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lundi, 16 avril 2018 06:00

Football/L’instance a une part de responsabilité dans les incidents du match JSK-MCA : La FAF, principale accusée et première coupable !

Écrit par Mohamed Touileb
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Les réactions et l’indignation n’en finissent plus après la demi-finale de Coupe d’Algérie disputée vendredi dernier entre la JS Kabylie et le MC Alger. Cette rencontre s’est jouée sur une véritable poudrière dans une insoutenable atmosphère. Le fait que le team de Tizi-Ouzou ait opté pour le stade Chahid Hamlaoui annonçait déjà les prémices d’affrontements.
Il faut le préciser : les « Canaris » étaient en droit de jouer où bon leur semblait car ils ont été tirés en premier. Si le choix qui s’est porté sur l’antre constantinois n’était pas anodin (il était même sournois), c’est à la Fédération algérienne de football (FAF) qu’il faudra demander des comptes. Les tensions, c’est l’instance de Zetchi qui les a créées. Et on va vous dire pourquoi…
Tout a commencé avec ce quart de finale que les Tizi-Ouzéens devaient jouer face à l’USM Blida. Quelques jours avant la tenue de cette rencontre, la direction des «Lions du Djurdjura» a été informée que le stade du 1er Novembre 1954, où le club a l’habitude d’accueillir ses adversaires en championnat et en compétitions africaines, ne répond pas aux dispositions du règlement de la Coupe d’Algérie. Pour la Commission d’organisation de ce tournoi, l’enceinte de la JSK ne peut pas contenir plus de 20 000 supporters. Selon la règlementation, il est stipulé qu’«à partir des quarts de finale, les rencontres doivent se jouer dans des stades dont la capacité minimale est de 20 000  personnes.» S’y sont mêlées donc expertise et contre-expertise topographiques pour savoir si, oui ou non, le stade 1er Novembre était «conforme».
Une ultime étude des lieux a conclu qu’il ne répondait pas aux «exigences». Le quart de finale s’est finalement joué au stade 5 Juillet 1962 à Alger avec une qualification pour les poulains de Youcef Bouzidi au dernier carré.

Assumer sans broncher
A partir de là, il y avait 4 équipes dans le «final four». Le tirage au sort a donné lieu à une finale avant la lettre entre deux prestigieux clubs en Algérie, à savoir la JS Kabylie et le MC Alger. Dans la foulée, il y a eu les interrogations sur la domiciliation. Elles étaient de très courte durée puisque le directoire des «Canaris» n’a pas mis de temps à trancher. C’était Constantine et nulle part ailleurs. Un choix que le «Doyen » n’a pas contesté parce que l’adversaire était dans son droit d’élire domicile, verdict du tirage oblige. La FAF, qui s’était mise le dos au mur en créant une polémique quelques semaines auparavant sur la domiciliation, ne pouvait que donner son accord et approuver le choix de Cherif Mellal est celui de son «board».
Cependant, tout le monde savait que le CS Constantine et le Mouloudia ne sont guère en odeur de sainteté. La guerre entre les deux galeries était imminente. Cela s’est confirmé le jour de la rencontre avec les scènes désolantes qu’on a pu voir et une animosité sans égale.

Une enquête sin die ?
Si cette demi-finale a pu aller au bout et que la structure de Kheireddine Zetchi n’aura aucune affaire disciplinaire à traiter, les scènes désolantes seront à mettre dans la case «échecs et impunité» pour la nouvelle équipe en charge de la FAF ainsi que ceux qui gèrent l’épreuve populaire plus particulièrement. C’est-à-dire : Ali Malek et son équipe. Le directeur sportif des «Vert et Rouge», Kamel Kaci-Saïd, a condamné ces faits en déclarant avoir «refusé de parler après le match car j’étais très en colère. Je craignais de dire des choses qui auraient eu des répercussions. Mais maintenant, je veux parler. Ceux qui ont pris la décision de programmer ce match à Hamlaoui doivent assumer leurs responsabilités et les pleines conséquences de leurs décisions. J’avais déclaré qu’il était dangereux de jouer dans cette enceinte, mais personne n’a voulu m’écouter.» Le manager demande aussi «aux autorités d’ouvrir une enquête.» Pas sûr qu’investiguer soit une priorité. Pour les responsables de la balle ronde, si la rencontre va au bout, le reste n’est que futilités.
Pour preuve, le boss de la FAF n’a pas daigné réagir à ces incidents. Le silence radio au moment où tout le monde a vu l’indigne spectacle dans les gradins à la télévision.

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