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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 28 juillet 2014

Le texte sur la publicité, attendu depuis au moins une quinzaine d’années et qui serait actuellement à un état avancé de préparation, aura, incidemment, pour effet de réduire la pollution visuelle créée par l’affichage anarchique que l’on constate dans les villes et qui s’ajoute aux causes du malaise urbain provoqué par d’autres sources de pollution (déchets, bruit, gaz d’échappement).

Tout le monde peut constater que des placettes, des côtés latéraux d’immeubles, des toits et même des carrefours sont vendus à des annonceurs via les agences publicitaires, profitant de l’inexistence d’une loi sur la publicité. Pour le moment, la seule contrainte vient de la loi sur l’environnement, dont une disposition interdit la pose de panneaux publicitaires à certains endroits. Mais on a rarement vu les autorités intervenir pour enlever des panneaux placés dans des endroits inappropriés. Toutefois, la pollution visuelle ne se limite pas à l’affichage et aux enseignes mal placées, elle accompagne en fait d’autres formes de pollution plus perceptibles, parce que plus nuisibles, et il faut espérer qu’elle disparaîtra avec elles. Ainsi, le choix fait par quelques communes, et qui pourrait être assez rapidement généralisé, de se doter de conteneurs enfouis pour la collecte de déchets ménagers permet d’éviter, en même temps, aux habitants des lieux concernés et aux gens de passage le spectacle d’ordures ménagères jetées pêle-mêle ou débordant des conteneurs, accompagné des odeurs nauséabondes qui s’en dégagent. Le pire exemple en la matière peut être observé au marché Réda-Houhou, en plein centre de la capitale, avec sa benne à ordures posée à l’entrée qui agresse violemment les yeux et les narines. Personne parmi les responsables locaux ou centraux, des collectivités locales ou des services de l’environnement, ne paraît s’en soucier, alors que le problème est aggravé ici par les risques sur la santé. Il arrive également que les ordures soient déposées, voire étalées, le long des murs de bâtiments administratifs ou à caractère touristique et souvent, aussi, près des établissements scolaires, en quantités telles qu’elles encombrent le passage à longueur d’année, et, en plus, défigurent les lieux en les transformant en affreux paysages. La sous-estimation, chez nous, de la pollution visuelle, alors qu’ailleurs elle est prise en compte sérieusement, conduit à un gâchis lamentable. On peut voir comment la pose de préfabriqués, l’installation de cabines téléphoniques et autres kiosques commerciaux, sans réelle étude pour prévenir leur impact sur les sites, contribuent à enlaidir les espaces publics en ville. Dans la lutte contre la pollution visuelle, un bon signe est donné par l’administration des postes qui a décidé d’enlever l’écran numérique qui était posé sur la Grande-Poste, à Alger. L’écran gâchait entièrement les éléments d’architecture, en cachant le dôme plafond placé entre les deux faux minarets. La nuisance créée par cet écran était aggravée par la pollution lumineuse qui s’en dégageait. C’est à croire que ce bâtiment historique, attraction touristique de premier plan pour ceux qui passent par Alger, n’est pas suffisamment agressé par la pollution atmosphérique sans doute forte à cause de la circulation automobile très dense à ce carrefour ainsi que l’humidité due à l’air marin, comme l’ont fait remarquer les spécialistes qui ont écrit sur la Grande-Poste. Les particularités de ce monument devraient inciter les autorités à lui créer les conditions pour qu’il soit visible de loin et qu’aucun élément posé sur la voie publique ne vienne gêner cette visibilité.

Publié dans Environnement

La décennie qui a précédé la crise financière de 2008 a été marquée par d’énormes déséquilibres commerciaux mondiaux, pendant laquelle les États-Unis ont contracté de gros déficits bilatéraux, en particulier avec la Chine. Depuis que la crise a atteint son nadir, ces déséquilibres ont été en partie inversés, avec le déficit commercial des États-Unis (en pourcentage du PIB) en baisse par rapport à son maximum de 5,5% en 2006 à 3,4% en 2012, et l’excédent de la Chine en baisse de 7,7% à 2,8% sur la même période. Mais est-ce un ajustement temporaire, ou bien un rééquilibrage à long terme est-il à notre portée ?

Par Federico Díez et Gita Gopinath Beaucoup ont cité comme preuve d’un rééquilibrage plus durable la « relocalisation « de l’industrie américaine, auparavant délocalisée vers les marchés émergents. Apple, par exemple, a ouvert de nouvelles usines au Texas et en Arizona et General Electric prévoit de transférer la production de ses machines à laver et réfrigérateurs au Kentucky. Plusieurs indicateurs suggèrent qu’après des décennies de déclin séculaire, la compétitivité de l’industrie américaine est bien en hausse. Alors que les coûts de main-d’œuvre ont augmenté dans les pays en développement, ils sont restés relativement stables aux États-Unis. En fait, le taux de change effectif réel (TCER), indexé par unité de main-d’œuvre aux États-Unis, s’est déprécié de 30% depuis 2001 et de 17% depuis 2005, ce qui suggère une érosion rapide de l’avantage à faible coût des marchés émergents et donne un coup de fouet à la compétitivité des États-Unis. En outre, la révolution du gaz de schiste aux États-Unis qui a démarré en 2007-2008 promet de réduire considérablement les coûts d’énergie. Et la part des exportations industrielles mondiales des États-Unis, qui a baissé de 4,5% de 2000 à 2008 s’est stabilisée, et a même augmenté de 0,35% en 2012. Cependant, en y regardant de plus près, les chiffres de 1999-2012 présentent peu de preuves d’une relocalisation importante de l’industrie des États-Unis. Tout d’abord, la part de la demande intérieure des États-Unis en produits industriels satisfaite par les importations n’a montré aucun signe d’inversion. En fait, c’est la délocalisation de l’industrie qui a augmenté de 9%. Cette tendance se maintient, même pour les secteurs dominés par les importations en provenance de Chine, où les coûts de main-d’œuvre sont en hausse. En effet, pour les secteurs dans lesquels les importations chinoises représentent au moins 40% de la demande en 2011, la part des importations a augmenté à un rythme plus rapide que le rythme global de l’industrie. En outre, si les coûts de main-d’œuvre relatifs sont un moteur important des termes de l’échange des États-Unis (le prix relatif des exportations en termes d’importations), plusieurs secteurs de main-d’œuvre devraient avoir connu une baisse plus importante. Mais les chiffres ne confirment pas franchement cette hypothèse. La seule preuve solide d’un accroissement de la compétitivité des États-Unis provient de la forte augmentation de la production de gaz de schiste. Les secteurs ayant de forts besoins énergétiques, comme l’industrie des produits chimiques, ont connu une augmentation beaucoup plus faible de leurs importations que les industries moins énergivores, comme les ordinateurs et les produits électroniques. Ceci suggère que les secteurs à forte intensité énergétique sont plus susceptibles d’être relocalisés. Plus généralement, les chiffres sur la production nationale des États-Unis semblent être en contradiction avec le comportement du TCER et l’apparente augmentation significative de sa compétitivité. Dans une large mesure, cet écart reflète un taux de change bas et retardé qui bénéficie aux prix à d’importation des États-Unis, liés à l’avantage unique des États-Unis d’avoir plus de 90% de ses marchandises importées dans sa propre monnaie, avec des prix en dollars restant inchangés sur des périodes pouvant aller jusqu’à dix mois. Même en cas de conditions sur les prix en cours de renégociation, le pass-through est assez faible avec une dépréciation de 10% du dollar, représentant une augmentation cumulative de 3% des prix à l’importation après deux ans. Le décalage entre les termes de l’échange des États-Unis et le TCER beaucoup plus volatil est également compatible avec des taux de change bas et un pass-through différé. Une chose est claire : les revendications selon lesquelles l’industrie serait de retour aux États-Unis ne tiennent tout simplement pas debout. Bien sûr, étant donné que l’augmentation des coûts de main-d’œuvre des économies émergentes et la baisse des prix de l’énergie américaine sont des développements récents, la part des importations pourraient commencer à diminuer dans quelques années. Mais comme ce résultat est loin d’être certain, les États-Unis ne peuvent pas compter sur une augmentation rapide de la compétitivité de l’industrie pour renforcer la reprise économique. * Federico Díez est économiste à la Federal Reserve Bank de Boston. Gita Gopinath est professeur de sciences économiques à l’Université de Harvard.

Publié dans Grand angle

Les routes, destinées à faciliter la circulation et la communication, se transforment, malheureusement, en des lieux permanents de morts, de drames et de peines. Déjà, pour ces 28 jours de ramadan, un décompte macabre fait état de 248 décès, dont 20 enfants et 21 femmes, et plus de 600 blessés, selon la Protection civile.

Le code de la route reste théorique en Algérie vu que le nombre d’accidents liés à des imprudences au volant a atteint des sommets impossibles. Le dernier bilan livré par la direction générale de la Protection civile pour les 28 jours de ramadan fait état de centaines d’accidents qui ont causé la mort de 248 personnes et des blessures à 645 autres. Le bilan donné par les soldats du feu note que parmi ces 248 victimes de cette hécatombe, figurent 20 enfants et 21 femmes. Le « terrorisme routier » en Algérie continue de sévir bien que le bilan du ramadan 2014 soit bien loin de celui de l’année dernière, où les services sécuritaires ont enregistré plus de 10 000 accidents ayant causé la mort de 500 personnes. Durant ce mois sacré, c’est une moyenne de 12 morts par jour. Déjà, pour la journée du samedi, la Gendarmerie nationale a recensé 41 accidents de la circulation, engendrant 14 morts et 67 blessés. L’accident le plus grave a été enregistré à 19h sur la RN16, reliant El Oued à Tébessa, occasionnant trois morts et deux blessés. Au regard des chiffres alarmants publiés, l’Algérie semble confrontée à une guerre ouverte sur les autoroutes et les routes nationales, et en dehors de celles-ci. Une guerre qui coûte au pays des milliers de dollars sur les plans humain et matériel.

L’erreur est humaine… mais mortelle ! Les accidents et la gravité de leurs conséquences s’expliquent par une combinaison de facteurs liés au conducteur, au véhicule, à la route et aux conditions de circulation. Cependant, les facteurs humains, en particulier, apparaissent dans plus de 90% des accidents corporels. Le comportement humain demeure le facteur causal prépondérant à l’origine de ces accidents, avec 90% du nombre total des accidentés. L’indiscipline du conducteur et son manque de civisme s’avèrent les causes prépondérantes dans les accidents de la circulation routière. Et l’analyse des statistiques de la Protection civile et de la Gendarmerie nationale atteste clairement que l’excès de vitesse demeure la cause principale. Dans ce sens, plus 80% des accidents survenus pendant le mois de ramadan sont des collisions et des renversements. Il ne faut pas négliger ce facteur important, car il y a des véhicules d’origine non identifiée qui circulent sur nos routes et sont impliqués dans la majorité des accidents.

Véhicule non identifié (VNI) Ces véhicules sont importés d’un peu partout sans aucune idée sur l’origine de leur montage. Pis encore, ces véhicules, qui se chiffrent en milliers sur nos routes, présentent des défaillances techniques qui mettent tout un chacun en danger de mort. Pourtant, un dispositif règlementaire permettant le suivi et la traçabilité des véhicules soumis à contre-visite ou en sursis, à la suite du contrôle technique obligatoire, est en cours d’élaboration au ministère des Transports. Mais pour le moment, rien ne pointe à l’horizon. Désormais, un constat de plus en plus effrayant : il ne se passe pas un jour sans que des morts ou des blessés ne viennent alourdir un bilan déjà assez pesant. Un total de 11 661 accidents de la circulation a été enregistré en Algérie durant le premier semestre de l’année en cours, qui a coûté la vie à près de 1 770 personnes et 20 830 autres blessées. Alors qu’il est aisé, selon les spécialistes, de mettre de l’ordre dans ce secteur de l’importation de véhicules qui brasse des milliards de dinars et endeuille des milliers de familles.

Publié dans Der

Ce n’est ni plus ni moins qu’un Etat libyen effondré qu’Allemands, Américains et Anglais, encore présents sur place en tant que diplomates ou employés dans des représentations consulaires étaient en train de fuir depuis hier. Le ministère allemand des Affaires étrangères, dans un message d’urgence, enjoint tous ses ressortissants à quitter la Libye.

« La situation est extrêmement imprévisible et incertaine […] et les ressortissants allemands encourent un danger accru d’enlèvements et d’attentats », a-t-il écrit hier. Les Etats-Unis aussi ont décidé avant-hier d’évacuer tout leur personnel diplomatique de Libye, où « la situation a atteint un stade critique ». Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a précisé que les Etats-Unis avaient « suspendu » leurs opérations diplomatiques en Libye en raison d’un « risque réel ». Pour sa part, le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, a expliqué que le personnel de l’ambassade avait été conduit en Tunisie au cours d’une opération surveillée depuis les airs. C’est pour les mêmes raisons que le Royaume-Uni a appelé ses ressortissants à quitter la Libye, théâtre de violences meurtrières et déconseille tout voyage en Libye. Une véritable « débandade » sécuritaire telle que le ballet du « sauve-qui-peut » s’est même étendu à d’autres pays qui entretenaient encore une présence diplomatique sur le sol libyen jusqu’à hier. La Turquie pourrait fermer son ambassade à Tripoli, selon ce qu’a affirmé le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu. « Nous pourrons prendre une telle décision », a déclaré M. Davutoglu dans un entretien à une chaîne de télévision privée, ajoutant que les efforts pour évacuer les ressortissants turcs en Libye étaient en cours. « Malheureusement, les affrontements à Tripoli se sont intensifiés, s’étendant au centre-ville et à proximité de notre ambassade », a-t-il précisé, ajoutant que la Turquie avait déjà suspendu le travail à son consulat de Benghazi du fait des mauvaises conditions de sécurité. Selon des sources locales, le poste frontalier tuniso-libyen de Ras Jédir a connu mercredi dernier le retour de délégations turques, bon nombre du personnel de certaines sociétés pétrolières, outre des diplomates de multiples nationalités, dont des Suédois, des Libyens et des Tunisiens. D’ailleurs, la Tunisie, de même que d’autres villes d’Afrique du Nord, accueillent certains diplomates, particulièrement américains, qui continuent à travailler sur les dossiers concernant la Libye à partir de ces pays.

Un gouvernement inaudible Au moins 38 personnes, des soldats pour la plupart, ont été tuées ces dernières 24 heures dans des combats entre armée et groupes islamistes à Benghazi dans l’Est de la Libye, selon des sources médicale et militaire. Des groupes islamistes ont lancé samedi une offensive contre le quartier général de l’unité des Forces spéciales de l’armée près du centre de la ville, et des combats avec les soldats s’en sont suivis. Au milieu de ce « brasier », impuissant et incapable de s’imposer, le gouvernement libyen a appelé de nouveau vendredi à l’arrêt des combats à Tripoli, mettant en garde contre « l’effondrement de l’Etat », notamment après que le Premier ministre Abdallah al-Theni eut été empêché jeudi par une milice de prendre l’avion à l’aéroport militaire de Miitiga, à côté de Tripoli. Les autorités libyennes n’arrivent pas à contrôler les dizaines de milices qui font la loi dans le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Ceci, au moment où les envoyés spéciaux en Libye de la Ligue arabe, de l’Union européenne, des Etats-Unis et de plusieurs pays européens ont appelé samedi dans un communiqué au cessez-le-feu dans le pays. « La situation en Libye atteint un stade critique. Nous sommes très inquiets des violences qui ont lieu dans le pays et des conséquences sur le plan humanitaire », affirment les nombreux envoyés spéciaux qui se sont réunis discrètement jeudi à Bruxelles.

Publié dans théma archives

Le crash du vol d’Air Algérie AH 5017 est d’abord une affaire algérienne. Pourtant, le gouvernement français et le président François Hollande agissent comme si l’avion était français. Même si une majorité des victimes est française, cela ne doit nullement expliquer la liberté d’action et de ton dont fait preuve le chef d’Etat français, pour qui ce tragique accident aérien constitue une occasion idéale pour redorer son image auprès d’une opinion française de plus en plus mécontente.

Elle tend aussi à masquer le parti pris flagrant de l’Etat français dans le dossier palestinien en empêchant des manifestants de marcher pour Gaza. Ainsi, François Hollande a poussé l’outrecuidance jusqu’à décider unilatéralement et sans concertation avec les pays des autres victimes, dont l’Algérie, de rapatrier les corps des victimes décédées lors du crash de l’avion affrété par Air Algérie. La réaction algérienne ne s’est pas fait attendre. Trouvant le « vœu » du chef d’Etat français un peu trop osé, le gouvernement algérien a demandé, avant-hier samedi, au gouvernement français des précisions sur les propos attribués, par les médias français, au président français, François Hollande, sur le rapatriement vers la France des corps de tous les passagers du vol d’Air Algérie AH 5017 reliant Ouagadougou-Alger. Interrogé par l’APS, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali-Cherif, a indiqué que le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra « est en contact » avec son homologue français, Laurent Fabius, pour « déterminer avec précision la position qui a été effectivement avancée » au sujet des propos « attribués » au président français. Même si elle aurait dû être plus énergique, la réaction algérienne a le mérite de remettre les pendules françaises à l’heure algérienne ! A l’issue d’une rencontre, samedi, avec des proches des victimes françaises reçues au Quai d’Orsay (siège du ministère français des AE), le président français a indiqué qu’il voulait que tous les corps des passagers de l’avion d’Air Algérie qui s’est écrasé dans le nord du Mali soient rapatriés en France, et que le lieu de la catastrophe ayant fait 118 morts cette semaine soit marqué par un monument commémoratif en hommage aux victimes.

« L’Algérie ne lésinera sur aucun moyen » A la tête d’une délégation officielle à Bamako (Mali) et à Ouagadougou (Burkina Faso) pour être au plus près de l’évènement, le ministre des Transports, Amar Ghoul, a indiqué samedi à Bamako que l’Algérie ne « lésinera sur aucun moyen » technique, humain et matériel pour consolider l’action devant mener à la « bonne » gestion du crash de l’avion de la compagnie espagnole Swiftair affrété par Air Algérie et qui assurait la liaison Ouagadougou-Alger. Le ministre algérien est accompagné d’une équipe multidisciplinaire, notamment des représentants de l’Armée nationale populaire, de la police scientifique, du P-DG d’Air Algérie et du directeur général de la navigation aérienne. Alors que les autorités françaises tentent de « phagocyter » en amont comme en aval l’opération de recherche de l’épave et de récupération des boites noires, l’officiel algérien a indiqué que la gestion de ce dossier devrait être menée dans « la sérénité, l’entraide et la coordination », ainsi que la fédération des moyens et matériels entre les différents partenaires. L’appareil, qui volait à plus de 9000 m d’altitude, s’est écrasé dans une région située à quelque 800 km de l’aéroport de Bamako, avait indiqué le ministre des Transports algérien. Ayant laissé faire les autorités françaises, le Mali, lieu du crash, tente lui aussi de rebondir. Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, affirme que son pays est « concerné autant » que l’Algérie par le crash de l’avion de la compagnie espagnole Swiftair affrété par Air Algérie. « Nous sommes concernés autant que vous par le crash de l’avion affrété par Air Algérie, compagnie dont nous connaissons la compétence et la rigueur», a déclaré M. Keita, au terme de l’audience qu’il a accordée au ministre des Transports, Amar Ghoul, envoyé spécial du président de la République, Abdelaziz Bouteflika auprès des autorités du Mali et du Burkina Faso suite à ce crash.

Les débris éparpillés sur 500 mètres Sur le terrain, les experts enquêtant sur le crash poursuivaient, hier dimanche, leur travail dans une zone d’accès difficile où l’appareil s’est désintégré en s’écrasant, laissant aux familles des 118 morts peu d’espoir de récupérer le corps des leurs. La seconde boîte noire de l’avion, retrouvée samedi par des experts de la  mission de l’ONU au Mali (Minusma) sur le site de la catastrophe dans la zone  de Gossi, est arrivée le même jour à Gao, la plus grande ville du nord du pays,  a indiqué hier à l’AFP la porte-parole de la Minusma, Radia Achouri. La première des deux boîtes - qui enregistrent les paramètres de vol et les  conversations dans la cabine de pilotage - avait été récupérée vendredi parmi  les débris de l’appareil. « Les débris étaient éparpillés sur une distance de 500 m. L’étalement des débris est dû au fait que l’avion s’est écrasé d’abord sur le sol et a dû rebondir pour aller un peu plus loin », selon le général Gilbert Diendjéré, chef d’état-major particulier du président du Burkina Faso et président de la cellule de crise burkinabè, qui s’est rendu vendredi sur le lieu du crash du vol Air Algérie. « Il y a bel et bien un impact au sol, il y a même un cratère, qui est bien visible, et qui montre que l’avion a effectivement touché le sol avant de se désintégrer », précise le général Diendjéré. Déroutés par l’étendue des dégâts, des experts en sécurité aérienne n’ont pas exclu que l’avion affrété par Air Algérie se soit écrasé à la verticale.

Publié dans Actualite archives

Le ministère de la Défense tunisien a confirmé la mort de deux soldats de l’armée tunisienne, samedi, dans un échange de tirs avec un groupe terroriste près de la frontière algérienne. Une bavure qui intervient une semaine seulement après le meurtre de quinze autres militaires dans le mont Chaâmbi et pratiquement un an jour pour jour après le meurtre de l’opposant de Mohamed Brahmi. La Tunisie est de nouveau en deuil. Samedi dernier, deux soldats de l’armée tunisienne ont trouvé la mort et deux autres ont été blessés dans des échanges de tirs avec un «groupe terroriste», selon le ministère tunisien de la Défense. L’accrochage a eu lieu dans la localité de Ghar el-Tine, située à 4 kilomètres de la frontière algérienne. Le porte-parole du ministère de la Défense, Lamjed Hammami a ainsi déclaré : «Il y a eu un échange de tirs entre un groupe terroriste et une patrouille militaire à Ghar el-Tine, à 4 km de la frontière tuniso-algérienne près de Sakiet Sidi Youssef. Deux de nos soldats sont tombés en martyrs et quatre ont été blessés.» Et d’ajouter : «L’opération est toujours en cours.» Ces nouvelles luttes contre les groupes djihadistes s’intensifient, puisque dix jours auparavant le pays perdait déjà quinze de ses soldats alors que ces derniers menaient une opération antiterroriste dans le mont Châambi, massif montagneux où prolifèrent les terroristes islamistes en raison des reliefs escarpés rendant difficile le ratissage de ces montagnes elles aussi situées à la frontière avec l’Algérie. La Tunisie fait ainsi le dur apprentissage de la lutte contre le terrorisme à ses dépens. Les autorités tunisiennes ont conscience qu’il s’agira d’une longue lutte comme l’a déclaré le président de l’Assemblé constituante, Mustapha Ben Jaafar lors de la 57e assemblée plénière de celle-ci : «La bataille contre le terrorisme en est à ses débuts et il faut que nous nous y préparions par davantage d'union nationale. Le chemin sera peut-être long. Mais nous vaincrons le terrorisme.» Coopération Pour ce faire, les autorités tunisiennes pourraient bien profiter de l’expérience de l’Algérie en la matière. D’ailleurs, les échanges entre les deux services de sécurité nationaux se sont multipliés ces derniers mois à la faveur d’un accord stratégique d’entente militaire. Il est d’ailleurs de l’intérêt du gouvernement algérien de se prémunir contre une éventuelle contagion de la menace terroriste dans les régions algériennes proches de la frontière. C’est d’ailleurs pour cette raison que Mehdi Jomaâ, chef du gouvernement tunisien a rencontré son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, à Tébessa la semaine dernière pour faire le point sur une coopération sécuritaire avec les autorités algériennes, l’une des plus fructueuses à l’échelle régionale en dépit de la dégradation apparente de la situation sécuritaire tunisienne. Ce drame arrive un an jour pour jour après l’assassinat de l’opposant laïc de gauche, Mohamed Brahmi, un meurtre que les autorités avaient à l’époque imputé au djihadisme. La société tunisienne s’est mobilisée pout commémorer la mémoire de cet homme politique, mais aussi pour protester contre la menace terroriste que le pouvoir tunisien n’arrive pas à endiguer malgré ses efforts. Pour la veuve de Brahmi, c’est le parti islamiste Ennahada qui est en cause. Elle accuse ce parti islamiste élu en 2011 et grand artisan de la crise politique qu’a traversée le pays pendant trois ans de «laisser-faire, le trafic, la circulation des armes, tout.» Et de poursuivre : «C'est eux qui ont rendu possible le terrorisme chez nous.» Toujours est-il qu’apprendre à contrecarrer le terrorisme prend du temps et personne ne peut mieux enseigner cette leçon aux forces de l’ordre tunisiennes que l’Algérie.

Publié dans Monde

Touchant presque à sa fin, avec la tenue de cinq des six rencontres prévues, l’initiative du ministère de la Culture de donner un large espace de participation à des artistes et professionnels des différents secteurs de la culture en vue de l’organisation des débats des prochaines « conférences nationales », programmées pour le rentrée prochaine, avec l’objectif, a expliqué la ministre de la Culture, Mme Nadia Labidi, « d’élaborer une politique culturelle basée sur l’implication directe des concernés », a jusque-là fait ressortir une série de préoccupations et sujets clefs, à l’image des questions liées aux espaces dédiés aux arts et au livre, à la création cinématographique ou encore à la perception de la société du travail artistique.

Marqué par une large participation, notamment de l’écrivain Amin Zaoui, du dramaturge Slimane Benaïssa, du spécialiste de la musique andalouse Nour-Eddine Saoudi, ou encore de l’éditeur Brahim Tazaghart, la résolution ou du moins le traitement politique de ces questions, durant les prochaines « conférences nationales », serait à même, expliquent les participants, de relancer et promouvoir les différents secteurs culturels. Cependant, tenue dans un cadre informel, en ouvrant le débat sur les thématiques culturelles, les arts visuels, le cinéma, le livre et l’édition, les arts du spectacle ou la musique, avant le tenue « après l’Aïd El Fitr » d’une rencontre consacrée au rôle du Conseil national des arts et des lettres (Cnal), le point central des discussions a été dès la première rencontre la problématique de l’enseignement et des arts et de la diffusion au public des créations culturelles. Figurant à ce titre, avec les arts du spectacle, parmi les secteurs les plus marginalisés, la rencontre organisée le 14 juillet dernier à la Bibliothèque nationale et consacrée aux « arts plastiques », arts souffrant, entre autres, de manque d’espace d’exposition, conséquence de l’absence d’un marché organisé de l’art, les participants avaient, en effet, noté, notamment par la voix du plasticien Karim Sergoua ou de l’enseignant des beaux arts Mourad Bouzar, la nécessité de revisiter les programmes dispensés dans les écoles d’art, mais aussi la formation de critique d’art, la formation de journaliste spécialisé dans le domaine ou encore l’éventualité de créer un « baccalauréat artistique » délivré par les écoles régionales d’art et donnant accès à l’Ecole supérieure des beaux arts. Tout aussi concerné par la question de la formation aux arts, les professionnels du 7e art, mais aussi de la musique, ont soulevé le problème de la qualité et la codification de son enseignement, en appelant à la création d’écoles spécialisées dédiées au cinéma, mais aussi à une plus large diffusion des arts, notamment en « généralisant l’enseignement musical à l’école, avec un fort coefficient et dans toutes les communes (du pays) », a préconisé jeudi dernier l’ancien vice-ministre de la Formation professionnelle, Amar Azzouz, connu également comme auteur compositeur de la chanson kabyle. Moyens à même de redonner à l’art et à la culture leurs places dans la société, en évoquant notamment lors de la rencontre dédiée au « Conseil national du livre » la problématique de la disponibilité des livres en langue amazighe ou d’encourager l’accès des artistes aux dispositifs d’accompagnement et de création d’entreprises par la création prochaine d’une Agence nationale pour l’emploi des jeunes dédiée à la culture. Il est à rappeler que la tenue des prochaines « conférences nationales » sur la culture constituera une première. Les premiers préparatifs d’organisation devraient, par ailleurs, débuter dès le 15 août prochain.

Publié dans Culture

La FAA a bouclé sa liste des athlètes retenus pour ces championnats africains le 23 juillet dernier, confirmant qu’aucun changement ne sera apporté, même si on parle du forfait de Makhloufi et Souad Aït Salem, qui ne seront pas remplacés.

Vingt-huit athlètes, dont cinq dames et un junior, représenteront l’Algérie aux prochains championnats d’Afrique d’athlétisme, du 10 au 14 août à Marrakech (Maroc), a annoncé la Fédération algérienne d’athlétisme (FAA). «La liste a été bouclée le 23 juillet dernier», a-t-elle précisé, confirmant que pendant les deux semaines d’avant-compétition, aucun autre athlète ne viendra s’ajouter aux 28 éléments ayant déjà réussi les minima. Quelques semaines avant le mois de Ramadan, le nombre d’athlètes algériens qualifiés n’était que de 20, mais grâce aux compétitions qui ont été organisées dernièrement, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, sept athlètes supplémentaires ont pu réussir les minima. Le groupe de 27 a été complété par le jeune Mahmoud Hammoudi, un junior qui participe actuellement aux championnats du monde de sa catégorie, à Eugene (USA), et qui selon la FAA «sera engagé dans l’épreuve du relais 4x100 m à Marrakech». Mais selon certaines indiscrétions, la délégation algérienne pourrait se présenter au Maroc avec un nombre inférieur aux 28 athlètes prévus, car certains d’entre eux pourraient déclarer forfait. Allusion faite au demi-fond Taoufik Makhloufi et à la marathonienne Souad Aït Salem qui, selon certains de leurs proches, ont laissé entendre qu’ils pourraient faire l’impasse sur les prochains championnats d’Afrique. Chez les dames, l’Algérie sera représentée par Zouina Bouzebra (marteau), Amina Bettiche (3000 m), Roumaïssa Bellabiod (longueur), Yasmina Omrani (heptathlon) et Souad Aït Salem sur 5 000 et 10 000 m. Chez les messieurs, l’Algérie sera représentée par Hichem Cherabi (perche), Hichem Krim (hauteur), Nabil Bensikhaled (perche), Lyès Mokeddel (110 m haies), Abdelmalik Lahlou (400 m haies), Skender Athmani (100 m), Othmane Hadj Lazib (110 m haies), Saber Boukemouche (400 m haies), Hichem Medjeber (20 km marche), Mohamed Ameur (20 km marche), Ferhat Belaïd (20 km marche), Louahab Kafia (triple saut) et Issam Nima (triple saut). Seront également engagés dans ces championnats d’Afrique : Yacine Hethat (1 500 m), Miloud Laredj (4x400 m), Sofiane Bouhedda (4x400 m), Fethi Benchaâ (4x400 m), Youcef Tahinket (4x400 m), Larbi Bouraâda (décathlon), Mahmoud Hammoudi (4x100 m), El Hadi Bouchakour (4x100 m), Ali Bouguesba (4x100 m) et Taoufik Makhloufi (800 et 1 500 m).

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Comme à chaque fête religieuse, le pain risque de se faire rare durant les deux jours de l’Aïd. C’est en tout cas ce qu’appréhendent les Oranais, qui misent sur le pain oriental et autre «matloue» pour parer à ce déficit. Du côté de la direction du commerce, on a établi une liste de 400 boulangers qui assureront la permanence la veille de l’Aïd, une initiative qui s’avère inutile, puisque rares sont les boulangers qui répondent présents à cette instruction. Il en est de même pour le lait en sachet qui se fait déjà rare. La pénurie que craignent les Oranais serait inévitable. « Je n’attends pas que ces boulangers et les autres commerçants répondent présents pour assurer la permanence, je dois prendre mes précautions en mettant de côté de la nourriture pour ces deux jours de l’Aïd, car ce n’est pas seulement le pain et le lait, ce sont tous les aliments qui vont se faire rares », nous dira une mère de famille. Sur le papier, en plus des boulangeries, la direction du commerce a annoncé que 32 stations-services et trois unités de produits laitiers ouvriront leurs portes durant cette fête religieuse. Les commerçants appelés à assurer la permanence cette année, et ce, conformément à la circulaire ministérielle n°383 du 20 octobre 2013, seront sévèrement sanctionnés en cas de fermeture. Les listes des commerces désignés, arrêtées 10 jours avant l’Aïd, sont aussitôt transmises aux services municipaux aux fins d’en informer et mobiliser les boulangers concernés. Cette tâche a été parachevée et remise aux concernés dans le but de sensibiliser les commerçants, tout en les incitant à prendre à l’avance les mesures qui s’imposent. En attendant, les ménages se disent habitués à cette attitude des commerçants, eux qui n’ont d’autre choix que de recourir au fameux stockage, pour éviter toute mauvaise surprise. Quant aux automobilistes, la réserve de carburant serait l’alternative. 240 commerçants devront assurer une permanence Une permanence sera assurée les deux jours de l’Aïd El Fitr par 240 commerçants de la wilaya d’Oran pour fournir les habitants en produits de première nécessité, a-t-on appris, samedi, du coordinateur de wilaya de l’Union des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Un programme de permanences a été établi en prévision de cette fête religieuse. Il concerne 115 boulangeries, 104 commerces d’alimentation générale et 19 autres activités, comme les stations-services et les laiteries, a indiqué Abed Mouad.  Il a également assuré que le transport sera disponible durant ces deux jours, puisque les opérateurs, publics et privés, assurent normalement le service tout au long de l’année. Le même responsable a appelé les commerçants concernés par la permanence à assurer la disponibilité des produits dont auront besoin les citoyens et à remplir dans les meilleures conditions possibles leur mission.

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Des djihadistes ont pris hier une position de l'armée syrienne dans le nord-est du pays, un jour après s'être emparé d'une importante base militaire dans le cadre de leur récente offensive contre les positions régime, selon une ONG. "Les jihadistes de l'Etat islamique (EI) ont pris le contrôle du Régiment 121 de l'armée", au sud de Hassaka (600 km au nord-est de Damas) après trois jours de combats, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'EI avait déjà pris samedi le contrôle de la Division-17 dans la province de Raqa (nord), tuant au moins 85 soldats en 48 heures de combats, selon l'OSDH. Apparu dans le conflit syrien au printemps 2013, l'Etat islamique a intensifié ces deux dernières semaines ses actions contre les positions de l'armée. Djihadistes et militaires s'évitaient jusqu'à présent. Les jihadistes sont en revanche engagés depuis janvier dans une guerre ouverte contre les rebelles, qui après les avoir accueillis favorablement se sont retournés contre eux, les accusant d'exactions et de volonté hégémonique. Hier, l'EI a ainsi tué 15 rebelles dans une embuscade dans la province d'Alep, où les jihadistes cherchent à avancer, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "L'EI est très ambitieux, il veut s'emparer à la fois de l'aéroport de Kwayris tenu par le régime (dans la province) et par la suite de la ville d'Alep" dont certaines parties sont tenues par les rebelles et d'autres par le régime, explique M. Abdel Rahmane. "L'EI n'a rien à voir avec la lutte contre le régime de Bachar al-Assad, il veut juste prendre le contrôle" de territoires, comme cela est déjà le cas dans l'Irak voisin depuis le début d'une offensive lancée le 9 juin. Selon les rebelles, les armes saisies par les jihadistes, lors de la débandade de l'armée irakienne aux premiers jours de leur offensive, ont favorisé leur retour en force dans certaines zones syriennes. Sur un autre front du très complexe conflit syrien, les rebelles ont pris dans la nuit de samedi à dimanche les villages de Khattab et Rahbeh, dans la province de Hama, s'emparant de deux dépôts d'armes de l'armée, a annoncé le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

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