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mardi, 09 octobre 2018 06:00

Chine : L’ex-patron chinois d’Interpol à Pékin pour répondre de l’accusation de corruption

Écrit par Salim bennour
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L’ex-patron chinois d’Interpol est en Chine et devrait répondre de l’accusation de corruption. Le vice-ministre chinois de la Sécurité publique Meng Hongmei, a «accepté des pots-de-vin», a fait savoir Pékin hier lundi, quelques heures après avoir annoncé que M. Meng était placé sous enquête.

Le communiqué du ministère chinois de la Sécurité publique ne précise pas si les accusations imputées à M. Meng relèvent de ses fonctions ministérielles ou bien de celles qu’il exerçait à Interpol. Il n’est pas non plus précisé s’il a ou non été placé en détention.

Il a permis de lever au moins une partie du voile sur cette affaire. L’épouse du responsable chinois, Grace Meng, avait signalé sa disparition «inquiétante» à la police française jeudi dernier. Le dimanche d’après, elle a déclaré que son mari, âgé de 64 ans, était «en danger», laissant libre cours à toutes les spéculations. Après le communiqué du ministre chinois de la Sécurité publique, Interpol annonçait la démission de son ex-président «avec effet immédiat». M. Meng, nommé fin 2016 à la tête d’Interpol, est loin d’être le premier haut responsable chinois à succomber à la campagne contre la corruption lancée par Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir fin 2012. Populaire dans l’opinion publique chinoise, cette campagne, qui a sanctionné plus de 1,5 million de cadres, est également soupçonnée de servir à éliminer des opposants internes à la ligne de M. Xi. Mais le cas de M. Meng, qui a gravi les échelons de l’appareil sécuritaire chinois au temps où celui-ci était dirigé par un rival du président Xi Jinping, est une première au sein de grandes institutions internationales. Ce rival, Zhou Yongkang, purge actuellement une peine de prison à perpétuité après avoir été condamné en 2015 pour corruption, abus de pouvoir et divulgation de «secrets d’État». Samedi dernier, le secrétaire général de l’organisation policière aux 192 pays membres, l’Allemand Jürgen Stock, qui conduit ses opérations au quotidien, avait demandé à la Chine «une clarification» sur la situation de Meng Hongwei. Une enquête pour disparition avait été ouverte en France et Paris avait fait part vendredi de son «interrogation» sur la situation de M. Meng, en se disant «préoccupé» par les menaces reçues par son épouse.

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