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mardi, 17 avril 2018 06:00

Colloque international à Batna sur «Les voies/voix interculturelles des langues et des cultures» : L’«éloge de la différence»

Écrit par Sara Kharfi
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Le Colloque international «Les voies/voix interculturelles des langues et des cultures», organisé par le département de français et le laboratoire de recherche «Stratégie d’enseignement de la littérature, une notion en mouvement» (L.SelNom) de l’Université Batna 2, a démarré avant-hier matin au Centre des loisirs scientifiques et des sports de Kechida.
Une bonne centaine de participants, représentant des universités algériennes et étrangères, prendront part aux différents ateliers et conférences de ce rendez-vous scientifique pluridisciplinaire, qui prendra fin aujourd’hui.
Organisé par le département de français de la Faculté des Lettres et Langues étrangères et le laboratoire de recherche «Stratégie d’enseignement de la littérature, une notion en mouvement» de l’Université Batna 2, le colloque international «Les voies/voix interculturelles des langues et des cultures» tend à réfléchir sur les rapports entre langue et culture, sous un prisme littéraire. Dans la mesure où la langue véhicule une culture, cette question/perspective ne peut être envisagée que dans une démarche pluridisciplinaire, d’autant que le statut des langues est politique, et qu’aborder une langue doit faire appel à d’autres disciplines, comme les sciences du langage et les sciences humaines. C’est sans doute pour ces raisons que ce colloque est pluridisciplinaire, et accueille une bonne centaine d’universitaires, représentant une trentaine d’universités d’Algérie et du monde (Tunisie, Maroc, France, Canada, Egypte...), pour réfléchir sur la relation Langue et Culture, et sur la notion d’interculturalité comme «un éloge de la différence» (selon le président du colloque, le professeur Saïd Khadraoui). Les travaux de ce rendez-vous scientifique annuel, qui a connu des difficultés et des retards pour sa mise en place (en raison notamment d’un manque de financement), ont démarré avant-hier matin au Centre des loisirs scientifiques et des sports de Kechida, dans la ville de Batna, par les discours du recteur de l’Université Batna 2, et du président du colloque. Considérant l’interculturalité comme positive et arborant une position de partage et de richesse (les langues et les cultures se rencontrent et dialoguent, et forcément s’enrichissent mutuellement), M. Khadraoui a indiqué que ce colloque proposera des «regards croisés» avec des «attitudes de partage» sur l’interculturalité. Organisé en ateliers abordant différents axes de réflexion, la matinée du premier jour a été marquée par la tenue de cinq sessions : «Vers une éducation interculturelle et pluridisciplinaire», «La communication interculturelles entre enseignement et littérature», «Le français dans le monde», «Autour de l’éthos», et «Cultures de Soi et de l’Autre en littérature». Cette dernière session a comporté deux conférences. La première, intitulée «La mise en discours des images et des cultures algérienne et française dans le récit poétique ‘Moi, ton enfant, Ephraïm’ de Mohammed Souheïl Dib», a été présentée par l’universitaire Houria Hakkak (Université de Tlemcen), qui a mis en exergue, en décortiquant le texte, le fait que nul «n’échappe à la mythologie de sa culture». La seconde conférence avait pour thème «La dramaturgie du dialogue interculturel : contribution de la médecine traditionnelle et moderne au développement humain dans ‘La Tignasse’» de l’écrivain ivoirien Bernard Zadi Zaourou, une pièce de théâtre remontant à 1978. Cette communication a été présentée par Fétigué Coulibaly de l’Ecole normale supérieure d’Abidjan (Côte d’Ivoire). Opposant la médecine occidentale à la médecine traditionnelle, ce sont deux modes de vie et de pensée qui ont été décortiqués et critiqués par M. Coulibaly, qui a pris le parti de la tradition, considérant les guérisseurs, les chamanes et les praticiens comme des «humanistes», qui s’intéressent avant tout à l’humain et lui apportent aide et soins et parfois écoute au patient, ce qui le soulage déjà dans une certaine mesure. Par ailleurs, ce colloque prévoit l’organisation d’une vingtaine d’ateliers, des conférences plénières et des débats autour de l’interculturel, une question majeure de notre époque. L’enseignement des langues, les rapports à la lecture et la traduction sont autant de thèmes qui seront abordés lors de ce colloque qui prendra fin aujourd’hui.

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