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samedi, 09 juin 2018 06:00

Batna/N’gaous : Les prévisions de cueillette d’abricots plus que favorables

Écrit par JUBA RACHID
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A quelques jours seulement de l’entame de la cueillette du fruit fétiche de N’agous et de toute une région, à savoir l’abricot, les estimations sont favorables, voire même très favorables, et ce, grâce à plusieurs facteurs.


Parmi eux, nous pouvons citer l’absence totale de la gelée et givre en période de fleuraison des abricotiers, mais surtout une pluviométrie généreuse que les arboriculteurs et producteurs d’abricots estiment être à l’origine d’une production généreuse en quantité et qualité. Les premiers fruits dits précoces «tamzouarouth » sont déjà disponibles aussi bien chez les vendeurs locaux que dans les environs, mais aussi des régions et wilayas limitrophes, où l’abricotier semble bien réussir, à l’exemple des vergers de Barika, wilaya de Batna, mais aussi ceux de M’sila. Une situation qui intéresse les industriels de la région pour la transformation en jus, compotes, nectars et autres, quand bien même on parle d’un net recul des vergers de l’abricot en faveur des oliveraies. Ce qui est vrai si on consulte les chiffres et les vergers, mais au vu du nombre des petites unités de transformation de l’abricot en plus de celle, la plus importante, de la région N’agous, éponyme, qui propose une variété de plus de 11 produits, l’abricot a encore de beaux jours en dépit du forcing de l’olivier. « Dans certaines régions, on a même vu des fellahs arracher de vieux abricotiers pour les remplacer par de jeunes plants d’oliviers », nous dit l’ingénieur et agronome responsable au niveau de la subdivision de N’gaous, M. Haïdar. Cependant, les chiffres prévisionnels sont plus qu’indicateurs et les différents acteurs se préparent à une cueillette qui va être entamée d’ici une semaine. Selon les premières estimations et visites sur vergers, les vergers de Sefiane et ses environs viennent en tête en termes de quantité, de production et qualité aussi. N’gaous : superficie 427 hectares, 6 4050 abricotiers, production 37 980 quintaux, Boumagar : 20 ha, 33 000 abricotiers production 19 250 quintaux, 440 hectares 66 000 abricotiers, 39 150 quintaux. C’est l’équivalent du triple de la quantité qui a été enregistrée la saison dernière, qui avait connu un net recul en matière de production et l’une des raisons de la conversion de certains producteurs d’abricot en oléiculteurs, quand on sait que l’olivier est moins capricieux, plus rentable et plus résistant que l’abricotier, nous dit le jeune agronome. Lors de notre déplacement dans certains vergers, des fellahs ont exprimé certaines craintes mais aussi des réserves aussi bien à N’agous, Boumagar ou Sefiane. Avec le recul des ressources hydrique aucun ambitieux projet ne peut être prévu pour le moment, nous dit-on, hormis l’extension des oliveraies. En effet, le projet d’une retenue d’eau, qui était proposé et retenu depuis plus d’une dizaine d’années, n’a toujours pas vu le jour. Il semble que c’est le seul et l’unique moyen qui va donner un nouveau souffle et booster la production agricole, toutes variétés confondues. Selon les responsables de la subdivision agricole de N’agous, ce n’est pas le seul souci. Tout en reconnaissant l’importance et l’impact de ce projet sur l’essor et l’avenir de la région, il y a aussi une approche envers l’agriculture et l’arboriculture en particulier qui doit changer, mieux encore, évoluer. Il y a une forme d’archaïsme dans les pratiques des fellahs qui souvent font fi des recommandations des ingénieurs agronomes qui leur rendent visite pour leur prodiguer conseils et recommandations. Les mêmes producteurs désertent les journées de sensibilisation, où de précieux conseils leur sont prodigués quant à la lutte contre certaines maladies ou insectes qui peuvent réduire de moitié ou anéantir totalement une production. Or, il suffit d’un simple traitement pour préserver toute une récolte. A la sortie de Ngaous, mais aussi de Sefiane et Boumagar, le nombre d’unités de transformation de l’abricot, mais aussi de moulins et d’unités de transformation de l’olive sont en concurrence.

 

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