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lundi, 26 novembre 2018 06:00

Grâce à des recettes d’exportation dopées par un baril en hausse en 2018 : Le déficit commercial de l’Algérie a reculé de 58%

Écrit par Feriel Nourine
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Les recettes d’exportations ayant nettement augmenté sous l’effet d’un prix de pétrole en hausse, le déficit commercial de l’Algérie a baissé de plus de 58% durant les 10 premiers mois de 2018, comparativement à la même période 2017. Ce déficit a été réduit à 4,11 milliards de dollars entre janvier et octobre de l’année en cours, contre 9,95 milliards de dollars (-56,5%) durant la même période de l’année dernière, selon un bilan du Centre national des transmissions et du système d’information des Douanes (CNTSID).

Assises sur les ventes d’hydrocarbures, les recettes algériennes en devises ont tiré profit du redressement des cours du pétrole, qui gravitait autour des 71 dollars durant cette période de référence, pour atteindre 34,126 mds usd contre 28,424 mds usd, soit une augmentation de 5,7 mds usd (+20,06%). A elles seules, les exportations d’hydrocarbures ont progressé de 4,9 mds usd (+18,21%) pour atteindre 31,795 mds usd, soit 93,17% du montant global des exportations, contre tout juste 2,33 mds usd (6,83%) pour les exportations hors hydrocarbures, qui demeurent marginales en dépit d’un discours officiel qui ne cesse de plaider pour une sortie de la dépendance exagérée à la rente pétrolière à laquelle se trouve confrontée l’économie nationale.
Si, pour les 10 premiers mois de 2018, les exportations de l’Algérie ont pu réaliser un bond fort satisfaisant, les importations n’ont, de leur côté, pu faire mieux qu’un insignifiant recul de 134 millions (-0,35%), passant à 38,240 mds usd contre 38,374 mds usd à la même période de l’année écoulée. C’est dire que la baisse du déficit commercial de l’Algérie aurait pu être plus conséquente, sinon disparaître carrément, si l’interdiction d’importation de nombreux produits décidée par les pouvoirs publics dans le cadre de l’organisation du commerce extérieur du pays avait réellement abouti aux résultats promis par ces derniers, à savoir la réduction de la facture des achats à l’étranger de plusieurs milliards de dollars. Mais comment cette réduction pourrait-elle être atteinte alors que des secteurs censés produire localement pour remplacer les produits importés coûtent aujourd’hui nettement plus chers en kits d’assemblage, matières premières et autres intrants qu’un produit fini et prêt à l’emploi ? L’exemple le plus édifiant sur ce registre nous vient sans doute du secteur automobile, où l’assemblage de kits SKD coûte de plus en plus cher au pays, avec une facture de 1,32 milliard de dollars pour le seul premier semestre 2018. Dans le même chapitre des hausses, la facture alimentaire du pays s’est de nouveau mise en exergue sur les 10 premiers mois de l’année en cours, s’établissant 7,252 mds usd contre 7,122 mds usd (+1,83%) durant la même période de l’année dernière. La même tendance haussière a été enregistrée pour les produits bruts dont la facture a atteint 1,59 mds usd contre 1,22 mds usd (+29,88%), et les biens de consommation non alimentaires qui ont été importés pour 8,01 mds usd contre 7,06 mds usd (+13,40%). Par contre, la facture des produits énergétiques et lubrifiants (dont les carburants notamment) a poursuivi sa baisse et s’est même significativement réduite durant la période de référence, passant à 879 millions usd contre 1,611 mds usd à la même période de 2017, soit un recul de 732 millions usd (-45,44%), précisent les Douanes.
Concernant les partenaires commerciaux de l’Algérie, l’Italie a conservé sa place de premier client de l’Algérie avec 4,88 mds usd (14,31% des exportations globales algériennes), suivie de l’Espagne avec 4,08 mds usd (12%), la France avec 3,89 mds usd (11,4%), les Etats-Unis avec 3,27 mds usd (9,6%) et la Grande-Bretagne avec 2,37 mds usd (7%). Pour sa part, la Chine est restée premier fournisseur de l’Algérie avec 6,41 mds usd (16,76% des importations globales algériennes), suivie de la France avec 3,86 mds usd (10,11%), de l’Italie avec 3,06 mds usd (8%), de l’Espagne avec 2,95 mds usd (7,7%) et de l’Allemagne avec 2,62 mds usd (6,85%).

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