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mardi, 17 avril 2018 06:00

œuvre d’Assia Djebar : Le ministère de la Culture et l’ENAG vont racheter les droits

Écrit par Seddiki Djamila
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Le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi a présidé, hier après-midi, la cérémonie de baptisation de la bibliothèque de lecture publique de la wilaya de Tipasa au nom d’Assia Djebar, l’illustre écrivaine et académicienne, enterrée dans la ville de Cherchell, en 2015, selon ses vœux, alors qu’elle vivait, depuis plus de décennie à l’étranger.

«Je suis très content d’être ici, pour honorer la défunte et grande dame de la littérature qu’était Assia Djebar, en ce 16 avril qui coïncide avec la journée du savoir, marquant la commémoration d’une autre grande personnalité qu’était Abdelhamid Benbadis, pour rappeler que sans la science, la connaissance nous ne pourrons pas arriver au niveau des pays qui ont atteint un stade de développement important».
Après cette baptisation de la bibliothèque au nom de la défunte, dira encore le ministre, son département va poursuivre l’action avec l’ENAG pour récupérer les droits d’auteur de ses livres, les traduire dans les trois langues pour les mettre à la disposition de tous, et en particulier la jeunesse.
Dans son intervention, le ministre dira que la baptisation de la bibliothèque au nom de la défunte, grande figure de la littérature et de la culture, s’inscrit dans le cadre des instructions du président de la République appelant à honorer les grandes personnalités du monde de la culture en donnant leurs noms à des infrastructures culturelles à travers le pays comme cela a été le cas dans plusieurs wilayas. Redonner à la science, au savoir, et la connaissance de manière générale, la place qui leur échoit sont les clefs du développement insistera Mihoubi. Selon lui, cette cérémonie d’hommage à Assia Djebar s’inscrit dans la foulée de ce qui a, déjà, été fait les années précédentes avec la baptisation des bibliothèques au nom de Moulay Belahmici à Relizane, Belkacem Saâdallah à El Oued, ou de l’opéra d’Alger du nom de Boualem Bessaieh, de l’institut régional de musique qui a pris le nom de Blaoui El Houari, et du palais de la culture de Constantine celui de hadj Tahar Fergani, pour ne citer que ceux-là. Cet hommage posthume à Assia Djebar, cette femme de lettres qui a réussi à s’imposer par son talent et sa littérature dans le monde, allait de soi expliquera Mihoubi, car elle n’est pas, seulement, une écrivaine, mais elle est, aussi, une militante et une moudjahida, une nationaliste qui a cru en son pays et qui l’a traduit dans toute son œuvre, qu’elle soit littéraire ou cinématographique.
«Nous irons plus loin», poursuivra-t-il, «en rendant hommage à la défunte avec le concours de l’ENAG par l’achat les droits d’auteur de ses livres, car il est de notre devoir en tant que ministère de la culture de faire connaître l’écrivaine Assia Djebar aux jeunes générations en traduisant ses livres dans trois  langues à savoir l’arabe , le français et les tamazight. Pour honorer sa mémoire, il ne suffit pas de donner son nom à la bibliothèque de Tipasa, mais de la faire connaître par tous et surtout au niveau du secteur de l’éducation, avec lequel nous travaillons à la réalisation de trois anthologies de la littérature algérienne en langue arabe, française et tamazight destinées aux élèves qui doivent connaître leur histoire et leur culture.
Il faut investir dans la jeunesse en  mettant à sa disposition des textes sur des auteurs algériens célèbres, mais aussi des livres car, contrairement à ce qui est dit, il y a beaucoup de jeunes qui lisent et le ministre en veut preuve ce jeune Farah Djeloud qui a reçu le 1er prix à Dubaï parmi 3 millions de candidats».
Le ministre parlera aussi de l’installation, hier, des commissions du Centre national du livre qui va veiller à promouvoir et développer l’édition et le livre qui, pour lui, sont la base de la connaissance, de l’éducation, de la formation,  car, insistera-t-il, sans le savoir il n’y aura pas de développement. «Nous pouvons être fière d’Assia Djebar, lui être reconnaissant et être fidèle à sa mémoire en donnant son nom à la bibliothèque pour l’honorer d’avoir été au service de l’Algérie», conclura le ministre qui a dû quitter avant la fin de la cérémonie, étant attendu pour une autre activité officielle.
Ce départ précipité du ministre a été à l’origine de la réduction du programme, qui a escamoté l’intervention de Nadia Sebkhi, la directrice de Livrescq, ce qui n’a pas été du goût de certaines femmes qui ont déploré que ce soit, seulement, les hommes qui ont parlé d’Assia Djebar. La féministe qu’elle était n’aurait pas apprécié. Nous reviendrons sur le sujet avec les impressions de plusieurs invités à la cérémonie.

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