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mercredi, 11 juillet 2018 06:00

Oran : 25 millions de visiteurs attendus durant le trimestre estival

Écrit par Jalil Mehanne
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Qui dit saison estivale, dit rush vers le littoral, et Oran figure parmi ces wilayas côtières qui connaissent le plus grand flux. L’occasion pour les propriétaires d’hôtel de renflouer leurs caisses. En termes de structures d’accueil, les chiffres officiels confirment que la wilaya d’Oran a fait un bond qualitatif, elle, qui attire les investisseurs dans le domaine touristique, local et étranger.

Mais sur le terrain, dénicher un hôtel au niveau de la corniche oranaise relève de l’exploit pour les visiteurs d’Oran.

Et pour cause. Toutes les structures d’accueil affichent complet en ce trimestre d’été. Un engouement qui traduit l’ambition affichée par les responsables du secteur à Oran, qui misent sur 25 millions de visiteurs en cette saison estivale, dira le directeur du tourisme Belabbes Benamar. Sur le terrain, c’est déjà le rush. Selon certains patrons d’hôtel : « Les réservations commencent plusieurs mois avant les vacances scolaires, certaines familles viennent même avec d’autres invités et réservent plusieurs chambres et autres bungalows.» Cela en dépit des prix jugés excessivement chers par les clients, mais venir à Oran et passer les congés est devenu pour certains vacanciers une tradition. Cette cherté des prix refait parler d’elle en cet été, en dépit des instructions du ministère du Tourisme, de baisser les prix de 20%, afin de satisfaire les clients et les potentiels touristes étrangers. Les complexes touristiques et les hôtels lancent des promotions plus alléchantes les unes que les autres, pour attirer les clients. Tout est donc permis pour attirer encore le plus de clients même au détriment des lois en vigueur. Mais pour les satisfaire, les hôtels doivent en contrepartie avoir toutes les conditions nécessaires pour un bon séjour, chose qui n’est pas toujours disponible. Même des plages dites privées, où tout est payant, ne font pas l’unanimité avec une prestation de services en deçà des espérances. Et ne parlons pas des autres plages publiques qui reflètent toute la mauvaise gestion et le laisser-aller qui caractérisent depuis des années le trimestre estival. Faut-il se voiler la face et parler de tourisme et de saison estivale à Oran, une ville au potentiel naturel incontestable, malheureusement gâché par l’incompétence et le manque de professionnalisme de ceux qui ont en charge de préparer, de conduire et de veiller à ce que la saison des grandes vacances apporte les retombées économiques auxquelles aspire toute ville balnéaire. Au mois de juillet où, le tourisme bat son plein, à Oran, nous en sommes encore à gérer la gratuité de l’entrée des plages et à compter comme un épicier le nombre de parasols, un sujet devenu national qui accapare l’attention des responsables du secteur.


Pas de plan de circulation en prévision du flux
Il est assez difficile de passer sous silence un problème qui perdure au niveau de la ville d’Oran et vécu amèrement par l’ensemble des citoyens. L’été s’est installé depuis près d’un mois déjà et, à ce jour, aucun dispositif nouveau n’est venu mettre fin ou du moins réguler cette anarchie qui règne sur le plan de la circulation routière. Le renforcement du nombre d’agents de police aux axes principaux pour assurer une bonne fluidité de la circulation routière est-il la seule solution ? Certes, leur présence est utile, mais les agents de la Sûreté sont-ils les seuls acteurs à intervenir dans une situation qui devient étouffante pour la ville et ses habitants ? Que fait la Direction des transports et à quel moment, le P/APC doit-il, en sa qualité d’élu, intervenir ? La ville d’Oran accueille, tout particulièrement en période d’été, des millions de vacanciers venus de tout le pays et même au-delà des frontières, mais à ce jour, la ville semble être prise au dépourvu par cette arrivée massive d’une population supplémentaire, mais pour laquelle rien n’a été prévu et cela se constate tous les jours. L’anarchie qui prévalait tout a long de l’année se trouve multipliée en raison de l’arrivée de nombreuses familles des différentes régions du pays, avec leurs propres véhicules. Pour reprendre les propos de Nouasri Salah, Contrôleur principal de la police et chef de sûreté de la wilaya d’Oran : «Les fonctionnaires de police sont les seuls acteurs à intervenir sur la voie publique pour réguler la circulation, aucun autre organisme n’est présent. » La Direction des transports de la wilaya et l’APC d’Oran sont les premières visées par ce constat sans appel. Nul besoin de rappeler dans ce contexte l’autre aberration qui ne semble pas inquiéter outre mesure les pouvoirs publics, celle de l’inexistence d’un plan de circulation pour une ville aussi importante qu’Oran, dont la population résidente avoisine les 2 millions de personnes et qui se trouve doublée, voire triplée, durant la période estivale. Une lacune qui échappe aux élus de l’Assemblée populaire de wilaya (APW). Cette situation n’est pas nouvelle pour les Oranais qui n’attendent pas beaucoup de cette Assemblée, mais là, c’est un autre chapitre. Il ne peut échapper au wali d’Oran, au P/APC, au directeur des transports, aux multiples associations friandes des subventions de l’Etat, que les transports en commun, bus privés et ETO, une entité publique, sont une honte et une humiliation de plus pour les usagers. Des usagers pris en otages par le comportement des chauffeurs et leurs receveurs en tenue vestimentaire qui est tout sauf professionnelle. Ceci sans parler du comportement indigne d’un service public faisant fi de toute réglementation. A ce jour, et là aussi, une Assemblée élue digne et compétente devrait intervenir, mais hélas, il est dit que les signes et les critères de développement n’ont pas droit de cité chez nous.
Cette situation est loin d’être imaginaire, il suffirait qu’une autorité daigne faire un trajet de seulement 30 minutes de l’arrêt du lycée Lotfi à l’USTO, elle pourrait s’apercevoir que le secteur du transport public est véritablement plus que pitoyable.

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