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dimanche, 15 juillet 2018 06:00

Marché pétrolier : La pire semaine depuis mai

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Le marché pétrolier a connu sa pire semaine depuis la fin du mois de mai dernier, alors que les États-Unis envisageaient de puiser dans les réserves nationales de pétrole brut pour accroître l’offre intérieure et rééquilibrer les prix de l’essence. La baisse des approvisionnements provenant de certains producteurs risque par-dessus tout de mettre à rude épreuve l’équilibre entre l’offre et la demande mondiales du pétrole.

Le marché a terminé la semaine dernière sur une réaction pour le moins vive de l’Iran à l’encontre du ministre russe de l’Energie qui n’avait pas écarté une hausse de la production au-delà de 1 million de barils par jour. Une première ! Tels sont, en somme, les évènements ayant marqué le marché pétrolier la semaine dernière, contribuant à une chute drastique des cours. A ce tableau s’ajoute la guerre commerciale que se livrent les Américains, les Européens, les Chinois et les Russes et qui risque de s’intensifier si le président américain venait à mettre à exécution ses menaces contre la Chine. Donald Trump a menacé la semaine dernière d’imposer des taxes douanières sur près de la moitié des importations américaines en provenance de Chine. La Chine, elle, a aussitôt promis de riposter. Certains analystes commencent, néanmoins, à douter de cette façon de faire de Donald Trump, l’assimilant plutôt à une technique de négociation qu’à une vraie guerre déclarée aux principaux partenaires de son pays. D’où d’ailleurs les quelques signes de reprise constatés, hier, sur le marché pétrolier. «Le marché réalise qu’il s’agit davantage d’une tactique de négociation», a déclaré Michael Loewen, directeur et stratège des produits à la Banque Scotia, allusion faite aux attaques à répétition proférées par le président américain à l’adresse des partenaires commerciaux de son pays. «Les têtes plus fraîches finiront par prévaloir dans ces négociations commerciales.», dit-il. Les Etats-Unis ont rejeté, vendredi, la demande de la France d’obtenir des dérogations aux sanctions qui permettraient aux entreprises françaises de continuer à faire des affaires avec l’Iran. Cette décision pourrait indiquer que les États-Unis ne seront pas aussi flexibles que le Secrétaire d’État Mike Pompeo l’a récemment suggéré.»Il y a beaucoup de gens sur le marché qui pensent qu’il y aura un certain nombre de dérogations qui seront accordées afin de baisser la tension sur l’approvisionnement, et je ne vois tout simplement pas cela se produire», a déclaré John Kilduff, associé fondateur de Again Capital LLC. «Je pense que l’administration va jouer ce hardcore.» Sur le marché, cette tension s’est traduite par une chute des cours la semaine dernière, si ce n’était la légère reprise de vendredi qui a sauvé la face. La référence américaine, le WTI, a chuté à 70,56 dollars le baril, tandis que le brut West Texas Intermediate pour livraison en août a fini la semaine à 71,01 dollars le baril sur le New York Mercantile Exchange. Le volume total négocié était inférieur d’environ 20% à la moyenne des 100 derniers jours. Le Brent pour le règlement de septembre a quant à lui clôturé les transactions hebdomadaires à 74,86 dollars le baril. La journée de mercredi dernier a été marquée par la plus forte baisse du Brent en plus de deux ans, après que le président américain Donald Trump ait publié une liste de 200 milliards de dollars de produits chinois qui pourraient faire face à des tarifs douaniers supplémentaires. Les actifs risqués ont été vendus dans le monde entier alors que la Chine promettait de riposter.«Cela a suscité des inquiétudes quant à l’éventualité d’une guerre commerciale à grande échelle entre les États-Unis et presque tous ses partenaires commerciaux», a déclaré Bart Melek, stratège en chef des matières premières de la Banque Toronto-Dominion. «La robustesse attendue de la demande de pétrole pour l’année prochaine pourrait très bien disparaître», prévient-t-il. Pendant ce temps, il y a des signes de perturbations de l’approvisionnement qui ont aidé la reprise des cours vendredi. La Libye, membre de l’Opep, qui avait inquiété le marché quant à la santé de sa production, a annoncé pouvoir redémarrer la production à El-Feel. La production pourrait grimper de 72.000 barils en quelques jours, a indiqué la compagnie publique libyenne dans un communiqué. Iraniens et Russes se sont adonnés quant à eux à une partie de ping-pong après les déclarations d’Alexandre Novak qui n’a pas écarté une nouvelle hausse de la production, ce qui a provoqué les foudres des Iraniens.
En tout cas, la tension était très vive la semaine dernière sur le marché. Elle serait la pire depuis le mois de mai dernier. Jamais les cours n’ont connu une décote aussi importante en près de deux mois.

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