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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 29 juillet 2015

Erdogan a engagé la Turquie dans une véritable guerre contre les rebelles du Parti des travailleurs kurdes, au moment où il négocie une hypothétique coalition gouvernementale avec les socio-démocrates.

Faute d’une majorité parlementaire qu’il avait perdue lors des dernières législatives, l’AKP se lance dans une aventure guerrière qui menace la stabilité et la sécurité de la Turquie dans un contexte de tensions régionales chroniques et de crises contagieuses. Mais Erdogan veut forcer la main de la classe politique turque afin d’arracher une motion de soutien de tous les partis représentés au Parlement et qui s’apparenterait à une sainte alliance contre ce qu’il considère être des terroristes, en l’occurrence l’AKP et tous ceux qui le soutiennent, notamment le HDP, parti pro kurde qui a arraché 80 sièges lors des dernières législatives et qu’Erdogan considère comme la cause de son recul électoral.
Hier, le Parlement turc s’est réuni en urgence pour débattre de la «guerre contre le terrorisme» engagée simultanément contre le groupe Etat islamique et les rebelles kurdes, qui suscite la suspicion de l’opposition sur les visées du président Recep Tayyip Erdogan.
Le gouvernement de l’AKP se présente devant les 550 députés à Ankara fort du «ferme soutien» exprimé la veille par l’OTAN à la Turquie, même si ses alliés ont estimé que le processus de paix avec la rébellion kurde ne devait pas être sacrifié sur l’autel d’une lutte tous azimuts contre le terrorisme. Pour le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, cette session parlementaire serait propice à la signature d’une déclaration commune en faveur de la lutte contre le terrorisme, gage d’une sorte d’«union nationale» autour de M. Erdogan. Mais certains élus de l’opposition accusent le président turc de mener une «stratégie de la tension» en vue d’élections législatives anticipées qui lui permettraient d’effacer les résultats décevants du scrutin du 7 juin, où l’AKP avait perdu la majorité absolue pour la première fois depuis 2002.
Erdogan a jugé «impossible» de poursuivre le processus de paix avec la guérilla kurde. Des F-16 turcs ont mené de nouveaux raids dans la nuit de mardi à hier, contre une demi-douzaine d’objectifs kurdes dans le nord de l’Irak ainsi que dans le sud-est de la Turquie, alors que les arrestations de militants kurdes, d’extrême-gauche ou de sympathisants présumés de l’Etat islamique, se poursuivent également par dizaines chaque jour, selon la presse. Erdogan mise ainsi sur la mobilisation du front intérieur à commencer par l’opposition en vue d’être proclamé sauveur de la nation de la menace terroriste. A travers cette stratégie guerrière tous azimuts, Erdogan vise à se donner l’image d’un Bonaparte au-dessus des clivages classiques et des partis, à défaut d’être le Sultan d’un Commonwealth sunnite face à l’espace chiite «dominé» par l’Iran.
Mais, en Turquie, le fait d’avoir bombardé les bases arrière kurdes et d’avoir ouvert les hostilités contre un allié avéré dans la lutte contre Daech risque de discréditer Erdogan et son parti, l’AKP. La Turquie n’a-t-elle pas bombardé des positions de milices kurdes en Syrie, ce qui pose un problème de fond aux Occidentaux, puisque ces combattants sont leur principal allié sur le terrain face à l’EI. Depuis vendredi, l’aviation turque a bombardé quotidiennement des cibles du PKK. Aucun raid turc contre l’EI n’a toutefois été signalé ces derniers jours. Considéré comme un des grands vainqueurs des dernières élections, le parti turc pro kurde, HDP, est désormais clairement sur la défensive, estimant être la cible prioritaire d’Erdogan. Avec 13% des voix et 80 députés, il est largement à l’origine de l’échec relatif de l’AKP.
«L’un des principaux objectifs des opérations en cours dans les airs, sur terre et dans les médias est de faire mal au HDP dans la perspective d’élections anticipées», a affirmé le chef de file du parti Selahattin Demirtas, sommé en vain par le pouvoir de condamner les dernières actions du PKK. Cette crise se déroule alors que l’AKP mène des discussions avec le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) pour tenter de former une coalition de gouvernement. Mais certains éditorialistes turcs parient d’ores et déjà sur un échec des négociations et sur des législatives anticipées en novembre. Vraisemblablement, le CHP redoute une compromission à risque avec l’AKP et Erdogan, alors que s’il y a des législatives anticipée, l’AKP pourrait faire les frais de ses erreurs stratégiques et autres compromission avec Daech.

Ankara veut le soutien de Pékin
Après le soutien inconditionnel de l’Otan qui semble mettre la rébellion kurde dans la même case que Daech, Erdogan profite de sa visite officielle en Chine pour arracher le soutien de Pékin à sa guerre contre le PKK.
Hier, il a entamé une visite d’Etat en Chine. L’Otan, réunie en urgence mardi dernier à Bruxelles, a assuré son allié turc de sa «forte solidarité» et de son «ferme soutien» face au «terrorisme».
Certains membres de l’Otan ont en revanche plaidé en faveur d’«une réponse proportionnée» contre les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), également ciblés ces derniers jours par Ankara, afin de sauvegarder le fragile processus de paix engagé depuis 2012. Fort de cet appui de l’Otan, M. Erdogan est arrivé hier en Chine, pour une visite de deux jours dominée par les questions économiques. «Je crois qu’avec tous les différents accords que nous allons signer, ce sera la plus importante visite (bilatérale) depuis que nous avons établi des relations de coopération stratégique», s’est-il réjoui, lors d’une rencontre avec le Premier ministre chinois Li Keqiang. La Turquie pâtit d’un vaste déficit commercial avec le géant asiatique, et leurs échanges ont reculé au premier semestre 2015. Par ailleurs, Ankara est en négociations depuis 2013 pour acheter à un groupe étatique chinois un système de missiles de défense aérienne, mais aucun accord final n’a encore été conclu. Selon l’agence Chine nouvelle, le président turc devrait aborder le sujet lors de ses entretiens à Pékin. Pour autant, Recep Tayyip Erdogan, qui devait également rencontrer son homologue Xi Jinping, devra s’attacher à désamorcer le récent regain de tensions diplomatiques au sujet des Ouïghours, une minorité ethnique musulmane et turcophone habitant le Xinjiang, vaste région de l’ouest de la Chine. Ayant des connexions linguistiques et culturelles avec la Turquie, les Ouïghours dénoncent la répression de leur religion et de leur mode de vie par les autorités chinoises, et Ankara s’inquiète régulièrement du traitement discriminatoire qu’ils subissent. M. Erdogan lui-même avait en 2009 accusé Pékin de commettre une «sorte de génocide» au Xinjiang. La Chine, pour sa part, attribue systématiquement à des «groupes terroristes» et «extrémistes» les épisodes de violences meurtrières à répétition qui agitent le Xinjiang sur fond d’affrontements inter-ethniques, lesquels ont fait plus de 200 morts l’an dernier. Alarmé par les sévères restrictions imposées aux Ouïghours en plein Ramadan, Ankara a convoqué début juillet l’ambassadeur de Chine. Pékin avait aussitôt réclamé des explications. Dans le même temps, la Turquie donnait son feu vert pour accueillir quelque 170 réfugiés ouïghours (femmes et enfants) ayant fui via la Thaïlande, au grand dam des autorités chinoises. Mais une centaine d’autres Ouïghours ont en revanche été expulsés par Bangkok vers la Chine --une décision qui a provoqué en Turquie une vague de violentes manifestations antichinoises. Des centaines de militants nationalistes turcs ont ainsi saccagé le consulat de Thaïlande, et brûlé le drapeau chinois devant l’ambassade de Pékin à Ankara.
Auparavant, un restaurant chinois très fréquenté d’Istanbul avait été attaqué, et un groupe de touristes sud-coréens visitant la ville avait été agressé par erreur. Le quotidien étatique China Daily avertissait hier que ce sujet, s’il s’envenimait, risquait «d’empoisonner» les liens entre les deux pays, faisant «dérailler les coopérations». Un texte publié dans le Global Times, autre journal officiel, accusait les diplomates turcs «d’apporter leur assistance au passage de terroristes ouïghours du Xinjiang vers le Moyen-Orient». En accueillant Erdogan, Li Keqiang s’est néanmoins voulu rassurant sur la solidité des relations bilatérales sino-turques, affirmant que Pékin les «tenait en très haute estime». Les deux Etats sont membres du G20, dont la Turquie assure cette année la présidence, avant de passer le relais à Pékin en 2016. Par ailleurs, Ankara figure parmi les membres fondateurs de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), récemment lancée à l’initiative de la Chine. Enfin de compte, ce qui unit les deux pays semble être plus stratégique que ce qui les sépare. A ce titre, le soutien de Pékin à Ankara est d’ores et déjà acquis si Erdogan détourne le regard et oublie les Ouïghours.

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Israël a commis «des crimes de guerre» en tuant «au moins 135 civils» en représailles à la capture d’un de ses soldats lors de la guerre de l’été 2014 dans la bande de Gaza.

Amnesty International, dans un rapport établi avec l’équipe de recherche londonienne Forensic Architecture publié, hier mercredi, est catégorique. «De nouvelles preuves montrent que les forces israéliennes ont perpétré des crimes de guerre en représailles à la capture d’un soldat (...) le caractère systématique et apparemment délibéré des attaques aériennes et terrestres sur Rafah qui ont tué au moins 135 civils pourraient également constituer un crime contre l’humanité», accuse l’ONG. Israël «a mené une séries d’attaques disproportionnées et sans discrimination» sur la région de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, et «n’a pas mené d’enquête indépendante sur ces agissements», poursuit l’ONG. Le rapport «Black Friday : carnage à Rafah» se fonde sur «des centaines de photos et de vidéos, des images satellite et les témoignages de personnes ayant assisté aux événements», qui retracent le cours des attaques qui ont débuté le 1er août -2014-à Rafah. Ce jour-là, le lieutenant Hadar Goldin disparaissait. Le lendemain, Israël le déclarait officiellement mort. Aujourd’hui, il serait en négociations avec le Hamas, au pouvoir à Gaza, pour le retour de son corps en échange de la libération de prisonniers palestiniens. Le 1er août, Amnesty affirme qu’Israël a lancé sa «procédure Hannibal», une mesure controversée qui consisterait à mener des raids pouvant mettre en danger la vie du soldat pour empêcher sa capture vivant. Une procédure que l’armée ne reconnaît pas employer, mais que médias et observateurs lui attribuent régulièrement. Selon Amnesty, «la mise en œuvre de la directive Hannibal a entraîné le lancement d’attaques illégales contre des civils». Le rapport cite des témoins évoquant «des scènes de panique et de chaos sous un déluge de feu des avions F-16, des drones, des hélicoptères et de l’artillerie, tuant des civils à pied ou à bord de véhicules évacuant des blessés». Ce n’est pas la première fois que l’Etat sioniste est accablé par Amnesty. « Les forces israéliennes ont tué des dizaines de civils palestiniens dans des attaques menées contre des maisons abritant des familles lors de la dernière opération israélienne dans la bande de Gaza », avait mentionné en novembre dernier l’ONG dans son rapport. « Notre nouveau rapport décrit huit cas dans lesquels des habitations à Gaza ont été prises pour cible par les forces israéliennes, sans avertissement, causant la mort d’au moins 111 personnes dont au moins 104 civils, pendant l’opération Bordure protectrice en juillet et août 2014», avait-on souligné dans ce même rapport. Le rapport montre que les forces israéliennes ont eu recours à des bombardements aériens pour détruire des habitations, tuant parfois des familles entières. « Les forces israéliennes ont violé les lois de la guerre en menant une série d’attaques contre des habitations civiles, faisant preuve d’une froide indifférence face au carnage qui en résultait », avait ajouté Amnesty, interdite d’entrée à Gaza par Israël.

Construction de 300 logements en Cisjordanie
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi avoir donné l’autorisation de démarrer la construction «immédiate» de 300 logements en Cisjordanie occupée. «Après des consultations au bureau du Premier ministre, la construction immédiate de 300 logements à Beit El a été autorisée», selon un communiqué du bureau du Premier ministre, qui annonce également «la planification» de plus de 500 logements à Jérusalem Est, occupée et annexée.

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L’aviation israélienne a tué hier mercredi deux membres du mouvement chiite libanais Hezbollah et trois miliciens pro-régime dans la province syrienne de Qouneitra, à la lisière du Golan occupé par Israël depuis 1967, selon une ONG. «Un avion israélien a frappé une voiture dans la localité de Hadar, tuant deux membres du Hezbollah et trois membres des Comités populaires pro-régime», a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire et selon Al Manar, la télévision du Hezbollah, qui combat aux côté des forces syriennes dans leur guerre contre les rebelles, «deux membres des Forces de défense nationale (FND, milices pro-régime) ont été tués dans leur voiture par le tir d’un drone israélien à l’entrée de Hadar». Depuis le 17 juin, les rebelles encerclent le village druze de Hadar, contrôlé par le régime de Bachar al-Assad et situé du côté syrien du plateau du Golan annexé par Israël. La province de Qouneitra, en grande partie située sur le plateau du Golan, est tenue en majorité par les rebelles mais comprend une poignée de villages et localités aux mains du gouvernement syrien. Israël occupe depuis 1967 quelque 1 200 km2 du plateau du Golan, qu’il a annexés, une décision jamais reconnue par la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous le contrôle de la Syrie.

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Un policier saoudien a été tué et deux autres blessés dans une attaque perpétrée dans la région majoritairement chiite de Qatif, dans la Province orientale, a indiqué le ministère de l’Intérieur mercredi. «Un policier a été tué et deux ont été blessés», a déclaré un porte-parole du ministère. La police a ajouté dans un communiqué que deux suspects avaient été arrêtés dans le village d’al-Jesh, lieu de l’attaque. Il n’était pas possible de savoir dans l’immédiat si l’attaque est liée au mouvement de contestation mené par les chiites, au groupe jihadiste Etat islamique (EI). Les habitants se plaignent également de la criminalité dans la région.
La majorité des chiites d’Arabie saoudite vivent dans la Province orientale et se plaignent de discriminations. Cette région connaît depuis quatre ans des affrontements sporadiques entre manifestants chiites et forces de l’ordre. L’EI, qui considère les chiites comme des hérétiques, a revendiqué en mai des attentats dirigés contre deux lieux de culte de cette minorité dans la Province orientale, qui ont fait au total 25 morts. Le même groupe a revendiqué un autre attentat suicide contre une mosquée chiite au Koweït qui avait fait 26 morts en juin.
Le 18 juillet, le ministère saoudien de l’Intérieur avait annoncé le démantèlement de cellules de l’EI et l’arrestation de plus de 430 suspects. Il avait affirmé avoir mis en échec des plans d’attaques de ces cellules contre des mosquées chiites et des missions diplomatiques. 

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Le chef du plus violent groupe armé antichiites du Pakistan et 13 de ses proches ont été tués mercredi lors d’une opération policière, signe de la volonté grandissante d’Islamabad de neutraliser les groupes rebelles violents sur son sol. Malik Ishaq, environ 55 ans, était l’influent leader du Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), faction sunnite extrémiste proche d’Al-Qaïda et accusée d’innombrables attaques, en partie revendiquées, contre la minorité chiite (20% de la population). Le chef du LeJ, qui a également selon des témoignages concordants fourni des dizaines de combattants au groupe Etat Islamique (EI) en Irak et Syrie, faisait partie de la liste des personnalités considérées comme terroristes par le gouvernement américain. Selon les autorités, il a été tué avec 13 autres cadres du LeJ, dont deux de ses fils et son adjoint Ghulam Rasool Shah, lors d’une fusillade avec la police dans les faubourgs de Muzaffargarh, dans la province du Pendjab (est), berceau du LeJ. Le chef du LeJ et ses deux fils avaient été arrêtés par la police samedi dernier, accusés «de diriger un important gang de tueurs à gages» ayant assassiné «des dizaines de personnes dans la province». «Ce gang était également lié à Al-Qaïda et au Mouvement des talibans du Pakistan (TTP)», le principal groupe rebelle islamiste du pays, a expliqué un responsable policier. Selon la version officielle, Ishaq, ses fils et les autres cadres du LeJ ont trouvé la mort mercredi vers 3h du matin (22H00 GMT mardi) après que des membres du LeJ ont tenté de les libérer en attaquant le convoi policier qui les transportaient. «Les assaillants ont ouvert le feu, et la police a répliqué. Malik Ishaq, ses deux fils et onze autres de ses partisans ont été tués, et six policiers blessés», a expliqué à l’AFP un responsable de la police impliqué dans l’opération. Les autorités pakistanaises annoncent régulièrement avoir tué des rebelles, criminels ou autres dans des fusillades provoquées par ces derniers. Mais des défenseurs des droits de l’Homme locaux les accusent de souvent mettre en scène de tels affrontements pour dissimuler des exécutions extra judiciaires. Pour des nombreux observateurs, c’est sans doute le scénario qui a précipité la mort de Malik Ishaq et ses proches.

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En principe, une restructuration de la dette a pour objectif de réduire le volume des nouveaux prêts nécessaires au sauvetage d’une entité insolvable. Les créanciers concèdent un allégement de la dette, et perçoivent en retour une valeur supérieure. Ils veillent également à octroyer à l’entité insolvable aussi peu de nouveaux financements que possible.

Par YANIS VAROUFAKIS*
Il semble que les créanciers de la Grèce aient oublié ce sage principe financier. Dès lors qu’il est question de la Grèce, un phénomène particulier se produit, apparu au cours des cinq dernières années, et qui demeure à ce jour intact.
En 2010, l’Europe et le Fonds monétaire international accordaient à l’État grec, insolvable, des prêts équivalant à 44 % du PIB du pays. La simple évocation d’une restructuration de la dette était alors considérée comme inadmissible, et jetait le ridicule sur ceux qui osaient faire valoir son caractère inévitable.
En 2012, tandis que grimpait en flèche le ratio dette/PIB, les créanciers privés de la Grèce ont fait l’objet d’une coupe significative de 34 %. Or, dans le même temps, de nouveaux prêts représentant 63 % du PIB venaient s’ajouter à la dette nationale grecque. Quelques mois plus tard, l’Eurogroupe (composé des ministres des Finances des États membres de la zone euro) faisait savoir que l’allégement de la dette serait finalisé d’ici le mois de décembre 2014, une fois achevé « avec succès » le programme de 2012, et une fois que le budget gouvernemental de la Grèce aurait atteint l’excédent primaire (exclusion faite des paiements d’intérêts).
En 2015, une fois l’excédent primaire atteint, les créanciers de la Grèce allaient pourtant refuser l’idée même d’une discussion autour d’un allégement de la dette. Pendant cinq mois, les négociations demeureront dans l’impasse, avec pour point culminant le référendum grec du 5 juillet, à l’issue duquel les électeurs rejetteront en masse toute nouvelle austérité, et qui donnera lieu plus tard à la capitulation du gouvernement grec, formalisée dans l’accord du Sommet de la zone euro du 12 juillet. Cet accord, qui constitue désormais la feuille de route des relations entre la Grèce et la zone euro, vient perpétuer une modèle vieux de cinq ans, et consistant à placer la restructuration de la dette au dernier plan d’une longue séquence désastreuse alliant resserrement budgétaire, contraction économique et échec des programmes.
En effet, la séquence de « nouveau sauvetage » prévue par l’accord du 12 juillet débute comme l’on pouvait s’y attendre par l’adoption – avant la fin du mois – de mesures fiscales sévères et d’objectifs budgétaires à moyen termes, équivalant à une nouvelle période d’austérité rigoureuse. Interviendra ensuite une négociation en milieu d’été, autour d’un nouveau prêt massif représentant 48 % du PIB (le ratio dette/PIB étant déjà supérieur à 180 %). Enfin, au mois de novembre, au plus tôt, et après achèvement d’un premier examen du nouveau programme, « l’Eurogroupe se tiendra prêt à considérer, si nécessaire, la possibilité de mesures supplémentaires… avec pour objectif que les besoins bruts de financement conservent un niveau soutenable. »
Lors des négociations auxquelles j’ai participé entre le 25 janvier et le 5 juillet, j’ai proposé à maintes reprises à nos créanciers de procéder à une série de judicieux échanges de dette. L’objectif consistait à minimiser la quantité de nouveaux financements exigés par le Mécanisme européen de stabilité et par le FMI aux fins du refinancement de la de la dette grecque, ainsi qu’à faire en sorte que la Grèce devienne, courant 2015, éligible au programme d’achat d’actifs (assouplissement quantitatif) de la Banque centrale européenne, afin de rouvrir l’accès de la Grèce aux marchés de capitaux. Nous estimions que 30 milliards € (soit 17 % du PIB) de nouveau financements issus du MES seraient suffisants, sans nécessité d’en faire bénéficier le budget primaire de l’État grec.
Nos propositions ne furent pas rejetées. Nous avions consciencieusement travaillé à leur conférer une rigueur technique et une justesse juridique. Non, elles ne furent tout simplement même pas débattues. La volonté politique de l’Eurogroupe se limitait à ignorer nos propositions, à laisser échouer les négociations, à contraindre les banques de prendre des vacances pour une durée indéterminée, ainsi qu’à forcer le gouvernement grec à acquiescer sur tout – y compris sur un nouveau prêt massif, d’une ampleur presque trois fois supérieure à ce que nous avions proposé. Une fois encore, les créanciers de la Grèce avaient préféré mettre la charrue avant les bœufs, en insistant sur l’acceptation d’un nouveau prêt avant même toute discussion autour d’un allégement de la dette. C’est ainsi que ce nouveau prêt jugé nécessaire s’est accru inexorablement, comme en 2010 et 2012.
Tôt ou tard, lorsqu’elle est intenable, une dette finit toujours par être allégée. En revanche, le timing et la nature de cet allégement font toute la différence concernant les perspectives économiques du pays concerné. Or, si la crise humanitaire grecque conduit aujourd’hui le pays à l’agonie, c’est bel et bien parce que le caractère inévitable de la restructuration de sa dette n’a cessé d’être utilisé comme une excuse destinée à reporter cette restructuration ad infinitum, comme l’illustre ce que m’a dit un jour un haut responsable de la Commission européenne : « Contre vents et marées, votre dette sera nécessairement allégée, alors pourquoi gaspillez-vous un capital politique aussi précieux en insistant pour que cette restructuration s’opère dès aujourd’hui ? »
La réponse à cette question était évidente. Une restructuration plus précoce de la dette, en ce qu’elle aurait réduit l’ampleur des nouveaux prêts, et rendu la dette tenable avant la mise en œuvre de quelque réforme, aurait eu de bonnes chances de mobiliser l’investissement, de stabiliser les revenus, et d’établir un contexte propice à la reprise. Par opposition, les allégements de dette opérés trop tardivement, comme dans le cas de la Grèce en 2012, et découlant simplement de l’échec des programmes, ne font qu’entretenir la spirale infernale.
Ainsi, pourquoi les créanciers de la Grèce refusent-ils de s’orienter vers une restructuration de la dette avant que de nouveaux prêts ne soient négociés ? Et pourquoi privilégient-ils un nouveau paquet de prêts beaucoup plus volumineux que nécessaire ?
Les réponses à ces questions ne peuvent émerger d’une sage discussion autour de la finance, publique ou privée, dans la mesure où elles s’ancrent solidement dans le domaine de la politique des puissances. La dette constitue un atour de pouvoir pour les créanciers. C’est la leçon que tire douloureusement la Grèce aujourd’hui : une dette intenable change le créancier en véritable Léviathan. Dans ces conditions, la vie humaine devient difficile, brutale et – pour nombre de mes compatriotes – écourtée. 

* Yanis Varoufakis, un ancien ministre des Finances de la Grèce, est un député de Syriza et professeur d’économie à l’Université d’Athènes.

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Après des mois de jeux, de stratégie de la corde raide et seulement une semaine après que les électeurs grecs ont rejeté les conditions d’un plan de sauvetage de 7,5 milliards d’euros (8,2 milliards de dollars), la conclusion ne s’est pas fait attendre.

Par HANS-WERNER SINN*
Les dirigeants politiques de la zone euro ont accepté d’ouvrir les négociations par un programme beaucoup plus étendu, d’une valeur de 86 milliards d’euros, presque la moitié du PIB de la Grèce. Malheureusement l’accord témoigne de la détermination affichée de l’Europe de rejouer la même tragédie à l’avenir.
Au cours des cinq dernières années, un flux énorme de 344 milliards d’euros a coulé, des créanciers officiels comme la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International, vers les coffres du gouvernement grec et les banques commerciales du pays. Mais après six mois de négociations presque futiles, l’épuisement a pris le dessus et les vacances ont pointé le bout de leur nez. Et donc les conditions réelles d’un nouveau sauvetage grec ont été expédiées sans beaucoup d’égards. Bien que le Fonds Européen de Stabilité Financière ait officiellement déclaré la Grèce en faillite le 3 juillet, les dirigeants de la zone euro ont encore une fois renvoyé aux calendes grecques le problème de l’insolvabilité.
Le dernier accord a bien arrêté (ou du moins interrompu), la plus grande crise de la zone euro à ce jour, ce qui a débouché sur une période sans précédent d’antipathie, d’opprobre, d’humiliation, de harcèlement et de chantage au sein de l’Europe. En effet, la Grèce était bien à deux doigts de quitter la zone euro.
L’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a indiqué qu’après son entrée en fonction, il avait rassemblé un groupe, avec le consentement du Premier ministre Alexis Tsipras, qui s’est réuni en secret pour préparer l’introduction d’une devise parallèle et la reprise en main de la Banque centrale de la Grèce : soit une sortie bien réelle (ou « Grexit ») de la zone euro. Le gouvernement de l’Allemagne était également prêt à accepter ce qui paraissait être l’inévitable. Si le Président Français François Hollande n’avait pas informé la Grèce, dans le dos de la Chancelière allemande Angela Merkel sur la manière de négocier, les événements auraient pu prendre une tournure complètement différente.
Les relations de conflit au sein de l’Eurogroupe (qui comprend les ministres des Finances des pays de la zone euro) ont non seulement crispé les relations entre les membres de l’union monétaire, mais ont également alimenté les tensions au sein des gouvernements nationaux. Bien des dirigeants européens en ressentent encore les blessures cuisantes. Mais cela doit également leur servir à méditer sur les faits passés et sur leurs raisons.
La prise de bec a résulté d’une tentative de placer la politique au-dessus des lois des sciences économiques. Le dogme de l’infaillibilité des décideurs européens et de l’irrévocabilité de chaque étape vers l’intégration se sont heurtés à la réalité.
L’Europe sera confrontée à bon nombre de ces conflits à l’avenir si elle continue d’appliquer la même approche que pour la Grèce dans la résolution de ses problèmes de dette. L’erreur fondamentale a eu lieu en avril et mai 2010, quand les prêteurs officiels (sous la forme d’autres États membres de la zone euro), ont remplacé les créanciers privés de la Grèce.
Cet arrangement a été proposé par le Président de la BCE d’alors, Jean-Claude Trichet, en violation flagrante de la règle de non renflouement du traité de Maastricht, qui avait été la condition fondamentale de l’abandon du Deutsche Mark par l’Allemagne. Mais le Président Français Nicolas Sarkozy a menacé de quitter l’euro (comme l’ancien Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero, a révélé plus tard pour le journal El País) à moins que l’Allemagne ne signe l’accord de renflouement. Christine Lagarde, la ministre des Finances de l’époque a déclaré : « Nous avons violé toutes les règles parce que nous avons voulu serrer les rangs afin de réellement sauver la zone euro. »
Les règles ont été en effet violées, mais il n’est pas certain que la décision de renflouer aurait pu sauver l’euro. Une telle mesure a certainement sauvé plusieurs banques commerciales, dont l’exposition à l’État grec a été importante au premier trimestre 2010. Les banques grecques avaient prêté la plus grosse somme au gouvernement grec (29 milliards d’euros), suivie par les banques françaises (20 milliards d’euros), les banques allemandes (17 milliards d’euros) et les banques américaines (4 milliards d’euros).
Le plan de sauvetage a aussi sauvé la BCE, dans la mesure où le crédit fiscal a remplacé l’objectif de crédit de la Banque qui s’est accumulé depuis le début de l’année 2008. À cette époque, l’économie grecque a été confrontée à un arrêt soudain des apports de capitaux privés et la Banque centrale grecque a financé l’ensemble du déficit des comptes courants du pays par le crédit de refinancement supplémentaire grâce à sa planche à billets électronique locale.
Mais le sauvetage des banques n’est pas la même chose que sauvetage de l’euro. En outre, le sauvetage de l’euro n’est pas la même chose que le sauvetage du projet européen.
La décision de renflouement de 2010 a transformé un différend commercial normal entre créanciers et débiteurs (ce qui arrive toujours lorsque les débiteurs ne parviennent pas à rembourser), en un différend entre États souverains. Cela a attisé l’animosité entre les peuples de l’Europe et a fait les choux gras des partis radicaux de tout poil, ce qui a sévèrement mis en péril le procédé européen d’intégration.
Sans la socialisation de la dette fournie par les plans de sauvetage, Varoufakis, ou tout autre responsable du ministère des Finances de la Grèce, aurait dû déclarer l’insolvabilité puis faire face aux créanciers privés d’une multitude de pays. Les gouvernements de ces pays se seraient sentis alors obligés de sauver les banques chancelantes avec l’argent de leurs contribuables.
Sans aucun doute, le sauvetage des banques locales n’aurait vraiment pas été une sinécure. Mais il aurait pu épargner à l’Europe le spectacle des gouvernements de ses États membres prêts à se sauter à la gorge. En 2008, l’Allemagne a sauvée Hypo Real Estate et en 2011 la Belgique, la France et le Luxembourg ont renfloué Dexia Bank. Comme ces cas le laissent penser, chacun aurait pu balayer devant sa porte sans autant de scandale, ou du moins sans provoquer une telle tension internationale.
Les banques et leurs communicants prédisent toujours des catastrophes quand d’importantes pertes se profilent à l’horizon. Habituellement les politiciens apeurés finissent par approuver et par faire assumer les dépenses à leurs contribuables. Mais les dettes souveraines qui se sont produites depuis 1945 (plus de 180), n’ont pas poussé les débiteurs au suicide. Au lieu de cela, en règle générale, ils ont été avantagés par un tel nouveau départ. En fait, les dangers auxquels l’Europe fait face actuellement, en raison de la socialisation des dettes, sont beaucoup plus grands que ceux posés par une simple crise financière potentielle.
La leçon à tirer de la débâcle grecque est que la zone euro doit développer des procédures d’insolvabilité souveraine le plus rapidement possible, afin d’empêcher de ce fait d’autres souverains de devenir des créanciers par mutualisation de la dette. Si les gouvernements nationaux de l’Union européenne veulent s’entraider dans une crise, ils doivent unilatéralement fournir une aide humanitaire, sans conditionnalité ni rachat. Si vous prêtez à votre ami, il ne sera plus votre ami. L’Europe ne pourra pas rester unie sans tenir compte de ce sage conseil.

* Hans-Werner Sinn , professeur d’économie et de finances publiques à l’Université de Munich, est président de l’Institut de recherche économique Ifo et sert sur ​​le Conseil consultatif du ministère allemand de l’économie. Il est l’auteur, plus récemment , du piège Euro : Sur éclatement de la bulle, des budgets, et les croyances.

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Les voyageurs en partance pour le port d’El Djamila, dans la commune d’Aïn Benian, à partir de la Pêcherie d’Alger, doivent braver le soleil et les relents fétides des restes de poissons avant d’embarquer, faute de salle d’embarquement, a constaté un journaliste de l’APS.

«J’ai pris l’habitude d’utiliser le bateau pour venir d’Aïn Benian à Alger, mais à chaque fois, je dois patienter en plein soleil en l’absence d’une salle d’embarquement »’, regrette Hamid, qui rentre chez lui à Aïn Benian en début d’après-midi après avoir effectué une visite chez des amis. «Seul un préau d’un bâtiment donnant sur le port d’Alger nous offre un peu d’ombre au niveau de la Pêcherie et tous les voyageurs s’y agglutinent pour éviter l’insolation en ces journées particulièrement chaudes», renchérit Lamine, qui regagne lui aussi son domicile à l’ouest d’Alger. Un autre voyageur fait remarquer que même « la cabine qui sert de guichet pour la billetterie est située sur un terrain en terre battue, ce qui nous oblige à attendre le bateau au milieu de la poussière ». Les protestations des voyageurs se poursuivent pour évoquer le manque de commodités offertes, comme les cafétérias et « nous sommes obligés d’acheter une petite bouteille d’eau à 30 DA pour nous désaltérer », se plaint Nabil. Seule satisfaction : l’affrètement cette année d’un second bateau permet de réaliser plusieurs navettes durant la journée. « On ne sera plus dans l’obligation de patienter sur le quai pendant des heures, et actuellement le temps d’attente est réduit à une demi-heure », indique Nassim qui s’apprête à se rendre à Aïn Benian. « A 14h30, il y a eu un bateau qui a pris le départ et je vais monter à bord du Captain Morgan à 15h, car il y aura certainement moins de monde », confie avec satisfaction ce désormais habitué des navettes maritimes.
A 15h, le Captain Morgan largue les amarres. C’est l’avant-dernier départ avant celui programmé à 17h30 à partir de la Pêcherie, mais il n’y a pas grand monde et ses 350 places sont loin d’être occupées en totalité.
Les deux bateaux affrétés par l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV) ont une capacité totale de 670 passagers ce qui à même de prendre en charge tous les voyageurs empruntant cette ligne maritime, dont les navettes ont repris mardi dernier. Sur le pont, les voyageurs qui prennent pour la première fois le bateau ne ratent pas l’occasion de prendre des photos de la côte algéroise à l’aide de leurs téléphones portables, des moments d’euphorie et de découverte des quartiers d’Alger vus de la mer. Mais à part la quête de belles photos prises de la mer de Bologhine et son stade Omar-Hamadi, la Casseda, Kaa Essour ou Deux-chameaux, en contrebas du « château hanté » près de Jaïs, c’est surtout le tarif de la promenade qui est relevé (50 DA). « Je voyage pour pas cher et je ne suis pas obligé de subir les embouteillages incessants dès qu’on est sur l’avenue Zighout-Youcef et l’avenue Che-Guevara », témoigne Hamid, cheveux au vent. Durant cet été, de nombreux voyageurs apprécient d’effectuer le trajet sur le pont pour ne rien perdre des vues d’Alger, mais certains préfèrent la salle climatisée du Captain Morgan où ils peuvent également acheter des bouteilles d’eau à 50 DA. Du café est également disponible, mais il n’y pas foule pour ces prestations. Les usagers sont aussi nombreux à se déclarer satisfaits de la qualité de service, notamment depuis que l’ENTMV a décidé d’assurer la continuité du service durant le week-end même avec des rotations réduites. Pendant la semaine, Algérois et visiteurs de la capitale utilisent désormais le bateau entre 7h 18h45 à partir d’El Djamila, l’arrivée à la Pêcherie est aux environs de 20h. «J’effectue le trajet en 45 minutes», souligne un voyageur dont les enfants jouent bruyamment sur le pont, au milieu des avertissements des membres de l’équipage du Captain Morgan. Mais, attention au mal de mer : des jeunes, qui n’ont pas le pied marin, ont d’ailleurs l’estomac tout retourné. Heureusement que l’arrivée à El Djamila est toute proche, puisque le capitaine Onofrio Calise annonce depuis le poste de pilotage dans un français approximatif que «tout s’est bien passé durant la traversée». Le navigateur Fernandino Pietro et le chef mécanicien Francesco sont descendu sur le quai pour faciliter les opérations de débarquement et accueillir de nouveaux voyageurs pour emprunter le trajet dans le sens inverse. A la fin de la traversée, les voyageurs ne peuvent s’empêcher de souhaiter la généralisation du transport maritime sur l’ensemble des côtes urbaines du pays, à commencer vers la côte Est d’Alger, Aïn Taya, Bordj El Kiffan, Cap Matifou.n
(Source APS)

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Poursuivant sa tournée à travers les wilayas du pays, dans le cadre de l’installation des nouveaux walis, Nouredine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, s’est rendu mardi en fin d’après-midi à Blida pour installer le nouveau wali, en la personne d’Abdelkader Bouazghi, en remplacement de Mohamed Ouchen. Venant de Relizane et d’Aïn Defla, où il avait procédé à l’installation des nouveaux walis, le ministre de l’Intérieur est arrivé en fin d’après-midi à Blida, où il a installé M. Bouazghi dans ses nouvelles fonctions à la tête de cette collectivité locale. En prenant la parole, le ministre de l’Intérieur a souligné d’emblée que le mouvement décidé par le président de la République touchera 38 wilayas et 17 wilayas déléguées. Après quoi, et tout en rappelant les difficiles moments que la wilaya de Blida a connus durant la décennie 1990, il a indiqué que cette collectivité renferme d’importantes possibilités pour son développement, notamment dans le domaine industriel, agricole et agroindustriel. Tout en rappelant cette période, il a appelé tous les Algériens à faire face aux dangers qui les guettent à partir des pays voisins dont la situation sécuritaire est plutôt précaire. Le ministre de l’Intérieur a mis en exergue la volonté du gouvernement de ne pas revenir sur le acquis sociaux des Algériens, que ce soit pour l’abrogation de l’article 87 bis dont l’application deviendra effective à partir de ce mois d’août avec effet rétroactif à compter de janvier 2015, le logement, les dispositifs d’aide pour les jeunes et tous les programmes initiés par le président de la République, lancés ou à venir, ceci, malgré la baisse des prix du pétrole sur le marché mondial. Après avoir mis en exergue les actions réalisées par l’ancien wali de Blida, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a exhorté le nouveau wali à mettre en valeur son expérience pour continuer l’œuvre de son prédécesseur et dynamiser tous les secteurs dans cette wilaya aux potentialités riches et variées. Quant à Abdelkader Bouazghi, le nouveau wali de Blida, il a assuré le ministre qu’il œuvrera de toutes ses forces, de jour comme de nuit, afin d’améliorer les conditions de vie des citoyens de la wilaya. En effet, beaucoup de choses attendent le nouveau wali, entre autres, l’hygiène, le logement et les programmes de foncier. Depuis son installation en octobre 2010, l’ancien wali Mohamed Ouchen a tenté d’imposer une certaine méthode en matière d’hygiène à travers la création d’un Epic, mais le problème reste entier.
Certes, les citoyens ont une grande part de responsabilité, mais les responsables de l’établissement ont aussi quelque chose à se reprocher.
Il y a aussi le problème du commerce informel, pour lequel il était prévu de créer des marchés de proximité, mais les principales artères du chef-lieu et des autres communes sont squattées, si ce n’est pas par les commerçants de fruits et légumes, c’est par ceux des vêtements et des produits de large consommation.

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Pour des raisons évidentes d’hygiène visant la protection de la santé des consommateurs et de la qualité de vie, les services compétents de la DCP ont exigé, depuis début juillet, le conditionnement du poulet au niveau des abattoirs de la wilaya de Guelma, et ce, avant sa commercialisation par les aviculteurs.

Cette louable mesure entre dans le cadre de la lutte contre les dépassements intolérables relevés quotidiennement par les agents de contrôle durant la saison estivale, caractérisée par la canicule qui engendre des intoxications alimentaires, parfois mortelles. Les produits sensibles et périssables, qui font l’objet d’une surveillance sévère, sont soumis à un emballage spécifique, sachant que les conditions de conservation et de réfrigération devront être scrupuleusement respectées par les commerçants concernés. Cependant, ces derniers ont décrié le mode de conditionnement des poulets égorgés, déplumés et évidés dans des abattoirs agréés par les pouvoirs publics. En effet, selon un citoyen rencontré au marché du Volontariat, sur les hauteurs de la ville de Guelma, l’emballage utilisé, du papier plastifié, ne répond pas aux normes légales, à savoir du papier cellophane qui protège réellement le produit destiné à la vente. Cette anomalie regrettable se répercute négativement sur la qualité des viandes blanches, puisque les conditions de leur conservation sont aléatoires et engendrent leur détérioration. De nombreux clients ont dénoncé à juste titre cette situation à leurs bouchers, qui en subissent les conséquences financières, car une certaine mévente est enregistrée ces dernières semaines. Seuls les prix, plus bas qu’aux boucheries de la ville, comptent pour ces clients, dont le souci est de payer les produits moins chers que dans les magasins. Cependant, cet avantage risque à long terme d’avoir des répercussions sur la santé de certains consommateurs, qui ne semblent pas s’embarrasser de l’hygiène. En dépit d’une interdiction formelle, l’abattage et la vente du poulet de chair en dehors des circuits légaux continue au niveau des différentes communes de la wilaya de Guelma et notamment les marchés hebdomadaires. En effet, au mépris des conditions d’hygiène auxquelles est soumis ce genre d’activité et au grand mépris du consommateur, des pseudo-bouchers vendent du poulet qui, depuis son abattage jusqu’à sa livraison au consommateur, passe par des étapes d’hygiène qui laissent à désirer. Ainsi, au niveau des tueries, le poulet abattu est mis dans une grande bassine en plastique ou en métal contenant de l’eau bouillie qui n’est que très rarement renouvelée. Sale, elle dégage de surcroît une odeur putride et insupportable. Après cette opération, le poulet est passé dans une plumeuse parfois rouillée et pleine de plumes et de sang. La plupart des spécialistes dans le domaine pointent ouvertement l’absence de mesures de salubrité publique et incriminent les responsables concernés, notamment les bureaux d’hygiène communaux qui ferment les yeux sur toute cette anarchie.

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