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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 11 juillet 2015

Les éléments d la brigade de recherche et d’investigation de la Gendarmerie nationale du Groupement de wilaya d’Annaba ont saisi hier 40 kg de corail, des équipements de pêche et de plongée et différents outils. L’opération s’est déroulée hier matin dans le bidonville de « Bidari », dans la commune d’El Bouni. Munis d’un mandat de perquisition délivré par le Procureur près le tribunal d’El Hadjar, les gendarmes ont procédé à la fouille minutieuse d’une baraque servant d’habitation à l’un des accusés pour découvrir des quantités de corail soigneusement empaquetées et certainement destinées à être exportées à l’étranger. Les 3 personnes arrêtées au cours de cette perquisition sont toujours en garde à vue pour être interrogées sur la destination du corail. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agirait d’un réseau international avec des ramifications en Tunisie et en Italie. La marchandise étant cueillie dans les eaux territoriales algériennes particulièrement dans la région d’El Kala connue pour sa richesse en matière de corail pour être expédiée en Tunisie est ensuite prise en charge par des contrebandiers qui à leur tour sont en contact avec des complices en Italie. Il s’agit pour les éléments de la brigade de remonter cette filière pour stopper ce trafic qui porte atteinte à l’environnement marin.

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La ville d’Oran est sur la bonne voie pour accueillir les Jeux méditerranéens de 2021. Les chances de la deuxième ville du pays d’obtenir le OK pour organiser cet événement sportif de taille sont grandes, indiquent des sites Internet spécialisés.

Ils précisent que la ville algérienne d’Oran et celle tunisienne de Sfax sont les seules candidates pour l’organisation des Jeux méditerranéens de 2021. A moins de deux mois de la cérémonie d’attribution des Jeux, prévue le 27 août en Italie, les deux candidatures communiquent peu sur Internet. Jusqu’ici, la seule plateforme de communication des deux villes restent Facebook, même si l’Algérie annonce la création d’un site Web dédié à la candidature d’Oran. La Tunisie avait d’ores et déjà annoncé que la communication de Sfax se fera sur les réseaux sociaux. Mais elle semble se limiter à Facebook.
Plusieurs éléments plaident en faveur de la ville d’Oran. En premier lieu, on peut citer la situation sécuritaire critique chez notre voisin de l’Est. Les derniers attentats terroristes ayant ciblé des touristes étrangers à Sousse ont terni l’image du pays des Jasmins chez les Occidentaux. En revanche, l’Algérie reste plus ou moins un pays stable aux yeux des organisations internationales.
L’autre élément de taille qui renforce les chances d’El Bahia d’accueillir cette compétition sportive de grande importance est lié à la disponibilité des infrastructures dans cette ville en pleine expansion. Plusieurs infrastructures, dont un stade d’une capacité de 50 000 places, sont en cours de réalisation. Une fois réceptionnées, Oran deviendra un pôle sportif par excellence.
Selon le site Ecofin, la concurrence entre les deux villes a gagné le net, notamment les réseaux sociaux. En effet, plusieurs pages Facebook ont été créées à cet effet. Il y a d’abord la page «Jeux Méditerranéens 2021. Evènement sportif » qui semble être la page de l’organisation. Cet espace a déjà dépassé les 3 000 « J’aime ». On y trouve essentiellement des photos de la ville de Sfax et des infrastructures devant accueillir les Jeux. Toujours sur Facebook, il y a la page communautaire qui est aimée par plus de 2 000 personnes. Ici, les images n’ont parfois pas un grand lien avec l’évènement. L’autre 3e page Facebook de Sfax est en arabe, en plus de 3 pages de groupe.
Concernant la ville algérienne d’Oran, la communication sur Internet semble encore plus timide. Il y a une page Facebook de l’organisation qui récolte moins de 250 « J’aime ». On y trouve une vidéo de l’hymne des Jeux ainsi que des photos des édifices et des sites naturels dans la ville. La page Facebook communautaire n’est pas plus dynamique, elle qui n’est aimée que par une trentaine de personnes. On y découvre des vidéos, notamment une sur les infrastructures, qui est également disponible sur YouTube. Comme fait anecdotique, il y a ce post qui rappelle que cette page n’a que 29 « J’aime», alors que la page de Sfax est déjà aimée par 3 000 personnes.

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Avec ce succès face à la formation soudanaise, les Rouge et Noir se rapprochent de la qualification et prennent la tête du groupe B avec six points.

L’USM Alger se rapproche de la qualification en demi-finale de la Ligue des champions d’Afrique après son succès à domicile face à la formation soudanaise d’El Merrikh sur la plus petite des marges, avant-hier soir sur son antre du stade Omar-Hamadi d’Alger. Les Rouge et Noir ont, néanmoins, souffert pour venir à bout des Soudanais qui étaient bien organisés surtout en seconde période où ils ont exercé une légère pression sur les bois gardés par Zemmamouche. Les gars de Soustara ont donc réussi un sans faute en ce début de la phase des poules de la Ligue des champions, puisqu’ils décrochent six points en deux matchs joués. Les poulains du coach Hamedi se devaient, en tout cas, de se donner à fond s’ils souhaitaient prendre option pour la qualification et engranger un maximum de points, sachant que cela sera plus difficile lors des prochaines sorties où ils auront à se déplacer à Khartoum pour jouer la manche retour face à El Merrikh avant de donner la réplique à El Eulma. Les Algérois ont tout fait pour arriver à trouver la faille dans la défense de la formation soudanaise et ont eu plusieurs occasions surtout par l’intermédiaire de Belaïli, l’homme en forme de l’USMA, qui a tout tenté en première période, mais l’adversaire était sur ses gardes et a annihilé toutes ses tentatives. En seconde période, l’USMA se montrera encore une fois redoutable et c’est donc logiquement qu’elle trouvera la faille à la 53’ grâce à Belaïli qui trompe le portier d’El Merrikh sur une frappe instantanée après un centre parfait de Meftah. Les Usmistes tenteront, ensuite, de bien gérer le match tout en procédant par contres. Cela leur a failli coûter cher surtout avec le réveil des Soudanais qui ont tout fait pour revenir au score et ils ont donné des sueurs froides à la galerie usmiste à la 84’ en inscrivant un but qui sera refusé par le referee sous prétexte que la balle avait dépassé la ligne avant que l’attaquant d’El Merrikh ne la reprenne. La partie se termine sur ce score en faveur de l’USMA qui prend les commandes du groupe B.

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L’attaquant algérien Ahmed Gacemi, libéré par l’ES Sétif (Ligue1 de football), est en négociations avancées avec la formation qatarie d’Al Shamal SC, rapporte la presse locale. Selon le site Al Kass, citant des sources proches des négociations, les deux parties discutent actuellement le volet financier avant de signer le contrat. D’après la même source, d’autres clubs qataris sont intéressés par les services du joueur algérien et sont prêts à lui faire des propositions en cas d’échec des négociations entre Gacemi et Al Shamal. L’ancien joueur de la JSM Béjaïa et de l’USM Alger a été libéré par la direction sétifienne suite à un différend financier lié à une revalorisation salariale. Avec l’Entente, Gacemi (30 ans) avait remporté l’année dernière un triplé historique : la Ligue des champions d’Afrique, la Super coupe d’Afrique, avant de conclure la saison avec un titre de champion, le 7e dans l’histoire du club sétifien. Dans le cas où il viendrait à opter pour Al Shamal SC, Gacemi rejoindrait deux autres joueurs algériens évoluant dans le championnat qatari : l’attaquant Baghdad Bounedjah qui s’est engagé pour un contrat de trois saisons avec Al-Sadd, au même titre que l’ancien capitaine du FC Barcelone Xavi Hernandez et l’ancien défenseur international Nadir Belhadj également joueur d’Al Sadd. 

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La formation koweïtienne d’Al-Arabi a décidé d’abandonner le recrutement de l’attaquant international du MCE Eulma (Ligue 2 algérienne de football) Walid Derrardja, rapporte le quotidien koweitien Al-Qabas. Citant un responsable du club, le journal a précisé que le joueur « intéressait effectivement Al-Arabi qui a fini par écarter sa piste en raison du refus du MCEE de le libérer ». L’équipe koweïtienne a réussi à engager trois joueurs étrangers, dont deux Algériens durant cette intersaison, en l’occurrence l’ancien international Karim Matmour (ex-Kaiserslautern/Allemagne) et Akram Djahnit (ex-ES Sétif/Algérie). Derrardja (24 ans) intéresse également les deux clubs saoudiens d’Al-Fayçali et Hajer. Sacré meilleur buteur de la Ligue 1 avec 16 réalisations, Derrardja a dévoilé la semaine dernière sa décision de quitter la formation du « Babiya », précisant que son départ a fait l’objet d’un accord avec la direction du club eulmi avec lequel il est sous contrat jusqu’à juin 2016. Il a expliqué sa volonté de partir par son ambition de figurer dans les plans du sélectionneur national, Christian Gourcuff, étant donné que, selon lui, il est difficile d’être appelé en équipe nationale quand on joue en Ligue 2. L’ancien joueur du NA Hussein Dey (Ligue 1/Algérie) disputera son dernier match sous les couleurs du MCEE samedi prochain à domicile face à l’ES Sétif, dans le cadre de la 2e journée (Gr B) de la phase de poules de la Ligue des champions d’Afrique. Relégué en Ligue 2, le MCEE a entamé la phase de poules de la C1 par une défaite à Khartoum face à Al-Merreikh (2-0).

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La championne d’Afrique de tennis, Inès Ibbou souhaite remporter un tournoi de grand Chelem en seniors et gagner en expérience… Pour ce faire, dès septembre, l’espoir du tennis algérien s’installe dans une académie en Espagne.

La joueuse de tennis algérienne Inès Ibbou, entend donner une nouvelle trajectoire à sa carrière sportive, en s’installant, dès septembre prochain, dans une académie en Espagne, a affirmé la championne d’Afrique U18, dans un entretien au site Wimbledon. « C’est une démarche nécessaire pour la suite de ma carrière. C’est ça la vie du joueur de tennis. Si tu ne fais pas de sacrifice, tu n’atteindras jamais le statut professionnel. Pour ma part, je suis satisfaite et j’espère continuer dans cette voie », a affirmé Ibbou, en marge du tournoi Wimbledon-juniors où elle a été éliminée au premier tour par la N°2 mondiale, la Chinoise Shilin Xu (7-6, 6-0). Dans l’épreuve du double, Ibbou, associée à l’Ukrainienne Katarina Zavatska, s’est également inclinée (6-2, 6-1) face à la paire australienne Destanee Aiava - Olivia Tjandramulia. « Ici à Wimbledon, l’organisation ainsi que les infrastructures sont magnifiques. Mais, mon souhait est d’y disputer un jour le tournoi seniors. Pas seulement celui des juniors », a encore affirmé Ibbou qui a fait connaissance, dès son jeune âge, avec la discipline. «C’est à l’âge de 10 ans que j’ai pris, avec mes parents, la décision de devenir joueuse de tennis. C’était mon rêve, même si beaucoup dans mon entourage n’y croyaient pas à mon projet en raison de ma scolarité», a expliqué Ibbou qui, aujourd’hui, a décidé de s’établir, dès septembre prochain en Espagne, pour mettre toutes les chances de réussite de son côté. Considérée comme un talent prometteur du tennis féminin algérien, Inès Ibbou admet qu’elle ressent une forte pression et une lourde responsabilité vis-à-vis de ses fans algériens qui lui prédisent une belle carrière dans cette discipline. « Mon rêve est de remporter un jour un tournoi de grand Chelem seniors », a avoué Inès (43e mondiale juniors), dont l’objectif cette année est d’intégrer le top 20 juniors.

Huit minimes aux Championnats arabes
Sur un tout autre plan, l’Algérie se présentera avec huit jeunes athlètes algériens, dont quatre filles, âgés de 11 et 12 ans, aux prochains championnats arabes de tennis, organisés du 27 juillet au 5 août en Egypte. Il s’agit de Ramzi Brahimi et Zoubir Ramdani chez les 11 ans (garçons), ainsi que Bouchera Mebarki et Amina Arnaout chez les filles, dans la même catégorie d’âge. Chez les 12 ans, l’Algérie sera représentée par Aymen Ali-Moussa et Mohamed-Forkan Labdi chez les garçons, ainsi que Oumayma Tanèche et Feriel Zitouni chez les filles. « La sélection de ces huit jeunes athlètes s’est faite sur la base de critères d’excellence », a encore précisé la FAT dans un communiqué. La sélection algérienne sera encadrée par deux entraîneurs : Kamel Mir et Omar Bessaâd, au moment où un membre du Bureau Fédéral, Hocine Cheguib, fera officie de chef de délégation. 

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L’athlète algérien Abdelmalek Lahoulou s’est adjugé, vendredi soir à Gwangju (Corée du Sud), la médaille d’argent du 400 m haies des Jeux universitaires d’été qui se poursuivent jusqu’au 14 juillet. Lahoulou a couru le 400 m haies en 48.99, réalisant la meilleure performance personnelle de l’année, selon les résultats publiés sur le site officiel des jeux. Le titre des Jeux universitaires est revenu à l’Irlandais Barr Thomas en 48.78, alors que le Russe Shablyuev Ivan a pris la médaille de bronze en 49.04 (meilleure performance personnelle de l’année). Lors des séries, Abdelmalek Lahoulou s’était qualifié au premier tour en remportant la 1re place en 50.71, devançant l’Italien Halii Eusebio (50.95) et le Russe Andriyanov Nikita (51.13). En demi-finale, l’Algérien a récidivé en dominant ses concurrents dans la 3e série qu’il a courue en en 49.83, devant le Russe Shablyuev (50.00). L’autre Algérien en lice au 400 m haies, Saber Boukmouche, n’a pu passer le premier tour des séries, en se contentant d’une 6e position en 54.41.

Usain Bolt au départ du 100 m du meeting de Londres
Le sprinteur jamaïcain Usain Bolt, ménagé depuis quelques jours en raison d’une blessure, effectuera son retour à la compétition le 24 juillet courant sur 100 m au meeting de Londres, 11e étape de la Ligue de diamant 2015 d’athlétisme, ont annoncé vendredi les organisateurs. Le sextuple champion olympique de sprint (29 ans) souffrait d’une blessure à la jambe gauche lui ayant fait rater deux meetings d’athlétisme, respectivement à Paris Saint-Denis (France) et à Lausanne (Suisse). «Londres est un lieu spécial pour moi, car j’ai gardé de bons souvenirs de mes courses aux Jeux olympiques de 2012», a indiqué la star jamaïcaine, trois fois en or (100/200/4X100 m) aux derniers JO, et octuple champion du monde. Outre Usain Bolt, le demi-fondeur britannique Mo Farah, sa compatriote Jessica Ennis-Hill et le Kényan David Rudisha, roi du 800 m, sont également annoncés à Londres.

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La Fédération internationale de judo (FIJ) a décidé la suspension temporaire de la Fédération congolaise (Fenacoju), rapporte l’Agence congolaise de presse (Acp), citant une correspondance du président de la FIJ, Marius L. Vizer, adressée au ministre des Sports, Sama Lukonde Kyenge. La Fenacoju vit depuis plusieurs mois une crise sans précédent qui paralyse l’activité de cette discipline en RDC. « L’instance fédérale est présidée depuis décembre 2013 par Francis Bimwala, après le renouvellement de son mandat, lors d’une assemblée générale élective qui tirait sa légitimité du soutien de la FIJ », écrit l’ACP. Par contre, le ministère des Sports avait alors contesté l’organisation de cette assemblée générale élective. Et le Comité olympique congolais avait pris l’initiative d’organiser une autre assemblée générale à Kinshasa à laquelle n’a pas pris part la frange favorable à Bimwala. Et à l’issue de cette assemblée élective de Kinshasa, Abibo Lomalisa avait été élu président, bénéficiant du soutien du ministère des Sports, du Comité olympique et d’un groupe des sociétaires. Mais la FIJ maintenait son soutien au comité Bimwala, car l’élection d’Abibo Lomalisa n’était pas conforme aux statuts et règlements de la FIJ. Dès lors, le secrétariat général de la FIJ avait proposé des nouveaux statuts conformes à la réglementation de la FIJ et à la législation de la RDC (Loi sportive), et organiser, avec le soutien de l’Union africaine de judo (UAJ), en correspondance avec le ministère des Sports et le COC, une assemblée générale élective. Face à ce déchirement causant l’inertie du judo en RDC, la FIJ a donc pris l’option de montrer clairement sa position.

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Omar Benzine, passionné d’art, a choisi la céramique pour faire mieux connaître le tapis algérien. Dans un entretien à Reporters, il évoque sa venue à l’art, le choix de ses techniques et surtout parle de ses tableaux représentant le tapis, ce pan du patrimoine culturel jalousement sauvegardé et transmis de génération en génération.

 

Reporters : Comment êtes-vous venu à la céramique ? Est-ce par tradition familiale ?

Omar Benzine : Non, la céramique n’est pas une tradition familiale chez moi. Je dois dire que j’ai commencé par le dessin. C’est un don qui est devenu au fil du temps une passion. J’ai commencé à dessiner dès mon jeune âge, bien avant d’aller à l’école. Puis c’est à l’école que ce don a éclos. A l’école, mon institutrice, voyant que je savais dessiner, me demandait de décorer les murs, les vitres. Je dois aussi citer notre facteur du quartier, Allah yerahmou, qui un jour par hasard ayant découvert que j’aimais dessiner m’a encouragé. Ce facteur, qui avait fait les beaux-arts, me remettait chaque fois qu’il passait devant notre maison des bandes dessinées que je reproduisais. Il m’arrivait de laisser tomber mon repas pour descendre lui remettre les copies que je faisais et il me remettait celles qu’il avait vues et corrigées. Tout a commencé lorsque j’ai fait un stage de céramique de deux années à l’issue duquel j’ai commencé à travailler dans un atelier de céramique. C’est ainsi que j’ai fait mon entrée dans ce monde magique de la céramique. J’ai côtoyé des artistes et pu voir le travail qui se faisait. J’ai vécu quelques années dans ce monde de couleurs, de signes et de lumière, et un jour, j’ai décidé de tout quitter à cause du salaire qui ne me permettait pas de vivre décemment. J’ai fait ensuite plusieurs petits travaux, notamment dans le domaine du bâtiment. Puis, j’ai été recruté comme animateur par l’Etablissement arts et culture, poste que j’occupe toujours ; et là, je suis comme un poisson dans l’eau, c’est-à-dire dans mon élément naturel, entouré de tableaux, découvrant tous les jours du nouveau, des créations d’artistes connus et moins connus. Je vis dans un monde merveilleux de couleurs, de lumière. L’espoir est revenu et ce don qui était caché s’est concrétisé et développé. L’âme d’artiste qui était enfouie en moi a resurgi. Il faut dire que c’est grâce à mes responsables et mes collègues que je me suis lancé dans cette très belle aventure.

Y a-t-il eu un déclic ?
C’est vrai qu’il fallait un déclic pour que je rentre dans le domaine de la céramique. Auparavant, j’avais travaillé dans la céramique, mais comme tourneur, je fabriquais des pièces en céramique pour la décoration, c’est grâce à une artiste spécialisée dans le vitrail qui est venue exposer à la galerie Aïcha-Haddad, où je travaille. Cette artiste, voyant l’intérêt que j’accordais à l’art, m’a beaucoup aidé. Je me suis rendu dans son atelier, elle m’a expliqué le processus de fabrication et elle m’a aidé en me vendant des pièces de céramique qu’on appelle biscuits, c’est-à-dire cuites sans glaçure et qui présentent un aspect mat. Elle me faisait même des prix pour ces pièces que je décorais dans mes moments libres. D’ailleurs, j’ai commencé par des assiettes plates, des tadjines, des miroirs et le vitrail. Quant aux décorations, elles se faisaient sur la base de dessins à main levée, des arabesques, des motifs berbères et de la calligraphie arabe, c’est-à-dire tout ce qui a un rapport avec notre riche patrimoine culturel.

Depuis quelque temps, on découvre chez vous des motifs empruntés à l’art du tapis. Pourquoi ?
Tout d’abord, comme pour chaque Algérien, le tapis a toujours fait partie de mon environnement. Dans tous les foyers algériens, que ce soit en ville ou à la campagne, les tapis font partie intégrante de nos intérieurs. L’art du tapis fait partie de notre patrimoine et il se décline sous plusieurs formes, modèles, couleurs. La réputation du tapis algérien a dépassé nos frontières depuis toujours. Les émigrés, la première chose qu’ils rapportent quand ils retournent à l’étranger, c’est le tapis. Le tapis, c’est le tendre souvenir de l’enfance, de la chaleur familiale, c’est le symbole de la convivialité et de l’hospitalité. Chaque région a son propre tapis avec ses propres couleurs et motifs, porteurs de symboles. En Algérie, nous avons plus de cent vingt sortes de tapis. Par exemple, le tapis d’Aït Hichem avec des motifs géométriques se recoupant dans le sens longitudinal et transversal. La palette est variée avec notamment du beige foncé, du roux, du noir et de l’écru. Il y a à Khenchela, le tapis de Babar, riche en motifs appartenant à la tradition orale. Celui des Nememcha, appelé « qt’if » et comprenant des éléments décoratifs se caractérisant par des dents de scie, étoiles, hirondelles, empreintes de lion ou œillets stylisés sur un fond très coloré. Le tapis est non seulement une pièce authentique, reflétant une partie de notre histoire, mais il dégage aussi des émotions.

Donc, pour vous, peindre un tapis, c’est perpétuer un pan du patrimoine ?
Vous savez que c’est en partie par attachement au tapis que les gens achètent mes œuvres. Mes céramiques sont très appréciées non seulement par la clientèle locale, mais aussi par les étrangers. Ces tableaux en céramique représentant nos riches et authentiques tapis nous permettent de faire mieux connaître notre patrimoine non seulement à nos jeunes, mais aussi aux étrangers. Pour ce faire, j’utilise la peinture pour vitrail, du vernis acrylique et parfois du vernis marin. C’est pour donner certains effets et reflets à mes tableaux. J’essaye de varier ma collection de tapis en céramique le plus possible. J’ai créé plusieurs pièces et je poursuis le travail.

Exposez-vous souvent ?
A ce jour, j’ai exposé trois fois grâce à l’Etablissement arts et culture, et à cette occasion, je tiens à remercier les responsables qui m’ont permis de me faire connaître et de présenter au public mes œuvres. Je n’expose pas souvent, car je veux présenter chaque fois du nouveau pour être à la hauteur de l’attente de notre public, un public connaisseur et qui a du goût. Je travaille actuellement sur un projet ambitieux que le public découvrira lors d’une prochaine exposition.

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Après la pièce Le collier de perles de Mohamed Benguettaf et la pièce d’Abdelkrim El Houari, voilà que Missoum Laroussi, metteur en scène, réalisateur et producteur, se lance dans une nouvelle pièce théâtrale intitulée Bouâr’âra. Le thème et le texte, qui s’inscrivent dans un contexte historique, traitent une partie de l’histoire de l’ère coloniale d’Algérie.

Il s’agit d’un infatigable résistant sillonnant la région de la vallée du Chélif pour terrifier le colonisateur, au début du XXe siècle. Réputé pour son professionnalisme à l’échelle nationale, Missoum Laroussi a réussi encore une fois le défi de mettre sur pied la pièce avec les membres de sa troupe relevant de la Coopérative des amis de l’art, dont il est le président. Il est à signaler que tout le mérite revient aux deux hommes de lettres, à savoir le romancier et intellectuel Mohamed Boudia et le poète Mohamed Guerine, sans leur collaboration, la pièce n’aurait pas une telle attirance. Le premier a mené une recherche minutieuse sur la chronologie des faits historiques, les actes de bravoure de Bouâr’âra, son épopée, ses aventures héroïques et également l’étymologie et la généalogie de son pseudonyme. Quant au second, il s’est servi des informations recueillies par son confrère pour en faire un recueil poétique racontant et retraçant la biographie du brave combattant. Dirigé et appuyé par Abdelhamid Belkhoudja, dramaturge, Mohamed Boudia comme conseiller littéraire, Mohamed Tiab comme conseiller historique et Farouk Khelif en qualité de conseiller artistique, M. Missoum a su monter la pièce d’une manière irréprochable sur tous les plans. C’est parce que la pièce, rappelons-le, va de l’enfance de Bouâr’âra jusqu’à son exécution par les forces coloniales. Le metteur en scène a dû faire appel à trois générations d’acteurs. Les enfants passionnés de théâtre ont envahi les planches en jouant leur rôle avec un amour infini, histoire de faire une bonne représentation d’une personnalité historique quelque peu oubliée aussi bien par la génération postcoloniale que la génération précoloniale. Ainsi, la mise en scène de la pièce a permis de découvrir de jeunes talents issus des différentes troupes. Dans le même sillage, la présence des acteurs talentueux et émérites était marquée par Rabie Ouadjaout, El Hadj Lasnami et bien d’autres. Rabie a eu le privilège en lui confiant le rôle de caïd, vu son riche palmarès au théâtre qui date depuis plus de deux décennies. Le rôle de protagoniste, du brave guerrier Bouâr’âra a été assuré par Bendoubaba. Une première dans la coopérative, c’était d’incorporer Mansour Mokhtari, un poète et homme de lettres, pour jouer le rôle de goual durant presque toute la pièce. En effet, durant tout le temps de la représentation, le poète avec sa voie juste et adaptée aux situations, a récité des poèmes qui synchronisaient avec les différentes actions guerrières. « Souhaitons-leur pleine réussite, car c’est un travail colossal qui a été fait en un rien de temps et un grand bravo pour le choix des costumes et des accessoires », louera la troupe Mohamed Boudia. Ce dernier était émerveillé par les efforts consentis par toute l’équipe ayant étalé dans cette représentation tout leur savoir-faire. Connu pour son amour des arts et sa passion du théâtre, le public chélifien n’a pas manqué le rendez-vous lors des deux représentations qui ont été données au musée public Abdelmadjid-Meziane de Chlef et au cinéma Djamel, respectivement le 30 juin et le 4 juillet. Il faut souligner que le tournage de la pièce a été fait dans un décor très adéquat au scénario et qui représente d’une manière irrépréhensible la scène des premières décennies du siècle écoulé. La représentation était une occasion pour relater une partie de l’histoire par laquelle est passée la région durant la période en amont du déclenchement de la guerre de Libération nationale. Le tomber de rideau a eu lieu sous les applaudissements du public accompagnés de « Allah yerham chouhada ». Notons que la troupe donne rendez-vous à son public durant les veillées ramadanesques. « L’Ivanhoé algérien », comme préfère le dénommer Boudia, cet infatigable guerrier, naquit au début du XXe siècle dans le petit village de Zaâtcha, relevant de l’actuelle wilaya de Mascara. L’un des pionniers qui ont porté dans leur cœur le nationalisme séculaire et ancestral vis-à-vis du pays des martyrs. A l’image des nationalistes, il prit les armes dès son jeune âge contre l’occupant français. Activant dans les monts du Dahra et de l’Ouarsenis, Bouâr’âra effarouchait les colons en attaquant leurs fermes et leurs entrepôts, histoire d’approvisionner ses misérables compatriotes vivant à cette époque le calvaire. Très jeune, notre héros fut au rendez-vous de son exécution à la place publique, en 1923, avec son compagnon de lutte Benziane. Une fin tragique, mais une lutte demeurant indélébile dans la mémoire des Algériens, malgré le déficit des écrits historiques sur les héros de la région. Il faut souligner que le vocable Bouâr’âra figure dans le lexique du parler local. Ainsi, selon l’étymologie, ce nom s’attribue aux personnes faisant preuve d’une grande bravoure et d’une épopée. Cependant, le mot est utilisé comme qualificatif pour empêcher une personne de relever un défi qui semble impossible. Amar Benrebiha, le directeur de la culture de Chlef a mis à la disposition de la coopérative des moyens humains et matériels pour réussir cette représentation théâtrale et cette œuvre historique. Le même responsable ne ménage aucun effort quant à la promotion des arts et la culture dans la wilaya.

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