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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 28 juillet 2015

Programmé dans le cadre du Festival international du livre de jeunesse (Feliv), le concert de la chanteuse Amel Zen, une représentation durant laquelle elle présenta en avant-première le clip de son dernier titre El Warda, a réussi à attirer, lundi dernier, un public particulièrement nombreux.

La salle Ibn Zeydoun de Riad El Feth affichait, en effet, complet très rapidement après l’ouverture des portes. Public majoritairement jeune, notamment composé de fans de la première heure, dont l’un nous déclarait suivre « le plus possible » les représentations de l’artiste. Amel Zen, popularisée en 2011 avec la sortie de son premier single, n’aura pas en tout cas déçu. Interprétant durant plus d’une heure des titres de son répertoire, Lyem, Kan I’koli ou encore Y’en a marre et Yeliss Iyourayen, alternant entre des styles évoquant le flamenco, le chaâbi ou encore la musique pop-rock. Auteure et interprète d’une musique qui parle notamment de la société, des relations entre les personnes ou encore de la condition des femmes, Amel Zen déclarera en marge de la représentation qu’un artiste « ne peut pas nier la situation, faire semblant de ne pas voir ce qui se passe », expliquant à propos de son nouveau single « El Warda », qui évoque, pour sa part, un état d’esprit, celui du renouveau et de l’espoir malgré les difficultés : « J’ai senti le besoin de partager cette chanson en cette période de tension que vit le pays. (…) J’aimerais aussi rendre hommage aux victimes de Ghardaïa, aux soldats et patriotes morts à Aïn Defla. Je n’aime pas voir mon pays se déchirer. Pour moi, le liant reste notre sol, au-delà des différences ethniques ou religieuses. »
S’exprimant, par ailleurs, sur le titre et le message véhiculé par les textes et clips de son nouveau single, longuement applaudi par la public, Amel Zen précise qu’El Warda, née il y a une année, à partir d’un texte écrit par Mohamed Seddar Yagoub, avec une composition de Yanis Djama et des arrangements de Safy Boutella, est une chanson qui « reflète un état d’âme, un cri au secours, un espoir, c’est une rose qui se fane qui demande à voir la lumière, pour survivre malgré les tensions de son environnement ». Ajoutant qu’avec cette idée de départ, « je me suis par la suite dirigée vers Mohamed Seddar Yagoub pour le texte, en lui expliquant que je voulais mettre tous ces sentiments sous la forme métaphorique de la rose qui se fane et qui cherche à s’en sortir ».
La collaboration avec Safy Boutella intervint, quant à elle, en marge d’un projet de la radio Jil FM consacré à la nouvelle scène algérienne. Artiste qui retient l’attention, de par sa voix claire et puissante, mais aussi par sa capacité à alterner les styles et les langues arabe, amazighe ou encore française avec quelques mots d’espagnol, il est à rappeler qu’Amel Zen débuta la musique dès l’âge de 10 ans en intégrant l’association Kaïssaria de Cherchell. Poursuivant par la suite avec des passages à l’Orchestre national d’Alger, avant de participer en 2007 à la première édition de l’émission de télévision « Alhane wa chabab ». Auteure d’un premier album sortie en 2013, après plus de deux ans de travail, Amel Zen annonça également lundi soir dernier à l’issue de sa représentation qu’actuellement, « mon projet, si j’arrive à réunir les conditions, serait de faire un nouvel album, mais cette fois-ci avec une aide financière; l’autofinancement pour la sortie d’un album n’est pas une chose facile ». En effet, saluant « la nouvelle vague » que représente l’émergence des jeunes artistes, Amel Zen a, par ailleurs, expliqué que les jeunes artistes souffrent d’un manque d’encadrement et de soutien. 

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Une foule particulièrement nombreuse de jeunes cinéphiles a suivi, lundi soir, la protection du film «Harraga Blues» de Moussa Haddad sur un écran géant dressé sur la place mitoyenne à la cinémathèque de Khenchela dans le cadre de la caravane Ciné-Madina. Le film relate l’histoire de deux jeunes gens que les conditions sociales difficiles transforment en candidats à l’émigration clandestine vers le Sud de l’Europe via la méditerranée. Une entreprise hautement compliquée, téméraire et qui devient, surtout, extrêmement périlleuse lorsque le moteur de l’embarcation tombe en panne en plein mer, les amenant à renoncer définitivement à leur projet. Suivie par un nombre important de jeunes dont certains espèrent voir ce type d’initiatives de promotion du 7ème art se répéter au cours de l’année, cette projection vient clôturer, à Khenchela, les activités de cette caravane cinématographique initiée par l’Agence algérienne de rayonnement culturel (AARC) sous l’égide du ministère de la Culture. L’affluence du public khencheli aux séances de projection des différents films programmés, très importante au demeurant depuis l’arrivée de la caravane, a été qualifiée «d’encourageante» par Mohamed Zak-Ramy, membre de l’AARC, qui a signalé que la prochaine station de la caravane sera Oum El Bouaghi. Des films et des documentaires dont celui de Salem Brahimi consacré à la vie de l’Emir Abdelkader ont notamment été projetés dans le cadre de cette caravane.

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Le père de Michael Jackson a été victime d’un accident vasculaire cérébral et a été hospitalisé dimanche à Sao Paulo, au Brésil, où il était venu fêter ses 87 ans, a-t-on appris lundi de source médicale.
«Le patient est hospitalisé en soins intensifs (après) un accident vasculaire cérébral ischémique associé à des symptômes d’arythmie cardiaque», selon un communiqué de l’hôpital Albert Einstein.
Joseph Walter Jackson a été hospitalisé à 16H55 GMT dimanche, selon le communiqué. D’après la presse brésilienne, la fête d’anniversaire prévue à 20H00 GMT dimanche et estimée à 200 000 dollars pour 200 invités, n’a pas été suspendue.

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Les chapiteaux du Festival de la littérature et du livre de jeunesse (Feliv), dans sa huitième édition, resteront dressés encore jusqu’à aujourd’hui. Pourtant, depuis son ouverture, le public semble désintéressé, les différents exposants rendant compte d’un intérêt à relativiser, quand d’autres, se montrant plus francs, parlent d’une indifférence totale, en particulier de la part des jeunes, à qui s’adresse en premier lieu ce festival.
En dépit d’une programmation jugée intéressante par les professionnels et les passionnés de littérature, colorée d’une série d’ateliers artistiques réservés aux enfants et aux adolescents, le Feliv ne « bouillonne » pas ni ne « grouille » de monde; particulièrement le plus jeune ! Ce ne sont sans doute pas les auteurs qui ont manqué à l’appel, avec une cinquantaine d’écrivains venus de 20 pays pour la circonstance, invités à parler d’exil et du retour dans la littérature, abordant plusieurs problématiques de la littérature arabe mais devant un parterre clairsemé composé surtout d’initiés.
Les organisateurs auraient-ils visé trop haut ? Parmi les thématiques, « les non-dits dans la littérature arabe », « les prix littéraires arabes », la littérature de l’exil ou celle des îles ou encore le retour au pays après un drame… rien qui puisse attirer les jeunes esprits, qui, entre faire trempette et plonger le nez dans un bouquin ou un débat, ont vite fait de choisir leur camp. Aussi, parmi les participants, comme chaque année depuis 8 ans maintenant, une trentaine d’éditeurs, des habitués pour la plupart, et seulement quelques-uns sont véritablement spécialisés dans le livre de jeunesse et éditent quasi exclusivement des bandes dessinées et ou des contes pour enfants. Pas de bousculades dans leurs stands ni même au niveau de la partie de l’Office Riad El Feth (OREF) réservée aux ateliers d’initiation au dessin ou à la confection de marionnettes, l’écriture de contes… Visiblement, du côté des flâneurs, accompagnés de leurs enfants, c’est l’offre de livres qui est décevante, lui préférant les différents ateliers et les spectacles pour enfants proposés en parallèle. Il n’en demeure pas moins que le 8e Feliv a tout de même brillé par quelques nouveautés; entre autres, le café littéraire, point de rencontres entre auteurs algériens et étrangers avec les lecteurs, à raison de six séances par jour; et les concerts, qu’abrite la salle Ibn Zaydoun.
D’autant plus que cette fois-ci, c’est le festival qui a décidé d’aller à la rencontre de son public en se déployant au niveau des stations de métro les plus fréquentées. 

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Le mini super-héros de «Ant-Man», «l’homme fourmi» a gardé la tête du box-office nord-américain pour la deuxième semaine consécutive même si ses recettes se sont essoufflées, selon les chiffres publiés lundi par la société spécialisée Exhibitor Relations.
Le dernier né de Marvel, interprété par Paul Rudd, avec également Michael Douglas et Evangeline Lilly, s’adjuge 24,9 millions de dollars pour un total de 106,2 millions en deux semaines. «Pixels», une comédie dans laquelle Adam Sandler tente d’empêcher une invasion d’extraterrestres inspirés par les jeux d’arcades des années 1980, arrive en deuxième position, avec 24 millions de recettes pour sa sortie.
La comédie pousse «Les Minions» en troisième position. Les aventures des gélules jaunes à lunettes à la recherche d’un nouveau maître du mal ont encore réussi à engranger 22,9 millions de dollars, 262,4 millions au total pour son troisième week-end d’exploitation.
En quatrième place, la comédie «Crazy Amy» de Judd Apatow, sur l’histoire d’une jeune femme libre et désinhibée loin des relations amoureuses, qu’elle considère étouffantes et ennuyeuses, gagne 17,3 millions (61,5 millions au total). C’est dans une salle projetant ce film que deux femmes ont été abattues jeudi par un tireur qui s’est ensuite donné la mort à Lafayette en Louisiane, dans le sud des Etats-Unis.
«La rage au ventre», qui met en scène Jake Gyllenhaal en boxeur, a fait un début honorable et se retrouve à la cinquième place avec 16,7 millions de dollars. Egalement tout frais dans les salles, «La face cachée de Margo», avec la top model Cara Delevingne, a récolté 12,6 millions, juste devant le dessin animé signé Disney/Pixar, «Vice Versa», ou l’histoire d’une petite fille dans le tumulte de ses émotions, qui emporte 7,4 millions de dollars (320,4 millions au total). Les dinosaures de «Jurassic World» sont huitièmes, avec encore 6,8 millions engrangés, ce qui porte son total à 624 millions en sept semaines.
En queue de peloton, «Mr. Holmes», qui met en scène Ian McKellen interprétant le célèbre Sherlock à un âge déjà avancé, engrange 2,9 millions de dollars, devant «Terminator Genisys», cinquième film de la série avec le retour d’Arnold Schwarzenegger dans le rôle titre mais boudé par la critique, qui ferme le top 10 avec 2,4 millions de dollars récoltés (85,7 millions au total). 

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Le virage opéré par la Turquie à l’égard de Daech a suscité moult interrogations d’autant plus qu’Ankara a ouvert deux fronts sur son flanc sud, déjà fragilisé par la situation en Irak et en Syrie et par l’activisme des kurdes d’Irak et de Syrie contre l’Etat islamique.

Le soutien franc du roi de l’Arabie saoudite, quoique ambigu, à l’action turque permet une meilleure lecture de ce réveil «tardif» d’Erdogan, pour peu qu’il soit tardif. Hier, l’agence de presse officielle de l’Arabie saoudite a rendu publique la substance de l’entretien téléphonique entre Erdogan et le roi Salman. Ce dernier a condamné les récentes attaques contre la Turquie et dit «soutenir le droit de la Turquie à se défendre et à protéger ses citoyens contre les actions terroristes». Selon l’agence, le président turc a pris vendredi soir l’initiative de cet appel pour informer le roi Salmane de l’intervention militaire de son pays contre l’EI. Ce n’est que cinq jours après que la teneur de la conversation téléphonique a été rendu publique. Pourtant, les relations entre Riyad et Ankara étaient tendues depuis la crise politique qui a opposé l’armé égyptienne au président déchu Mohamed Morsi qui a bénéficié du soutien total de la Turquie, alors que la monarchie saoudienne a soutenu Essissi. Etrangement, ce contact «témoigne d’un réchauffement» des relations entre les deux pays. Selon l’agence SPA, le président turc et le roi Salmane ont souligné durant leur conversation les «relations excellentes» entre leurs pays. Les choses évoluent vite au Moyen-Orient depuis la signature de l’accord Iran-5+1, comme si toute la situation de pourrissement dans la région n’attendait que cet accord pour connaître de nouveaux développements. Ainsi donc, Daech est pratiquement encerclé et que ses jours, en tant qu’entité territoriale du moins, sont comptés. Depuis vendredi dernier, la Turquie donne l’impression d’avoir changé subitement de fusil d’épaule et son armée s’est engagée contre l’Etat islamique en menant plusieurs raids aériens contre ses objectifs en Syrie. Ankara a aussi donné son feu vert, longtemps attendu, à l’utilisation de la base d’Incirlik (sud) par les avions américains qui frappent l’EI en Syrie et en Irak.
D’une pierre deux coups !
L’ambigüité du soutien de Riyad à Ankara réside dans le flou entretenu par le roi d’Arabie saoudite quand il parle du droit de la Turquie de se défendre contre le terrorisme. En fait, Ankara mène deux combats. L’un contre la «menace» de Daech qui est pratiquement laminé par les Kurdes syriens, alors qu’en Irak, l’Etat islamiques est tenu en tenailles entre les Kurdes irakiens au nord et l’armée irakienne soutenue par les milices populaires. L’autre contre le PKK, dont les forces armées stationnées depuis les accords de paix, dans le Kurdistan irakien et qui ont repris la lutte armée après l’attentat sanglant de Suruç. Donc, contre quel terrorisme la Turquie a le droit de se défendre ? A moins que les actions du PKK ne soient assimilées au terrorisme dont la définition est élastique chez certains Etats. C’est justement là où réside l’explication de la volte-face de la Turquie dont le président avait suggéré pourtant une lisibilité lorsqu’il avait déclaré que l’implication de son pays dans la lutte antiterroriste allait bouleverser les donnes dans la région du Moyen-Orient. Finalement, il ne s’agit nullement d’un réveil tardif, mais d’une stratégie mûrement réfléchie, depuis l’avènement de Daech et son offensive dans le nord de l’Irak et le nord-est de la Syrie qui sont, en fait, des territoires kurdes. Ankara savait que l’Etat islamique n’est pas viable, mais que sa capacité de nuisance était telle qu’elle pourrait en finir avec le rêve d’un Kurdistan dont les territoires historiques chevauchent entre la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran. C’est le premier coup qu’espérait Ankara et qui aurait pu régler le compte de l’oiseau kurde. Mais pour légitimer l’annulation de l’accord de paix avec le PKK, il fallait pousser ce dernier à rompre la trêve. L’attentat de Suruç était tout indiqué et les Kurdes turcs sont tombés dans le piège en s’attaquant à la police et à l’armée turques. La «riposte» d’Ankara est naturellement saluée et soutenue par ses alliés stratégiques, notamment l’Otan. Le coup de maitre de l’Establishment turc - l’attitude anti kurde n’est pas le propre des islamistes -, c’est d’avoir réussi à présenter les partisans du PKK comme des terroristes aux yeux du monde, réduisant à néant tout l’effort de Abdallah Öçalan qui croyait sincèrement que la paix et qu’un compromis historique entre les Kurdes et les Turcs était possible. «Nous allons continuer notre combat (...) jusqu’à ce que nous parvenions à un certain résultat», a déclaré M. Davutolgu lors d’un entretien sur la chaîne de télévision ATV. «C’est soit les armes, soit la démocratie, les deux ne sont pas compatibles», a-t-il dit en faisant référence au PKK. La Turquie a lancé vendredi soir une série de raids aériens contre les bases arrière du PKK dans le nord de l’Irak, en riposte aux attaques meurtrières attribuées au mouvement kurde qui ont visé des membres des forces de sécurité ces derniers jours. Le PKK a en retour rompu la trêve qu’il respectait depuis 2013 et assassiné deux soldats. Cette escalade menace de faire définitivement capoter le fragile processus de paix engagé à l’automne 2012 par Erdogan et Öcalan, afin de mettre un terme à une rébellion qui a fait 40 000 morts depuis 1984. La Turquie ne «reculera pas» devant la menace «terroriste» et poursuivra avec «détermination» sa lutte contre le groupe Etat islamique et contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a réaffirmé hier le Erdogan. «Il est hors de question de reculer. C’est un long processus et ce processus se poursuivra avec la même détermination», a déclaré M. Erdogan devant la presse. Sur le terrain, ce sont les Kurdes qui sont visés et non Daech. «Au lieu de s’en prendre aux positions occupées par les terroristes de l’EI, les forces turques attaquent nos positions de défense», ont dénoncé les Unités de protection du peuple (YPG) kurdes, alliées du PKK, à la pointe du combat contre les djihadistes. Ankara a démenti ces accusations, assurant avoir riposté à des tirs venus de Syrie. «Le PYD (principal parti kurde de Syrie) avec d’autres ne fait pas partie des objectifs de nos opérations militaires», a assuré à l’AFP un responsable turc qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat. Sur cette question, Ankara est en train de jouer gros au risque de perdre la partie, tout comme ses velléités de mettre hors jeux l’Iran. C’est là le deuxième coup qui consiste à neutraliser un Iran dont le retour triomphal sur la scène internationale et le rôle qu’il compte jouer constituent des menaces sérieuses contre le leadership sunnite d’une Erdogan qui se voit Sultan de la Porte sublime et d’une monarchie saoudienne dont les ambitions hégémoniques ont aveuglé les dirigeants.

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Le groupe extrémiste Etat islamique (EI) a été chassé, mardi, de la ville syrienne de Hassaké (nord-est) après plus d’un mois de combats contre l’armée syrienne et les forces kurdes, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). L’EI, qui avait lancé son offensive le 25 juin, «a été chassé par l’armée de Zouhour, dernier quartier où il était présent à Hassaké, et ses combattants ont été repoussés jusqu’à la périphérie sud de la ville», a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur l’OSDH. L’organisation extrémiste a perdu 287 combattants dans cette bataille, que ce soit dans les combats contre l’armée et les Kurdes ou dans les frappes menées par la coalition antidjihadiste dirigée par Washington dans les environs de la ville, d’après l’OSDH. Parmi eux se trouvent 26 «enfants-soldats» recrutés par l’EI, a précisé l’Observatoire basé en Grande-Bretagne, et qui dispose d’un large réseau de sources à travers la Syrie. L’armée de Bachar al-Assad a perdu 120 soldats et membres de forces pro-régime, et les Unités de protection du peuple kurde (YPG), des «dizaines de combattants», selon l’ONG. Le 25 juin, l’EI avait lancé une offensive surprise contre la ville dont le contrôle est partagé entre le régime et les kurdes. En quelques jours, il s’était emparé d’une poignée de quartiers dans le sud, utilisant au total 21 voitures piégées et plusieurs kamikazes. Une victoire aurait permis d’élargir son territoire dans l’est de la province. L’EI avait attaqué la partie contrôlée par le régime, et les forces kurdes se sont jointes à celles du régime pour défendre de la ville. La guerre en Syrie --au départ des manifestations pacifiques contre le régime réprimées dans le sang début 2011--, est devenu un conflit complexe où s’affrontent armée, rebelles, jihadistes et Kurdes sur un territoire de plus en plus morcelé.

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Pour la première fois, hier, un président américain a tenu un discours à la tribune de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie. Obama a saisi l’opportunité, au cours de sa tournée africaine, pour dénoncer les présidents africains qui se maintiennent au pouvoir de force. «Les dirigeants africains qui s’accrochent au pouvoir mettent en péril les progrès démocratiques sur le continent», a affirmé hier le président américain Barack Obama dans un discours devant l’Union panafricaine. En conséquence, il a appelé l’Union africaine à user de son « autorité et de sa voix forte» pour condamner «les coups d’Etat et les changements illégitimes de pouvoir» tout en faisant en sorte que «les dirigeants africains respectent les limitations du nombre de mandats et leurs constitutions». Dans ce contexte, il a rappelé arriver lui-même au terme de son second mandat expliquant qu’il ne pourra se représenter une nouvelle fois comme l’interdit la Constitution américaine. « La loi est la loi, et personne n’est au-dessus, pas même les présidents», a-t-il précisé. Pour appuyer ses propos et soutenir ces idées, il prend le célèbre exemple du Burundi. «Quand un dirigeant essaie de changer les règles au milieu de la partie, simplement pour rester en poste, il s’expose à l’instabilité et à la discorde, comme nous l’avons vu au Burundi », a-t-il précisé. Rappelons-le, le président burundais Pierre Nkurunziza a mené une véritable bataille acharnée pour obtenir son troisième mandat lors de la présidentielle du 21 juillet. Les moyens qu’il a utilisés pour conquérir le pouvoir ont été jugés «anticonstitutionnels» par ses adversaires et ont plongé le pays dans une grave crise placée sous le signe de la violence avec déjà plus de 80 morts et plus de 170 000 Burundais chassés de leur pays. «Si un dirigeant pense être le seul capable d’unir sa nation, alors ce dirigeant n’a pas réussi à réellement bâtir son pays (...) Nelson Mandela et George Washington ont laissé un héritage durable en quittant leurs fonctions et en transmettant le pouvoir pacifiquement », a-t-il ajouté. Par ailleurs, le Burundi n’est pas le seul pays africain dans cette situation au grand dam du président américain. De nombreux dirigeants africains cherchent à lever les dispositions constitutionnelles pour rester à tout prix au pouvoir tandis que la fin de leur mandat approche. Pour preuve au Rwanda, les autorités ont été encore plus loin en lançant une procédure pour modifier la Constitution afin de permettre au président Paul Kagame, homme fort du pays depuis 1994 protégé par les Etats-Unis, de briguer un nouveau mandat pour 2016. Même scénario au Congo, les partisans du président Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1997, ont réclamé un changement de la Constitution pour qu’il puisse maintenir sa place au pouvoir. Au contraire, en République Démocratique du Congo (RDC), le président Joseph Kabila s’est résigné à suspendre son projet de modification constitutionnelle face à la contestation populaire, bien qu’il n’ait pas dit son dernier mot.

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Alors que les attaques sanglantes attribuées à la secte islamiste se multiplient, le président nigérian est attendu aujourd’hui mercredi au Cameroun. Objectif: «construire une alliance régionale forte pour affronter Boko Haram».

«Le président Buhari se rendra au Cameroun. Il aura un entretien avec le président Biya à son arrivée et la question de Boko Haram sera au centre de l3eur discussion», a déclaré à l’AFP Femi Adesina, porte-parole de la présidence nigériane. «Cette visite entre dans le cadre des consultations sur l’insurrection de Boko Haram», a-t-il ajouté. «La visite d’une journée au Cameroun a pour but de construire une alliance régionale forte pour affronter Boko Haram», a déclaré à l’AFP un autre porte-parole présidentiel, Garba Shehu. Sans donner de détails sur le déploiement de troupes régionales, il a assuré que «le déploiement aura bien lieu à la fin du mois». A l’issue d’une réunion de responsables militaires en juin dernier, le déploiement de la Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) avait été annoncé d’ici au 30 juillet. Cette force régionale, qui aurait dû être opérationnelle en novembre dernier, a son siège à N’Djamena et doit compter 8700 militaires, policiers et civils, fournis par le Nigeria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin. Un nouveau commandant devrait être désigné pour remplacer le général nigérian Tukur Yusuf Buratai, qui a été nommé mi-juillet à la tête de l’armée de terre du Nigeria. La MNJTF est censée notamment améliorer la coordination entre les pays voisins - Niger et Cameroun, Nigeria et Tchad dont l’armée a lancé une vaste opération sur des îles du lac Tchad contre les insurgés islamistes nigérians de Boko Haram, qui ont multiplié attaques sanglantes et attentats suicides dans la région ces derniers jours. Le Tchad, en première ligne dans la coalition militaire mise sur pied début 2015, a décidé de riposter sur les îles du lac, où de nombreux insurgés, affaiblis dans leurs fiefs nigérians, s’étaient repliés ces derniers mois. «Nos forces (...) ont intercepté lundi dans la matinée, des éléments de Boko Haram en fuite» à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Baga Sola, l’une des principales villes tchadiennes du lac, a affirmé à l’AFP une source sécuritaire, précisant que de «violents combats» se poursuivaient en fin d’après-midi dans la zone. D’après cette source, un premier accrochage avait eu lieu samedi à Midi Koutou, une île du lac, faisant six morts et 15 blessés parmi les éléments de Boko Haram. Un soldat tchadien a également été tué. Les combattants de Boko Haram ont «enlevé beaucoup de femmes et d’enfants» dans leur fuite samedi, a indiqué la même source, sans pouvoir préciser leur nombre. «Environ 1 000 hommes (des forces de sécurité et de défense tchadiennes) sont positionnés pour occuper toutes les îles et neutraliser Boko Haram», a-t-elle ajouté.
TOUJOURS UNE FORCE DE NUISANCE
Autour des rives du lac Tchad, les attaques sanglantes attribuées à Boko Haram s’enchaînent depuis plusieurs mois à un rythme quasi quotidien. Malgré la mobilisation des armées du Nigeria, du Tchad, du Cameroun et du Niger, les attentats-suicides attribués à la secte islamiste qui a prêté allégeance au groupe terroriste État islamique ont tendance même à se multiplier. Le Tchad, qui joue un rôle-clé dans la lutte contre Boko Haram, a été récemment touché au cœur : dans la capitale N’Djamena, un attentat-suicide avait fait au moins 15 morts le 11 juillet, le deuxième en moins d’un mois. Quant à l’Extrême-Nord camerounais, il n’en finit pas d’être meurtri, après cinq attaques-suicides sans précédent en deux semaines, dimanche dernier, trois personnes ont été décapitées lors d’attaques attribuées aux islamistes nigérians, selon des sources sécuritaires camerounaises. Par ailleurs, quatre personnes ont été tuées lors d’une incursion islamiste dans la localité d’Afadé, également frontalière du Nigeria, où la brigade de gendarmerie et un poste de détachement militaire ont été incendiés.

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Seif al-Islam El Gueddafi, le fils du défunt dirigeant libyen Maamar El-Gueddafi, ainsi que huit proches de ce dernier ont été condamnés à mort, mardi, par un tribunal de Tripoli. Parmi les personnes condamnées à la peine capitale, outre Seif al-Islam, figurent notamment le dernier Premier ministre d’El Gueddafi Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignements, Abdallah Senoussi. Au total, 37 prévenus étaient jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l’ancien régime en 2011. Seif al-Islam El Gueddafi était absent à l’audience, car il n’est pas aux mains des autorités siégeant à Tripoli.
Il est détenu à Zenten, au sud-ouest de Tripoli, par des milices opposées aux autorités de Tripoli, depuis son arrestation en novembre 2011. Seif al-Islam fait l’objet avec M. Senoussi de mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre présumés lors de la révolte.

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