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lundi, 16 avril 2018 06:00

L’ordre saoudien

Écrit par Rabah Serradj
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La Ligue arabe, réunie en Arabie saoudite, n’a jamais montré un degré d’inanité que celui qui la caractérise désormais. Une situation qui démontre le degré de dégradation de la situation prévalant dans de nombreux pays arabes.
La condition du Monde arabe paraît à l’évidence toujours critique, notamment depuis les fameux « printemps » qui, au lieu d’apporter une évolution positive, ont fait basculer beaucoup de pays dans une phase d’instabilité sans fin.  Les pays du Golfe, forts d’une force de frappe financière particulièrement redoutable, se servent désormais de cette Ligue comme d’un outil pour davantage imposer une pression contre l’Iran. Un Etat qui, pourtant, est loin de menacer le Monde arabe. Mais Riyadh entend absolument en faire l’ennemi à abattre. Jusqu’à ne plus parler d’Israël qui occupe pourtant les terres des Palestiniens et les réprime dans le sang aux moindres manifestations. Le futur roi d’Arabie saoudite, MBS, le désormais populaire dans les médias occidentaux, semble favorable à un rapprochement avec l’Etat colonisateur qui occupe les terres des Palestiniens. Riyadh, qui a financé des groupes extrémistes pour faire tomber le régime syrien, entend imposer son « ordre » qui est loin de cadrer avec les intérêts d’autres Etats membres de cette Ligue arabe, décidément en mal de réforme. Il est patent que l’Algérie, qui souhaiterait préserver ses relations avec l’Arabie saoudite, est de plus en plus acculée dans une posture embarrassante. Celle de choisir son camp. Fort de son influence quasiment totale au sein de la Ligue arabe, Riyadh voudrait absolument imposer sa politique internationale, désormais interventionniste, comme c’est le cas au Yémen, aux autres Etats membres. Ne pas suivre, c’est risquer de déplaire. Il devient donc impératif pour préserver la souveraineté de ses décisions à l’international d’amoindrir toute dépendance, comme celle des investissements étrangers quelle qu’en soit l’origine. Lesquels investissements sont souvent, de façon indirecte, soumis à des exigences politiques.
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