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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 14 juillet 2014

Sans âme, la Seleçao n’a pas pu résister face à une équipe néerlandaise qui en voulait et qui a obtenu ce qu’elle voulait en décrochant cette troisième place qui lui tenait à cœur.

Le Brésil voulait laver l’affront subi face à l’Allemagne (7-1) et comptait notamment sur le retour de suspension du capitaine Thiago Silva pour remettre un peu d’ordre dans une maison en ruine. C’est pourtant le défenseur central du Paris Saint-Germain qui a d’entrée mis cette ultime déroute du Brésil sur les rails en retenant Arjen Robben qui filait seul dans la surface, provoquant un penalty transformé par Robin van Persie (0-1, 3e). C’était le 100e but encaissé en Coupe du monde par la Seleçao, un chiffre rond qui ne tient qu’un quart d’heure, le temps que Daley Blind double la mise sur une mauvaise relance (0-2, 17e). Après cette entame catastrophique, on pensait revivre le cauchemar du Mineirazo, mais les hommes de Luiz Felipe Scolari parvenaient provisoirement à stopper l’hémorragie pour montrer un meilleur visage en seconde période. Mais l’énergie du désespoir était largement insuffisante pour transpercer un mur oranje intraitable. Celui-ci s’inquiétait un peu sur une frappe en pivot de Ramires (60e), mais c’était à peu près tout. Le Brésil restait décidément en panne d’idées, et prenait même un ultime coup de poignard sur un contre conclu par Georginio Wijnaldum (0-3, 90+1).

Blind et De Guzman repartent avec le sourire Avant leur match à Brasilia, le sélectionneur des Pays-Bas, Louis van Gaal, et ses joueurs n’avaient pas caché leur déception de ne pas être au rendez-vous de la finale du Maracanã ce 13 juillet. Après avoir cédé aux tirs au but face à l’Argentine en demi-finale, les Oranje faisaient grise mine. Toutefois, en s’imposant confortablement 3-0 face au Brésil à Brasilia, les Néerlandais ont prouvé que leur soif de victoire avait pris le dessus sur la déception. Après la rencontre, Jonathan De Guzman se réjouissait de revenir au pays avec une preuve matérielle de tous ses efforts en Amérique du Sud. « C’était notre dernier match dans cette Coupe du monde. C’était l’occasion d’aller chercher une médaille», reconnaît le pensionnaire de Swansea City au micro de FIFA.com. «Je trouve qu’on a fait une très bonne compétition de bout en bout. La demi-finale contre l’Argentine aurait pu basculer d’un côté ou de l’autre. Aujourd’hui, on avait l’occasion de quitter le Brésil sur une bonne note. On a obtenu ce penalty très tôt et ça nous a mis sur les bons rails. L’équipe a fait un très bon match.» A l’instar de leurs coéquipiers plus expérimentés, les jeunes loups débordent d’enthousiasme après la rencontre, arborant fièrement leurs médailles de bronze. Les cadres que sont Arjen Robben, Dirk Kuyt, Robin van Persie et Wesley Sneijder atteignant le crépuscule de leur carrière, le futur sélectionneur des Pays-Bas, Guus Hiddink, va devoir faire confiance à la nouvelle vague pour rester dans cette lignée de bons résultats. Au Brésil 2014, dix des 23 joueurs de l’effectif de Van Gaal étaient nés en 1989 ou plus tard. Les Pays-Bas peuvent donc compter sur un solide noyau de jeunes joueurs déjà rompus aux joutes mondialistes pour mener la barque oranje lors des compétitions à venir. Auteur du deuxième but des siens, le défenseur Daley Blind espère que cette nouvelle génération sera chargée d’écrire l’avenir. « On a des jeunes exceptionnels. Ils sont vraiment très bons. Si quelqu’un prend sa retraite, un autre joueur peut lui succéder. C’est comme ça que ça se passe. On va voir ce que nous réserve l’avenir, mais j’espère qu’on va rester ensemble », annonce le joueur de l’Ajax d’Amsterdam.

Publié dans Sports

Le projet de contournement de la ville de Cherchell est très important, non seulement pour les populations de la wilaya, mais également pour la capitale, a indiqué samedi le ministre des Travaux public, Abdelkader Kadi, en visite de travail dans la wilaya de Tipasa où il a procédé au lancement des travaux.

Le lancement des travaux de ce projet, très attendu par les citoyens qui vivent le calvaire avec les problèmes d’engorgement de la RN11, seule voie pour accéder à la ville ainsi qu’à toute la partie ouest de la wilaya, s’inscrivent dans la continuité de la voie express Alger-Tipasa et se poursuivra jusqu’à Sidi Ghiles dans un premier temps, avant de se poursuivre jusqu’ à la frontière de Damous, à la limite de Chlef. Prévu pour un délai de 24 mois, le projet a été confié de gré à gré à des entreprises de renom qui doivent veiller à réduire ce délai, a insisté le ministre, en promettant de venir régulièrement (de jour comme de nuit) pour s’enquérir de l’état d’avancement. En plus de l’apport aux populations vivant dans la région, aux estivants qui déferlent par millions en été, au secteur touristique, le projet sera d’un grand intérêt pour les ports de la wilaya qui seront reliés à la voie express, facilitant ainsi le trafic routier et le transport des marchandises, n’a pas manqué de souligner le ministre, se félicitant des efforts colossaux faits par les pouvoirs publics. Les travaux de terrassement prévoient l’enlèvement de 10 400 000 m3 de terre, ont indiqué, lors de la présentation du projet, les représentants du groupement d’entreprises (CSCEC-Chine, Sapta-Algérie et EVSM-Alger) chargé de la réalisation, qui fait l’objet d’un suivi par trois bureaux d’études, à savoir SAETI, COBA et LTCP. Le projet va desservir la zone de l’Académie militaire, mettre en valeur les zones intérieures de la wilaya, renforcer l’activité touristique dans la partie ouest de la région tout en assurant la continuité de la rocade sud d’Alger vers Tipasa et la wilaya de Chlef. Le marché de ce projet est d’un montant qui avoisine les 200 millions de dinars, qui permettront de réaliser un linéaire de 17 km jusqu’à la sortie ouest de la ville de Sidi Ghiles, un tunnel de 325 ml, un viaduc de 1 550 ml et cinq autres viaducs dont les longueurs varient entre 200 et 300 ml, 21 ouvrages d’art ainsi que deux bretelles de 6 km chacune. Certains viaducs seront construits sur des hauteurs allant jusqu’à 80 m. Ce projet peut être considéré comme un chantier école, car c’est la première fois que la wilaya se lance dans la construction d’un tunnel et de viaducs au milieu d’un terrain accidenté et de surcroît dans une zone de montagnes abruptes. Le ministre a également, au cours de sa visite, pris connaissance du projet de deux bretelles de part et d’autre de la voie express Bou Ismaïl-Cherchell qui mènent vers le Mausolée royal de Maurétanie d’une longueur de 5 km chacune qui sera réalisé dans un délai de 10 mois. Cette bretelle va permettre la mise en valeur du Mausolée royal, un monument historique classé en 1982 par l’Unesco sur la liste du patrimoine mondial, et d’offrir une connexion de la voie express au réseau de base, notamment les CW40 et les RN67 et RN11.

Publié dans Région

Au-delà du débat (comme l’appellent les uns) ou faux débat (selon d’autres) autour de la problématique de l’exploitation du gaz de schiste, le dernier mot pourrait revenir finalement aux populations locales directement concernées.

Le cas du petit village de Zurawlow, dans l’est de la Pologne, est exemplaire. Ses habitants sont parvenus à interdire au pétrolier américain Chevron - 4e plus grande compagnie pétrolière dans le monde - de procéder aux forages pour extraire du gaz de schiste. Durant quatre cents jours, ils ont bloqué l’accès à la parcelle où le géant pétrolier américain s’apprêtait à effectuer des forages pour rechercher du gaz de schiste. Il y a quelques jours, dans la nuit du 7 au 8 juillet, vers 4 heures, les employés de Chevron ont été contraints d’abandonner la partie et quitter les lieux, emmenant avec eux tous les équipements installés sur les terres agricoles pour effectuer des forages exploratoires pour le gaz de schiste. A ce jour, aucun puits de gaz n’a été construit dans le village. Selon la presse polonaise, les habitants qui voulaient connaître la composition des liquides utilisés lors de la fracturation hydraulique de la roche, se sont vu répondre par Chevron que c’était « de l’acide citrique, du liquide vaisselle ». Les villageois ont compris qu’il s’agissait de substances chimiques dangereuses et qu’il fallait empêcher cela. Ils se sont inspirés de l’exemple du mouvement Occupy aux Etats-Unis et ont organisé des barrages. Le cinéaste Lech Kowalski, qui a tourné un documentaire sur leur lutte, Holy Field Holy Warest, sorti en France en mars 2014, explique que « les compagnies sont arrivées très arrogantes dans le village, comme si elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient ». Il rapporte qu’« elles n’ont pas été honnêtes avec les agriculteurs, et ont travaillé dans le secret ». Enfin, « contrairement à ce qu’elles clamaient à leur arrivée, ce n’est pas une industrie qui a créé de nombreux emplois : seule une poignée de résidents a trouvé un travail ». La Pologne, qui était présentée par les médias comme le « Koweït du gaz de schiste » en Europe - l’Agence gouvernementale américaine de l’énergie (EIA) a prétendu que ce pays détiendrait 4,19 milliards de mètres cubes de réserves de gaz de schiste - devait commencer l’exploitation commerciale de ses ressources en gaz de schiste en 2014 et devenir ainsi le troisième pays du monde et le premier européen à commencer l’extraction de cette ressource énergétique. L’annonce avait été faite le 27 novembre 2013 par le vice-ministre polonais de l’Environnement, Piotr Wozniak. Le gouvernement polonais, qui avait lancé une première extraction expérimentale en juillet 2013, comptait investir, avant 2020, 12,5 milliards d’euros pour exploiter les gisements de gaz de schiste dont il dispose. Mais ce choix n’a pas fait l’unanimité en Pologne et ce qui s’est passé dans le village de Zurawlow a valeur de symbole de la résistance des agriculteurs et, plus largement, de tous ceux qui, en Europe, s’opposent à l’exploitation du gaz de schiste, et plus particulièrement par la compagnie pétrolière américaine Chevron. C’est la victoire des associations environnementales et des agriculteurs qui ont défendu leurs terres, alarmés par les anomalies constatées depuis le début des travaux de fracturation, notamment l’eau courante qui aurait pris une teinte anormalement foncée et serait devenue non potable. Comme quoi, l’exploitation du gaz de schiste n’est pas une fatalité.

Publié dans Environnement

Les djihadistes de l’Etat islamique (EI) ont pris hier la localité de Dhoulouiyah, située à 80 km au nord de la capitale, Bagdad, dont ils veulent faire la capitale du nouveau califat. Les députés irakiens, eux, se montrent incapables d’élire un nouveau Président afin de sortir de cette crise et former un gouvernement d’union nationale.

Si les avancées des terroristes de l’Etat islamique (EI) se font dernièrement moins fulgurantes que lors du mois dernier, elles sont néanmoins bel et bien existantes. Outre l’annonce de la création d’un califat à cheval entre l’Irak et la Syrie, l’EI semble déterminé à étendre le territoire de cette nouvelle entité politique. Hier, les djihadistes du Daash ont ainsi pris le contrôle d’une nouvelle localité en Irak, Dhoulouiyah, située à 80 km au nord de Bagdad, se rapprochant ainsi de la capitale irakienne, dont le groupe terroriste veut faire la capitale de son califat. Ils ont par ailleurs asséné un nouveau coup à l’armée, en faisant exploser un pont mis en place par l’armée irakienne afin d’assurer le ravitaillement et le soutien des troupes au nord, depuis Bagdad. Les djihadistes gagnent du terrain dans le pays sans qu’aucune solution semble se dessiner. Militairement, l’armée irakienne semble peu à peu prendre la mesure de l’EI, mais cela est compter sans la faculté d’adaptabilité du groupe terroriste. Politiquement, la crise est profonde et si l’ensemble des acteurs politiques locaux et étrangers s’accordent à dire que l’Irak est proche du « chaos », la seule solution envisagée, celle d’un gouvernement d’union nationale, connaît un véritable blocage. En effet, au Parlement irakien, les différentes tendances semblent incapables de trouver un terrain d’entente. Après une première session organisée le 1er juillet dernier, qui s’est soldée par des invectives et des insultes, une seconde réunion a été organisée hier, sans résultats probants.

Ultimatum En effet, si cette fois-ci les débats se sont passés dans un calme relatif, ils n’ont pas été fructueux. Mahdi Hafez, doyen de l’Assemblée nationale et son président par intérim, a en effet affirmé qu’« aucune forme d’accord » n’avait été conclue à la mi-journée, et que face aux blocages imposés par les différents groupes parlementaires, la session avait été reportée à mardi. La communauté internationale, mais aussi plusieurs figures religieuses du pays, à l’instar de l’ayatollah chiite Sistani, appellent les élus à trouver une forme de consensus au plus vite afin de former un gouvernement d’union nationale. Les députés doivent, en effet, élire un nouveau président de la République qui nommera un Premier ministre de la majorité chargé de former ce gouvernement. Autant dire que les jours de Nouri Al Maliki en tant que Premier ministre sont comptés. Le Premier ministre chiite en poste depuis 2006 est décrié de toutes parts pour son manque d’initiative dans la crise que vit actuellement le pays et pour ses nombreuses dérives autoritaristes. Fortement soutenu par Washington pour obtenir ce poste, il s’est évertué à perpétuer la politique que les Américains avaient initié en Irak, une politique qui a mené à écarter la communauté sunnite des centres de pouvoirs et de l’armée en particulier, alors même qu’ils l’occupaient largement et disposaient d’une expérience qui se serait avérée profitable face à l’EI. Personnalité symbole des clivages que connaît l’Irak actuellement, Al Maliki n’est pas suffisamment consensuel pour mener ce gouvernement d’union nationale qui relève pour l’instant du fantasme chimérique. D’ailleurs, les blocages que connaît le Parlement irakien aujourd’hui sont en partie les résultats de tensions ethniques et confessionnelles attisées par l’ère Al Maliki.

Par A. M. M. Si les avancées des terroristes de l’Etat islamique (EI) se font dernièrement moins fulgurantes que lors du mois dernier, elles sont néanmoins bel et bien existantes. Outre l’annonce de la création d’un califat à cheval entre l’Irak et la Syrie, l’EI semble déterminé à étendre le territoire de cette nouvelle entité politique. Hier, les djihadistes du Daash ont ainsi pris le contrôle d’une nouvelle localité en Irak, Dhoulouiyah, située à 80 km au nord de Bagdad, se rapprochant ainsi de la capitale irakienne, dont le groupe terroriste veut faire la capitale de son califat. Ils ont par ailleurs asséné un nouveau coup à l’armée, en faisant exploser un pont mis en place par l’armée irakienne afin d’assurer le ravitaillement et le soutien des troupes au nord, depuis Bagdad. Les djihadistes gagnent du terrain dans le pays sans qu’aucune solution semble se dessiner. Militairement, l’armée irakienne semble peu à peu prendre la mesure de l’EI, mais cela est compter sans la faculté d’adaptabilité du groupe terroriste. Politiquement, la crise est profonde et si l’ensemble des acteurs politiques locaux et étrangers s’accordent à dire que l’Irak est proche du « chaos », la seule solution envisagée, celle d’un gouvernement d’union nationale, connaît un véritable blocage. En effet, au Parlement irakien, les différentes tendances semblent incapables de trouver un terrain d’entente. Après une première session organisée le 1er juillet dernier, qui s’est soldée par des invectives et des insultes, une seconde réunion a été organisée hier, sans résultats probants. Ultimatum En effet, si cette fois-ci les débats se sont passés dans un calme relatif, ils n’ont pas été fructueux. Mahdi Hafez, doyen de l’Assemblée nationale et son président par intérim, a en effet affirmé qu’« aucune forme d’accord » n’avait été conclue à la mi-journée, et que face aux blocages imposés par les différents groupes parlementaires, la session avait été reportée à mardi. La communauté internationale, mais aussi plusieurs figures religieuses du pays, à l’instar de l’ayatollah chiite Sistani, appellent les élus à trouver une forme de consensus au plus vite afin de former un gouvernement d’union nationale. Les députés doivent, en effet, élire un nouveau président de la République qui nommera un Premier ministre de la majorité chargé de former ce gouvernement. Autant dire que les jours de Nouri Al Maliki en tant que Premier ministre sont comptés. Le Premier ministre chiite en poste depuis 2006 est décrié de toutes parts pour son manque d’initiative dans la crise que vit actuellement le pays et pour ses nombreuses dérives autoritaristes. Fortement soutenu par Washington pour obtenir ce poste, il s’est évertué à perpétuer la politique que les Américains avaient initié en Irak, une politique qui a mené à écarter la communauté sunnite des centres de pouvoirs et de l’armée en particulier, alors même qu’ils l’occupaient largement et disposaient d’une expérience qui se serait avérée profitable face à l’EI. Personnalité symbole des clivages que connaît l’Irak actuellement, Al Maliki n’est pas suffisamment consensuel pour mener ce gouvernement d’union nationale qui relève pour l’instant du fantasme chimérique. D’ailleurs, les blocages que connaît le Parlement irakien aujourd’hui sont en partie les résultats de tensions ethniques et confessionnelles attisées par l’ère Al Maliki. <
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La Libye ne semble pas près de sortir de l’ornière chaotique de la violence depuis la chute du régime de Kadhafi, en février 2011, laissant tout le loisir aux milices et groupuscules armés de toute obédience de régner en maîtres des lieux. Hier encore, dans la capitale, des affrontements entre des groupes armés ont succédé à une accalmie précaire de quelques semaines avec pour objectif le contrôle de l'aéroport de Tripoli. Selon des sources sécuritaires sur place citées par des médias locaux et étrangers, l'attaque contre l'aéroport serait l’œuvre de milices islamistes qui « se disent déterminées à chasser les brigades de Zenten de Tripoli ». Ces dernières contrôlent plusieurs sites dans le sud de la capitale, dont l'aéroport. «Des roquettes ont explosé dans le périmètre de l'aéroport vers 06h. Des affrontements ont suivi entre des ex-rebelles de Zenten qui contrôlent l'aéroport et d'autres groupes », a expliqué à l'AFP une source aéroportuaire qui a précisé que « les vols ont été suspendus jusqu'à nouvel ordre ». Des tirs d'armes lourdes étaient entendus depuis le centre-ville tandis que des témoins ont fait état de colonnes de fumée s'élevant au-dessus du périmètre de l'aéroport. Au moins six personnes ont été tuées et 25 autres blessées dans ces affrontements, à en croire un porte-parole du ministère libyen de la Santé. Un précédent bilan faisait état d’un mort et quinze blessés sans être en mesure de savoir si les victimes étaient des civils ou des hommes armés. En face de ces desperados, une autorité de transition libyenne quasi dépassée, qui tente laborieusement de reprendre la main sur le front sécuritaire, mais qui a échoué à dissoudre ou désarmer les groupes d'ex-rebelles qui font la loi dans le pays et contrôlent toujours plusieurs installations stratégiques. Une faiblesse qui a profité à Khalifa Haftar, un général dissident qui a réussi à convaincre une partie de l’armée à le suivre, le 16 mai dernier, dans une opération contre les milices dans l'est du pays.

Discussions à huis clos C’est dans cet embrouillamini politico-sécuritaire que les pays frontaliers de la Libye ont décidé de se réunir pour tenter de sortir avec au moins une ébauche de solution à un conflit des plus menaçants aussi bien pour la stabilité de toute la région que pour les pays frontaliers, dont le risque d’infiltration de groupes armés est des plus importants.  Les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie – qui était la matinée en déplacement au Caire pour une réunion urgente de la Ligue arabe sur la situation à Gaza - de la Tunisie, de la Libye, de l'Egypte, du Soudan, du Niger et du Tchad sont réunis depuis hier, et jusqu’à aujourd’hui, dans la ville balnéaire tunisienne d'Hammamet avec pour principal ordre du jour l'appui aux initiatives entreprises dans ce pays pour sortir de la crise. Cette réunion à huis clos, à laquelle participent des représentants de la Ligue des Etats arabes et de l'Union africaine, devrait déboucher sur une feuille de route destinée à «aider à l'instauration d'un dialogue national libyen, à la finalisation du processus de justice transitionnelle et au renforcement des institutions de l'Etat». Au cours des travaux, présidés par le ministre tunisien des Affaires étrangères Mongi Hamdi, les protagonistes ont discuté « des formes de soutien que pourraient présenter les Etats voisins à tous les efforts et initiatives libyens visant à lancer un dialogue national libyen et à renforcer les institutions de l'Etat et le processus de transition démocratique en Libye ». Cette réunion ministérielle est le fruit de la décision du Sommet africain tenu en juin dernier en Guinée équatoriale, qui a décidé, sur l’initiative de l’Algérie, de mettre en place un comité ministériel des pays limitrophes, chargé de renforcer l’aide politique et sécuritaire aux autorités libyennes. L’autre menace Mais l’urgence pourrait être ailleurs ! Selon des médias libyens, le groupe militant de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) cherche à s'implanter en Libye. Des dirigeants de services de renseignement de Tunisie, d’Egypte et d’Algérie se sont réunis le week-end dernier pour étudier des rapports de sécurité et discuter de précautions afin de limiter l'extension de l'organisation, car il existerait des indices selon lesquels des extrémistes et des djihadistes libyens rentrent dans leur patrie et tentent d'établir un quartier général de l'EIIL en Afrique du Nord. D’où la nécessité de créer un « pare-feu sécuritaire » contre toute éventualité d’enracinement de cette organisation. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si les Etats-Unis ont averti samedi dernier quant à un « conflit généralisé » en Libye et ont appelé à une réunion du nouveau Parlement élu le 25 juin. Même la mission d'appui des Nations unies en Libye, la MANUL, a annoncé l’évacuation temporaire d’une cinquantaine de ses employés étrangers. Une évacuation qui intervient après de violents affrontements à proximité du camp de la mission. Une centaine d’expatriés était présente dans la mission ; il ne devrait désormais en rester qu’une quarantaine.

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L’Algérie participera aujourd’hui aux festivités du 14 juillet à Paris. La délégation algérienne est conduite par le ministre de l’Energie Youcef Yousfi dans le cadre élargi du centenaire de la Grande Guerre de 14-18, dont la France a été l’un des grands et principaux théâtre. Sa participation est donc davantage symbolique, programmée dans le cadre confortable d’une commémoration universelle à laquelle prendront part 72 pays parmi les anciens belligérants ou ceux qui étaient sous domination coloniale et dont les hommes ont servi dans les grandes batailles de ce premier conflit mondial de l’histoire. C’est, en tout cas, certainement à cette idée que les deux chefs d’Etat français et algérien ont pensé dans le but sans doute de faire progresser une relation bilatérale en amélioration certaine, même si elle continue de connaître des hauts et des bas. Mais c’était compter sans « le choc des nationalismes algérien et français », encore en éveil selon l’historien Benjamin Stora. En Algérie, en effet, des formations politiques à l’instar du MSP ont critiqué la participation algérienne aux festivités du 14 juillet et l’ont jugé inappropriée. Le leader de ce parti islamiste, Abderrazak Mokri, a parlé d’«erreur dans l’histoire ». D’autres personnalités islamistes, à l’image d’un Abdallah Djaballah, ont eu des propos sévères derrière lesquels, bien souvent, pointe surtout l’idée d’une surenchère et de l’exploitation d’un motif inespéré en cette période de grande sieste politique, ramadan oblige, pour critiquer le pouvoir. Plus sobre et plus conséquent, le point de vue de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) est également négatif. Son secrétaire général l’a réaffirmé dimanche dernier au journal électronique TSA. Il est « contre cette participation. Les moudjahidine sont contre cette participation et on l’a déjà fait savoir », a-t-il répété, indiquant par la même que plus de cinquante ans après la fin de la guerre de libération – c’est le cas en France aussi où les réactions ont parfois été plus virulentes et d’un autre âge politique que le nôtre actuellement - les questions de l’histoire et des mémoires surtout n’ont pas encore trouvé l’apaisement nécessaire. Cela, même si le temps et le passage des générations font que nous ne sommes plus dans les situations connues par nos aînés dans les années soixante et soixante-dix surtout, époques durant lesquelles « le passé ne passait pas », pour reprendre la formule consacrée. Preuve en est que, symbolique ou pas, des officiels algériens seront aujourd’hui à Paris pour ouvrir de nouvelles perspectives à une relation déjà forte et sortie de nombreuses difficultés. Entre Alger et Paris, le climat est nettement moins crispé qu’il ne l’était il y a quelques années. A tel point que bien des observateurs ont par exemple été surpris de voir l’Algérie soutenir discrètement, mais efficacement l’opération Serval que la France a lancée au Mali pour chasser les djihadistes d’Al Qaida et consorts des sanctuaires que leur avaient ouverts les rebelles indépendantistes touareg et la crise politico-sécuritaire dont ils sont les principaux acteurs au nord du Mali. Mais une relation qui se heurte aussi – et c’est normal - à des perceptions et des intérêts concurrents, voire divergents de part et d’autre. Il en est certainement ainsi du traitement du tragique assassinat en 1996 des moines de Tibhirine et du dossier d’enquête ouvert depuis le milieu des années quatre-vingt-dix.

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Il revient le fils prodigue de la musique gnawa. Amazigh, le fils de l’illustre écrivain algérien Kateb Yacine, sera en concert le vendredi 18 juillet 2014 à la Gaâda nouba by Djezzy installée depuis le début du Ramadan à l’hôtel Aurassi, Alger. A l’image d’un croissant de lune ou d’une apparition céleste, Amazigh Kateb, qui ne se produit qu’une fois par an à Alger, sera parmi ses fans cette année encore. Une apparition très attendue parce qu’on se souviendra que le Ramadan dernier, la prestation d’Amazigh à la kheima de l’hôtel Hilton avait provoqué un véritable séisme. Des agents de sécurité transformés en fous furieux avaient refoulé la foule trop nombreuse aux accès du spectacle à coup de jet d’eau, de lâchage de chiens et autres coups de bâton. L’affaire avait alors fait grand bruit, le scandale s’était propagé sur les réseaux sociaux. Les témoins de ces scènes avaient publié photos et vidéos pour dénoncer l’escalade de violence qui avait accompagné le concert des Gnawa diffusion. Les organisateurs de l’époque avaient été contraints de présenter des excuses publiques et la direction de l’hôtel d’ordonner une enquête pour retrouver les acteurs de ce scandale. Depuis, Amazigh Kateb avait disparu de la scène médiatique. Comme un rendez-vous reste un rendez-vous, le voici de retour sur la scène algéroise pour le plus grand plaisir des amateurs de la musique gnawa. Amazigh Kateb, leader de la formation « Gnawa diffusion » avec laquelle il se sépare très souvent pour mieux se retrouver l’année suivante, a l’étrange secret de rassembler un public très nombreux et très cosmopolite depuis Diwan. Diwan ou le rassemblement de musiciens de talent depuis la création du groupe en 1992 à Grenoble. Dès le départ, les Gnawa diffusion ont eu le vent en poupe. De succès en succès, Amazigh a souvent chanté les poèmes intemporels de son père considéré comme le fondateur de la littérature moderne algérienne. Pour la petite histoire, Amazigh est né le 1er septembre 1972 à Staouéli. Suite à un parcours pas très reluisant, son père le prend en main et l’installe près de lui en France. En 1988, Amazigh a 16 ans lorsqu’il débarque à Grenoble. Sa personnalité s’est affirmée très jeune. Rebelle, il l’a toujours été. Engagé, il ne pouvait que le devenir plus tard. Provocateur, s’est ainsi qu’il s’est inscrit dans sa musique aussi. Le système, il l’a toujours renié, dénigré et combattu à travers son parcours artistique. Faut croire que dans son cas, c’est transcrit dans ses gènes. Ses influences, Amazigh les puise dans la musique gnawa ou le pluriel de guinée identifiant les habitants de la Guinée. Des rythmes noirs africains, exportés essentiellement vers le Maghreb, en Algérie et au Maroc notamment. Une musique qui a rapidement intégré les influences locales arabo-berbères ou encore turques. Les Gnawa diffusion n’ont eu de cesse de revendiquer un cachet africain mêlé des cultures ni blanche ni noire appartenant à l’Algérie. De 2005 à 2010, il collabore au documentaire musical Tagnawittude réalisé par Rahma Benhamou El Madani. Entre temps, Amazigh Kateb décide de quitter son groupe. Dès l’année 2007, il se lance dans une carrière solo. Une époque qu’il a choisie, par ailleurs, pour adapter des textes de son père en chanson. Deux ans plus tard, il sort « Marchez noir ». Un album dédié à son père, mais aussi à son vécu, son histoire et son engagement permanent pour la liberté d’être et d’expression. En 2012, il récidive et imprime un nouvel album intitulé « Shock el hal ». Récemment, Amazigh Kateb a réorienté ses aspirations artistiques. Pour la première fois, il a accepté d’endosser un rôle principal au cinéma. Il jouera Noureddine aux côtés de la talentueuse Rachida Brakni dans l’adaptation cinématographique de l’ouvrage d’Arezki Mellal, Maintenant, ils peuvent venir.

Amazigh Kateb en concert à la Gaâda nouba by Djezzy Hôtel El Aurassi, Alger Les billets sont vendus sur place à 1 500 DA
Publié dans Culture

C’est une grosse somme qu’empoche la FAF après la participation positive de l’EN dans cette compétition mondiale et qui devrait lui permettre de bien préparer les prochains rendez-vous et notamment la CAN 2015.

Une somme très conséquente devrait être versée par la Fifa à la Fédération algérienne de football pour sa dernière participation au Mondial brésilien. En effet, et selon des sources proches de la FAF, on croit savoir que cette dernière devrait empocher d’abord la somme de 5,5 millions d’euros pour sa participation à la grande messe mondiale du football qui s’est déroulée au pays de la samba, en plus de l’autre somme, de l’ordre de 1,1 million d’euros, accordée par l’instance internationale pour les 32 pays participants également pour assurer leur préparation pour ce rendez-vous. Le bonus, c’est cette qualification au second tour du Mondial pour la première fois de son histoire et qui permet à l’Algérie d’empocher 800 000 euros. C’est donc une énorme récompense pour les efforts consentis par les Verts pour atteindre ces résultats satisfaisants. Avec cette somme dans les caisses de la FAF, il est clair que le président Mohamed Raouraoua aura encore une fois les coudées franches pour pouvoir préparer les prochains rendez-vous dans les meilleures conditions possibles et notamment cette CAN-2015 qui se profile à l’horizon. Les responsables de la FAF devraient aussi bénéficier de cet argent pour relancer les catégories jeunes et les autres sélections qui sont en hibernation. C’est d’ailleurs la seule chance pour relancer le football algérien qui se trouve dans une situation difficile et qui se doit de sortir de l’ornière pour ne pas avoir à compter sur les joueurs formés dans les autres pays et notamment en France. En outre, la FAF devrait aussi aider certains clubs formateurs qui n’ont pas les moyens pour continuer à former des joueurs capables d’endosser le maillot national.

Publié dans Sports

Des centaines de Mozabites soutenus par des militants politiques, activistes et acteurs de la société civile se sont rassemblés, hier dans la matinée, devant la maison de la presse Tahar-Djaout à Alger, pour dénoncer l’insécurité et les « massacres » commis à Ghardaïa.

En tout, plus de 400 Mozabites se sont réunis suite à l’appel lancé sur les réseaux sociaux avant-hier. Les manifestants se sont exprimés en scandant des slogans et en brandissant banderoles et pancartes. Une dizaine de policiers encadraient la foule visiblement bien organisée. Le choix de la maison de la presse a été judicieux puisqu’il a permis non seulement d’attirer l’attention de la presse locale, mais également étrangère. Plusieurs slogans ont été scandés appelant à l’entente entre malékites et ibadites pour garantir un retour au calme dans la région de Ghardaïa. Les manifestants ont, en outre, dénoncé ce qu’ils appellent les « crimes » perpétrés contre les leurs. « Ibadites et Malékites : une force nationale », « Ibadites, Malékites, Amazighs ou Arabes, nous sommes tous des Algériens » ou encore  « Il n’y a de Dieu que Dieu et le terroriste est l’ennemi du Dieu », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants. Les manifestants n’ont pas manqué de scander également « ya Sellal où sont-elles les promesses ». Les Mozabites et tous les manifestants présents sur les lieux ont ainsi rappelé au Premier ministre Abdelmalek Sellal, ses promesses de prendre en charge le «conflit» et de ramener le calme et la stabilité dans la vallée du M’zab. «Si nous sommes là, ce n’est pas pour détruire ou casser les biens publics ou ceux des particuliers, mais pour dénoncer l’insécurité régnant dans nos villes et les crimes maquillés en accidents», s’interroge Mehdi, un jeune Mozabite. D’autres participants à ce sit-in ont dénoncé « l’impunité » qui règne à Ghardaïa. « Une impunité alimentée par le climat d’insécurité que connaît notre wilaya », affirme un manifestant. Après plusieurs épisodes violents ayant opposé les communautés ibadite et malékite, les tensions se sont exacerbées il y a deux jours avec la mort suspecte de Hocine Oudjana, un Mozabite de 42 ans, officiellement victime d’un accident de moto. Par ailleurs, selon AFP, les Mozabites ont lancé un SOS au président Abdelaziz Bouteflika pour arrêter l’effusion de sang dans leur région, théâtre depuis des mois d’affrontements intercommunautaires, dans une lettre ouverte reçue hier par l’agence de presse française. « Les Algériens du M’zab interpellent votre conscience et votre patriotisme salvateur et attendent respectueusement de vous  (...) des mesures concrètes pour arrêter l’effusion de sang et rétablir la paix juste », est-il écrit dans le document diffusé par les notables de la région. Le SOS adressé au chef de l’Etat fait suite à la mort jeudi de Hocine Oudjana. Les signataires de la lettre dénoncent en outre une « manipulation des forces de sécurité » et la « partialité flagrante des commandements ».

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Les habitués du stade sis au carrefour de Garidi 1, dans la commune de Kouba, ne décolèrent pas. A l’origine de cette tension, la décision de l’APC de Kouba d’autoriser l’organisation d’une quinzaine commerciale du shopping. Même si la manifestation qui a élu domicile dans ce stade de proximité délaissé a connu une grande affluence en ces nuits ramadanesques chaudes, le désarroi des sportifs habitués de ce circuit de décompression et de mise en forme est ample. Sans préavis aucun et sans considération aucune pour ces habitués du sport de détente de tous âges, l’APC a pris la décision d’organiser cette manifestation économique. « Le moins qu’ils pouvaient faire était d’informer les gens qui ont l’habitude de venir ici pratiquer leurs activités sportives favorites, afin qu’ils puissent s’organiser en conséquence et prendre leurs dispositions », note un sexagénaire habitué de ce stade de proximité fréquenté de plus en plus par une nuée de gens de tous horizons et de tous âges. En plus, à voir le programme de la quinzaine, on serait tenté de dire que c’est du gâchis, étant donné que ni le rapport prix-qualité et encore moins l’opportunité de cette activité commerciale ne sont avérés. Les produits exposés et mis à la disposition du public sont ordinaires et non compétitifs. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la communication n’est pas le fort des élus de l’APC de Kouba. Le stade, qui devait être aménagé il y a quelques années de cela en véritable aire de proximité, a été abandonné à son propre sort. Les centaines de mètres carrés de gazon, acquis au prix fort, ont été enroulés et abandonnés à l’érosion et à la dégradation. Des centaines de millions partis en fumée. Un incendie qui avait pris dans ce gazon a failli se propager au CEM, limitrophe, au cours de l’année scolaire écoulée. Les élèves ont même dû être évacués d’urgence de leurs salles de cours. L’opérateur qui a organisé cette quinzaine commerciale a également brûlé une partie du gazon qui jonche toujours le sol.

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