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jeudi, 17 mai 2018 06:00

Abdelmadjid Attar, ex-P-DG de Sonatrach : « La transition énergétique, un impératif »

Écrit par Hossem A. M.
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L’amenuisement de la production des hydrocarbures conventionnels à long terme, l’incapacité des secteurs agricole et industriel à constituer une alternative à la rente et au produit de la vente pétrolière et au recul du produit de la vente des hydrocarbures poseraient des problèmes de gouvernance et priverait l’Algérie de sources de financements de son économie.
Pour endiguer ce péril, l’Algérie est condamnée à entamer, dès à présent, une transition énergétique à même de lui assurer une sécurité énergétique et des sources de financement pour son économie. Ces explications ont été fournies Abdelmadjid Attar, ex-ministre des Ressources en eau, ex-P-DG de Sonatrach et spécialiste des questions énergétiques, qui a animé, dans la journée d’hier, une conférence à l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. « Transition et sécurité énergétique : les défis à l’horizon 2030 », est le thème développé par l’ex-P-DG de Sonatrach qui a fait un exposé succinct sur la problématique de l’énergie. Si le XXe siècle a été marqué par une consommation effrénée des hydrocarbures, avec des conséquences sur le climat et l’appauvrissement des régions productrices, le XXIe sera, lui, porteur d’incertitudes sur les perspectives de développement des potentialités énergétiques mondiales (risque d’amenuisement à moyen terme). Une situation qui place, de facto, la sécurité énergétique au cœur de toutes les stratégies de développement humain, expliquera l’invité du Laboratoire de l’eau de l’UMM Tizi Ouzou. « Une récession économique générale dont on n’arrive plus à contrôler ou en prévoir la fin, couplée à une baisse des consommations d’énergie, une baisse du prix des hydrocarbures, une incertitude sur le renouvellement des réserves et de la rente, des crises géopolitiques régionales qui aggravent les conséquences de cette récession et déstabilisent, pour des durées indéterminées, les principales zones productrices et de transit. Une prise de conscience de plus en plus forte sur le caractère épuisable et non renouvelable des hydrocarbures conventionnels, et par conséquent, naissance d’une volonté de conservation, de maîtrise et de souveraineté de plus en plus forte sur les réserves, à l’exemple des pays comme l’Algérie, l’Iran et la Russie, l’apparition de nouveaux acteurs avec d’importantes réserves conventionnelles et non conventionnelles (USA‐Chine‐ Australie) », sont les marqueurs des bouleversements et des défis qui imposent aux pays des stratégies de riposte pour éviter de compromettre leur stabilité et leur économie. Pays dont l’économie est basée essentiellement sur la rente provenant de la vente des hydrocarbures, l’Algérie est condamnée, estimera le conférencier, « à mettre en œuvre une transition énergétique au même titre que ce qui se passe dans le monde entier pour assurer sa sécurité énergétique à long terme ». Pour atteindre ce cap, qui oblige l’Algérie à affronter plusieurs défis relatifs, détaillera l’ex-ministre des Ressources en eau, « au poids énorme de la rente pétrolière dans son économie, à l’épuisement, à terme, des réserves en hydrocarbures conventionnelles et l’évolution vers des ressources restantes de nature non conventionnelle, à l’accroissement très rapide de la consommation énergétique interne et à l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du programme en énergie renouvelable ».

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