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Reporters - Filtrer les éléments par date : vendredi, 30 octobre 2015

L’initiative politique du FLN est « collective et sans exclusion », indique l’ex-parti unique dans un communiqué à l’occasion du 61e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale. Le parti d’Amar Saâdani en a profité pour inviter tous les Algériens à se joindre à ce projet qui vise, selon lui à « défendre la stabilité et à faire face aux crises ». Un message politique qui en dit long, après qu’il fut question, au début, de défendre le programme du président Abdelaziz Bouteflika.

Le FLN « invite tous les Algériens jaloux de leur pays, quelles que soient leurs appartenances politiques, à rejoindre l’Initiative politique nationale pour le progrès dans la cohésion et la stabilité », peut-on lire dans le communiqué du parti, publié à la veille de la célébration du 1er Novembre.
Cette initiative « collective et sans exclusion, ouverte à tous les partis, organisations de la société civile et personnalités nationales », précise-t-il, est destinée « à la construction d’un front national fort et solide, pour défendre la sécurité et faire face aux crises et dangers intérieurs et extérieurs et au soutien à l’ANP ainsi qu’à tous les corps de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, la sécurisation des frontières et la préservation de l’unité nationale ».
Ainsi, il paraît clair que le parti du pouvoir n’est plus dans cette démarche de construction d’un front de soutien au programme du chef de l’Etat, surtout après avoir essuyé des refus en cascade de pas mal de partis politiques et avoir été surpris par la réaction de son partenaire, le RND, qui refuse de lui signer un chèque en blanc. Qu’est-ce qui aurait donc poussé le parti de la majorité parlementaire à adopter un tel discours ?
Une question qui renvoie à une autre, plus intéressante. Le FLN n’est-il pas déjà dans la perspective de la présidentielle 2019 ? Ou d’une élection anticipée ? En tout état de cause, ce changement de cap et les déclarations récentes de son secrétaire général qui affirmait que le parti aura son propre candidat à la présidentielle et qu’il n’est plus question d’un candidat de consensus ne font qu’appuyer cette analyse. Ainsi, l’on pourraît d’ores et déjà imaginer que l’ex-parti unique optera pour un candidat, à l’image du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dont le nom figure parmi les favoris à remplacer le président Bouteflika. Présenté comme « militant » du FLN, à l’occasion du dernier congrès, M. Sellal n’a jamais dit le contraire. Aussi les déclarations d’Amara Saâdani ne visaient-elles pas à couper court devant l’ambition d’un Ahmed Ouyahia pour la magistrature suprême du pays, d’autant qu’au sein de la direction du FLN il n’existe pas de profil présidentiable ? En effet, tout porte à croire que derrière cette nouvelle approche adoptée par le FLN existe un « plan » inavoué que les prochains jours auront à dévoiler. Par ailleurs, tout en réitérant son « hommage à l’ANP, descendante de l’ALN ainsi qu’à tous les corps de sécurité », le FLN estime que « la fidélité au message de Novembre demande plus d’efforts pour la construction d’un Etat civil, un Etat de droit, de la justice et des institutions, basé sur la séparation des pouvoirs et garantissant la citoyenneté de tous les Algériens ». Aussi le parti appelle-t-il « à la préservation de la stabilité », « au renforcement d’une société solidaire et de dialogue », à travers, ajoute-il, « la consécration de la bonne gouvernance et la lute contre toutes les dérives ». Toujours dans le même sens, le FLN appelle « à faire face à tous ceux qui tentent de salir l’Histoire et de porter atteinte aux symboles de la Révolution ». 

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Le Front des forces socialistes (FFS) ne fait pas machine arrière sur son projet de construire un consensus national. Le refus des formations politiques au pouvoir d’adhérer à l’initiative du plus vieux parti de l’opposition n’a pas découragé ce dernier qui compte entamer une nouvelle série de consultations avec les acteurs politiques, sociaux et économiques du pays.

Dans un communiqué rendu public hier, le FFS a annoncé la reprise des consultations en vue d’arriver à un consensus national, susceptible de mettre fin à la crise multidimensionnelle que vit le pays depuis des années. « Conformément à la résolution du Conseil national du 18 septembre 2015, et après réflexion et analyse de la situation politique au sein de la direction nationale, il a été décidé d’engager une nouvelle série de rencontres de concertation avec les acteurs politiques, économiques et sociaux pour la reconstruction du consensus national », indique le FFS dans son document.
Pourquoi décider de reprendre les consultations en ce moment précis marqué par des divergences entre les deux plus grands partis au pouvoir, à savoir le FLN et le RND, sur la forme que prendra leur soutien au président de la République ? Le pouvoir a-t-il donné des signes rassurants pour le parti d’Aït Ahmed ? Quels sont les changements intervenus depuis l’échec de la première série des consultations ? Des questions que nous avons posées à un cadre du parti qui s’est exprimé sous couvert de l’anonymat. Pour lui, le FFS croit que le pays fait face à une crise multidimensionnelle, aggravée par les chutes des prix des hydrocarbures. Les assurances de l’Exécutif ne sont qu’une fuite en avant. Autrement dit, les vrais décideurs et les forces nationalistes savent que le pays ne pourra pas continuer à fonctionner avec le rythme actuel, ce qui nécessite des changements et des réformes sérieuses. Le cas contraire met l’avenir de l’Algérie et des Algériens en péril. En outre, la direction du Front des forces socialistes est parfaitement consciente de l’enthousiasme laissé par son initiative auprès des acteurs de la société. Un atout à exploiter pour renforcer cette initiative, explique notre source. Elle ajoute que pour le FFS, le pouvoir n’est pas le seul acteur politique sur la scène nationale. Certes, les camarades de Mohamed Nebbou ne veulent et ne comptent pas l’exclure de leur démarche, mais estiment que le pays a besoin de toutes ses forces vives en cette période cruciale de son histoire.
Pour donner plus de crédit à leur nouvelle démarche, les responsables du FFS ont décidé, cette fois-ci, d’associer les acteurs économiques dans les consultations. Durant la première série, les organisations patronales, les chefs d’entreprise, les think-tank à caractère économique n’ont pas été consultés. Un ratage que le parti compte rattraper. Les dernières polémiques entre le ministre de l’Industrie et des Mines, Adesselam Bouchouareb, et le parton du Cevital, Issad Rebrab, ont pesé dans la nouvelle orientation du FFS. 

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Les week-end politiques se suivent et se ressemblent. Les partis tiennent meetings, réunions ou font des communiqués. Ce week-end devait être spécial car se tenant à la veille de la commémoration du déclenchement de la lutte armée contre le colonisateur, un 1er novembre 1954. Il n’en fut rien ! La multitude des partis d’opposition garde la même cible, le pouvoir et les partis de la majorité appellent à l’union sacrée face à la crise économique. Chacun est dans son rôle et chacun exprime ses positions librement et sans complexe.
La crise des ressources budgétaires est assimilée par les opposants à une crise multidimensionnelle qui nécessite soit une période de transition, soit une conférence de consensus devant aboutir à une transition. Cela laisse une impression bizarre. L’impression qu’en Algérie, l’alternance au pouvoir ne pouvait être le fait des urnes mais résulterait d’un abandon volontaire, par les partis de la majorité, du pouvoir qu’ils exercent.
Du côté de la majorité, l’impression est autre. Malgré la forte implantation des partis qui la composent au niveau national et le contrôle qu’ils détiennent au Parlement, les appels à l’union, à la constitution de fronts avec le même but reviennent chaque week-end. L’impression laissée est qu’ils ne sont pas sûrs de leurs pouvoirs et/ou de la pertinence des décisions prises. Ils prêtent donc le flanc à une opposition qui n’en demandait pas tant.
Les positions des partis politiques n’ouvrent pas de débats qui puissent passionner les citoyens électeurs. La redondance des arguments, depuis maintenant une année, lasse une opinion publique qui s’intéresse de moins en moins à sa classe politique mais se passionne pour les affaires de corruption et les polémiques stériles.
Ce week-end politique comme les précédents n’a pas dérogé à la règle. La crise des ressources budgétaires est toujours là et le sera encore pour quelques mois au moins. Les élections directes les plus proches auront lieu en 2017. En attendant de connaître les programmes et les actions, le citoyen électeur aura droit aux mêmes arguments de défense et aux mêmes attaques. À moins que la révision constitutionnelle ne survienne et que les débats s’orientent enfin vers des questions de société comme les droits de la femme, la place de la justice dans l’équilibre des pouvoirs, etc. Le renouvellement du pouvoir passe peut être par celui des discours et du personnel.

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Elle ne rate désormais aucune occasion pour vilipender « les intentions de certains groupes de démanteler l’Etat au profit de l’oligarchie et des multinationales ». Il s’agit de la secrétaire général du PT, Louisa Hanoune, qui a fait de « la lutte contre l’oligarchie » son credo depuis au moins six mois déjà. Elle s’est exprimée hier longuement sur les avantages qu’offre le projet de la loi de finances 2016 aux « oligarques prédateurs » lors de l’ouverture de la rencontre nationale des jeunes cadres du parti.
Louisa Hanoune refuse d’ailleurs de parler de rationalisation des dépenses, « comme le prétend le gouvernement », et insiste sur le fait qu’il s’agit d’un politique d’austérité qui ressemble en partie à ce qui s’est passé en Grèce. Elle a expliqué que le montant des privilèges aux « oligarques » est de l’ordre de 60 milliards de dinars dans la loi de finances de 2015 et qui concerne les différentes facilitations et baisses d’impôts au profit des opérateurs économiques.
Elle a fait savoir qu’il fallait évaluer le bilan de ces aides avant de rajouter une nouvelle dose dans le projet de loi de 2016. Or, a-t-elle ajouté, « le projet de la LF 2016 augmente ce chiffre de 30 milliards de dinars. Ce qui ramène ce montant à 90 milliards de dinars par an ». Louisa Hanoune s’est interrogée sur l’objectif de ces « cadeaux » sans évaluation des précédentes aides.
Pour ce qui est des autres dispositions du projet de la LF 2016, Louisa Hanoune a fait remarquer que c’est la première fois que l’Etat procède à des coupes budgétaires dans le budget de la gestion, en faisant savoir qu’il s’agit des budgets relatifs aux salaires et aux promotions professionnelles.
Elle a laissé entendre qu’il existe une volonté de freiner le recrutement et la promotion des fonctionnaires dans les établissements publics.
Cette baisse de ce budget est de l’ordre de 700 milliards de dinars, a-t-elle dévoilé, tandis que celui de l’équipement et des autorisations des programmes est dans les alentours de 20% pour chacun des deux.
Pour la SG du PT, ce pourcentage est énorme, d’autant plus qu’il touche les projets de développement. « La décision d’annuler des projets programmés dans la loi de finances de l’année dernière est une décision non conforme à la Constitution », a-t-elle encore martelé. Dans le même sillage, elle a attiré l’attention de l’opinion publique sur l’annulation de l’article 2 de la loi de finances précédente dans le nouveau projet de la loi de 2016, en indiquant qu’elle concerne l’annulation de la disposition relative au réinvestissement des bénéfices équivalents aux aides dans l’économie nationale.
Abordant le projet de la LF 2016 article par article, elle s’est attaquée à la disposition portant la baisse de 50% de l’Impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS), en précisant qu’elle aura des incidences graves sur les recettes de l’Etat. Ainsi, elle a rappelé que les revenus de cet impôt étaient de 193 milliards de dinars par an et il ne s’agira désormais que de 93 milliards de dinars avec le nouveau projet de loi. Pour ce qui est des articles 53 et 54 du projet de loi qu’elle cite, Louisa Hanoune a fait part de son inquiétude des dispositions de ces deux articles ouvrant la voie à la cession des terres agricoles et des biens des collectivités locales. A ses yeux, c’est la mise à mort des collectivités locales puisqu’elles représentent une bonne partie des revenus des communes.
Continuant sur la même lancée, elle rappelle que ces dispositions s’ajoutent à la baisse du montant de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP), une des rares taxes destinées au financement des communes. Mais l’article qui inquiète le plus la responsable du PT est celui qui permet au ministre des Finances de transférer des budgets d’un ministère à un autre s’il y a un déséquilibre. « Le ministre des Finances, selon l’article 71 de ce projet de loi, peut annuler des allocations comme il veut s’il constate un déséquilibre dans les dépenses pendant l’exercice budgétaire de l’année. Or, il n’y a pas de définition claire de ce qu’est un déséquilibre dans les dépenses, ce qui peut être un danger sur le développement du pays », a-t-elle expliqué en ajoutant que cet article veut dire qu’il n’y a pas d’Etat dans ce pays, ni de Parlement.
En plus de cela, Louisa Hanoune dénonce l’annulation du droit de préemption de l’Etat dans ce même projet.
« Cette annulation signifie que chaque société qui exerce selon le droit algérien peut vendre ses actions dans le marché international sans aucune intervention de l’Etat », a-t-elle précisé, en ajoutant qu’une opération de privatisation est en marche via la Bourse d’Alger et l’annulation du droit à la préemption de l’Etat. Poursuivant ses prises de positions contre les dispositifs du gouvernement visant à faire face à la chute drastique des recettes pétrolières, la SG du PT a déclaré que si l’Etat veut sérieusement trouver de l’argent, elle sait où il est.
« Il est chez les nouveaux milliardaires, dans l’accord avec l’UE où il y a des pertes de 1,4 milliard, dans l’impôt sur la fortune, l’argent de la corruption… », a-t-elle mis en avant, en soulignant que l’Etat a choisi de cibler les masses populaires. 

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Dans son allocution d’ouverture des travaux de la conférence annuelle des cadres féminins, le secrétaire général du parti Ennahda, Mohamed Dhouibi, a d’emblée centré son intervention sur le rôle de la révolution de Novembre dans l’édification d’un Etat protecteur des citoyens et particulièrement de la gent féminine.
A la veille de la commémoration de la fête nationale, Mohamed Dhouibi n’a pas été tendre avec le gouvernement. Il a regretté que 53 ans après l’indépendance, les citoyens ne puissent pas choisir les hommes et les femmes « à même de déterminer leur sort à travers l’élection ». Comme il a regretté que les seules solutions préconisées sont « l’exclusion et la marginalisation ». Considérant que les dirigeants actuels ne font pas de différence entre « intérêts de l’Etat et intérêts personnels », le secrétaire général du parti islamiste a estimé que la manière dont est géré le pays est « loin du rêve des martyrs ».
Mohamed Dhouibi a poursuivi par une longue diatribe contre Hamid Grine, ministre de la Communication, en lui reprochant de « s’exprimer dans la langue du colonisateur », alors que le « français est une langue en voie de disparition à travers le monde ». Surfant sur la thématique des martyrs et du message de Novembre, il continuera, parfois populiste parfois haranguant son auditoire, en estimant que la politique sociale n’a pas atteint son but, mais que c’est l’effet inverse qui a été obtenu. Estimant que le peuple vit sous une « tutelle née de la légitimité historique », Mohamed Dhouibi a lancé un appel pour que la « génération d’aujourd’hui se libère et innove pour concrétiser les vœux des martyrs ».
S’adressant au « pouvoir », il demandera plus de liberté et plus de souveraineté populaire. « Nous les avions avertis hier contre les catastrophes qui naîtraient de leur politique et voilà qu’ils découvrent aujourd’hui une crise multidimensionnelle », a-t-il ajouté. Et dans une allusion à peine voilée à l’initiative du FLN de constituer un front, il répondra qu’il n’est pas question pour Ennahda « de partager les responsabilités et que ceux qui ont mené le pays à la catastrophe doivent s’en excuser auprès du peuple ».
Il continuera son discours en surfant sur tous les sujets de société pour accabler le pouvoir et le rendre responsable, y compris des enlèvements d’enfants, car complice, à ses yeux, de ne rien faire contre les corrompus et autres maux sociaux. 

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L’électricité d’origine renouvelable qui sera produite dans le cadre du programme de développement des énergies renouvelables (22 000 MW sur la période 2015-2030) sera intégrée au réseau national de distribution. A l’horizon 2030, 27% de la production d’électricité sera produite à partir de sources renouvelables (essentiellement solaire, 13 575 MW, et éolien, 5 010 MW, mais aussi biomasse, 1000 MW, cogénération, 400 MW et géothermie, 15 MW). 

L’Algérie est-elle prête à injecter cette production dans le réseau de distribution de Sonelgaz ? C’est une des questions abordées lors des débats au Salon des énergies renouvelables, énergies propres et développement durable (era 2015 26-28 octobre) qui a fermé ses portes hier à Oran, au Centre de conventions. Sur cette question, le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), le Pr Yassaà Noureddine, est optimiste. Il est convaincu que l’Algérie possède les compétences et les ressources humaines aptes à maîtriser le processus d’intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique et sa distribution. Il l’a dit, mardi, dans une déclaration rapportée par l’APS, faite en marge du deuxième workshop sur le Projet Européen REELCOOP, tenu à Bou Ismail, dans la wilaya de Tipaza. Pour le directeur du CDER, « les chercheurs algériens ont une maîtrise de haut niveau des technologies de production d’électricité à partir de sources renouvelables ». Cette opération nécessitera des équipements, mais aussi un personnel qualifié, autrement dit éventuellement un transfert de technologie et de savoir-faire de la part de pays qui maîtrisent déjà ce processus. Le financement pourrait venir du Fonds vert pour le climat. A ce propos, la directrice exécutive du Fonds vert pour le climat, Mme Hela Cheikhrouhou, vient d’exprimer «la disposition du Fonds à collaborer avec l’Algérie ». Elle a souligné « l’importance du programme national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique adopté par le gouvernement algérien », selon un communiqué du ministère de l’Energie. Elle répondait ainsi au souhait formulé par le ministre de l’Energie, Salah Khebri, qui l’a reçu.
Le soutien de ce fonds, en particulier en matière de formation et d’apport technologique, est sollicité pour promouvoir les énergies renouvelables en Algérie. Mme Hela Cheikhrouhou avait fait savoir auparavant, à l’issue d’une réunion avec le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelouahab Nouri qui l’a reçue dimanche, que « le démarrage opérationnel du Fonds, prévu dès la semaine prochaine, est une opportunité pour l’Algérie de choisir parmi les projets prioritaires qu’elle souhaite proposer au financement par le Fonds », notamment pour le financement de ses projets de lutte contre les changements climatiques. Pour lutter contre les changements du climat, on sait que l’Algérie s’est engagée notamment à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans une fourchette allant de 7% (par ses moyens propres) à 22% (s’il y un financement extérieur). Le Fonds vert pour le climat est le mécanisme financier créé en 2010 et rattaché à la Convention-cadre de l’ONU pour les changements climatiques (CCNUCC). Il est doté pour l’instant de plus de 10 milliards de dollars destinés aux investissements dans les pays en voie de développement.

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Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelouahab Nouri, a sollicité, il y a quelques jours, l’apport de l’expertise du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) notamment en matière de gestion et de sécurité des barrages. « L’Algérie se dotera bientôt de 12 nouveaux barrages en plus des 72 déjà en exploitation, et nous avons demandé au PNUD de nous faire bénéficier de son savoir-faire dans les domaines de la gestion et la sécurité de ces ouvrages », a-t-il déclaré, selon l’APS qui a rapporté l’information. Il y a une dizaine d’années, l’Agence nationale des barrages (ANB) est passée du statut d’établissement public à caractère administratif (EPA) à celui d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) et son domaine d’attribution a été étendu aux infrastructures de transfert d’eau. Ce nouveau statut, était destiné à permettre à l’ANBT - nouvelle appellation de l’entreprise - la vente de l’eau des barrages aux entreprises de traitement et de distribution, principalement l’Algérienne des Eaux (ADE, SEAAL, SEACO, SEOR, SEATA) et avoir ainsi un système de recouvrement des coûts d’exploitation et de maintenance des ouvrages de mobilisation et de transfert d’eau, ce dernier étant parfois la principale contrainte de la mobilisation des eaux. Les eaux superficielles, concentrées au nord du pays, sont caractérisées par leur irrégularité et une répartition spatiale qui impose des transferts importants pour satisfaire les régions les moins pourvues. En outre, elles ne sont pas toutes mobilisables à cause des limites dans la disponibilité de sites de barrages techniquement et économiquement faisables et du fait de l’érosion des sols et du phénomène de l’envasement. Les problèmes qu’ont connus par le passé les barrages concernaient les retards dans leur réalisation, mais aussi l’envasement quasiment fatal, sans oublier la situation des barrages qui étaient achevés remplis d’eau, mais sans adduction sur les réseaux d’AEP et d’irrigation. Les barrages ont souffert du manque d’action de protection ou d’entretien, d’où notamment leur envasement. Les campagnes de reboisement sur les versants des barrages ont été sans effet sur l’érosion et les glissements de terrain. Il n’y a pas de périmètre de protection, d’où l’amoncellement près des barrages de déchets, déblais et même de carcasses de véhicules.  Les forêts bien gérées réduisent les risques de glissement de terrain, l’érosion ainsi que la sédimentation, souligne l’étude. L’entretien et la maintenance des barrages doivent bénéficier d’une attention particulière, avec des crédits conséquents pour assurer leur gestion adéquate. Contre l’envasement, les experts recommandent les méthodes préventives de traitement des bassins versants (reboisement, corrections torrentielles, plantation d’arbres fruitiers ou construction de retenues collinaires). On sait que l’érosion menace les terres situées en zone de montagne et affecte 28 % des superficies du nord de l’Algérie, avec le risque de réduction des superficies agricoles et d’envasement des barrages. 

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La Chine s’est engagée mardi à travailler avec la communauté internationale pour réaliser la signature d’un nouvel accord lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, prévue fin 2015 à Paris. Cet accord doit être complet, équilibré et solide, être réalisé sur la base du principe de la responsabilité commune, mais différenciée, a estimé le Premier ministre chinois Li Keqiang lors de sa rencontre avec Mogens Lykketoft, président de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Faisant l’éloge des efforts déployés par la Chine pour maintenir la paix, promouvoir le développement dans le monde, et mettre en oeuvre le programme de développement, M. Lykketoft a exprimé son espoir de voir la Chine continuer à jouer un rôle positif pour faire face aux défis mondiaux, dont le changement climatique. La conférence de Paris représentera une étape historique dans le processus multilatéral concernant le changement climatique, car elle permettra d’établir des régimes internationaux après 2020 pour relever les défis. Par ailleurs, le président chinois Xi Jinping a réaffirmé dimanche l’engagement ferme de la Chine dans la lutte contre le changement climatique et appelé les pays développés à honorer leurs propres engagements. (Source : agences)

COP 21La Chine s’engage

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La forte baisse et la disparition de grands animaux résultant de la surchasse et de la destruction de leur habitat ont entraîné une importante diminution de nutriments essentiels provenant de leurs excréments, selon une étude publiée lundi. Restaurer les populations de ces animaux par des efforts de conservation pourrait contribuer à lutter contre les effets du réchauffement climatique en permettant la croissance de plus de végétaux qui absorbent du dioxyde de carbone (CO2), estiment ces chercheurs. Leurs travaux paraissent dans la dernière édition des Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). « Dans le passé, notre planète comptait des dizaines de fois plus de baleines qu’aujourd’hui, vingt fois plus de poissons anadromes - qui vivent dans l’océan et se reproduisent dans l’eau douce - comme les saumons, un nombre double d’oiseaux de mer et dix fois plus de grands herbivores tels des paresseux géants et des mammouths », souligne Joe Roman, un biologiste à l’Université du Vermont, co-auteur de l’étude. Leur disparition ou déclin a altéré le cycle nutritif terrestre, dit-il, expliquant que les excréments de ces animaux sont transportés des profondeurs de l’océan vers les terres par les oiseaux migrateurs et les poissons. Selon ce chercheur, « le dysfonctionnement du cycle nutritif terrestre risque d’affaiblir la santé des écosystèmes, l’agriculture et la pêche ». Ainsi, la surchasse des mammifères marins ces derniers siècles a provoqué une réduction de plus de 75% de leur capacité à déplacer des nutriments comme le phosphore, un des éléments minéraux essentiels à la croissance des plantes notamment. Cette dernière étude, confortant d’autres travaux récents, montre à l’aide de modèles mathématiques le rôle essentiel de ces animaux et de leur matière fécale pour fertiliser les écosystèmes de la planète qui sont vitaux pour les populations humaines. (Source : agences)

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Certaines régions du Golfe arabo-persique pourraient subir des étés meurtriers d’ici la fin du XXIe siècle en raison des changements climatiques, selon une étude américaine. Cette étude de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) et de l’Université Loyola Marymount, parue lundi dans la revue scientifique britannique Nature Climate Change, survient à un peu plus d’un mois du grand sommet des Nations unies sur le changement climatique qui doit se tenir à Paris. Ses auteurs estiment que les conditions météo dans la région, avec un soleil ardent et des eaux peu profondes, « vont en faire un point focal spécifique où le changement climatique, si rien n’est fait, va impacter sévèrement l’habitat humain à l’avenir ». Concrètement, les chercheurs ont pris pour référence le « point de rosée », qui définit la température à laquelle l’air se condense pour former des gouttes d’eau. On estime qu’un point de rosée à 35 degrés Celsius est la limite maximale du degré de survivabilité d’un être humain en bonne santé. Cette limite a presque été atteinte l’été dernier dans la région. On a ainsi enregistré un point de rosée de 34,6 degrés pendant près d’une heure le 31 juillet à Bandar Mashrahr en Iran. Selon l’étude, des villes telles que Doha (Qatar), Abou Dhabi et Dubaï (Emirats arabes unis) ou encore Bandar Abbas (Iran) pourraient dépasser ce seuil de 35 degrés. Pire, les étés très chauds qui surviennent tous les vingt ans environ dans la région «pourraient devenir la norme à l’avenir», s’inquiète l’un des auteurs de l’étude, Elfatih Eltahir, professeur d’ingénierie environnementale au MIT. (Source : agences)

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