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mercredi, 06 juin 2018 06:00

Liste suspensive à l’importation : «L’UE n’a pas été impactée», selon Ali Bey Nasri

Écrit par Rafik Aïouaz
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Ali Bey Nasri, président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), a indiqué, hier, que l’Union européenne n’a pas été impactée lors des quatre premiers mois de 2018 par les suspensions à l’importation par l’Algérie de 851 produits.
«Malgré la mise en place de la liste de gel à l’importation pour certains produits, nos principaux partenaires commerciaux ont connu une hausse moyenne de 16% du chiffre d’affaires de leurs exportations vers l’Algérie», a-t-il indiqué lors de son passage à l’émission «l’invité de la rédaction» sur les ondes de la Chaîne III. Revenant sur la politique nationale d’encadrement des importations, l’invité de la Chaîne III a rappelé que l’UE appliquait elle aussi des mesures pour protéger ses productions locales. «Les Européens ont inventé les lignes de défense commerciale à travers le droit additionnel, la notion de l’élément agricole et la notion de prix d’entrée», énumère-t-il. Le prix d’entrée étant une taxe appliquée sur les importations de l’UE de produits pouvant concurrencer leur production afin que les produits importés n’intègrent pas leur marché à plus faible prix que le produit local. «Nous sommes en droit d’appliquer des taxes en interne sur les produits que nous jugeons utiles de défendre», plaide le responsable de l’Anexal.
Le représentant des exportateurs algériens a, par ailleurs, estimé que le principal défi commercial pour l’Algérie réside dans la gestion de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne. «Il n’y a pas d’étude d’impact pour l’évaluation de cet accord. Pour l’instant, il n’est pas bénéfique pour l’Algérie», tranche M. Nasri, qui appelle à réaliser cette étude d’impact sur l’économie nationale en faisant appel aux compétences algériennes. L’intervenant confirme ainsi les pertes fiscales pour l’Algérie générées de l’accord commercial avec l’UE, qui s’élèvent à 2 milliards de dollars annuellement. «Le démantèlement tarifaire d’ici 2020, qui fera suite à la mise en place de la zone de libre-échange avec l’UE, induira une facture lourde à payer pour le Trésor public. Cela représentera 3,5 milliards de dollars», prévient Ali Bey Nasri. Il estime que les pouvoirs publics doivent parallèlement mettre en place une vision destinée à «redémarrer le tissu industriel», proposant ainsi d’exonérer certaines entreprises productives locales. «Ne faudrait-il pas aller vers une exonération des entreprises de production pendant trois ans, par exemple ? Surtout celles qui s’inscrivent dans la substitution des importations», propose-t-il.
Par ailleurs, Ali Bey Nasri s’est réjoui de voir l’Exécutif impliqué pleinement dans l’acte d’exporter et appelle à ce que cette «bonne volonté» soit accompagnée «d’actes sur le terrain», notamment en réduisant ou en ôtant les contraintes législatives liées à la Banque d’Algérie, «le principal frein aux exportations», selon le président de l’Anexal. n

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