produit de la planche à billets, et par un relatif redressement des prix du brut, a adopté une approche dépensière insoutenable, s’éloignant de la trajectoire budgétaire élaborée par la Task force, sous la direction de Abdelmalek Sellal, le précédent Premier ministre, et repoussant de facto les réformes budgétaires.
Pourtant, plus il les reporte, plus grande sera la douleur, au plan social. La trajectoire en question a été insérée dans une stratégie relativement cohérente, à moyen et long terme, adossée à une sorte de programme de réforme du budget, mais également du secteur industriel, entre autres. Du reste, une esquisse préliminaire de ce que le gouvernement de l’époque voulait faire sur le terrain a été présentée dans la loi de finances pour 2017. C’est ainsi qu’une trajectoire budgétaire triennale a été établie, dont la finalité était de donner plus de visibilité à la politique budgétaire. La trajectoire énonçait un plafonnement des dépenses arrêté par le cadrage budgétaire au titre de la période 2017-2019. Au cours de cette période d’ajustement budgétaire, il a été ainsi question d’une stabilisation des dépenses de fonctionnement autour de 4 500 milliards de dinars et une diminution des dépenses d’équipement pour être stabilisées autour de 2 300 milliards de dinars, soit un ajustement de 25%. Ces projections de dépenses devaient dégager un besoin de financement de 2 000 milliards de dinars en 2017 (solde du Trésor). Cependant, ces orientations, le gouvernement s’en détourne aujourd’hui. Il veut aborder l’année 2019 avec un important budget. Mais à quel prix ? Au prix de
2 200 milliards de dinars de déficit budgétaire en 2019. Le pays semble ainsi pris dans le piège des matières premières (pétrole et gaz) et de la planche à billets, dont il repousse sans cesse, et cela n’est pas exclu, les limites. D’ailleurs, dernièrement, le Premier ministre a affirmé que le recours au financement non conventionnel va s’étaler jusqu’en 2021. Toutefois, dans le cas où il serait impossible d’abandonner définitivement ce type de financement, l’Etat compte diminuer la cadence d’émission de billets, selon une déclaration récente du directeur général du Trésor public, Fayçal Tadinit. Durant l’année en cours, l’équivalent de quelque 40 milliards de dollars ont été déjà émis.

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