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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 27 juillet 2014

Les gardes-côtes japonais ont la chance de voir un phénomène naturel rare qui prend habituellement trop de temps pour pouvoir être constaté à l’œil nu : un petit îlot, formé à la suite d’une irruption volcanique, observé en novembre dernier dans l’océan Pacifique, dans le petit archipel Ogasawara à un millier de kilomètres de la capitale japonaise Tokyo, s’est agrandi et forme maintenant un grand ensemble de 1550 mètres d’est en ouest et de 1350 mètres du nord au sud. Les heureux témoins n’ont pas dû en croire leurs yeux : le caillou, sous une forme à peu près ovale, qui mesurait tout juste 400 mètres de long sur 200 de large, fait désormais six fois sa taille initiale et s’est attachée à l’île avoisinante de Nishinoshima, inhabitée, qu’il a d’ailleurs engloutie. C’est à croire que la nature veut ainsi démentir les prévisions catastrophistes qui annoncent la disparition des îles sous l’effet du changement climatique ? Le fait est surprenant parce que le Japon a acquis, par le passé, une réputation de donneurs d’alertes sur les risques liés aux produits chimiques : le mercure, c’est connu, a provoqué en 1953 la première alerte sur les hauts risques des métaux lourds, après le terrible drame de Minamata, cette petite ville du littoral japonais, qui a fait découvrir au monde entier l’horreur de l’intoxication par ce produit ; le cadmium, c’est moins connu, avec en 1946, à Toyama, un empoisonnement chronique causé par des effluents miniers qui a été à l’origine d’une épidémie de la maladie appelée «itai-itai », caractérisée par une insuffisance rénale, une ostéomalacie (décalcification osseuse) et des fractures très douloureuses ; enfin, sans doute ignoré en dehors des spécialistes, la dioxine, avec en 1968, à la suite d’une fuite de fluide caloporteur dans une usine de pasteurisation d’huile de riz, la première pollution par les polychlorobiphényls (PCB) marquée par l’apparition brutale d’une maladie de la peau attribuée à de l’huile de riz contaminée, qui a entraîné l’intoxication d’un millier d’habitants de la ville de Yusha et un mort. Plus récemment, c’est aussi le Japon qui a déclenché l’alerte concernant les risques sur les centrales nucléaires en bord de mer, en cas de tsunami, après le séisme du 11 mars 2011. Une fois n’est pas coutume, donc, le Japon se met à délivrer des messages d’espoir : la nature continue à construire des îles. Ce miracle aurait dû se produire sur les côtes de Dubaï qui est obligé de détruire des plages en Indonésie pour en ramener le sable et faire émerger des iles artificielles. Un responsable des gardes-côtes japonais interrogé par la chaîne de télévision publique NHK affirme que l’îlot pourrait continuer à s’étendre. Selon l’AFP qui a donné cette information, trois cratères sont observables dont deux crachent régulièrement, et de façon de plus en plus intense, de la lave. Le nuage de poussière ne cesse de monter, de mois en mois. Alors qu’il ne s’élevait qu’à 600 mètres le mois dernier, il monte maintenant jusqu’à 2000 mètres d’altitude avant de retomber à quelques centaines de mètres du cratère dont il s’échappait. On apprend que si le phénomène n’est pas exceptionnel dans cette région, c’est la première fois depuis 40 ans qu’un nouvel îlot émerge dans la zone. Un coup d’œil sur la carte du Japon permet de constater qu’il est déjà riche de quelque 6852 îles, dont beaucoup de «cailloux». Les quatre principales donnent sa forme filiforme au pays (Kyushu au sud-ouest, Shikoku au sud, Honshu au centre et Hokkaido au nord).  En définitive, il n’y a pas que les informations sur les malheurs du nucléaire qui nous parviennent du Japon.

Publié dans Environnement

Le champion olympique Makhloufi et sa coéquipière en EN, Souad Aït Salem, préfèrent faire l’impasse sur les championnats d’Afrique pour des raisons distinctes.

Le demi-fondiste Taoufik Makhloufi et sa compatriote Souad Aït Salem (marathonienne) seront probablement les deux grands absents, côté algérien, lors des championnats d’Afrique d’athlétisme (du 10 au 14 août), à Marrakech (Maroc), a confié une source proche des deux coureurs. Le champion olympique du 1500 m en 2012 à Londres aurait décidé de se consacrer à la préparation, sans disputer de compétition en parallèle, avec l’espoir de retrouver son meilleur niveau en prévision des JO-2016 à Rio. De son côté, Aït Salem aurait décidé de déclarer forfait pour des raisons personnelles. Makhloufi avait, certes, rassuré le directeur technique national, Ahmed Boubrit, il y a quelques semaines, qu’il allait prendre part à ces championnats d’Afrique d’athlétisme, mais aux dernières nouvelles, il semblerait qu’il ait changé d’avis, comme cela a été le cas le 18 juillet dernier à Monaco, où il s’était retiré à la toute dernière minute d’un meeting de la Diamond League. Après avoir participé à plusieurs compétitions en Chine, en Italie, au Qatar et aux USA, le champion olympique, sur conseil de son entraîneur, aurait décidé, en effet, de favoriser uniquement la préparation, en évitant les compétitions, qui, en interférant dans ce programme de travail, pourraient tout remettre en cause. Makhloufi, quelque temps après son sacre historique à Londres, a été victime d’une grave maladie qui l’a éloigné des circuits pendant plusieurs mois. Un long arrêt forcé suite auquel son niveau avait considérablement baissé. Aujourd’hui, pour retrouver sa forme optimale, l’enfant de Souk Ahras a décidé de se consacrer à la préparation, en évitant les compétitions. Les championnats d’Afrique ne représentent pas une compétition banale, certes, mais pour Makhloufi, ils n’ont jamais représenté un objectif. Il l’avait d’ailleurs clairement expliqué dans un entretien accordé il y a quelques semaines au site officiel de la FAA. Si Taoufik Makhloufi et Souad Aït Salem sont annoncés forfaits au mois d’août prochain à Marrakech, le décathlonien Larbi Bouraâda sera bel et bien présent à ces championnats d’Afrique. « Il souffre d’une blessure au coude, ainsi qu’un petit bobo au dos, mais il a quand même confirmé sa participation », a fait savoir la FAA. Bouraâda, double champion d’Afrique, qui revient à la compétition après une suspension de deux ans pour dopage, a réussi d’assez bons résultats dernièrement, notamment un total de 8 014 points lors d’un meeting en France.

Publié dans Sports

A l’occasion du 27e jour du mois du ramadan, le réseau Nada pour la défense et la promotion des droits de l’enfant a organisé, vendredi soir au Bois des cars, à Dély Ibrahim, sur les hauteurs d’Alger, une cérémonie pour fêter la circoncision de 30 enfants qu’il a pris en charge. Comme de tradition, à chaque ramadan, les opérations de circoncision des enfants sont organisées à l’initiative des associations caritatives, des entreprises et autres organismes au profit des familles qui n’arrivent pas à accomplir ce rituel de purification faute de moyens financiers. Ainsi, le réseau Nada pour la défense et la promotion des droits de l’enfant a organisé cette opération conjointement avec la société LG. Elle a consisté à circoncire 30 enfants issus de familles démunies de différentes communes de la capitale. Cette initiative était salutaire pour les parents. En fait, cette fête était digne d’un mariage. Les chérubins circoncis étaient accompagnés de leurs parents et de membres de leurs familles. Une ambiance festive où les youyous des mères et des proches se sont mêlés aux sonorités trépidantes et joyeuses de l’orchestre. Les enfants, vedettes de la soirée, portaient fièrement des tenues traditionnelles, djellabas blanches sous des burnous noirs brodés de fil d’or et la tête couverte de petits fez de couleur rouge ou noir. S’exprimant à cette occasion, Abderrahmane Arrar, président du réseau Nada, indiquera que « nous sommes contents d’apporter de la joie à nos enfants et les aider à supporter les dépenses inhérentes à l’accomplissement de ce rite religieux ». L’intervenant n’a pas caché sa satisfaction en soulignant que « le succès de cette opération était l’œuvre de son équipe », qu’il n’a pas manqué de féliciter. Cette initiative vise à renforcer les liens de solidarité entre le peuple algérien, notamment durant ce mois sacré. M. Arrar indiquera, aussi, que 30 enfants nécessiteux étaient concernés par cette œuvre de solidarité. De son côté, Ahn Woo Sang, directeur général de LG Algérie, confiera à cette occasion : «Je suis très content du fait qu’on a pu prendre en charge ces enfants », marquant ainsi sa volonté de continuer à accueillir et servir les enfants algériens. La satisfaction quant aux bonnes conditions dans lesquelles s’est déroulée l’opération était au rendez-vous. En effet, l’association Nada, en collaboration avec la firme LG n’ont pas lésiné sur les moyens : tous les actes chirurgicaux ont été faits par des spécialistes. Il y a lieu de rappeler qu’après l’anarchie qui a caractérisé les dernières années l’acte chirurgical, notamment durant le mois sacré de Ramadan, où des centaines d’enfants ont été mutilés à vie, reste encore en mémoire. D’ailleurs, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière avait publié en juin 2006 une instruction interdisant la pratique de la circoncision par des médecins généralistes. Les autorités sanitaires ont imposé des mesures draconiennes, fixées par l’instruction ministérielle n°5, concernant l’organisation des campagnes de circoncision collectives. Celles-ci sont organisées par les directions de santé publique (DSP) qui désignent les lieux de déroulement de ces opérations et mobilisent les moyens logistiques adéquats.

Publié dans Der

S’exprimant en marge de sa visite de travail, hier à Constantine, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a écarté l’hypothèse selon laquelle l’avion espagnol MD 83 affrété par Air Algérie aurait été la cible d’un attentat terroriste perpétré par des groupes armés, privilégiant plutôt celle des mauvaises conditions météorologiques. L’affaire de l’avion Mac Douglas 83 assurant la liaison Ouagadougou-Alger, qui s’est crashé jeudi dans le nord du Mali avec à son bord 118 passagers de plusieurs nationalités, dont 6 Algériens et 54 Français, s’est taillée la part du lion dans la conférence de presse tenue par M. Sellal en marge de sa visite dans l’antique Cirta. Selon M. Sellal, qui répondait aux multiples questions des journalistes à ce sujet, «l’hypothèse qu’un groupe ou que des groupes armés maliens ou autres auraient pu cibler l’avion affrété par Air Algérie est à exclure». Le Premier ministre a estimé que l’hypothèse d’un acte terroriste est peu probable et que les groupes armés activant dans cette région difficile d’accès ne sont pas équipés pour cibler un avion volant à près de 10 000 mètres d’altitude avec une telle exactitude. Aussi, le Premier ministre, qui a tenu à rappeler que l’Etat algérien suit avec attention l’affaire depuis les premières minutes, pense que les mauvaises conditions météorologiques demeurent la cause la plus probable du crash de l’avion disparu des radars jeudi vers une heure du matin. « La région où s’est produit le crash est tristement réputée pour ses conditions météorologiques difficiles, notamment ses vents appelés front intercontinental», a précisé le conférencier. Le Premier ministre, qui a insisté sur le fait que l’avion tombé jeudi dans le nord du Mali a subi tous les contrôles techniques de rigueur, a précisé, en outre, que l’Algérie travaille en étroite collaboration avec tous les partenaires et apporte son aide et assistance au Mali dans le cadre de l’enquête sur les causes du crash. Et de rappeler en ce sens que les autorités maliennes mènent et président l’enquête. Notons, en outre, que les boîtes noires de l’avion seront transférées en France où elles seront examinées par des experts, à la demande de l’Algérie.

Conseil interministériel pour Constantine Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a présidé «exceptionnellement » hier à Constantine un conseil interministériel élargi aux autorités de wilaya consacré à l’examen et à l’évaluation des préparatifs de la manifestation «Constantine capitale arabe de la culture». Affichant sa satisfaction, M. Sellal a, cependant, appelé les responsables à plus de rigueur et notamment au respect des délais. En visite hier à Constantine, accompagné de 17 ministres, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a présidé au terme de sa visite un conseil interministériel «exceptionnel» élargi aux autorités de wilaya. Selon les informations recueillies sur place, il a été notamment question d’un point de situation concernant l’avancement des projets et des contraintes freinant leur achèvement et sur la base duquel des décisions seront prises par le Premier ministre en vue de mettre à niveau la situation et booster à nouveau l’effort des uns et des autres. Le Premier ministre a entamé sa visite marathonienne par l’inspection de la salle de spectacles le Zénith, où il a insisté auprès de l’entreprise chinoise de réalisation sur la qualité de l’équipement de sonorisation devant équiper la salle et demandé à ce que le contrat de gestion de la salle confié aux Chinois soit prorogé de deux ans pour permettre la formation du personnel algérien. Par ailleurs, M. Sellal a inauguré le pont géant reliant les deux rives du Rhumel. Il sera baptisé du nom de l’un des célèbres beys de l’antique Cirta, Saleh Bey. Il est utile de préciser que le pont Saleh Bey est ouvert partiellement à la circulation, en attendant la fin des travaux restant à réaliser. En outre, le Premier ministre a inspecté plusieurs projets, dont celui de rééquilibrage de l’oued Rhumel et la réhabilitation de la Maison de la culture Mohamed-Laïd-Al-Khalifa.

Affaires Sonatrach et El Khalifa Au sujet du dossier Sonatrach, qui selon les dernières nouvelles tombées lors de la conférence de presse le président-directeur générale Zerguine aurait été limogé, le chef de l’Exécutif a affirmé que l’Etat est décidé à aller le plus loin possible dans les affaires de corruption liées à Sonatrach et que les enquêtes ouvertes se poursuivent et la justice prendra sa revanche. Au sujet de l’affaire Rafik Abdelmoumen Khalifa, dans l’attente de son procès pour plusieurs chefs d’inculpation après son extradition d’Angleterre, le Premier ministre dira que «Khalifa sera jugé». Interrogé à propos de l’organisation des marches dans la capitale, le Premier ministre a expliqué que les lois en vigueur interdisent l’organisation de marches dans la capitale. «L’interdiction est toujours de mise», a expliqué le conférencier. Toutefois, il précisera en ce sens que l’organisation des manifestations à l’intérieur des salles est la bienvenue, et cela, à partir du moment où l’on respecte la loi et que celles-ci ne débordent pas.

Gaza : l’Algérie œuvre pour une sortie de crise La situation préoccupante vécue depuis près de vingt jours par les Palestiniens de Gaza, décimés par les hordes israéliennes, a été également au cœur de la conférence de presse animée par le Premier ministre, qui a indiqué que «l’Algérie œuvre sans relâche avec ses partenaires depuis le premier jour de l’attaque israélienne à une sortie de crise» le plus tôt possible. A la question, si un jour il y aura un possible consensus des pays de la Ligue arabe, le Premier ministre n’est pas allé par quatre chemins pour dire que cela était peu probable, ajoutant que chacun entonne la chanson qui lui plaît. Selon le Premier ministre, il n’y a pas d’action arabe commune et les rangs de ses derniers sont toujours dispersés. Interrogé à propos d’une possible intervention de l’Algérie auprès des autorités égyptiennes pour l’ouverture du passage de Rafah, connaissant le rôle joué dernièrement par l’Algérie en faveur de l’Egypte, M. Sellal dira que des actions ont été entreprises et d’ajouter que l’Algérie n’épargne aucun effort.

Publié dans Actualite archives

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, avec l’aide de la diplomatie égyptienne, a réussi à arracher une bien maigre trêve à caractère humanitaire entre le Hamas et l’armée de l’Etat sioniste d’une durée de douze heures. Après 19 jours d’un conflit incessant, ce sont plus de 1000 Palestiniens qui sont morts sous les feux israéliens, dont au moins 192 enfants, selon l’Unicef.

C’est au terme d’intenses tractations avec le cabinet de sécurité de l’Etat juif que John Kerry, chef de la diplomatie américaine, aidé de plusieurs diplomates égyptiens, a réussi à arracher une courte trêve de douze heures dans la bande de Gaza. Celle-ci a commencé à 8 heures (heure locale) et s’est poursuivie jusqu’à 20 heures. Aucun raid israélien n’a été mené sur l’enclave palestinienne pendant la journée, ce qui a permis aux Gazaouis d’enfin sortir de leur refuge pour constater les dégâts de l’agression de l’entité sioniste. Les Palestiniens ont réalisé l’étendue des dégâts. La plupart des maisons ont été endommagées par les obus de l’entité sioniste et plusieurs se sont effondrées faisant de Gaza un chantier de décombres où gisent des traces de sang et des corps qui n’ont pas été transférés vers les hôpitaux. D’ailleurs, l’hôpital de la localité de Beit Hanoune, situé au nord de la bande de Gaza, a été partiellement détruit par l’armée israélienne, tuant un urgentiste de la Croix-Rouge. Un symbole parfait de la réelle nature de cette guerre. Tsahal n’a aucun scrupule à s’attaquer aux civils palestiniens et aux structures visant à les aider. Outre les hôpitaux, l’armée de l’Etat juif s’est attaquée à plusieurs écoles des Nations unies qui servaient de refuge à 160 000 Palestiniens qui ont dû quitter leurs maisons qui étaient sans cesse la cible des F-16, drones et autres obus. D’ailleurs, ce chiffre inquiète l’ONU en ce sens qu’il correspond aux prémices d’une crise humanitaire majeure dont l’entité sioniste porte l’entière responsabilité sans que les diplomaties occidentales s’émeuvent de cette situation.

Horreur Au nombre dramatique de réfugiés, s’ajoute le bilan humain extrêmement lourd au 19e jour de l’agression du territoire palestinien. Plus de 1000 Palestiniens ont péri des suites de l’attaque israélienne et plus de 6000 ont été blessés, selon le porte-parole des urgences locales, Ashraf Al-Qoudra. Dans la journée d’hier près de 130 corps ont été retirés des décombres à la faveur de la trêve humanitaire. Sur place, les habitants de Gaza ont profité de cette trêve humanitaire, la troisième depuis le début de cette nouvelle incursion sioniste en Palestine, pour se ruer vers les guichets bancaires afin de retirer de l’argent avant de se rendre dans les quelques commerces et marchés ouverts pour se ravitailler en denrées alimentaires. Les pêcheurs en ont également profité pour se rendre au large au regard des conditions météorologiques favorables. L’horreur et la précarité que vivent les Palestiniens de Gaza depuis bientôt vingt jours ont provoqué l’émotion de l’opinion publique internationale. Les images choquantes qui circulent sur les réseaux sociaux ont fait perdre la guerre de l’opinion à l’Etat hébreu, mais celui-ci continue de jouir du soutien des puissances occidentales qui défendent le «droit d’Israël à se défendre» comme l’a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Il a invité ses homologues turc et qatari ainsi que John Kerry à une réunion à Paris afin de discuter des possibilités de transformer cette courte trêve en un accord définitif. Le chef de la diplomatie américaine a affirmé que «le cadre fondamental» pour un tel accord était posé et qu’il n’y avait plus que des points de «terminologie» à régler. Seulement, dans les faits, l’optimisme ne devrait pas être de mise. En effet, la diplomatie égyptienne, qui a échoué par deux fois dans sa tentative de médiation entre les deux parties, se montre davantage réservée quant au succès que pourrait avoir cette conférence d’urgence à Paris. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, a ainsi affirmé que l’armée israélienne et le Hamas «n’ont pas fait preuve d’une volonté suffisante pour aller négocier». L’un des problèmes majeurs est que la négociation va se passer de manière indirecte. Vraisemblablement, les Français et Américains vont défendre les intérêts israéliens, alors que les Turcs et Qataris se poseront en porte-parole du Hamas.

Terrestre Le Hamas palestinien a d’ores et déjà réitéré qu’il n’accepterait aucune concession sur plusieurs points. Le Hamas exige ainsi la levée du blocus que vit Gaza depuis 2006, la réouverture de l’aéroport international de Gaza, ainsi que celle du poste de passage de Rafah, avec l’Egypte. Les chefs de la diplomatie réunis à Paris ont appelé à «renouveler la trêve pour 24 heures» dans un communiqué du Quai d’Orsay. Et de poursuivre : «La rencontre ministérielle a permis de dégager des orientations communes pour l’action internationale en faveur d’un cessez-le-feu à Gaza. Tous, nous appelons les parties à la prolongation du cessez-le-feu humanitaire.» Laurent Fabius a, par ailleurs ajouté : «Tous nous voulons obtenir aussi rapidement que possible un cessez-le-feu durable. Un cessez-le-feu durable négocié qui répond à la fois aux besoins légitimes israéliens en termes de sécurité et aux besoins légitimes palestiniens en termes d’accès et de développement socioéconomique.» Dans les coulisses, Israël est acculé et les diplomaties européennes et américaine trouvent la situation «insoutenable», selon une source diplomatique proche du dossier. Et d’ajouter que Kerry pourrait retourner rapidement dans la région pour «dire aux Israéliens que les hostilités ne peuvent pas durer. Si le message n’est pas entendu, les pressions se poursuivront.» Malgré toutes les tractations diplomatiques, l’attitude de l’entité sioniste ne semble pas aller vers l’apaisement. En effet, l’armée israélienne a précisé qu’elle ne comptait en aucun cas interrompre ses opérations terrestres dans la bande de Gaza, et ce, même durant la trêve, dans le but de détruire les tunnels souterrains qui permettraient, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu «des incursions du Hamas» en Palestine occupée. Le Hamas, pour sa part, a parfaitement respecté la trêve de douze heures, montrant qu’un groupe dit «terroriste» par les Américains, les Européens et les Israéliens peut parfaitement respecter un accord donné à la communauté internationale contrairement à un Etat officiellement membre de l’ONU, auteur d’une politique coloniale honteuse et qui prend des décisions contraires à ses engagements, même quand ceux-ci ne durent qu’une demi-journée.

Publié dans théma archives

En raison des violences actuelles à Tripoli et aux abords de l’aéroport de la capitale libyenne où s’affrontent des milices locales rivales, Washington a décidé, hier, d’évacuer sous escorte aérienne tout le personnel diplomatique de son ambassade.

Dans un communiqué  rendu public, hier, la porte-parole adjointe du département d’Etat a déclaré que les autorités américains ont « temporairement relocalisé tout notre personnel hors de Libye ». Marie Harf a justifié l’opération par le climat d’insécurité à Tripoli et la peur d’une attaque similaire à celle qui avait frappé la mission diplomatique américaine de Benghazi, dans l’Est du pays, en 2012, et qui avait coûté la vie à l’ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres agents américains. Dans une autre déclaration de précision, le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral, John Kirby, a expliqué que le personnel de l’ambassade avait été conduit en Tunisie au cours d’une opération surveillée depuis les airs. Auparavant, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères  John Kerry avait parlé de « risque réel » en Libye après  des combats  et l’interruption de la connexion d’Internet à Tripoli. Vendredi dernier, la Turquie avait annoncé avoir évacué le personnel de son ambassade à Tripoli et « suspendu temporairement » ses opérations, en raison de la détérioration de la sécurité dans le pays. Les combats autour de l’aéroport ont fait au moins 47 morts et 120 blessés, selon un bilan du ministère de la Santé datant du 19 juillet. Mais selon des sources médicales, le bilan serait beaucoup plus lourd, après les combats des derniers jours. Ces affrontements, les plus violents à Tripoli depuis 2011, ont éclaté après une attaque menée par des combattants islamistes et d’ex-rebelles de la ville de Misrata (200 km à l’est de Tripoli) qui tentent de chasser de l’aéroport les ex-rebelles de Zenten, anciens compagnons d’armes. Des analystes libyens estiment que les combats font partie d’une lutte d’influence entre courants politiques, après les législatives du 25 juin, dont les résultats officiels n’ont pas encore été annoncés. Selon des élus et des observateurs, les libéraux auraient remporté plus de sièges que les islamistes, qui tentent désormais de marquer des points sur le plan militaire. L’insécurité à Tripoli a contraint les banques et les stations-services à fermer, paralysant la capitale où les coupures d’électricité deviennent de plus en plus fréquentes.

 
Publié dans Monde

C’est le quatrième incendie en l’espace d’un peu plus d’un mois qui se déclare dans un périmètre agricole dans la wilaya de Ghardaïa.

En effet, après que pas moins de 110 palmiers ont été réduits en cendres, il y a une semaine, dans une propriété agricole à M’roukate, à 30 km au sud d’El Ménéa, en direction de Timimoune, suivi par un autre incendie qui a ravagé, il y a deux semaines, 750 palmiers à Hassi Ghanem, à 60 km au nord d’El Ménéa, puis par un autre qui a consumé 114 palmiers et 12 arbres fruitiers, il y a une semaine à Metlili, dans le périmètre agricole de Sabkha, à 45 km au sud-est du chef-lieu de wilaya, Ghardaïa, un autre incendie de verger est encore signalé, cette fois dans la superbe palmeraie du ksar de Beni Izguène, dans le périmètre agricole de N’tissa. Il a fallu plus de 2 heures d’intenses efforts aux soldats du feu de l’unité de Ghardaïa, jeudi soir, pour venir à bout du feu qui menaçait des habitations d’été situées dans cette région agricole. En effet, plusieurs maisons menacées par les flammes qui s’en rapprochaient dangereusement ont été secourues par les pompiers, qui ont aussi réussi à éviter que le feu ne se propage aux centaines de palmiers et aux nombreux carrés de vergers qui constituent cette dense palmeraie qui nourrit plusieurs familles de la région. «C’est les difficultés d’accès de nos engins dans ces étroites ruelles et pistes, qui nous ont beaucoup gênés dans notre progression pour encercler rapidement le départ du feu et le maîtriser rapidement, qui ont fait que nous avons mis assez de temps pour en venir à bout», déclare un officier de la Protection civile, qui ajoute : « Notre mission première était d’abord de sauver les maisons et leurs habitants, et ensuite de contenir le feu dans un espace loin de tout danger pour enfin l’éteindre.» La canicule qui sévit ces derniers temps dans la région n’est pas étrangère à ces départs de feu, selon une source des services de la Protection civile, qui ajoute : « Notre premier souci est d’abord d’éviter des pertes humaines, ensuite de sauver le maximum de couvert végétal de cette région.»

Publié dans Région

A sa 36e tournée, le Festival international de Timgad innove et s’installe dans le nouveau théâtre de la ville antique, à Batna. Cette année, cette manifestation, qui a tant fait couler d’encre, notamment du côté des archéologues et des conservateurs indépendants, aura lieu du 2 au 9 août.

Des spécialistes du patrimoine qui se sont depuis toujours insurgés contre la tenue de ce festival sur un site qui, selon eux, aurait subi des dommages irrémédiables ! Du nouveau également du côté de la programmation. Même si l’Office national de la culture et de l’information, principal organisateur de cet événement, placé sous le patronage du président de la République, le ministère de la Culture et la wilaya de Batna, reste dans la même ligne musicale. C’est-à-dire beaucoup de raï, de l’oriental et un soupçon d’occidental ! La scène de cette nouvelle édition verra donc la participation, et pour la première fois en Algérie, de la chanteuse pour ados, très populaire, par ailleurs, Indila. D’origine algérienne, Indila a toujours refusé catégoriquement de livrer le moindre détail sur sa vie privée. Enfin, un petit coup d’œil sur Wikipédia apprend aux fans que l’interprète de Tourner dans le vide a vu le jour le 26 juin 1984 à Paris. Qu’elle est d’origine algérienne, cambodgienne et égyptienne ! Et que son véritable nom n’est autre qu’Adila Sedraia. Voilà pour « le scoop ». Sinon, Indila est une véritable révélation de la scène musicale 2014. Et que ses autres fans en Algérie attendent avec impatience de la retrouver, à Batna notamment. Pour le reste de la programmation, l’ONCI a mis le paquet comme d’habitude. Les festivaliers auront la chance d’apprécier la prestation scénique de notamment la troupe Rahaba Kenza Farah, Kayna&rimk 113, Nadia Baroud, Massinissa, Zinou, Kader Japonais… Du côté de la participation étrangère, le Festival de Timgad accueillera pendant cette édition Stati du Maroc, Lucenzo du Portugal, Farah Youssef de Syrie, Zahra Lajnef (Tunisie), Bollywood Masala Orchestra (Inde), le groupe américain Three Ladies of Blues et Mohamed Assaf pour représenter la Palestine. Autres participations attendues pendant cette manifestation très attendue par les habitants de cette région de l’Est du pays, Cheb Anouar, Lazhar Djellali, Kamel El Galmi, Djaloul Marga, Mohamed Bousmaha, Hamid Belbech, Houria Baba, Cheb Dedine, N. Houra, Yahia El Khancheli, Cheb Hassen, Rabah Asma… Et beaucoup d’autres artistes habitués de ces lieux et littéralement le seul gros événement de cette région. Il est à préciser qu’au-delà du fait que ce festival international a depuis toujours rassemblé de grosses pointures de la chanson algérienne ou d’origine algérienne, il a également offert a tous ceux qui ont pris l’habitude de ne pas le louper l’occasion de découvrir des stars reconnues dans le monde entier ! Il est aussi à noter que beaucoup d’artistes locaux qui se produisent cette année étaient là l’année dernière et les autres années, un excellent moyen pour l’office de contribuer à l’expansion des artistes algériens. Festival international de Timgad – Batna Du 2 au 9 août au nouveau théâtre de la ville antique

Publié dans Culture

Une campagne nationale de sensibilisation en direction des conducteurs de transport de voyageurs et de marchandises est organisée jusqu’à la fin du mois d’août par la Gendarmerie nationale. Sous le thème « La conduite professionnelle est avant tout une affaire de responsabilité et de conscience», cette opération touche les 48 wilayas du pays. Cette campagne «s’inscrit dans le cadre de la prévention routière, et cible exclusivement les conducteurs des transports en commun et les transports de marchandises à travers le territoire national », lit-on dans un communiqué de ce service de sécurité. Les véhicules de transport des voyageurs et des marchandises ont été impliqués en 2013 dans 7857 accidents, causant 1470 décès et 15352 blessés, avec des taux de 28,53%, 39,22% et 31,25% des taux globaux des accidents, des décès et des blessés, alors que leur nombre ne dépasse pas 10% du parc automobile en circulation, explique la même source. La sensibilisation de cette catégorie d’usagers de la route s’avère donc plus qu’indispensable. L’accident du 8 mai à Skikda, qui a coûté la vie à 3 écoliers et blessé 3 autres, a été provoqué par un transport de marchandises. Idem pour celui du 27 mai à M’sila et qui a coûté la vie à 5 personnes et blessé 2 autres. Les différentes actions de la campagne s’articulent autour du respect des règles de conduite, le respect de la distance de sécurité, notamment dans les tunnels, les virages et les itinéraires dangereux, le respect des règles de dépassement et la réduction de la vitesse durant les mauvaises conditions climatiques et visibilité réduite. Une attention particulière sera portée aux conducteurs utilisateurs de téléphone portable au volant, ainsi qu’au contrôle périodique du véhicule et de ses équipements. Un bilan de la Gendarmerie nationale fait état de 11661 accidents de la route durant le 1er semestre 2014 causant 1770 morts et 20830 blessés. Selon le même bilan, l’excès de vitesse est à l’origine de ces accidents dans 35,73% des cas et les dépassements dangereux dans 13,03% autres, alors que les facteurs comme le non-respect de la distance de sécurité, les fautes incombant aux piétons et les manœuvres dangereuses sont, entres autres, la cause de plus de 6% d’accidents.

Publié dans Grand angle

Comme à l’accoutumée, en dépit de la canicule qui sévit dans la wilaya de Guelma et des contraintes du jeûne, les familles guelmies ne renoncent pas aux sempiternels achats d’habits neufs pour leurs enfants afin de célébrer dignement la fête de l’Aïd El Fitr.

Chaque soir, des parents, accompagnés de leurs enfants, se rendent dans les magasins du prêt-à-porter. Les prix affichés donnent le tournis aux nombreux clients qui évoluent difficilement dans cette cohue compacte, car tout le monde veut être servi comme il veut. Les emplettes se déroulent essentiellement la nuit, après le f’tour, car durant la journée chaude, les maîtresses de maison se consacrent à leurs tâches ménagères et à la confection des menus. Chaque soir, les parents, accompagnés de leurs enfants, se rendent dans les magasins de vente d’effets vestimentaires disséminés dans le centre-ville et les rues commerçantes du chef-lieu de wilaya, Guelma. Une jeune maman ne cache pas sa colère : «C’est incroyable ! Une robe pour ma fillette de trois ans est proposée à 2 800 dinars, un petit jean à 1 700 dinars et une paire de chaussures à 2 500 dinars ! Comment voulez-vous qu’un simple salarié puisse vêtir de la tête aux pieds ses quatre enfants âgés de deux à treize ans ?» Les commerçants restent imperturbables et ne consentent aucune réduction à même d’atténuer les angoisses des parents saignés à blanc et qui sont contraints de serrer la ceinture et d’effectuer des prêts auprès des proches et amis pour satisfaire leur progéniture. Selon des parents que nous avons approchés, il faut débourser au minimum entre 20 000 et 25 000 DA pour habiller trois enfants, sachant que la qualité est loin d’être brillante. Cependant, les gens de condition modeste se rabattent sur les produits chinois cédés à des prix abordables et qui sont disponibles à longueur d’année. Les familles démunies se rendent dans les friperies qui ont pignon sur rue ; elles ont l’opportunité de choisir des articles potables à des prix attractifs. Elles procèdent à leur lavage systématique et repassage pour leur donner une certaine fraîcheur. C’est la seule solution pour permettre à leurs enfants de fêter dans l’allégresse l’Aïd El Fitr. De toute évidence, ces achats se poursuivront jusqu’à la veille de l’Aïd et les rues animées grouillent d’une foule hétéroclite pressée d’acquérir les habits indispensables, les chaussures, sous-vêtements, parfums, cosmétiques, etc. Les familles soumises à la flambée des prix Un petit tour au marché couvert Hacène-Harcha, en plein centre-ville, nous laisse pantois. Le kilo de viande d’agneau et de veau caracole à 1 500 DA et un poulet de moins de 2 kg est cédé à plus de 800 DA. Tout le monde se plaint de la cherté de la vie et même les plus nantis éprouvent toutes les peines du monde pour remplir le fameux couffin. Que dire de ceux qui sont au chômage ou sont de condition modeste. Les retraités regrettent le bon vieux temps et Ammi Hamid, un septuagénaire, s’exclame : « Durant les années 1970 et 1980, notre salaire nous permettait d’acheter les produits de première nécessité, des viandes rouges, du poulet de ferme, des produits laitiers, des fruits et légumes ! C’était la belle époque et l’on mangeait bien ! » Son compagnon, Ammi Ali, renchérit : « Nous étions de simples travailleurs, mais nous étions à l’abri du besoin. Nous nous permettions des vacances en bord de mer en été et même en Tunisie ! A présent, nous renonçons à ces extras et nous bouclons difficilement les fins de mois !» Les gens de condition modeste se rabattent sur les abats et les tripes dont les prix ont également augmenté. Des mères de famille rentrent du marché avec un couffin maigrement rempli, car la pomme de terre est proposée à 65 DA le kilo, l’oignon vert à 70 DA, la tomate à 80 DA, les petits pois à 160 DA, les haricots verts à 260 DA, la courgette et l’aubergine à 100 DA, la carotte, navet, salade verte à 100 DA, l’ail à 240 DA, etc. Même les sardines, poisson du pauvre, se sont mises de la partie puisqu’un kilogramme est fixé à 400 DA ! Les fruits de saison oscillent entre 180 et 280 DA le kilogramme et les bananes à 160 DA. Imaginez le calvaire d’un simple ouvrier, père de plusieurs enfants, qui doit subvenir aux besoins de sa famille avec un salaire mensuel de 24 000 DA ! Que lui reste-t-il après avoir réglé les charges de Sonelgaz, de l’ADE et de l’OPGI pour nourrir les siens, les vêtir, les soigner et assurer leur scolarité ? De toute évidence, dans tous les foyers, le coût de la vie est décrié et des familles vivent avec dignité dans le dénuement total. D’aucuns déplorent l’absence d’associations caritatives et humanitaires. Chez nous, l’entraide et la solidarité sont des valeurs en voie de disparition, alors que dans un passé récent, tout le monde mangeait à sa faim.
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