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mercredi, 10 octobre 2018 06:00

Littérature : Maïssa Bey à Aix-en-Provence pour la promotion de son dernier livre, «Nulle autre voix»

Écrit par JACKY NAIDJA
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Après un détour par Lyon, et après Paris et Mouans-Sartoux pour le Salon du livre, Maïssa Bey a fait une halte hier à Aix-en-Provence. Là où justement elle est venue dédicacer son livre «Hizya» en novembre 2015... Maïssa Bey,

de son vrai nom Samia Benameur, est de cette nouvelle génération d’écrivains qui n’ont pour passion que l’écriture et même le don de raconter des histoires avec simplicité et authenticité. Son nom est lié à jamais à la ville légendaire de Sidi Bel Abbès, près d’Oran, où elle habite et qu’elle éclaire de sa seule plume depuis de nombreuses années, dans un  pays où la femme est étouffée par une société de plus en plus rigide, exigeante et renfermée sur elle-même, comme dans le roman «Nulle autre voix» (éditions de l’Aube) qu’elle vient de publier, laissant imaginer la condition de la femme face à la réalité de la société algérienne. Après des études littéraires à l’université d’Alger et une carrière comme professeur de français, elle s’attache à l’écriture et à tout ce qui touche aussi culturellement au social à travers son association culturelle «Paroles et écritures», créée en 2000, avec une bibliothèque et l’organisation d’échanges avec des auteurs, de lectures publiques et autres animations diverses pour les enfants et les adultes. Maïssa Bey, dans son domaine de prédilection l’écriture, connue pour sa voix féministe, avec 15 publications de titres chez son principal éditeur l’Aube, les uns aussi prestigieux que les autres, sait mieux que nul autre raconter admirablement les histoires, sachant restituer les moments les meilleurs de ses récits avec subtilité et finesse, pour toujours transmettre au lecteur cette suite d’événements avec plus de force et d’émotion, jusqu’au tragique parfois. Dans son roman «Nulle autre voix», elle excelle avec talent dans un récit écrit avec justesse mais non sans une certaine colère, avec ses mots à elle, dont on sait le poids dense, et parfois crus qui parviennent toutefois à apporter un véritable apaisement à une grosse douleur sur la condition de la femme. Dans ce roman, il s’agit d’une ex-détenue qui a purgé une peine de 15 ans pour le meurtre de son mari. Elle est restée récluse et humiliée dans une société repoussante qui a dressé devant elle tout un espace interdit. L’auteure va aller à la rencontre de cette femme pour établir avec elle, grâce à une certaine confiance, des échanges allant jusqu’aux confidences même, à travers des correspondances inédites et diverses. Et de jour en jour, grâce à la parole libérée et retrouvée, les deux femmes que tout sépare vont se retrouver proches l’une de l’autre pour mieux se raconter. Une histoire qui se raconte rarement ou alors avec un certain recul. C’est là tout l’enjeu du nouveau livre de Maïssa Bey, qui vient à toujours s’interroger sur des choses sur lesquelles on ne se pose jamais de questions.

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