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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 27 juillet 2015

Un prix baptisé « Burnous du jurisconsulte Abderrahmane Awaghlis » a été institué à l’issue du premier festival organisé du 20 au 23 juillet derniers par l’APC de Tinebdar, en collaboration avec l’association Gehimab de l’Université de Béjaïa.

ainouche

Une manifestation culturelle qui s’inscrit dans le cadre de la célébration du 630e anniversaire de la mort du jurisconsulte Abderrahmane Al Waghlissi (1384-2015). Le prix de cette première édition du festival a été attribué au jeune Ghilas Aïnouche, caricaturiste talentueux qui fait l’objet de menaces de mort de la part d’extrémistes islamistes. Selon le maire de Tinebdar, Braham Bennadji, l’initiateur de cet événement, cette distinction annuelle est destinée à honorer un jeune talent de la région de Sidi Aïch dans différents domaines (artistique, culturel, scientifique, économique, social, sportif…). Une manière d’encourager l’esprit d’initiative et de créativité au sein de jeunesse locale, a-t-il précisé. A ce titre, notre interlocuteur précisera que le premier prix du Burnous d’Abderrahmane Awaghlis sera décerné au jeune dessinateur de presse, natif de la région de Sidi Aïch, vendredi prochain, lors de la cérémonie de remise des diplômes aux festivaliers choisis pour la circonstance. A noter que le jeune Ghilas Aïnouche est considéré comme l’étoile montante de la caricature algérienne.
Par ailleurs, M. Bennadji n’a pas manqué d’afficher sa satisfaction quant à la réussite de l’événement que venait d’abriter sa commune. Un événement qui a su susciter un engouement particulier au sein de la population de la région. Outre les soirées artistiques qui ont drainé des foules nombreuses, notamment lors des deux galas animés par deux vedettes de la chanson kabyle, Oulahlou et Boudjemaa Agraw, pas moins de onze visites guidées à travers des circuits touristiques de la région de la Soummam ont été organisées en faveur du public venu des quatre coins de la Kabylie. « Nous avons réussi à faire découvrir à nos invités des sites touristiques et des monuments historiques dont recèle notre région. Ces sites merveilleux devraient être mis en valeur et protégés par l’Etat. Des dossiers bien ficelés ont été déposés auprès de la direction de la culture de la wilaya de Béjaïa par le professeur Djamil Aïssani dans l’optique d’envisager la procédure de classement de ces sites livrés à l’abandon comme patrimoine national », nous affirmera, en outre, le premier magistrat de la commune de Tinebdar. Ce dernier, visiblement revigoré par le succès retentissant qu’a connu son initiative, promet de faire de ce festival une tradition annuelle dans sa commune et ambitionne d’ores et déjà d’élargir le programme de la prochaine édition à d’autres villes de la wilaya, telles que Sidi Aïch et Béjaïa.

Qui est Ghilas Aïnouche ?
Né le 10 octobre 1988 à Sidi Aïch, dans la Vallée de la Soummam, il a su se frayer un chemin dans un domaine difficile d’accès, qui reste la chasse gardée de certains grands noms. Et ce, grâce à son style où l’humour est omniprésent. Avec un trait personnel, il traite de sujets aussi riches que variés se rapportant à la réalité nationale et internationale. Comme tout artiste qui se respecte, il rêve d’un monde parfait. Une chimère qui invite à pleurer plutôt qu’à rire.
Sa passion pour le dessin, de manière générale, remonte loin dans le temps. Enfant déjà, il trouvait un malin plaisir à feuilleter les différents illustrés que son père lui mettait entre les mains. Ses jouets favoris étaient le crayon et la feuille blanche. Griffonner, à toute heure et en tout lieu, est devenu sa principale occupation. Dès le primaire, il a commencé à s’affirmer auprès de ses camarades de classe, auxquels il dédiait des dessins qui portaient déjà les graines de star à venir. Quant au lycée, il est vite amené à collaborer au journal scolaire.
En 2008, après avoir décroché son bac sciences, il rentre à l’université de Béjaïa pour suivre ses études en génie civil. C’était là qu’il est entré en collaboration avec le bimensuel universitaire Awal unelmad (Parole de l’étudiant). Après un bref passage à l’hebdomadaire régional de Béjaïa, Avis, il atterrit au quotidien national Le Jeune Indépendant qu’il alimentait quotidiennement en caricatures et BD.
Depuis 2011, il est désigné caricaturiste officiel du Festival international du théâtre de Béjaïa. Par ailleurs, il a eu à participer pendant un certain temps à l’élaboration de l’émission « YAL » diffusée chaque lundi sur Berbère Télévision. Il a accompagné bon nombre de conférenciers en adaptant ses caricatures à leurs différents discours (caricatures sur scène) que ce soit avec le Café littéraire de Béjaïa ou à l’université. Plusieurs passages dans les chaînes télés, dont TV5 Monde (émission hebdomadaire Maghreb-Orient Express) qui a confirmé la dimension internationale de cet artiste. Il a eu l’honneur d’être promu prodige algérien en tant que caricaturiste par l’opérateur de la téléphonie mobile Djezzy en 2012. Premier prix au concours national de la caricature en 2010.
En 2015, l’hebdomadaire français Le Point le place parmi les 7 artistes partis pour marquer l’année 2015 en Algérie. Il y a eu également de sa part plusieurs contributions en faveur des causes nobles au profit d’Amnesty International et d’associations caritatives à caractère écologique ou humanitaire. Malgré tout cela, il lui a été très difficile de dénicher un journal pour un travail durable, un journal à même de répondre à ses convictions en matière de liberté d’expression.
De la sorte, sitôt rentré dans un organe de presse, sitôt il le quittait pour cause de ligne éditoriale trop rigide. Son souhait, à l’époque, était de s’engager avec un journal capable de l’aider à s’épanouir en jouissant du droit à l’expression. Les portes se refermaient une à une. Ses expositions se trouvaient interdites, au sein même de l’université. Ses dessins étaient jugés subversifs, déplacés… Certaines trop critiques vis-à-vis du pouvoir, d’autres trop vulgaires. Il a toujours été le grand absent des différents grands festivals de la BD en Algérie. Pas de bienvenue à cet anticonformiste dont les dessins, politiques à l’extrême, sont dérangeants pour les adeptes du système en place. Fin 2013, il intègre le quotidien algérien électronique TSA (Tout sur l’Algérie) et y demeure à ce jour. Là, il assure le dessin du jour et le résumé de la semaine chaque dimanche. Il assure ainsi jusqu’à 12 dessins par semaine. En mars 2014, c’est la sortie en France de son premier album intitulé Sauve qui peut !, recueil regroupant une partie de son œuvre.
Début 2014, il débarque à Paris comme touriste. Il a fait une visite au siège de Charlie Hebdo, juste pour voir les dessinateurs. C’était là que Cabu lui a demandé de lui montrer ses dessins pour se faire une petite idée sur ce nouveau débarqué. En les voyant, Cabu s’est exclamé : « Ah ! Mais t’es un professionnel, tu fais du bon boulot. » La surprise était inattendue. Cabu, Riss, Wolinsky et Catherine, se trouvant ensemble ce jour-là, en voyant ses dessins, lui ont proposé de passer chaque lundi à la rédaction de Charlie Hebdo. Et c’était Cabu qui l’a présenté à l’équipe du Canard enchaîné. Ainsi, chaque semaine, il se rendait au siège de Charlie hebdo. Quand il se trouvait en Algérie, il envoyait ses dessins par e-mail.
Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, c’était presque toute sa vie qui a changé. Désormais, le temps faisait place aux menaces et aux insultes qui pleuvaient de toutes parts… lettres de menaces, messages sur les réseaux sociaux. Des inconnus qui cherchaient après son adresse. Ce passage lui a fait perdre beaucoup de soi-disant proches et amis. Il voyait en lui un traître, car collaborateur à Charlie Hebdo. Il vivait seul dans son studio en Algérie sans garde du corps, sans aucune protection. Sa seule compagnie, c’était ses dessins qui lui servaient de refuge. Le 19 janvier 2015, il déposa une plainte contre X, mais demeurée sans suite. Les menaces continuaient de pleuvoir. Malgré toutes les embûches, Ghilas nous sort à chaque fois des merveilles qui font « rire, réfléchir et agir ».

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Deuxième concert organisé dans le cadre de l’édition 2015 du Feliv, après celui d’Anis Benhallak vendredi, la salle Ibn Zeydoun a accueilli dimanche soir dernier une fusion entre deux styles artistiques représentant les deux rives de la Méditerranée, le chaâbi et le flamenco. Mettant, en effet, en scène deux artistes issus d’horizons différents, l’Algérien Ptit Moh, de son vrai nom Mohamed Abdenour, et le Franco-Espagnol Juan Carmona, la représentation aura également permis au public de découvrir trois autres artistes, le pianiste Smaïl Benhouhou, le percussionniste Youcef Grim, mais aussi le ténor Jughurta Adjrad. Concert qui fut, par ailleurs, suivi par un public venu en nombre. Une quinzaine de titres, notamment Aâdrouni yahli ou Ya chak ezzine, ont été interprétés par les artistes, en débutant en solo, avant de fusionner les sonorités des styles chaâbi et flamenco. Artiste français d’origine andalouse connu pour son répertoire souvent proche de la musique jazz, le guitariste Juan Carmona compte, en effet, à son actif un total de sept albums, dont les plus connus sont « El Sentido Del Aire » et « Alchémia ». Issu, quant à lui, du groupe Gnawa Diffusion et dirigeant actuellement l’ensemble El Gosto, Mohamed Abdenour ou Ptit Moh avait précisé aux organisateurs avant le concert à propos de la fusion musicale qu’il présente avec Juan Carmona : « Juan et moi parlons, chacun de notre côté, notre propre langage, mais on s’entend bien. Chacun vient avec ses compositions. Nous jouons ensemble, chacun tente d’entrer dans l’esprit de l’autre et s’adapte aux mélodies. » Pour rappel, programmant cette année un total de quatre concerts, ouverts au prix de 500 dinars par personne, indiquaient les organisateurs du Feliv, un dernier concert est prévu demain à partir de 21h30 avec en tête d’affiche le chanteur Ali Amrane, un artiste connu du public comme « le rocker Kabyle », mais aussi pour sa musique claire et sans artifice véhiculant la culture kabyle depuis la sortie de son premier album « Amsebrid » en 2001.

Publié dans Culture

L’ONU tente de cerner une problématique complexe à travers une autre réunion coorganisée avec l’Espagne et dédiée aux combattants étrangers qui rejoignent les organisations terroristes dans différents pays, notamment en Syrie et en Irak, où Daech constitue la menace majeure.

Cette rencontre se tient aujourd’hui et demain à Madrid. Abdelkader Messahel représente l’Algérie à ce rendez-vous de Madrid intitulé « La réunion spéciale de haut niveau du Comité des Nations unies contre le terrorisme », dont la thématique sera « les combattants étrangers », a indiqué dimanche dernier le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. A cette occasion, M. Messahel « développera la position de l’Algérie sur la problématique des combattants étrangers et informera les participants des conclusions et recommandations de la Conférence internationale d’Alger sur l’extrémisme violent et sur la déradicalisation », qui s’est tenue les 22 et 23 juillet en cours à Alger. Le Maroc prend part également à cette réunion, qui verra la participation des 15 Etats membres et qui sera centrée sur les moyens d’arrêter le flux de combattants étrangers qui se rendent dans les zones de conflit en vue de rallier les groupes terroristes, comme dans le cas de Daech, qui attire des mercenaires de tous les pays. Aujourd’hui, des réunions préparatoires au niveau des experts internationaux en matière de terrorisme sont ouvertes par les secrétaires d’Etat espagnols à la sécurité, Francisco Martinez, et aux affaires étrangères, Ignacio Ybanez. Au cours de cette réunion du CTC, les pays membres de l’ONU discuteront des mesures visant à prévenir et combattre le flux de combattants terroristes étrangers sur la base de la résolution 2178 du Conseil de sécurité, qui appelle à « prévenir le recrutement, l’organisation, l’équipement et le déplacement des individus à un Etat autre que leur pays de résidence pour perpétrer, planifier ou participer à des actes terroristes ». L’ONU chiffre à plus de 20 000 le nombre de combattants terroristes étrangers provenant de pays membres qui ont rallié les groupes terroristes en Irak et en Syrie. La résolution 2178 du CS de l’ONU adoptée le 24 septembre 2014, exige de la part des Etats membres de la communauté internationale l’adoption de mesures sanctionnant le recrutement et les voyages des combattants terroristes étrangers, et le renforcement de leur coopération face à cette menace par l’établissement, lorsque cela s’avère approprié, d’accords internationaux et de mesures visant à échanger des informations liées à des listes de suspects et à des procédures pénales. La résolution souligne également la nécessité pour les Etats de mettre en œuvre des stratégies internes et de coopération internationale afin de contrecarrer l’extrémisme violent. Elle donne, en outre, des instructions aux différents organes des Nations unies compétents en matière de lutte contre le terrorisme afin qu’ils mettent en œuvre des activités dirigées spécifiquement contre la menace des combattants terroristes étrangers. Le Comité contre le terrorisme a été créé dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, par la résolution 1373 du CS de l’ONU, qui oblige tous les Etats à criminaliser l’aide ou l’assistance aux activités terroristes, à refuser tout soutien financier et refuge aux terroristes, et à partager les informations sur les groupes qui planifient des attaques terroristes.
La stratégie de Daech
Daech a surpassé toutes les organisations terroristes, aussi bien les transnationales que les locales, en matière de communication et d’attractivité. L’Etat islamique a, dès son avènement, mis le paquet sur la communication et le design politique faisant du djihad un mode et d’internet avec tout son potentiel, l’instrument privilégié pour toucher le maximum de jeunes dans différents pays à travers le monde. Mais l’organisation islamiste a su s’adresser aux jeunes en leur offrant ce qu’ils cherchent : la violence, l’argent, le pouvoir et le sexe. Exploitant les études sur les tendances actuelles, Daech a compris que 41% des populations à l’échelle mondiale utilisent Internet au moins pendant cinq heures sur un ordinateur et deux heures sur des Smartphones ou téléphones. Un milliard de personnes disposent d’un Smartphone, 84% des utilisateurs naviguent sur Internet, dont 62% entre 25 et 34 ans disposent de Smartphones. Avec ces données statistiques, Daech utilise de façon optimale les TIC ciblant les jeunes, en investissant les sites préférés de cette catégorie sociale, notamment les réseaux sociaux. Selon certaines révélations, le budget moyen de Daech est de 23 milliards de dollars, dont une enveloppe conséquente est allouée à la communication et à la propagande. Ainsi, Daech a réussi à bâtir une image positive du djihad à travers une communication à la portée de tous où la vie au front est présentée de façon idyllique, en postant des photos, des vidéos qui montrent la convivialité que cherchent les jeunes. Le djihad est présenté comme un mode de vie « cool » proche des jeux vidéo avec, à la clé, « plus de notoriété, plus d’amis et surtout plus de femmes », selon un observateur à L’Express. Sur la période de l’offensive irakienne, les tweets de comptes proches du mouvement djihadiste utilisant le hashtag (Daech en anglais) ont augmenté de 250%. Grâce à cette stratégie, 15 000 personnes, issues de 80 pays, ont rejoint les groupes fondamentalistes en Irak et en Syrie. 3 000 ressortissants européens sont partis faire le djihad, dont 120 morts depuis le début du conflit en 2012, alors que 1 132 ressortissants français sont actuellement impliqués dans le djihad et 268 Français ont clairement exprimé leur désir de partir rejoindre les rangs de l’EI, selon l’ONU et le ministère français de l’Intérieur. Face à cette offensive de l’organisation terroriste, quelle sera la riposte des pays décidés à lutter contre Daech et toutes les organisations qui menacent la sécurité et la stabilité en Afrique et au Moyen-Orient ? On attend la réponse aujourd’hui, à la fin de la réunion de Madrid.

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La coalition arabe conduite par Riyad observait hier, lundi, une pause dans ses raids aériens au Yémen, au premier jour d’une trêve humanitaire fragilisée par des combats au sol, malgré l’appel lancé par l’ONU aux rebelles chiites houthis à la respecter. La pause de cinq jours, initiée unilatéralement par la coalition, a commencé à minuit heure locale (dimanche 21h GMT) pour permettre l’acheminement d’aide humanitaire aux civils durement éprouvés par quatre mois de conflit. Depuis, aucun raid aérien n’a été signalé dans le pays, où la situation est relativement calme sur les différents fronts de guerre, à l’exception de Taëz et autour d’Aden (sud), ont affirmé à l’AFP en milieu de journée des sources militaires loyalistes concordantes. « Jusqu’ici, l’aviation de la coalition a respecté la trêve », a déclaré Saleh El Anjaf, porte-parole de « la résistance populaire» à Mareb, à l’est de Sanaa, où les armes se sont tues après des affrontements nocturnes à l’initiative des rebelles. « La trêve est unilatérale à Taëz » où les combats ont baissé d’intensité en milieu de journée, a déclaré pour sa part à l’AFP un responsable de la « résistance », Abdel Aziz El Sabri, accusant les rebelles de poursuivre par intermittence leurs attaques dans la région de Jebel Sabr. Cinq civils, onze rebelles et quatre combattants loyalistes ont été tués dans les combats ayant éclaté dans cette région dans la nuit, selon des sources militaires. Au nord d’Aden, des combats continuent d’opposer forces loyalistes et rebelles, selon des sources militaires. Les rebelles - qui se sont emparés l’an passé d’une grande partie du pays, dont la capitale Sanaa, avec l’aide de militaires restés fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh - n’ont pas fait savoir s’ils acceptaient la pause. L’un de leurs responsables, Mohamed Ali El Houthi, « président du Haut Comité de la révolution », a seulement indiqué que la rébellion « n’avait pas été saisie par l’ONU de la trêve ». La coalition, qui est entrée en guerre fin mars contre ces insurgés pour les empêcher de prendre le contrôle total du Yémen, a prévenu qu’elle se réservait le droit de riposter à toute « activité ou mouvement militaire » pendant la trêve. En début d’après-midi, des avions de combat ont survolé la capitale Sanaa, a rapporté un correspondant de l’AFP.
L’AIDE STOCKÉE A ADEN
La pause a été décrétée au moment où plusieurs cargaisons d’aide humanitaire, apportées par l’ONU, l’Arabie saoudite ou les Emirats arabes unis, ont pu être acheminées par mer ou par air à Aden, la deuxième grande ville du Yémen, reconquise la semaine dernière par les forces loyalistes. Une petite partie de cette aide a été distribuée à certains quartiers d’Aden, mais l’accès aux autres provinces est toujours difficile et risqué en raison de la forte présence d’hommes armés. Des milliers de tonnes de vivres, de médicaments ou de produits pharmaceutiques ont été stockées ou sont encore en déchargement dans la grande ville portuaire, selon des sources yéménites et une porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM). Selon l’agence Saba, contrôlée par le gouvernement, les autorités locales se sont entretenues dimanche avec le coordinateur humanitaire de l’ONU pour le Yémen, Johannes Van Der Klauw, en visite à Aden pour s’enquérir des besoins du pays, où les civils constituent plus de la moitié des 3 700 morts en quatre mois de conflit. Environ 80% de la population, soit 21 millions de personnes, ont besoin d’aide ou de protection, et plus de 10 millions ont du mal à se nourrir ou à trouver de l’eau, selon l’ONU.

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Plus de 800 jeunes mineurs, un sur dix ayant moins de 12 ans, ont fait l’objet d’un signalement dans le cadre d’un programme gouvernemental de lutte contre la radicalisation lancé en avril 2012 en Grande-Bretagne, selon les chiffres officiels publiés hier, lundi.
Ce programme, baptisé « Channel », vise à apporter une aide aux jeunes identifiés comme pouvant être vulnérables face aux idéologies extrémistes et risquant de basculer dans le terrorisme. Entre avril 2012 et juin 2014, 834 jeunes de moins de 18 ans ont été signalés au programme, révèle lundi le conseil des chefs de la police nationale (National Police Chiefs Council, NPCC), en réponse à une demande d’informations de l’agence de presse britannique Press Association. Cela correspond à un mineur signalé chaque jour en Grande-Bretagne. Sur cette période, 2 335 personnes, mineures et majeures, ont fait l’objet d’un signalement pouvant éventuellement conduire au suivi d’un programme de déradicalisation.
« Depuis que le programme Channel a été lancé nationalement en avril 2012, il y a eu plus de 4 000 signalements et des centaines de personnes risquant de basculer dans l’extrémisme violent ont reçu une aide », a déclaré le secrétaire d’Etat chargé de la Sécurité, John Hayes.
Le programme vise « à s’assurer que tout enfant ou adulte, quels que soient sa croyance, son origine ethnique et son passé, puisse recevoir une aide avant que ses vulnérabilités ne soient exploitées par ceux qui veulent qu’il s’engage dans des activités terroristes ».

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Même en temps normal, les investisseurs particuliers et institutionnels éprouvent des difficultés à déterminer où investir, et dans quel domaine. Est-il plus judicieux d’investir davantage dans les économies développées ou dans les marchés émergents ? Comment faire le choix de telle ou telle économie ? Comment déterminer le moment et la manière de rééquilibrer son portefeuille ?

Par Nouriel Roubini*
Bien entendu, ces choix se corsent davantage en période inhabituelle, lorsque surviennent d’importants changements globaux, et que les banques centrales recourent à des politiques non conventionnelles. Néanmoins, une approche nouvelle et peu coûteuse promet aujourd’hui d’atténuer le défi auquel sont confrontés les investisseurs, en temps normal comme en période inédite.
Dans le secteur de la gestion d’actifs, deux types de stratégies d’investissement dominent traditionnellement : démarche passive et démarche active. L’approche passive consiste à investir dans des indices associés à des repères spécifiques, de type S&P 500 aux États-Unis ou encore indices des valeurs dans les économies développées ou les marchés émergents. L’investisseur achète ici l’indice du marché.
La démarche passive est une approche peu coûteuse – le fait de suivre un indice de référence ne revêt pas d’utilité. Le rendement découle purement et simplement de la somme du bon, du moins bon et du mauvais, dans la mesure où l’investisseur ne peut savoir s’il s’agit d’acheter au sein des économies développées ou sur les marchés émergents, ni si tel pays appartenant à tel groupe s’en sortira mieux que les autres. Vous investissez dans un panier réunissant un ensemble de pays ou de régions spécifiques, et vous percevez ce que l’on appelle le « bêta » – à savoir le rendement moyen du marché. Par opposition, l’approche active consiste à confier l’investissement à un professionnel de la gestion de portefeuille. L’idée réside en ce qu’un gestionnaire professionnel sera davantage capable de sélectionner les actifs et les marchés dans lesquels investir, et de générer de meilleures performances par rapport au rendement moyen d’une démarche d’achat sur un marché dans son ensemble. Ces fonds sont supposés vous apporter l’ « alpha » : à savoir des rendements absolus supérieurs au « bêta » du marché.
Cette seconde approche présente toutefois de nombreuses difficultés. Les fonds d’investissement gérés de manière professionnelle présentent un coût important, dans la mesure où les gestionnaires effectuent un grand nombre de transactions et perçoivent de généreuses commissions. En outre, la plupart des gestionnaires actifs – à savoir 95 % d’entre eux – génèrent des sous-performances d’investissement, leurs rendements se révélant par ailleurs volatiles et risqués. De même, les gestionnaires d’investissements supérieurs changent au cours du temps, de telle sorte que les performances passées ne garantissent pas les performances futures. Enfin, certains de ces gestionnaires – notamment les fonds de couverture – ne sont pas disponibles pour les investisseurs moyens.
C’est ainsi que les fonds gérés de manière active s’en sortent généralement moins bien que les fonds passifs, générant des rendements après commissions en réalité plus faibles et plus risqués. En effet, non seulement les stratégies actives « alpha » se révèlent souvent moins efficaces que les stratégies bêta, mais certaines d’entre elles sont en réalité des stratégies bêta déguisées (en ce qu’elles suivent les tendances du marché) – avec tout simplement davantage d’endettement, et par conséquent plus de risques et de volatilité.
Une troisième approche d’investissement dite démarche bêta « intelligente » (ou « optimisée »), remporte toutefois de plus en plus de succès. Imaginez que vous puissiez suivre des règles quantitatives qui vous permettent de trier les mauvais fruits, tels que les pays les plus susceptibles d’enregistrer de faibles performances, et par conséquent de générer de moindres rendements d’actions. Si vous parvenez à vous débarrasser de ces mauvais fruits, vous vous retrouvez en mesure de ne pouvoir cueillir que les plus belles pommes – pour une performance meilleure que la moyenne.
Afin de maintenir un faible niveau de coûts, les stratégies bêta intelligentes doivent être passives. Ainsi, l’adhésion à des règles spécifiques vient remplacer l’intervention d’un gestionnaire coûteux dans le choix des plus belles pommes et l’extraction des plus mauvais fruits. Mon propre cabinet de recherche économique applique par exemple un modèle quantitatif, mis à jour tous les trois mois, qui classe 174 pays selon plus de 200 facteurs économiques, financiers, politiques et autres, afin de présenter une mesure ou un score de l’attractivité à moyen terme de ces pays pour les investisseurs. Cette approche fournit de solides indicateurs concernant ceux des pays voués à enregistrer de faibles performances ou à rencontrer des crises, et ceux voués à générer de meilleurs résultats économiques et financiers.
La démarche consistant à trier les mauvaises pommes en fonction de ces scores, pour ainsi ne recueillir que les plus belles, se révèle fournir de meilleurs rendements que les fonds actifs alpha ou les fonds passifs bêta, pour un risque qui plus est moindre. En outre, dans la mesure où ces notations évoluent au cours du temps afin de refléter l’amélioration ou l’aggravation des fondamentaux des différents pays, les marchés d’actions que les investisseurs « smart bêta » peuvent choisir évoluent en conséquence.
Présentant de meilleurs rendements que les fonds passifs bêta, pour un coût moindre que les fonds gérés de manière active, les véhicules intelligents bêta sont de plus en plus disponibles, et suscitent une popularité croissante. (Divulgation complète : mon cabinet, aux côtés d’une grande institution financière mondiale, lance actuellement une série d’indices de capitaux négociables pour les marchés d’actions des économies développées et des marchés émergents, en recourant à une approche bêta intelligente).
Dans la mesure où cette stratégie peut être appliquée aux actions, aux obligations, aux devises, et à de nombreuses autres catégories d’actifs, la démarche intelligente bêta pourrait bien représenter l’avenir de la gestion d’actifs. Qu’il s’agisse d’investir en temps normal ou en période inhabituelle, la mise en œuvre d’une approche scientifique peu coûteuse, destinée à obtenir un panier réunissant une proportion de belles pommes plus élevée que la moyenne, apparaît en effet comme une approche judicieuse. 

* Nouriel Roubini, professeur à la Stern School of Business de NYU et président de Roubini Global Economics, était économiste principal pour les affaires internationales du Conseil de la Maison Blanche des conseillers économiques sous l’administration Clinton.

Publié dans Grand angle

Par J. Bradford DeLong*
Dans les premiers temps de la crise économique actuelle, j’utilisais une formule lors de mes conférences qui a parfois été accueillie par des applaudissements, souvent par des rires et qui a toujours donné aux gens une bonne raison de rester optimistes. Compte tenu de l’expérience de l’Europe et les États-Unis dans les années 1930, disais-je alors, les décideurs politiques ne risquent pas de faire les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs durant la Crise de 1929. Cette fois, nous risquions de commettre des erreurs nouvelles, différentes et espérons-le, moins nombreuses.
Malheureusement, cette prévision s’est avérée être erronée. Non seulement les décisionnaires dans la zone euro se sont entêtés à réitérer les gaffes des années 1930. Mais en outre ils se sont montrés déterminés à les réitérer d’une manière plus brutale, plus exagérée et plus étendue. Je n’avais pas prévu cela.
Lorsque la crise de la dette grecque a éclaté en 2010, il me semblait que les leçons de l’histoire étaient si évidentes que la voie vers une résolution serait facile. La logique était claire. Si la Grèce n’avait pas été membre de la zone euro, sa meilleure option aurait été de faire faillite, de restructurer sa dette et de déprécier sa monnaie. Mais parce que l’Union européenne n’a pas voulu que la Grèce sorte de la zone euro (ce qui aurait été un revers majeur pour l’Europe comme projet politique), la Grèce a reçu suffisamment d’aide, de soutien, de pardon pour sa dette et d’assistance sur ses paiements, pour compenser les avantages qu’elle pourrait trouver à quitter l’union monétaire. Au lieu de cela, les créanciers de la Grèce ont décidé de serrer la vis. En conséquence, la Grèce est probablement à l’heure actuelle dans une situation bien pire que si elle avait abandonné l’euro en 2010. L’Islande, frappée par une crise financière en 2008, en donne fournit la preuve a contrario. Considérant que la Grèce reste enlisée dans la dépression, l’Islande (qui n’est pas dans la zone euro), a retrouvé pour l’essentiel sa situation d’avant la crise.
Certes, comme l’a soutenu en 2007 l’économisteaméricain Barry Eichengreen, certaines considérations techniques rendent difficile, coûteuse et dangereuse une sortie de la zone euro. Mais c’est ne considérer qu’un seul aspect du problème.
En utilisant l’Islande comme mètre étalon, le coût de la non-sortie à la Grèce de la zone euro équivaut à 75% du PIB – et ce n’est pas fini. Il m’est difficile de croire que si la Grèce avait abandonné l’euro en 2010, les retombées économiques seraient équivalentes à même seulement un quart de cette somme. En outre, il semble également improbable que l’impact immédiat d’une sortie actuelle de la zone euro soit plus fort que les coûts à longue durée restants, étant donnée l’insistance des créanciers de la Grèce sur l’austérité.
Cette insistance reflète l’attachement des décideurs de l’UE, notamment en Allemagne, à un cadre conceptuel qui les a amenés régulièrement à sous-estimer la gravité de la situation et à recommander des mesures qui ont envenimé cette situation.
En mai 2010, le PIB de la Grèce avait chuté de 4% en glissement annuel. L’Union européenne et la Banque Centrale européenne ont prédit que le premier programme de renflouement conduirait le PIB grec à une baisse d’environ 3% en deçà des niveaux de 2010, avant que l’économie n’amorce sa relance en 2012.
Toutefois en mars 2012, les faits étaient là. Avec un PIB à 12% en deçà des niveaux de 2010, un second programme fut mis en place. Vers la fin de l’année, le PIB avait chuté à 17% en deçà des niveaux de 2010. Le PIB de la Grèce est maintenant 25% inférieur à son niveau de 2009. Et tandis que certains prévoient une relance en 2016, je ne vois pas comment une analyse des flux de demande peut justifier cette prévision.
La principale raison pour laquelle les prévisions ont été si erronées, c’est que ceux qui les ont faites ont chroniquement sous-estimé l’impact des dépenses publiques sur l’économie, en particulier quand les taux d’intérêt sont proches de zéro. Et pourtant l’échec évident de l’austérité pour relancer l’économie en Grèce ou dans le reste de la zone euro n’a pas poussé les décideurs à repenser leur approche.
Au lieu de cela, ils semblent doubler la mise, en vertu de la théorie selon laquelle plus la crise est profonde, meilleures sont les chances d’une poussée favorable à des réformes structurelles. Cette réflexion estime que de telles réformes sont nécessaires pour stimuler la croissance à long terme. Et si cette croissance ne se produit pas rapidement, c’est parce que le besoin de procéder à ces réformes est encore plus important que prévu. C’est malheureusement une redite de l’histoire des années 1930. Comme l’a fait remarquer lecommentateur américain Matthew Yglesias, les principaux partis européens de centre-gauche ont à cette époque reconnu que les mesures prises alors ne fonctionnaient pas, mais qu’ils étaient néanmoins incapables de proposer autre chose. « D’autres parties prenantes aux ordres du jour mondiaux moins nobles (Hitler, par exemple), ont dû intervenir pour dire que si les règles du jeu conduisaient à de longues périodes de chômage de masse, il faudrait alors modifier les règles du jeu. »
Aujourd’hui, ajoute Yglesias, les politiciens de centre-gauche de l’Europe « n’ont toujours pas de stratégie pour changer les règles et n’ont pas le courage de déchirer le règlement. » En conséquence l’austérité règne et la dissidence est laissée à des populistes comme Marine Le Pen en France ou Beppe Grillo en Italie, dont les propositions économiques ont encore moins de chances d’être efficaces.
Il nous semblait raisonnable de penser que les hommes seraient capables de tirer les leçons de leur passé. Et que la grande dépression avait eu assez d’importance dans l’histoire européenne pour que les décideurs ne répètent pas les mêmes erreurs. Et pourtant à l’heure actuelle, c’est précisément ce qui semble se produire.

* J. Bradford DeLong est professeur d’économie à l’Université de Californie à Berkeley et un associé de recherche au National Bureau of Economic Research.

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En dépit des nombreuses opérations de relogement qui font la fierté des responsables de la wilaya, certains habitants du vieux bâti vivent toujours avec la peur au ventre, appréhendant l’effondrement de leur immeuble à tout moment.

Les quartiers de la ville d’Oran ont été pratiquement tous touchés par cette vague de relogement, mais le défi est loin d’être gagné par les pouvoirs publics qui ont mis en ligne de mire la résorption de ce phénomène qui a terni l’image d’une ville qui veut désormais cacher ses signes de vieillesse. Plusieurs quartiers mythiques de la ville comptent à ce jour des immeubles menaçant ruine qui attendent leur tour. C’est le cas des 11 familles résidant dans un vieux bâti au niveau de l’avenue d’Oujda, au quartier Eckmühl, qui se disent lésées après des années d’attente sans être relogées dans des maisons décentes. Les protestataires ont même bloqué avant-hier la circulation au niveau de l’avenue en guise de mécontentement et afin d’attirer l’attention des responsables locaux. Cet acte a suscité une grande anarchie et des bouchons de circulation, car la route est très fréquentée par les automobilistes qui veulent rallier les autres quartiers limitrophes.
« Nos maisons sont classées rouge par les commissions de wilaya, et pourtant on attend toujours notre relogement. Qu’attendent les responsables pour nous reloger, à l’instar des autres occupants d’immeubles menaçant ruine ? », dira furieux un père de famille. Rappelons que ce n’est pas la première fois que les familles de cet immeuble affichent leur colère à propos de leur mise à l’écart, puisque plusieurs autres manifestations ont été tenues pour lancer un cri de détresse au wali d’Oran afin qu’il prenne leur cas en considération. Selon eux, les innombrables lettres adressées aux responsables ont été infructueuses, c’est pour cela qu’ils ont opté pour le langage de la protestation, pour revendiquer leur droit légitime au logement.
Durant l’hiver, des cas d’effondrement sont enregistrés après chaque averse de pluie ou mauvais temps, les résidents rêvent de passer la prochaine saison hivernale dans leur nouvelle cité neuve, et que cette peur des effondrements devienne un mauvais souvenir.

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Beaucoup de citoyens ont fini par perdre espoir de voir un jour le douar se développer, surtout voir l’eau gargouiller au fond de cette bâche d’eau, devenue un refuge pour quelques pigeons et autres moineaux. Sans compter l’école primaire manquant tant au bourg et mettre fin à ces longs et pénibles trajets qu’endurent quotidiennement de bonne heure les gosses encore endormis et tressaillant sous la peur matinale. Ils ont encore plus de mal à survivre au sein de ce douar de la mort lente, mais, surtout à supporter cette atroce mise en marge de toute une population qui aspire également à un bien-être après un demi-siècle d’indépendance… Jusqu’à ce jour, les gens du douar vont ramener l’eau à dos d’âne du hammam appelé Labasse, limitrophe, et se ravitailler à partir du village Blaid, situé à deux kilomètres. La population, près d’une vingtaine actuellement, se sent marginalisée et veut son quota de logements ruraux et d’emplois pour la jeunesse désœuvrée, ainsi qu’une amélioration du cadre de vie, particulièrement des équipements de loisirs et des routes goudronnées.

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Le trafic sur la ligne ferroviaire reliant la ville de Mohammadia (Mascara) à la commune de Mers El Hadjadj (Oran) a repris dans le cadre de la saison estivale, après un arrêt ayant duré sept années, a-t-on appris dimanche du président de l’Assemblée populaire communale de Mers El Hadjadj. Mohamed Feraoun a indiqué que la première navette a eu lieu ce dimanche de Mohammadia à Mers El Hadjadj, région réputée pour ses plages pittoresques, signalant que la gare à proximité des plages a été aménagée pour la circonstance. Créée dans le passé pour renforcer les moyens de transport des estivants vers les plages les plus proches de la wilaya de Mascara, cette ligne a été suspendue pour des raisons techniques, avant que son activité ne reprenne cette saison, a-t-il ajouté, signalant qu’elle s’étend sur 30 kilomètres et qu’elle est exploitée seulement pour la saison estivale. Cette ligne enregistre deux navettes par jour en aller-retour, chaque voyage assurant le transport de 400 passagers, selon la même source, qui a souligné que la reprise de ce trafic ferroviaire intervient à un moment où les plages de Mers El Hadjadj ont bénéficié d’aménagement pour de meilleures conditions d’accueil des estivants. Les plages de cette collectivité locale, dont la Grande plage qui s’étend sur 7 km, accueillent environ 20 000 estivants par jour et une moyenne de 30 000 durant le week-end, a signalé le président de l’APC, qui déplore toutefois un déficit en matière d’infrastructures d’accueil. Il a souligné que les potentialités touristiques dont recèle la région nécessitent un plan d’expansion touristique devant développer un pôle touristique pour conférer une dynamique de développement procurant des recettes fiscales et de l’emploi pour les jeunes.

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