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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 23 juillet 2014

On l’aura sans doute senti. Les températures ont avoisiné ces derniers jours les 35° Celsius, voire 38°C par endroits. Sans parler des régions du Grand Sud, où il a été enregistré jusqu’à 42°C. Les choses sont peut-être rentrées dans l’ordre à partir de dimanche dernier. Cependant, pour les jeûneurs, ce n’est pas chose aisée. Les quelques jours restants du mois de ramadan s’annoncent rudes. Chanceux sont ceux qui peuvent « les terminer » au « frais » dans leurs appartements ou dans des bureaux climatisés. Mais ce n’est pas le cas de tous.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas tous les Algériens qui partent en congé en pareille période de… ramadan. Il est vrai que bon nombre d’administrations et services se vident de leurs employés, mais d’autres sont là à travailler durement afi n d’assurer « son pain ». Une tournée dimanche dernier à travers, notamment, les chantiers de la capitale nous a permis d’en avoir le coeur net. Madjid est l’un de ceux-là. Maçon de profession, rencontré sur un chantier de construction de logements pour le compte d’une entreprise étatique, sur les hauteurs d’Alger. ZOUAFRA : UNE AUTRE HISTOIRE DE DÉTERMINATION Il a d’emblée affirmé que sans sa « journée », ses enfants « ne pourront rien se mettre sous la dent ». « Je n’ai pas eu la chance d’exercer comme P-DG ou député. Je suis maçon et je n’ai pas à m’apitoyer sur mon destin. J’exerce un métier noble me garantissant de subvenir aux besoins de ma famille. Pour moi, c’est le plus important», a-t-il témoigné. Pour lui, qu’il pleuve ou qu’il neige, le bien-être de ses trois enfants passe avant tout. «Je serais menteur si je vous disais qu’il est aisé de jeûner et travailler, exposé au soleil durant ces journées caniculaires, mais que faire ? Je n’ai guère le choix», a-t-il ajouté. Avec toutes les dépenses durant ce mois de carême et un Aïd aux portes, pas question pour notre maçon de « s’offrir une seule journée de repos », en dehors du week-end. « La vie est dure, mais il faut faire avec. Ce n’est pas la canicule et/ou le jeûne qui vont me dissuader de garantir à mes enfants le minimum de bonheur », a-t-il confié, comme pour résumer « le sacrifi ce » de ces « bâtisseurs ». Madjid, pas trop bavard, est vite rejoint pas son « ami » de toujours. Suspendu entre ciel et terre, Ami Belaïd est grutier. Sans trop vouloir s’attarder sur son « métier », il s’est juste contenté de rappeler que le travail, c’est tout, sans pour autant « nier » qu’il n’est vraiment pas facile de jeûner et passer six heures de temps « à tourner autour de soi » en haut dans sa cabine. « Dans notre métier, au-delà de jeûner, s’exposer au soleil, l’erreur n’est pas permise. Elle peut être fatale. Il faut être très attentif. Dans le cas contraire, les suites peuvent être désastreuses », a-t-il indiqué. Ils sont venus des quatre coins du pays et ont choisi la capitale à la recherche d’un travail qu’ils n’ont pas pu trouver chez eux. Chéraga, Bois ces cars, Ouled Fayet, Bab Ezzouar et Aïn Allah, pour ne citer que ces communes, constituent des lieux de prédilection où la présence de ces Algériens est des plus nombreuses. A chacun sa spécialité et sa stratégie de négociation avec les employeurs. Ils attendent impatiemment l’arrivée d’un éventuel entrepreneur dans les travaux de bâtiment ou le cas échéant d’un particulier en quête de maçons, de peintres ou de plâtriers. Ils ne sont pas trop nombreux en ce mois de carême, mais beaucoup d’entre eux ne tiennent absolument pas à rentrer les mains vides, l’Aïd prochain. Appelés communément zouafra, ces travailleurs tentent tant bien que mal de trouver des emplois pour une certaine période (un à deux mois) afin de se mettre à l’abri d’un éventuel blocage. Ces hommes aux vêtements froissés et tachés de plâtre, de peinture ou de ciment ont une fierté inébranlable. «Vous êtes à la recherche de combien d’employés ?», s’est interrogé l’un d’entre eux, nous voyant s’approcher du groupe. Pour notre part, on ne pouvait leur off rir «du boulot», l’objectif étant de «pénétrer» leur monde, du moins pour quelques minutes. «Si ce n’est pas pour du travail, je ne vois pas de quoi pourrait- on bavarder ensemble », nous a déclaré Younes, rencontré au Bois des cars, non loin de l’université de Dély Ibrahim.

ENTRE LES ALLERS ET RETOURS… LES COULOIRS

Originaire de Sétif, plâtrier de profession, il a fait montre de sa « disponibilité » à accepter « n’importe quelle tâche ». Il s’est, par ailleurs, dit (comme la plupart de ses amis) ne pas être gêné ni pas le jeûne ni par la canicule. « Il faut un peu de tout pour faire un monde. Dans le nôtre, il faut suer durant la journée pour dormir la conscience tranquille, la nuit. Tendre la main n’est pas pour nous. Nul ne viendra débourser pour toi pendant l’année si tu ne le fais pas pour toi», a-t-il résumé la situation de Kamel, Boussaâd et tant d’autres. Et ce n’est pas fi ni. Entre leur «devoir» religieux de jeûner et «le droit» à un bol de chorba, les zouafra affirment que «la tâche n’est pas facile ». Et c’est vers les restos du coeur, répartis à travers les quartiers de la capitale, qu’ils se ruent. Ces restos sont les seuls espaces réellement nationaux où des Algériens, venus des quatre coins du pays, se partagent le même plat de… misère. Nos maçons et zouafra ne sont pas les seuls à ne pas se permettre « un congé » en ce mois de ramadan. Nos médecins et infirmiers aussi. Il était environ 14h quand nous entamons le portail principal du service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital Mustapha-Pacha, à Alger. Tout indique que le service connaît une ambiance particulière, comme à chaque jour d’ailleurs. Les sirènes des ambulances nous feront oublier qu’il s’agit d’une journée ramadanesque. Les malades y affluaient de toutes parts. Le nombre du personnel médical ne semblait pas réduit. Mais ce n’est pas en se tenant à l’écart qu’on pouvait avoir le coeur net. Il fallait voir de plus près. Et comme il fallait s’y attendre, les salles d’attente étaient bondées de monde. A chacun son mal. Il faudrait tout de même attendre son tour. « On ne peut pas vider les établissements de santé. Il faudrait bien qu’il y ait un personnel pour s’occuper des malades et des cas urgents », a souligné le docteur Ahmed. Médecin urgentiste, ce dernier a, en outre, assuré que « sur instruction de la tutelle - une information que nous n’avons pu ni confirmer ni infirmer - les congés de maladie ont été carrément interdits cette année ». Evoquant son « emploi » du temps, le docteur Ahmed a noté qu’il est trop chargé. « On se sent vraiment épuisés durant ces longues journées de jeûne et de chaleur, mais, faudrait-il le souligner, notre mission est d’apporter assistance et soins à nos concitoyens. »

SOUS UN SOLEIL DE PLOMB

Outres les médecins qui assurent la continuité de la prise en charge médicale, d’autres, en uniforme, cette fois-ci, s’acquittent de leur mission de veiller sur la sécurité des personnes et de leurs biens. Ils sont gendarmes, soldats de l’ANP, gardes communaux et policiers. Si ceux exerçant dans les administrations ne s’exposent pas trop aux eff ets de l’équation jeûne-canicule, pour ceux en poste dans les différents postes de contrôle, la tâche n’est pas facile. Sous un soleil de plomb, des heures durant, ces hommes méritent tous les hommages

Publié dans Région

Suez Environnement a annoncé vendredi un accord avec la banque espagnole La Caixa pour lui racheter les 24,14% du groupe d’eau Agbar qu’il ne détient pas encore, en échange de l’entrée du groupe bancaire espagnol au capital de Suez.

En quoi cette information nous intéresse ? A un double titre : Suez Environnement est impliquée dans la gestion des services d’eau potable et d’assainissement dans les wilayas d’Alger et de Tipaza (85 communes), à travers la Société de l’eau et de l’assainissement d’Alger (SEEAL), et Agbar, dans une mission identique pour la wilaya d’Oran (26 communes), par l’intermédiaire de la Société de l’eau et de l’assainissement d’Oran (SEOR). Ces deux entreprises publiques ont été créées par l’Algérienne des eaux (ADE) et l’Offi ce national de l’assainissement (ONA), en même temps pratiquement que la SEACO, gérée par la Société des Eaux de Marseille (SEM), à laquelle a été confi ée la wilaya de Constantine (12 communes) et la SEATA pour les wilayas d’Annaba et d’El Tarf (36 communes). Le contrat de la SEM pour la SEACO a pris fi n en avril 2014 et a été prolongé jusqu’à début juillet. La part la plus importante, à l’échelle nationale, de la gestion de l’eau revient toutefois à l’ADE qui est sur 42 wilayas et dessert, selon les chiff res du ministère des Ressources en eau, 814 communes, le reste des communes du pays est encore sous le régime des régies communales en attendant leur transfert vers l’ADE. Avec la prise de contrôle d’Agbar, Suez Environnement sera donc bientôt engagée sur trois wilayas : Alger, Tipaza et Oran. En 2010, Suez Environnement était déjà devenu actionnaire majoritaire d’Agbar qui assurait alors, depuis 2008, pour une durée de cinq ans et demi, la gestion de la SEOR. Selon le contrat signé avec le ministère des Ressources en eau, le Groupe espagnol Agbar a eu pour mission de hisser cette gestion au niveau des standards internationaux tout en opérant un transfert approprié de connaissances. Le contrat du groupe Agbar, qui a pris fi n en décembre 2013, a été prolongé pour six mois, jusqu’au 30 juin dernier. D’après certaines informations, Agbar sera reconduit dans sa mission, mais sous une autre forme, celle de l’assistance technique, la gestion étant confi ée aux Algériens. C’est l’option retenue par le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, qui a estimé que ces fi liales «peuvent aujourd’hui se suffi re d’un encadrement décisionnel exclusivement algérien qui sera soutenu par une expertise internationale choisie et ciblant les domaines où le défi cit est encore présent». Cette démarche s’inscrit dans une nouvelle politique de l’eau qui a été mise en place progressivement depuis une dizaine d’années et qui comprend principalement trois maillons : la mobilisation de la ressource (barrage ou forage et eaux non conventionnelles, dessalement de l’eau de mer et épuration des eaux usées) ; transferts de l’eau ; amélioration de la gestion pour offrir un service public de qualité. Ce dernier maillon a nécessité pour quelques wilayas le recours à des partenaires internationaux, mais il a fallu surtout agir sur des paramètres de première importance comme la mise à niveau des réseaux, la mise à niveau des personnels, la fixation d’objectifs et la mobilisation des moyens. De son côté, le Plan national de l’eau (PNE) est appelé à off rir la visibilité concernant la politique algérienne dans ce domaine.

Publié dans Environnement

Bilan alarmant que celui donné hier par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), lors du « Girl Summit 2014 » organisée à Londres autour de la lutte contre les mariages forcés et l’excision. De par le monde, elles sont près de 700 millions de femmes à être mariées de force, dont un tiers contraintes à le faire alors qu’elles étaient encore enfant !

A travers ce sommet, le premier du genre organisé sous l’égide du Premier ministre britannique, David Cameron, l’Unicef vise à mettre fi n aux mariages forcés et à l’excision, une mutilation génitale qui touche près de 130 millions de femmes et fi llettes dans le monde. Elles seraient également près de 250 millions de fi lles à avoir été mariées alors qu’elles n’avaient même pas atteint l’âge de 15 ans, dénonce l’Unicef. S’agissant de l’excision, pratiquée dans 29 pays africains et moyens-orientaux, les chiff res de l’organisation onusienne montrent que cette pratique a été réduite d’un tiers au cours des 30 dernières années. Il y a lieu de préciser que cette mutilation génitale est également pratiquée dans les communautés de ces pays-là à l’étranger, au Royaume-Uni par exemple, où elles sont près de 170 000 femmes à avoir subi cette excision, selon un rapport du Parlement britannique paru au début de ce mois, provocant, d’ailleurs, l’indignation de la société britannique. Le gouvernement britannique devait annoncer hier une nouvelle législation qui autoriserait à poursuivre pénalement au Royaume-Uni les parents qui n’empêchent pas leur fille d’être excisée. Le directeur général de l’Unicef, Anthony Lake, a déclaré, dans un communiqué, que « les filles ne sont la propriété de personne, elles ont le droit de choisir leur destinée. Quand elles le font, tout le monde en bénéficie ». L’Unicef appelle vivement à des réactions similaires à celles du Royaume-Uni pour venir à bout de ces pratiques scandaleuses, en préconisant « des actions immédiates beaucoup plus intenses et soutenues de la part de tous les acteurs de la société ». Ces mutilations génitales du sexe féminin peuvent provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l’accouchement. D’où la nécessité d’intensifier la lutte pour l’éradication de cette pratique.

Publié dans Der

Les Palestiniens de la bande de Gaza continuent de subir les attaques incessantes de l’armée sioniste, qui sont entrées dans leur quinzième jour sans qu’aucun signe d’arrêt ou de désescalade ne semble se dessiner. John Kerry, chef de la diplomatie américaine, et Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, entament une tournée dans la région pour arracher un cessez-le-feu.

L’offensive de Tsahal, l’armée de l’entité sioniste, dans la bande de Gaza est entrée hier dans son quinzième jour sans qu’aucun espoir réel de son arrêt ne semble se profi ler, l’Etat hébreu se montrant déterminé à détruire les capacités de frappes du Hamas offi ciellement, et plus offi cieusement, voulant en fi nir avec un Etat palestinien afi n de concrétiser le mythe sioniste du Grand Israël où il n’y aurait pas de place pour un Etat palestinien. Les Palestiniens continuent ainsi de vivre sous le feu continu des bombardements aériens, et depuis trois jours, sous la menace de soldats qui sont à présent au sol, violant le territoire palestinien et les accords internationaux signés par l’Etat hébreu. Dans de telles conditions, le bilan humain n’a de cesse de s’alourdir, le volet terrestre de l’off ensive israélienne a causé une augmentation signifi cative du nombre de morts palestiniens. Ainsi, hier, ce sont 20 personnes qui sont mortes dans un raid aérien de l’armée de l’Etat hébreu, portant le nombre total des victimes à près de 600, dont une large majorité de civils et une part signifi cative de femmes et d’enfants, selon Ashraf Al Qoudra, porte-parole des services d’urgence de la bande de Gaza. Les blessés palestiniens ont dépassé les 3 600, des chiff res qui contrastent quelque peu avec la volonté affi chée par l’Etat hébreu « de vouloir épargner au maximum les civils », comme l’a à maintes reprises affi rmé le porte-parole du gouvernement sioniste. C’est un constat que John Kerry a également fait en marge d’une émission de télévision alors qu’il croyait son micro coupé, et c’est au bout de quinze jours d’une violation incessante du droit international et du droit humanitaire que les principaux acteurs de la diplomatie mondiale ont enfi n décidé de se rendre dans la région, au Proche-Orient, afi n d’initier un dialogue avec les acteurs qui pourraient aider à une sortie de crise et donc aider les Gazaouis à se défaire de leur agresseur endémique. MÉDIATION John Kerry, qui a considéré dimanche que « c’est une folie de rester ici (aux Etats-Unis, ndlr), il faut y aller », s’est rendu dans la soirée de lundi à mardi au Caire, la capitale égyptienne, afi n de rencontrer les responsables égyptiens et les aider dans leurs eff orts pour trouver un accord de cessez-le-feu qui siérait aux deux parties. John Kerry a rencontré le président Abdel Fatah Al Sissi, qui l’a assuré des eff orts de la diplomatie égyptienne pour arrêter le drame à Gaza. John Kerry a également rencontré au Caire, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, également venu appuyer les eff orts des Egyptiens en vue d’une trêve, et les deux diplomates semblent s’accorder sur le fait qu’il s’agit «de la priorité absolue» pour arrêter l’hémorragie humaine à Gaza. Sameh Choukri, ministre égyptien des Aff aires étrangères, a ainsi déclaré : «Nous espérons que cette visite aboutira à un cessez-le-feu assurant la sécurité nécessaire aux Palestiniens pour que nous puissions commencer à traiter les questions de moyen et de long terme concernant Gaza.» Seulement, de toutes les médiations menées par Le Caire, celle-ci sera probablement la plus compliquée. Et pour cause, depuis la destitution du président islamiste Mohamed Morsi et la reprise en main du pouvoir politique par l’armée égyptienne, le Hamas a été déclaré organisation terroriste par le pays du Nil, ce qui rend les relations entre Le Caire et l’organisation islamiste palestinienne plus diffi ciles. D’ailleurs, Le Caire a déjà formulé deux propositions de cessez-le-feu, mais celles-ci ont été refusées en l’état par le Hamas, car elles ne répondaient pas aux conditions formulées par celui-ci, comme la levée du siège de Gaza en place depuis 2006. En réalité, Le Caire ne négocie pas avec le Hamas, il lui impose des textes, adoptant quelque peu la logique israélienne, qui voudrait que l’accord de trêve soit inconditionnel et entièrement dicté par l’entité sioniste. Face à ce blocage, les sociétés civiles dans le monde s’organisent pour apporter leur soutien au peuple palestinien. RÉSEAUX SOCIAUX Plusieurs manifestations à travers le monde demandent, en eff et, à l’entité sioniste d’arrêter ses attaques sur la bande de Gaza et de passer à la table des négociations. A Alger, une manifestation du mouvement Barakat a eu lieu hier à 22h en soutien aux Palestiniens. En Afrique du Sud, le soutien inconditionnel qu’avait Nelson Mandela pour la cause palestinienne a mené plusieurs milliers de citoyens à prendre la rue brandissant fièrement le drapeau palestinien et accusant l’entité sioniste de «génocide», une accusation qui revient d’ailleurs souvent sur les réseaux sociaux où l’opinion est défavorable à l’Etat hébreu. De nombreuses photos des affaires en Palestine, heurtant souvent la sensibilité, ces clichés montrent la réalité crue de ce qui se déroule en Palestine : des hommes, des femmes, des enfants, des personnes âgées ensanglantés, blessés ou morts. L’entité sioniste a perdu la guerre des médias et des réseaux sociaux, et ce, en dépit de tous les efforts fournis par nombre de médias occidentaux pour donner l’image d’une guerre symétrique à cette agression du territoire palestinien. C’est d’ailleurs la raison majeure qui a poussé la France à autoriser la manifestation pro-palestinienne qui aura lieu aujourd’hui à Paris. Celle de la semaine dernière a été interdite pour « risque de trouble à l’ordre public», selon le Premier ministre français de l’Intérieur, Manuel Valls. La France était devenue le premier pays au monde à ordonner une telle interdiction, ce qui n’est pas passé inaperçu, ni dans les médias étrangers, ni sur les réseaux sociaux, où le pays des droits de l’Homme a été fortement critiqué pour ce qui constitue une violation au droit de manifester librement son opinion.

Publié dans Monde

Dès son apparition majestueuse sur scène, lundi soir, et d’ailleurs comme à chaque passage à Bordj, Lounis Aït Menguellet a été accueilli avec une longue standing ovation qu’il a vainement tenté d’interrompre en s’inclinant au public, pour envoûter et subjuguer deux heures durant l’assistance par un bouquet de chansons, ou plutôt de chefs-d’oeuvre, aussi belles les unes que les autres et qui n’ont d’ailleurs pris aucune ride.

Quelques minutes avant la représentation, Lounis nous a accordé un bref entretien pour répondre à quelques questions d’actualité. D’abord sur le public des Bibans, il nous dira : «Chaque fois que je me produis à Bordj, où je me suis fait d’intimes amis, cela me procure un immense plaisir. Vraiment, c’est un public fi n connaisseur. Idem pour le public de Saïda qui m’a enchanté également lors de ma récente soirée que j’ai animée là-bas.» Questionné sur son nouvel album Isefra, Aït Menguellet se contenta de dire : «Il a été bien reçu et j’en suis satisfait.» Une réponse laconique qui nous a conduits à enchaîner avec une question- appréciation : «Vos chansons sont comme un cru, plus il est vieux, plus il est onctueux.» Là, Lounis a du mal à cacher sa satisfaction, en affi chant un large sourire, pour nous dire : «C’est tant mieux pour moi. » Lounis Aït Menguellet, qui a fait de tamazight son cheval de bataille pendant plus de quarante ans de poèmes d’expression berbère, a tenu à préciser : « Si je ne réponds pas en arabe, c’est juste par crainte d’être ridiculisé par mon arabe approximatif ; donc j’essaie de répondre dans la langue maternelle ou dans une langue que je maîtrise relativement mieux. C’est aussi simple que cela. » Dans ce registre, notre interlocuteur a tenu à saluer tous ceux qui oeuvrent pour l’apprentissage de la langue amazighe à Bordj Bou Arréridj, et trouve que « c’est une excellente chose qui ne me fait que réjouir, seulement voilà, il faut lui donner les moyens qu’il faut pour la préserver ». « D’ailleurs, poursuit-il, une langue qui a résisté pendant des siècles, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle risque de disparaître », nous confi e Lounis, avant de rejoindre la scène. Tantôt pour hypnotiser le public à travers des chansons gorgées de sagesse, en chatouillant le plus profond de l’âme, et d’authenticité ; et quand Aït Menguellet évoque l’authenticité, c’est sans concession. Tantôt dans une ambiance joviale et juvénile en remontant le temps, pour enfl ammer la scène. Face à une salle archicomble, de familles avec pères, grands-pères, mères, grands-mères, épouses, frères, soeurs et une ribambelle de gamins, Lounis ouvre le bal par une chanson qu’il a brassée, retordue et joliment rimée, pour donner El Baz ma ykhoussith oudrar, dafroukh kan aressammin, suivie de Ouryattadja, Ouarasdalmagh, nouvelle version plus lente, Dachou mi chfi gh, avant d’enfl ammer la scène par Takbailit et JSK. La transe était telle que la piste n’a pu contenir le fl ux de jeunes hommes et de jeunes femmes emportés par la magie de la parole et la pureté de la mélodie. Une ambiance attisée par une autre ambiance « de stade » au fond de la salle, nourrie par « Anoua wigui, dimazighen ». Et en apothéose, Lounis boucle la boucle par un autre chef-d’oeuvre et pas des moindres : Ammi. Une soirée ramadanesque qui rafraîchit le tempo des nuits estivales bordjiennes, après des journées torrides. Comme un torrent qui déferle sur une terre aride. Bravo le poète!

Publié dans Culture

Le chef du gouvernement tunisien était, hier, pour une visite de travail d’une journée à Tébessa, où il a été reçu, entre autres, par son homologue Abdelmalek Sellal. Derrière cette visite, se cachent, en fait, de nouvelles perspectives sécuritaires entre les deux pays.

C’est à un Mehdi Jomaâ tout heureux auquel l’on a eu droit au cours de la journée d’hier à Tebessa. Non, le grand frère algérien ne laissera pas tomber le petit frère tunisien. Non, le gouvernement tunisien composé de technocrates jusqu’aux élections générales prévues en fi n d’année ne se sentira pas seul. C’est, en tout cas, le message laissé à travers cette visite éclair et surtout hors du commun puisqu’elle s’est déroulée à Tébessa, à quelques encablures seulement à vol d’oiseau du gouvernorat de Kasserine, où se situe le mont Chaambi, sanctuaire du djihadisme en Tunisie, et où, il y a quelques jours, 15 militaires tunisiens avaient été tués, rappelant, ici même en Algérie, les pires heures de la décennie rouge. Mehdi Jomaâ était accompagné par les ministres de la Défense et des Aff aires étrangères, Ghazi Jeribi et Mongi Hamdi, ainsi que de l’ambassadeur de Tunisie en Algérie, Abdelmadjid Ferchichi. Côté algérien, la délégation était composée, outre de Abdelmalek Sellal, du ministre des Aff aires étrangères, Ramtane Lamamra, de l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie, Abdelkader Hadjar, ainsi que des autorités locales de la wilaya de Tébessa. Les deux délégations se sont rendues au siège de la wilaya pour «l’examen des questions d’intérêt commun, à la lumière de l’évolution de la situation régionale » et des «relations bilatérales », tant «sur le plan de la coordination politique et sécuritaire que sur celui du développement frontalier ». Leur rencontre a permis une « analyse globale, complète et profonde de tous les faits nouveaux survenus sur diff érents plans en matière de sécurité, de développement et de relations bilatérales ». C’est ce qu’a indiqué le ministre des Aff aires étrangères, Ramtane Lamamra, lors d’un point de presse qu’il a conjointement animé avec son homologue tunisien. Mongi Hamdi, a ajouté pour sa part que la « volonté politique des deux pays est toujours là et se poursuit pour consolider la coopération en matière sécuritaire». Les défi s territoriaux et sécuritaires sont «communs aux deux pays», a-t-il encore souligné. «Le but de cette visite est la consolidation de la coordination et de la concertation entre les deux pays frères en vue de maîtriser les défi s sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme, le crime organisé et la contrebande d’armes ».

«UN NIVEAU STRATÉGIQUE SANS PRÉCÉDENT» La réunion de Tébessa, a-t-il ajouté, a aussi permis d’étudier les perspectives d’une coopération «encore plus étroite» entre les deux pays et de convenir d’un ensemble de recommandations à même de consolider la coopération dans les domaines «sécuritaire et militaire», ce qui représente, selon lui, un «bond qualitatif» de cette coopération. A une question sur les détails du contenu de cette visite, le chef de la diplomatie algérienne a relevé que les réunions de coordination entre la Tunisie et l’Algérie se sont multipliées ces derniers mois et ont été marquées par des rencontres de haut niveau. La coordination entre les deux pays, a-t-il souligné, est «permanente et profonde» et va «plus loin que les questions frontalières». Les deux pays partagent une «vision commune» sur les questions sécuritaires et dans tous les autres domaines, a-t-il également indiqué, ajoutant que la coordination et la coopération entre l’Algérie et la Tunisie ont atteint un «niveau stratégique sans précédent».

NOUVELLES POSITIONS L’Algérie, qui dispose de plus de moyens et surtout de plus d’expérience dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, est donc complètement disposée à aider la Tunisie. La surveillance de la frontière s’est renforcée davantage et diverses tentatives d’incursions terroristes de part et d’autre de la frontière ont pu être déjouées grâce aux forces de l’Armée nationale populaire (ANP). Et du côté de cette dernière, a été observée, ces derniers mois, la mise en place de nouvelles positions tout le long du tracé frontalier, de la mer Méditerranée jusqu’aux confins sahariens. De toute évidence, et compte tenu de la situation en Libye, mais aussi dans la zone sahélienne, l’Algérie est prête à tout pour que la Tunisie puisse conserver sa stabilité.

Publié dans Actualite archives

La Suède, la France et l’Egypte, qui figurent dans le groupe C du Mondial- 2015 de handball (Qatar/15 janvier-1er février), ne sont pas des adversaires inconnus pour la sélection algérienne, qui les a déjà aff rontés à plusieurs occasions.

Outres ces trois équipes, le tirage au sort effectué dimanche soir à Doha a mis le sept national sur le chemin de la République tchèque et des Emirats arabes unis. Ces derniers l’aff ronteront pour la première fois dans l’histoire de cette compétition. C’est la Suède, quadruple championne du monde (1954-1958-1990- 1999), qui détient le record de matches (5) livrés face à la sélection algérienne entre 1982 et 2003, terminés tous en faveur des Vikings. La France, championne du monde à 4 reprises (1995-2001-2009-2011), a rencontré les champions d’Afrique en titre à trois reprises (1990, 1995 et 2001), alors que les duels algéro-égyptiens au niveau mondial se chiff rent à quatre entre 2001 et 2013. Le tirage au sort de l’édition- 1990, disputée en ex-Tchécoslovaquie, avait placé également l’Algérie dans le même groupe que la France et la Suède. Cette dernière sera sacrée du titre mondial aux dépens de l’ex- URSS. La République tchèque (sacrée en 1967 avec l’ex-Tchécoslovaquie) n’a aff ronté les Verts qu’une seule fois. C’était en 1986 (en Suisse), un match remporté par les Tchèques (24-19). Le bilan général est nettement défavorable aux Verts, qui en 13 confrontations en ont perdu dix, contre une victoire (28-22) et deux nuls (25-25 et 24-24), tous obtenus devant le même adversaire, l’Egypte. Il va de soi que les Verts se doivent donc d’améliorer leurs statistiques et tenter de réaliser de meilleurs résultats que les dernières participations de l’EN à ce genre de rendez-vous.

Publié dans Sports

Les rencontres nationales sur la réforme du système éducatif se sont achevées avanthier soir. L’épilogue de deux jours de travaux qui avaient réuni plus d’une centaine de participants a été un long, mais intéressant point de presse au lycée de mathématiques de Kouba sur les faiblesses du secteur, ses inquiétudes, mais également ses espoirs et sa volonté de préserver le caractère républicain de l’école algérienne et de la relancer sur des bases modernes, selon les standards internationaux et pour la préparation des futures élites du pays.

L’échange qui a eu lieu après le ftour entre 22 h et minuit avec les médias a vu l’intervention de Farid Benramdane, inspecteur général auprès du ministère de tutelle, ainsi que des membres du comité scientifique en charge de la supervision des rencontres. Il a permis de comprendre que les conclusions qui ont été rendues par les participants aux rencontres n’étaient pas « instantanées », mais qu’elles ont « formalisé le débat d’une année ». Ce ne sont par ailleurs et pour l’instant que des recommandations soumises à l’appréciation de la ministre Nouria Benghebrit et son cabinet ; et que les changements souhaités dans le fonctionnement actuel du système éducatif national « se feront graduellement ». « Il n’est pas question de mener l’opération à la hussarde », a déclaré à Reporters Farid Benramdane, mais « d’aller progressivement vers des modifications qui ne perturbent ni l’enseignant ni l’élève ». En ce qui concerne les propositions qui ont été faites, il n’y a pour l’instant rien d’engageant pour la ministre et son cabinet, toutefois, a-t-il ajouté, « il est clair que si elle a demandé et encouragé ces rencontres, c’est pour associer la profession à des choix qui vont être faits pour améliorer le management du système éducatif et son contenu…». Sur ce point, il est attendu que Nouria Benghebrit précise dans les prochaines semaines, sans doute à la veille de la prochaine rentrée des classes, ses intentions et l’usage qu’elle compte faire précisément des recommandations qui sont désormais entre ses mains. « L’objectif et le défi sont ceux de la qualité ! a déclaré à ce propos Farid Benramdane. Pour les prochaines années, le « grand cap sera celui de la qualité de l’enseignement obligatoire (les trois paliers du primaire, du moyen et du secondaire) partout dans le pays ». « Il n’y aura pas d’alternative à la situation actuelle que celle-là », a-t-il affirmé en guise de résumé de la « philosophie » qui a gouverné les débats et les résultats des rencontres nationales. M. Benramdane a précisé dans son intervention que les rencontres et les recommandations qui en ont résulté s’inscrivent non pas dans le but de toucher aux fondamentaux et aux principes de la réforme – qui n’est pas remise en cause – mais dans celui d’une « refonte » de certains de ses éléments constituants. On ne parle pas de « réforme de seconde génération », mais de « programmes de seconde génération », a-t-il tenu à préciser. OBSERVATOIRE ET CONSEIL NATIONAUX DE L’ÉDUCATION Les mots et leur sens sont importants quand il s’agit de l’école et de l’éducation, a-t-il souligné, mais surtout pour insister sur le fait que ce qui est actuellement recherché ce n’est pas tellement une correction du contenu programmatique de la réforme, mais sa « réorganisation » dans une perspective de « rendre plus performant » le système éducatif. Le conférencier a indiqué dans cette optique que les participants aux rencontres ont été unanimes sur la nécessité d’avoir des mécanismes de régulation solides. Ces derniers, a-t-il ajouté, ont souhaité la réactivation de l’Observatoire national de l’éducation et de la formation. Ils ont préconisé la mise en place d’un Conseil national de l’éducation et de la formation, et le remplacement de la commission des programmes du ministère par un conseil des programmes. Le leitmotiv, a-t-il poursuivi, a été aussi celui de la « formation des formateurs à l’arrivée dans la profession et de manière cyclique durant toute la carrière des enseignants ». « La professionnalisation des personnels » et la « refonte pédagogique » auxquelles le secteur doit parvenir à moyen et long termes sont intimement liées, a expliqué M. Benramdane. L’inspecteur général a mentionné par la suite que parmi les recommandations importantes il y a « l’égalité des chances de réussite, la réduction de l’écart entre les régions du Sud et des Hauts-Plateaux avec celles du Nord, la modernisation de la gestion pédagogique et administrative et la généralisation de l’enseignement préscolaire ». Ces quatre points ont fait l’objet de développements, dont le caractère intéressant a été de pointer « in vivo » et avec des spécialistes les vulnérabilités de l’école algérienne et comment y remédier à l’avenir. L’INQUIÉTANT DÉCROCHAGE DU SUD Messeguem Nedjadi, inspecteur général au ministère également, a indiqué que la nécessité de la généralisation du préscolaire est « un gain de temps et une nécessité » : un enfant qui entame sa scolarité en sachant ce que sont les couleurs et les formes sera avantagé par rapport à celui qui arrive sans pré requis sur les bancs des classes à six ans, a-til expliqué. Ce cadre de l’éducation nationale a été encore plus percutant lorsqu’il a abordé la question de l’égalité des chances entre tous les élèves de l’école algérienne et les «écarts alarmants» des résultats de ceux du sud et du nord du pays. L’analyse des performances des élèves que nous faisons à l’issue des examens de fi n d’année révèle parfois un gouffre entre les régions du Sud et des Hauts- Plateaux et celles du Nord. Les très faibles performances enregistrées chez les élèves des régions du Sud par rapport à ceux du Nord « laissent apparaitre un phénomène de décrochage ». « L’école dans ces régions s’est installée dans l’échec ». Le système éducatif doit concentrer tous ses efforts sur la « réduction de l’écart de réussite » entre ces deux régions de l’Algérie, et ce, en assurant, entre autres, une ressource humaine de qualité et les conditions matérielles et pédagogiques nécessaires, a t- il ajouté. Pourquoi en est-on arrivé là ? Le récit qu’il a fait de sa propre expérience en tant que cadre du secteur « durant sept années dans une wilaya du Sud » est édifiant : « De très nombreux enseignants quittent le Sud une fois le CAPES ou le CAPEM obtenus. Une fois reconnus en tant que tels par la profession, ils s’empressent de demander une mutation vers leurs wilayas d’origine. Certaines disciplines comme les langues étrangères souffrent d’un défi cit d’encadrement inquiétant. Les inspecteurs se rendent dans ces régions tous les six mois et parfois tous les ans, ce qui n’est surtout pas suffisant pour assurer une qualité de l’encadrement. «Dès lors, a-t il conclu, il ne faut pas être surpris des écarts de résultats » les régions du Sud et du Nord. L’autre réponse est peut-être aussi dans le témoignage livré par Farid Adel, inspecteur général également chargé des programmes de l’éducation nationale, sur la genèse de la réforme, voici plus de dix ans, et des raisons des difficultés auxquelles elle s’est heurtée depuis ce temps. « Les enseignants ne savaient pas très bien de quoi il retournait au début et ont dû s’adapter à des situations qui connaissaient elles-mêmes des évolutions rapides. Jusqu’en 2007, quatre ans après l’entrée en vigueur de la réforme, nous avons travaillé sur 207 programmes ! ». Certaines régions ont davantage souffert de cette situation d’incertitude et d’instabilité que d’autres. Le Sud, qui souffrait déjà d’un manque d’encadrement dans de nombreuses disciplines dans les langues étrangères notamment, en fait partie. Le grand challenge de la ministre Nouria Benghebrit maintenant est que cette région ainsi que celle des Hauts- Plateaux où les résultats ne sont pas non plus brillants, ne se contentent pas uniquement d’un « smig » éducatif. D’après ses cadres présents au point de presse, avant-hier, il faut le relever au plus vite, mais toujours dans une approche nationale. « L’unité nationale passe par l’unité pédagogique », a lancé M. Benramdane, vraisemblablement pour suggérer que le Sud et les Hauts-Plateaux sont une priorité, mais que le Nord a besoin également d’amélioration dans ce qui est après tout compris comme le deuxième âge de la réforme de l’éducation nationale.

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La réduction des subventions sur les carburants n’a pas automatiquement d’impact positif sur la pollution de l’air. Encore faudrait-il développer parallèlement les transports en commun. C’est ce que montre l’exemple égyptien. Selon les chiffres de la Banque africaine pour le développement, le premier émetteur de GES (gaz à effet de serre) en Egypte est le secteur de l’électricité (33,2 %), devant les transports (26,83 %) et l’industrie (25,70 %). Le secteur des transports est celui dont les émissions de GES augmentent le plus rapidement. Pour Mona Kamal, responsable du secteur de la qualité de l’environnement au sein de l’Agence égyptienne pour les aff aires de l’environnement (AEAE), en haussant les prix des carburants, le gouvernement devrait travailler en parallèle sur des alternatives pour réduire la pollution. Développer et réformer les moyens de transport en commun et faire des voies pour les vélos font partie des solutions qu’elle propose. « L’annulation du tram Al-Mirghany qui liait Héliopolis à la place Tahrir est stupide ! La plupart des pays du monde construisent des trams tandis que nous, on les supprime ! S’il est ancien, il faut le rénover, acheter de nouvelles voitures, mais ne pas enlever les infrastructures ! », regrette Mona Kamal. D’ores et déjà, de nouvelles alternatives font timidement leur apparition. May Haider, professeur, souhaite avoir recours au covoiturage avec ses collègues. « J’accompagnais mes enfants à leurs entraînements de natation avec ma voiture, mais dernièrement je leur ai acheté un vélo : c’est à la fois moins cher et écolo », explique-t-elle. Haider espère un jour voir dans les rues égyptiennes des voies réservées aux vélos. Mais est-ce réalisable ? Les rues sont déjà entièrement occupées par les voitures, les bus et les minibus. Quant aux trottoirs, ils sont occupés par les marchands ambulants. Parfois même, les trottoirs sont supprimés afi n d’élargir les rues. Où donc installer ces voies pour les vélos ? « Pour réaliser ce rêve, surtout au Caire, il faudrait un vrai miracle », avoue Mona Kamal, tout en soulignant qu’un projet de 2006 qui visait une réduction de la pollution sonore avait prévu des voies pour les vélos dans les villes nouvelles. Il n’a jamais vu le jour. Selon une étude de la Banque Mondiale (BM) sur les embouteillages au Caire, publiée en mai dernier, les voitures et les taxis représentent 79 % (55 % de voitures et 24 % de taxis) des moyens de transport du Caire. Les micro et minibus représentent 14 % contre 2 % pour les bus, 5 % pour les camions légers et 0,3% pour les camions lourds. Les voitures particulières sont devenues la seule alternative possible aux transports en commun insuffisants, peu efficaces et dégradés.

(Source : presse égyptienne)

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La wilaya de Tipasa a fait un bond qualitatif en matière d’AEP, a déclaré le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, lors de sa visite de travail, lundi, dans la partie ouest de Tipasa, où il s’est enquis des travaux du nouveau barrage Kef Eddir (Damous), lancé le chantier de réalisation d’une station monobloc de dessalement de l’eau de mer à Gouraya, avant de se rendre à Cherchell pour la mise en service de la conduite d’adduction d’eau destinée à Sidi Ghiles, puis à Nador, au niveau de la station de transfert des eaux.

Pour le ministre, l’objectif de fournir de l’eau H24 aux populations de la région Est et centre de Tipasa est atteint. Reste à le généraliser à la partie ouest, à travers la convention de gestion déléguée de l’eau avec la SEAAL, puis de s’attaquer aux 500 villages ruraux et montagneux qui continuent à souff rir du défi cit en eau potable et d’irrigation, et ce, grâce à un programme complémentaire. La partie ouest de la wilaya bénéfi ciera d’une bonne couverture à partir de 2015, puisque le barrage Kef Eddir, actuellement achevé à 90%, sera réceptionné en décembre 2014, en plus de la station monobloc de dessalement de l’eau de mer d’une capacité de 5000 m3/j, dont les travaux (7 mois) ont été lancés hier, avant d’inscrire une autre SDEM d’une grande capacité en partenariat avec le secteur de l’énergie. L’autre projet en perspective est le barrage Taourira, dans la commune de Messelmoune, retenu parmi les 26 barrages, qui attend son inscription, d’autant qu’il se trouve dans une zone adéquate, selon les propos du ministre, et apportera un plus aux populations de la région ouest qui connaît un développement démographique, économique et touristique considérable qui ira s’accentuant. la production d’eau à Tipasa a plus que doublé, puisqu’elle est passée de 80 000 m3/j à en 2012 à 220 000 m3/j en 2014 grâce à la diversifi cation de la ressource et la réalisation de nombreux ouvrages, dont la SDEM (station de dessalement de l’eau de mer) de Fouka et de nombreux forages (134 actuellement), pour arriver à 200, entre autres.

LES TROIS FRONTS DE TRAVAIL DU MINISTÈRE Selon le ministre, son département travaille sur trois fronts, à savoir l’aspect mobilisation de la ressource avec la réalisation d’ouvrages de stockage et de forage, la rénovation des réseaux en majorité vétustes et enfi n l’amélioration de la gestion et des capacités managériales, ce qui n’est pas la moindre des diffi cultés, selon lui. La question de l’interconnexion des barrages a, elle aussi, été au centre de la visite du ministre, qui a pris connaissance du projet de relier le barrage Boukourdane à celui de Bouroumi (Blida). Une étude qu’il jugera inopportune, étant donné que ce dernier est déjà interconnecté avec Aïn Defl a et Alger, ce qui risque de créer une pression. Au niveau de la station de Nador de transfert des eaux vers le barrage Boukourdane (20 millions m3/an théoriquement), le ministre a longuement discuté avec les responsables de l’ANBT (Agence nationale des barrages et transferts) du problème des fuites sur la conduite qui font perdre chaque année 50% de l’eau récupérée. Les travaux de réparation, selon les responsables de l’ANBT, n’ont pu être lancés sous peine de pénaliser les agriculteurs qui reçoivent l’eau pour l’irrigation de leurs parcelles à partir de cette station, une situation qui a trop duré pour le ministre, appelant à une solution urgente, en expliquant aux fellahs la situation qui sera, plus tard, en leur faveur. Le wali Mostefa Layadi a profi té de la présence du directeur général de l’ANBT pour demander, d’une part, le reboisement du site du barrage Boukourdane (Sidi Amar), et d’autre part, qu’on mette fi n à l’exploitation agricole sur ses berges, qui est à l’origine de pollution de l’eau et de l’envasement du barrage. Le problème de l’assainissement et de la protection de la mer des rejets ménagers pour être en conformité avec la convention de Barcelone signée par l’Algérie, a également été au menu de la visite qui a permis de faire un état des lieux sur le fonctionnement des trois STEP (station de traitement et d’épuration) et des perspectives qu’off riront les cinq autres retenues (Bou Ismaïl, Sahel, Damous et Messelmoune).

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