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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 17 octobre 2015

Passant d’un discours où la pédagogie politique le dispute à la harangue, le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, a appelé ses militants à la discipline. Il a fustigé ces élus qui, mécontents, optent pour des candidats d’autres partis. Cela s’est passé hier à Annaba, où il présidait une rencontre des élus de son parti au niveau de l’est et le sud-est regroupant 17 wilayas.

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Les partis politiques qui rencontrent des problèmes d’agrément et qui ne sont pas encore reconnus par le ministère de l’Intérieur pour diverses raisons ont tenu jeudi dans l’après-midi une réunion au bureau d’Ali Benouari, au Télemly, Alger. Ils prétendent réunir toutes les conditions exigées par la loi, mais l’administration leur refuse toujours l’agrément ou leur interdit de tenir leur congrès constitutif.

Rencontré après la réunion, Ali Benouari nous a informés que dix partis politiques parmi ceux qui rencontrent des blocages dans la remise des agréments au niveau du ministère de l’Intérieur ont participé au conclave du Télemly. Selon lui, parmi les partis non agréés qui ont participé à la réunion, le sien (Nidaâ El Watan), l’UDS de Karim Tabbou, le Front national pour l’authenticité et le renouveau (FNAR) de Sadek Temmache, le Parti de l’Algérie pour la justice et la construction (PAJC) d’Abderrahmane Henanou, et Ansar El Djazaïr de Saïd Morsi. Ali Benouari, premier responsable de Nidaâ El Watan, un parti nouvellement créé et qui n’arrive pas à décrocher un rendez-vous auprès du ministère de l’Intérieur pour déposer sa demande de tenir son congrès constitutif, nous a également informés qu’il s’agit de la cinquième réunion, qui a commencé avec quatre partis seulement, avant de s’étendre à d’autres. Il a insisté sur le fait qu’ils élargiront encore plus ce nouveau regroupement de partis non agréés ou en phase de constitution et qui rencontrent des entraves de la part du pouvoir. « Pour nous, le but n’est pas uniquement d’avoir une autorisation pour activer, mais c’est pour l’avènement de la démocratie. Il ne pourra pas y avoir de démocratie sans les partis politiques et des élections libres », a-t-il souligné. Les résolutions prises lors de cette réunion, a-t-il ajouté, sont au nombre de cinq. La première est de constituer un collectif de 50 avocats pour défendre leur cause, dont des avocats des droits de l’Homme. Le nombre de 50 retenu est symbolique. Pour eux, c’est pour rappeler les 50 avocats qui se sont constitués pour défendre les cadres du FLN lors de la guerre de Libération nationale. « L’objectif n’est pas uniquement juridique, mais également politique », a-t-il tonné, en expliquant qu’un livre blanc sera édité pour démontrer les entraves de l’administration qui ne respecte pas les lois de la République. « La Constitution et les lois qui ont été taillées sur mesure par le pouvoir lui-même, il ne les respectent pas », a-t-il soutenu. La deuxième action retenue par les participants à cette rencontre est de demander une audience au ministre de l’Intérieur. Sur ce point, M. Benouari dira que « nous sommes conscients qu’il ne va pas nous l’accorder, mais nous voulons les mettre devant le fait accompli ». Les mêmes partis continueront également de voir les autres partis agréés, comme ils l’ont fait dernièrement avec Ali Benflis, Abderrezak Mokri et Sofiane Djilali.
« Nous allons également demander de rencontrer les partis au pouvoir, notamment le RND et le FLN », a-t-il détaillé. Ils veulent par ces actions mettre tout le monde devant ses responsabilités. « On verra qui est pour la démocratie et qui est contre », nous a-t-il encore déclaré. Le dernier point sur lequel les présents à cette réunion se sont mis d’accord est de mettre en place une cellule de communication afin d’intensifier leur présence dans les médias. A une question de Reporters relative à la saisine de la justice, M. Benouari nous a souligné que c’est du cas par cas et selon la faisabilité, tout en mettant l’accent sur le fait que le refus du ministère de l’Intérieur est politique et non juridique. En gros, les partis non agréés veulent accentuer la pression sur l’administration afin de l’amener à leur remettre les agréments. Mais M. Benouari ne se fait pas d’illusion et estime qu’il y aura peut-être une des deux réponses de la part du ministère de l’Intérieur. La première est de faire comme s’ils n’existent pas et faire semblant de ne pas les entendre et le blocage persiste. La seconde est de récupérer quelques partis pour les agréer et éclater le nouveau regroupement qui affiche déjà la couleur de l’opposition. Mais, le président de Nidaâ El Watan, parti non encore agréé, rassure que ces partis sont solidaires entre eux et il n’y aura aucune division.

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Le Parti socialiste des travailleurs (PST) a informé hier l’opinion publique via un communiqué de sa section locale d’Aokas, dans la wilaya de Béjaïa, que la daïra de la même localité a interdit une conférence-débat du parti qui devait avoir lieu hier dans la matinée au centre culturel de la même région.
Selon le communiqué de la section du PST, il s’agit de « restrictions antidémocratiques qui visent à évincer les larges masses populaires de tout débat constructif permettant une prise de conscience sur la gravité de la situation socioéconomique et politique du pays ». Contacté par notre rédaction, Samir Larabi, membre du secrétariat national du parti, nous a indiqué que les services de la daïra d’Aokas n’ont pas notifié le refus aux concernés.
« C’est un refus verbal qui fait référence au dernier arrêté du wali interdisant toute activité politique ou associative dans les établissements culturels de la wilaya », nous a-t-il expliqué.
Pour rappel, le wali de Béjaïa a signé un arrêté interdisant toute autre activité que culturelle dans les établissements publics de la culture, en citant nommément les associations et les autres organisations, avant qu’il ne recule devant la pression de la société civile locale et modifie l’arrêté en question en exigeant uniquement l’autorisation du directeur de la culture de la wilaya.
Ainsi, le communiqué de la section locale du PST dénonce vigoureusement l’interdiction de sa conférence et l’arrêté du wali. Pour ses membres, l’arrêté en question « vise à interdire toute activité politique dans les lieux publics, dont la visée véritable est le musellement et le verrouillage politique ». Ils ont lancé un appel en direction « des larges masses populaires (travailleurs, étudiants, chômeurs…) et toutes les forces agissantes dans la société (associations, partis politiques…) à se mobiliser contre ces mesures répressives, et exiger la liberté d’expression comme droit démocratique élémentaire ».
Par ailleurs, hier et dans la même journée, Ali Yahia Abdenour, ex-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), a animé une conférence à la salle de cinéma de la commune d’Akbou, dans la wilaya de Béjaïa.
L’interdiction d’une conférence politique et l’autorisation d’une autre le même jour dans la même wilaya dans deux établissements culturels différents alors qu’une polémique a eu lieu entre la société civile locale et l’administration suite audit arrêté du wali crée une confusion dans les milieux politiques et associatifs locaux.
S’agit-il uniquement d’une question technique relative à la notification de la modification de l’arrêté à la daïra d’Aokas par le wali ? Les jours à venir, qui verront certainement la programmation d’autres activités politiques et associatives dans des établissements culturels de Béjaïa, nous en diront plus. 

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La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) a descendu en flammes le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, lui reprochant de ne pas avoir de culture politique. Venue hier à Oran pour assister à l’assemblée de wilaya de son parti, Louisa Hanoune s’est violemment attaquée au premier responsable du patronat et répondu aux menaces faites la veille du secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, contre toute personne qui dépasse les limites.
C’est un véritable réquisitoire qu’a tissé la représentante du PT contre les deux personnalités qui font actuellement l’actualité, en qualifiant le premier de « président de l’oligarchie » et en défiant le second que « l’époque des menaces est révolue et que le PT n’en a pas peur et continuera à dénoncer les dérives ». « Le chef de cabinet de la Présidence veut bâillonner tout le monde pour que personne n’enquête, mais le PT ne va pas garder le silence, ni les travailleurs, ni les jeunes, ni les retraités, ni autre frange de la société. Nous sommes libres de critiquer, de protester pacifiquement. L’époque des mises en garde est révolue. »
En s’en prenant au président du FCE, Louisa Hanoune n’y va pas de main morte. Elle ne manquera pas de déclarer que le « président du FCE a considéré son organisation comme un parti du travail, ignorant que le Parti du travail existe dans le régime sioniste ».
Tout en faisant l’éloge de l’ancien patron du FCE, qui dit-elle était respectueux bien qu’on ne soit pas d’accord avec lui sur toute la ligne, Louisa Hanoune souligne que « de tels propos ne seront sûrement pas acceptés au sein du FCE ».
Elle a ajouté que « cet individu ne sait pas faire la différence entre un parti et une entreprise privée. Il ignore le rôle des partis politiques et le pourquoi du multipartisme et les avantages de la démocratie ». Elle considère que « ce président de l’oligarchie » a constitué sa fortune lorsque son parti et les autres partis politiques menaient leur combat dans la tragédie nationale. Poursuivant son discours, la numéro un du PT a mis en garde contre les dérives qui menacent le pays et la politique du totalitarisme qui règne et qui risque de déstabiliser le pays et sa sécurité.
Avant, Louisa Hanoune a évoqué la situation à l’échelle internationale. La crise de la Grèce qui risque de menacer tous les pays, la situation en Palestine, le printemps arabe qui n’a été qu’un plan de l’Occident pour diviser les pays arabes, et l’hécatombe de Mina qui n’ont pas fait réagir l’Iran et même l’Algérie.

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Les objectifs et les programmes n’ont plus de place face aux sujets faciles et qui prêtent à polémique. Tous les week-ends politiques se ressemblent. Les mêmes discours, les mêmes cibles et les mêmes mots sont de sortie. La parole est libre mais ne coûte rien si ce n’est probablement une désaffection supplémentaire de la part des électeurs.
Les bégaiements se multiplient et les redondances sont légion. Tout le monde veut faire peur aux citoyens en annonçant qui la «fin de haricots», qui la fin du monde. Rien ne semble pouvoir faire entrer la classe politique dans un débat sérieux et fortement attendu par les citoyens. L’élite ne semble pas consciente de sa responsabilité et de la piètre image qu’elle donne d’un pays qui a besoin de savoir vers où il se dirige.
«Les petits esprits parlent des gens, les esprits moyens parlent des événements, les grands esprits parlent des idées, et les esprits supérieurs agissent en silence», dit un proverbe. La classe politique algérienne a perdu de sa superbe et les fondamentaux ne sont plus à l’ordre du jour. Les grands débats des années 1980 et 1990 n’existent plus. Les politiques se font les relais des «ragots» de comptoir. Cela en devient lassant. Il en devient plus facile et plus intéressant d’écouter son chauffeur de taxi que d’aller assister à un meeting d’un leader, qu’il soit de l’opposition ou de la majorité.
Plus aucun principe n’est mis en avant. Plus aucune idée de gouvernance n’est avancée. Le désert contient plus de vie et de raison d’espérer que les discours que l’on nous sert chaque week-end. Pourtant, la situation est suffisamment alarmante et grave pour que les esprits se mettent à fonctionner et à réfléchir aux meilleurs moyens de s’en sortir sans grande casse.
La finance et l’économie sont devenues les deux axes d’asservissement des peuples. L’Union européenne peine à trouver des solutions pour faire redémarrer son économie. Sa classe politique est engluée dans des débats racistes. La nôtre, elle, préfère cultiver le désamour et la haine de soi. Le gouvernement est en train d’agir sur les agrégats et les équilibres macroéconomiques et financiers sans que l’on sache si cette politique est bonne, mauvaise ou nocive. A défaut, la classe politique nous renseigne sur l’état de la fortune des uns et du niveau d’études des autres. Un débat qui n’intéresse même pas les concernés.

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