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mardi, 17 avril 2018 06:00

Habitudes de consommation, disponibilité dans les pharmacies, produits thérapeutiques « traditionnels »… : Le médicament au scanner de l’UNOP

Écrit par Rafik AIOUAZ
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Au cours d’une conférence de presse organisée hier à Alger, l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop) a rendu publique une étude, issue du sondage de la population algérienne, sur ses habitudes en matière de consommation de médicaments et l’appréciation générale qu’elle porte sur le système national de santé sur l’année 2017.
Parmi les nombreuses indications qu’apporte l’étude, figure la difficulté du citoyen à s’approvisionner en médicaments.
En effet, l’étude montre que 37% des personnes interrogées ont rencontré des difficultés d’approvisionnement chez le pharmacien. Autre chiffre, plus de 42% des sondés se rendent dans trois pharmacies et plus pour trouver la totalité de leurs médicaments. Ce taux est plus élevé en milieu rural. C’est la tendance que révèle l’étude réalisée par le cabinet international spécialisé, à savoir la société Immar Research & Consultancy, mandaté par l’Unop. «La demande est plus grande que l’offre, ce qui crée des tensions sur la chaîne de distribution», concède Abdelouahab Kerrar, président de l’Unop, qui rappelle que l’objectif premier pour la profession est de faire en sorte que chaque citoyen puisse trouver l’ensemble des nomenclatures des médicaments au sein des officines. L’autre objectif sur le long terme sur lequel travaille l’Unop est d’installer en Algérie une industrie pharmaceutique de qualité, rappelle M. Kerrar. «Vous dites que certains producteurs connaissent des défaillances en matière d’approvisionnement, mais il faut donner les raisons», clame-t-il face aux journalistes, citant parmi ces raisons, «la jeune production nationale et beaucoup de problèmes d’environnement». «Beaucoup d’industriels ne peuvent pas produire en l’absence d’alcool qu’ils doivent acheter à l’Office des alcools», relate-t-il. Regrettant que les producteurs ne puissent pas s’approvisionner selon leurs prévisions annuelles en alcools, outre les lourdes démarches pour l’acquisition d’autres produits dangereux. «Par ailleurs, les fournisseurs d’équipement ne sont pas installés en Algérie. Ce qui engendre des problèmes organisationnels», poursuit le président de l’Unop.
Pour sa part, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens, Lotfi Benbahmed, impute la difficulté pour le citoyen de trouver le médicament dont il a besoin au fait que certaines officines de petite taille «n’ont pas les moyens d’avoir l’ensemble de la nomenclature des médicaments». «Nous attendons beaucoup de la future réglementation», indique M. Benbahmed, qui rappelle que l’une des dispositions de la loi actuelle exige des pharmaciens de constituer en permanence des stocks de trois mois pour éviter les pénuries.

22% des patients renoncent à leur traitement en cas d’indisponibilité
«Les chiffres parlent d’eux-mêmes, c’est inacceptable dans le sens où il ne s’agit pas d’un produit agroalimentaire, il s’agit de la santé des citoyens», s’indigne Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur (Apoce). «Le comble est que même certaines administrations prennent des décisions aléatoires qui vont à l’encontre de l’intérêt du malade», juge-t-il. Il a indiqué avoir reçu des requêtes quant à la note relative aux gardes de nuit et le week-end des pharmacies.
Une note sur laquelle M. Zebdi indique saisir les pouvoirs publics pour son annulation. «Limiter le nombre de pharmacies ouvertes la nuit ou le week-end ne va pas dans l’intérêt de la santé publique», estime le responsable de l’Apoce.

52 % ont privilégié l’automédication et 42 % la roqia et autres
Autres points traités par l’étude, le degré de satisfaction des citoyens concernant les structures sanitaires fréquentées. L’étude révèle tout d’abord, que 57% des personnes interrogées ont fréquenté en 2017 un établissement sanitaire public contre 67% ayant choisi une structure privée.
81% des personnes ayant choisi un établissement public se sont dit satisfaites contre 89% chez le privé. D’autre part, l’étude indique que 80% des sondés ont confiance dans les médicaments fabriqués en Algérie.
Quant à l’accès au médicament, 22% des patients qui ne trouvent pas le médicament que leur prescrit leur médecin renoncent à leur traitement. Autre pratique répandue et néfaste pour la santé, 52% des patients stoppent leur traitement avant la guérison totale. Autre élément relevé par l’enquête, 52 % des personnes ayant consommé des médicaments ont privilégié l’automédication, alors que 45 % ont recouru à la phytothérapie, essentiellement en s’approvisionnant chez les herboristes.
42 % des personnes ayant consommé des médicaments l’an dernier ont également sollicité les pratiques alternatives comme la roqia, la hidjama et autres. A noter que l’institut de sondage Immar a sondé par téléphone un échantillon de 2 603 personnes âgées de 18 ans et plus.
«Une base de données conséquente bien renseignée», selon Brahim Sail, le directeur général de l’institut, qui intervient en Algérie depuis 25 ans dans divers secteurs économiques pour le compte d’entreprises nationales et multinationales et d’institutions publiques et privées. L’enquête s’est déroulée du 15 février au 4 mars 2018 sur 23 wilayas du pays.

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