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jeudi, 06 décembre 2018 06:00

Projection du dernier documentaire de Thierry Michel : Les «Enfants du hasard» en quête d’un avenir

Écrit par Fadila Djouder
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Projeté avant-hier dans la catégorie Documentaire du 9e Festival international du cinéma d’Alger à la salle Ibn Zeydoun de Riad-el-Feth, «Enfants du hasard», coréalisé par Thierry Michel et Pascal Colson, relate la dernière année primaire d’une classe qui se situe au pied de l’ancien charbonnage du Hasard, à Cheratte, une petite cité minière située sur la commune de Visé, en province de Liège, en Belgique. 

La projection a fortement ému les spectateurs qui n’ont pas hésité à aller voter à la sortie de la salle. Ce film à succès a déjà décroché plusieurs prix internationaux, notamment au Festival de Valenciennes où il a remporté le Grand prix. En partageant une année le vécu de ses enfants et leur passage de l’insouciance de l’enfance aux prémices des préoccupations de l’âge adulte, les cinéphiles présents  on ressenti les émotions durant leur propre enfance.  Le réalisateur Tierry Michel, qui revient pour la deuxième fois au Festival international du cinéma d’Alger, choisit de retourner travailler avec les enfants, trente ans plus tard, racontant la mémoire des immigrés à travers le journal intime d’élèves de familles turques musulmanes dans une école, où Brigitte fait tout ce qui est en son pouvoir pour les aider à bâtir leur avenir. «Je n’ai trouvé aucun problème à guider les enfants et à travailler avec eux. Ils m’avaient accepté dès le début du tournage. Il est vrai qu’il s’agit d’enfants et d’innocents qui traitent des choses spontanément. Mais, ils ont également une idée de ce qu’ils devraient faire. Ils sont leur propre questionnement et perception de leur avenir et de ce qui se passe autour d’eux», dira le réalisateur. Il ajoute que «dans mes films, je ne contrôle pas le hasard, mais à force de faire les choses, je suis revenu travailler avec les enfants trente ans plus tard, lorsque plusieurs enfants sont venus dans la région, qu’abritait autrefois une mine de charbon, avec leur école. J’ai aussi eu une raison subjective d’accomplir ce travail. Ma mère travaillait aussi dans une école et mon père travaillait dans les mines de charbon». Thierry Michel a également fait savoir : «Je pense  que dans une certaine mesure, la migration est heureuse et dépend du contexte familial et social ainsi que du contexte et des circonstances du vécu de chacun. Les choses sont relatives et différentes d’un pays à l’autre et d’une région à l’autre.»

C’est dans l’esprit de cette démarche que le film ne traite généralement pas des conflits d’identité et de nationalité et ne parle pas d’échange culturel ni d’acculturation. Mais il présente l’idée de la transmission de la mémoire de la migration au sein d’une nation et du rôle de la famille en la matière. Le réalisateur belge précise à ce sujet que «la famille ne joue pas ce rôle, peut-être à cause de la douleur de l’aliénation ». Il explique aussi que   «le rôle de l’école est important et crucial. Les enseignants ne sont pas des machines, mais ils ont un rôle humain important dans la formation et la cristallisation des personnages du film».n

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