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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 28 août 2016

Durant deux jours, c’était la grand messe africaine pour le Japon qui y a organisé, pour la première fois, la sixième Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad), jusque-là exclusivement tenue en terre nippone. Sans préjuger de la nature volontariste de la nouvelle politique étrangère du Japon, qui ne cache pas ses intentions géostratégiques de se repositionner dans un monde dans lequel il s’est peu impliqué, «désintérêt forcé» hérité des vestiges de la fi n de la Seconde Guerre mondiale, il s’agit pour le pays du Soleil-Levant de trouver dans tout ce continent des relais de croissance que n’offre plus une économie «sur-mondialisée», essoufflée et incapable de réinventer sa croissance. L’Afrique, jusque-là en retrait du destin économique de la planète, n’est plus vue comme un sacerdoce de pays riches qui doivent mettre la main à la poche pour venir en aide à des Etats africains rongés par la guerre et la famine, mais bien comme un futur eldorado économique que des puissances se disputent à coups de milliards d’euros, mais en investissements et non plus en aide humanitaire. C’est tant mieux pour le Continent noir, qui a pour lui d’abondantes réserves de pétrole, de gaz naturel, de métaux rares et d’autres ressources naturelles, surtout que dans les 20 prochaines années, la population du continent devrait augmenter de 50% pour atteindre 1,56 milliard d’habitants alors que la population en âge de travailler devrait atteindre 1,4 milliard d’individus d’ici à 2050, et de surpasser celles de la Chine et de l’Inde. C’est là que réside tout le potentiel africain et bien avant le Japon, d’autres puissances régionales se déploient sur le continent : Etats Unis, France, Inde, Chine, Turquie ! Il y a encore beaucoup à faire en terre africaine qui ne peut plus se faire autre part : créer des industries, bâtir des infrastructures, diversifier l’économie en créant de nouveaux besoins… autant de projets potentiels auxquels les grands de ce monde veulent prendre part avec un retour de dividendes. Aux Africains alors de négocier au mieux et intelligemment leurs marchés en mettant les conditions appropriées pour retenir sur leur sol les technologies et le savoir-faire qu’ils ont rarement possédés.

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Le Festival de théâtre amateur de Mostaganem a atteint, hier, samedi son rythme de croisière, non sans aléas toutefois. C’est ainsi que la troupe théâtrale Skemla de Bou Ismaïl (Tipasa), programmée en hors compétition dans une salle de la commune de Touahira (l’une des 32 communes de la wilaya de Mostaganem), n’a pas pu se produire pour une raison anodine : la salle était fermée, au grand dam de la troupe qui n’a pas manqué d’exprimer sa déception de n’avoir pas pu présenter son spectacle.

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L’opération d’accueil et d’hébergement des hadjis algériens se déroule dans de «bonnes conditions» à Médine (Lieux-Saints de l’Islam), a assuré, hier samedi, le représentant de la Protection civile au niveau de la mission du hadj-2016, le lieutenant-colonel Djamel Khemmar. Il a relevé que «toutes les conditions sont réunies» pour que le hadj- 2016 soit une «réussite», précisant que des équipes sur le terrain, une cellule centrale et des équipes mobiles «travaillent d’arrachepied et en étroite collaboration» avec les services saoudiens au niveau de l’aéroport international Emir Mohamed Ibn Abdelaziz, ainsi qu’à Médine, pour «veiller au bien-être des hadjis». Il a indiqué que les équipes de la Protection civile ont pour mission également de «prêter assistance aux personnes égarées et accompagner les malades au niveau du centre mé- dical de la mission». De leur côté, les équipes de la mission de l’Offi ce national du Hadj et de la Omra «travaillent en alternance H24 et en bonne intelligence pour assurer le bon déroulement du pèlerinage pour les hadjis algériens», a précisé le même responsable. Concernant l’opération d’hébergement des hadjis, M. Khemmar a précisé que ces derniers sont hé- bergés pendant une période ne dépassant pas les six jours à Médine avant d’être acheminés vers la Mecque où ils seront pris en charge sur place. Une réunion à laquelle prennent part les représentants des commissions de la mission Hadj et Omra se tient quotidiennement, tard dans la soirée, pour débattre des diff érents problèmes pouvant surgir sur le terrain et apporter les solutions susceptibles de faciliter la tâche aux hadjis. 

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Presque un Marocain sur deux dispose désormais d’Internet, avec près de 14,5 millions d’abonnés dans le pays, indique le rapport annuel de l’Agence nationale des télé- communications (ANRT). «Enregistrant une croissance annuelle de plus de 45%, le parc Internet avoisine les 14,5 millions d’abonnés à fi n 2015, portant son taux de pénétration à 42,75% de la population», selon ce rapport. Ce chiff re constitue un «record», se félicite l’ANRT, dans un pays qui compte près de 35 millions d’habitants. «Cette croissance a été stimulée par le dynamisme de l’internet mobile dont le parc d’abonnés s’élève à environ 13,34 millions en 2015, en hausse de 48,5% sur une année», a précisé l’ANRT, des chiffres qui confi rment l’évolution de ce «mode d’accès» au Maroc. Selon l’ANRT, le parc des abonnés à l’ADSL s’élève à 1 131 694 en 2015 (en progression de 15% par rapport à 2014). Le pays comptait par ailleurs fi n 2015 environ 43 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, avec un taux de pénétration de 127,27%. L’usage des téléphones portables est généralisé pour la quasi-totalité des ménages, avec un taux de 99,6%, et 13,7% des 12-65 ans qui ont désormais deux cartes sim. Enfi n, toujours selon le rapport de l’ANRT, plus de la moitié des Marocains (12-65 ans) équipés en téléphone mobile possèdent au moins un smartphone, dont le nombre en circulation dans le pays est estimé à 14,7 millions d’unités (+5,3% par rapport à 2014). L’ANRT s’est notamment fi xé pour objectif la généralisation de l’accès à internet haut et très haut débit d’ici 2018, avec 22 millions d’abonnés.

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L’Algérie a salué, hier samedi, la déclaration du Conseil présidentiel libyen de mener de larges consultations pour présenter au Conseil des Représentants une proposition consensuelle de gouvernement d’entente nationale. «L’Algérie salue la déclaration du Conseil présidentiel libyen par laquelle il a fait état, notamment, de sa pleine disponibilité à travailler avec le Conseil des Représentants et du Conseil d’Etat dans le cadre de l’application des termes de l’Accord politique signé le 17 décembre 2015 par les parties libyennes et de sa volonté à mener de larges consultations avec les forces vives de la société, en vue de présenter au Conseil des Représentants une proposition consensuelle de gouvernement d’entente nationale», a indiqué le porteparole du ministère des Aff aires étrangères. Il a souligné, à cet égard, que l’Algérie «qui a toujours œuvré à la préservation de l’unité, de l’intégrité territoriale de la Libye et de sa cohésion nationale, estime que toute décision allant dans le sens de l’intérêt suprême du peuple libyen constitue un pas important en faveur du rétablissement de la paix, de la sécurité et de la stabilité de la Libye et un facteur essentiel dans le processus de réconciliation nationale dans ce pays frère et voisin». A cet eff et, le porte-parole du MAE a rappelé que «l’Algérie, qui suit avec attention l’évolution de la situation en Libye et attache une importance capitale au règlement pacifi que de la crise par le dialogue et la réconciliation nationale à même de permettre aux autorités libyennes de faire face à la situation diffi cile que traverse le pays et de pouvoir ainsi répondre aux attentes plurielles du peuple libyen frère en matière économique et sociale ainsi que dans le domaine de la lutte contre le terrorisme».

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Le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi OuldAli, a réitéré « le soutien » de son département « à tous les athlètes algériens » hier, à l’occasion d’une entrevue avec le décathlonien Larbi Bouraâda et le champion d’Afrique du 110m/haies, Othmane Hadj-Lazib. «Le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould-Ali, a reçu, samedi, le décathlonien Larbi Bouraâda, 5e aux JO de Rio, et le champion d’Afrique du 110m / haies, Othmane Hadj-Lazib, venus lui rendre une visite de courtoisie, et les a assurés du total soutien de son département ministériel et de son accompagnement pour tous les athlètes algériens», a indiqué le MJS dans un communiqué. Bouraâda et Hadj-Lazib ont, en eff et, «profi té de cette entrevue» avec le ministre pour «lui faire part de certaines contraintes qu’ils ont rencontrées» dernièrement. Par ailleurs, le ministre saluera aujourd’hui à l’aéroport international HouariBoumediene d’Alger, la délégation algérienne en partance pour Rio, où elle prendra part aux jeux paralympiques (7-18 septembre prochain).

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A trois jours de la clôture du mercato estival, le milieu de terrain international Yacine Brahimi n’a toujours pas trouvé de club preneur, lui qui ne fait pas partie des plans de l’entraineur du FC Porto Nuno Espirito Santo. Le numéro 11 algérien (28 sélections, 7buts) qui est en contact très avancé avec le club anglais d’Everton ne semble pas encore trouver d’accord avec son club employeur pour un transfert défi nitif. Liverpool, huitième du dernier championnat d’Angleterre, est entré en jeu hier pour enrôler le joueur algérien âgé de 26 ans qui a rejoint le Portugal en 2014. Le club anglais entraîné par Jurgen Klopp aurait mis 30 millions d’euros pour le recrutement de l’Algérien sauf que le FC Porto réclame 40 millions d’euros dans le cadre du TPO (Third Part Owner) qui fut un système qui permettait jusqu’en 2015 le partage des droits sportifs d’un joueur entre plusieurs entités, puisqu’une partie des droits de Yacine Brahimi est gérée par la société Doyen Sport depuis 2014. Les Portugais ont acquis le joueur algérien en 2014 de Granada FC pour près de 9 millions d’euros dont 80% cédés à Doyen Sport. Le FC Porto a acheté un an plus tard 30% de ces droits pour un coût total qui avoisine les 10 millions d’euros juste avant la fi n du TPO qui a été interdit par la FIFA mais aussi la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) dans le cadre du transfert de l’argentin Rojo du Sporting Lisbonne à Manchester United. Par ailleurs tous les contrats TPO signés avant son interdiction doivent être respectés selon le TAS. C’est pour cette raison que le prix du transfert du virevoltant milieu algérien est cher sur le marché puisque le FC Porto devra 50% du montant de son transfert à la société Doyen Sport. Aff aire à suivre !

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C’est un Milovan Rajevac peu convainquant qui s’est exprimé devant les médias, hier, lors de la conférence de presse qui a précédé le stage de l’Equipe nationale en prévision de son match face au Lesotho, comptant pour la sixième et dernière journée des éliminatoires de la CAN 2016.

Milovan Rajevac

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L’entraîneur national, Milovan Rajevac, a écarté « pour le moment » l’éventualité de changer de domiciliation, prévoyant que la sélection algérienne de football continue à accueillir au stade Mustapha Tchaker à Blida ses adversaires, à un mois et demi du début de la phase de poules des éliminatoires du Mondial-2018 en Russie. «Pour l’instant, aucun changement de domiciliation n’est prévu. Nous allons donc continuer à recevoir à Blida nos adversaires dans le cadre des éliminatoires de la CAN et du Mondial. Je ne vois pas l’utilité d’un changement dans ce registre, sachant que les joueurs s’y sentent bien », a déclaré le coach serbe. Depuis 2008, la majorité des rencontres des Verts à domicile ont été jouées au stade Mustapha-Tchaker de Blida, un stade devenu une « forteresse » de l’équipe nationale où elle n’a perdu aucun match. C’est aussi dans cette enceinte que l’Algérie a décroché deux qualifi cations de suite aux Coupes du monde de 2010 et 2014. « La sélection algérienne gagne pratiquement tous ses matchs dans ce stade, alors on va continuer d’y recevoir avec l’espoir qu’il nous sourit encore à l’avenir. Pour le moment, aucun changement de domiciliation n’est prévu », a encore précisé l’ancien sélectionneur du Ghana qui découvrira l’ambiance de Tchaker pour la première fois le 4 septembre prochain, à l’occasion de la réception de Lesotho (20h30) dans le cadre de la sixième et dernière journée des qualifi cations de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de 2017 au Gabon. Un rendez-vous sans enjeu, étant donné que les Vert ont déjà assuré leur qualifi cation pour la phase fi nale. Les coéquipiers de Yacine Brahimi avaient évolué en amical au stade du 5-juillet en octobre 2015 face à la Guinée (défaite 2-1) et le Sénégal (victoire 1-0), mais les choses n’ont pas tourné comme ils le souhaitaient, d’où la décision de la Fédération algérienne de retourner à Blida dès le match suivant.

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Reporters : Votre livre retrace toute la problématique historique et sociologique de ce qu'on a appelé les printemps arabes. Peut-on encore parler de printemps arabes aujourd'hui quand bien même l'actualité du reste du monde les a fait presque oublier ? Ou bien cette ère là est bien derrière nous ?

Ammar Belhimer : Je récuse l’expression «Printemps arabe», je lui préfère celle de «printemps du désert» que j’ai choisie comme titre à mon ouvrage afin de mettre en évidence le paradoxe qu’il y a à appeler «printemps» des événements et des faits porteurs d’aridité. L’essai en question est une construction éditoriale à partir d’éléments de lecture déclinés en chroniques hebdomadaires dans le quotidien Le Soir d’Algérie au cours des cinq dernières années. Il s’agit pour l’essentiel de lectures d’expertises et recherches américaines qui, avec le recul, servent de révélateurs de la direction historique et de la paternité des événements en question, d’une part, des forces et des moyens qu’elles ont mobilisés, d’autre part. Du point de vue de la direction, ils scellent le passage des accords Sykes-Picot de 1916 au Grand Moyen-Orient (GMO) de Bush en 2003. Du point de vue de la paternité, ils confortent la mainmise du complexe militaro-industriel états unien dans son nouvel habillage «leading from behind» (doctrine Obama). Ces lectures témoignent aussi des forces mises en mouvement et des moyens mobilisés pour reconfigurer la géopolitique arabe. Elles mettent enfin en évidence des résultats probants qui ont pour l’essentiel abouti à la contraction et au reflux du mouvement de libération nationale et sociale, au dépeçage des Etats-Nations et à l’abandon des souverainetés. Du point de vue de la direction, celle-ci obéit à une matrice qui part des Accords Sykes-Picot de 1916 jusqu’à la formulation de la doctrine Bush de remodelage du Grand Moyen-Orient – énoncée le 26 février 2003 devant une réunion de néoconservateurs de l'American Enterprise Institute (AEI) – en passant par le Pacte de Quincy de 1945. C’est dire, pour répondre au second volet de votre question, que cette ère-là est loin d’être derrière nous.

A vous lire avec grand intérêt, en quoi votre livre apporte-t-il particulièrement des révélations sur ces événements historiques ?

Les «révélations» tiennent principalement à la mise en évidence de facteurs occultés, par intérêts. Révélation d’abord quant à la paternité du Printemps arabe : elle renvoie à un centre unique,» une alliance mondiale entre les sociétés pétrolières intégrées et les grands entrepreneurs de l’armement, qui commandent les gouvernements occidentaux et les grands pays producteurs de pétrole. Cette coalition a subi un mouvement bidirectionnel : les exportations d’armes occidentales au Moyen-Orient et les exportations de pétrole hors du Moyen-Orient». Les guerres dans la région accroissent inévitablement le prix relatif du pétrole, les profits différentiels et la part relative des sociétés pétrolières. Ce modèle indique que le récit classique – les Etats-Unis lancent des guerres au Moyen-Orient pour maintenir des prix bas – doit être retourné sur sa tête. Les Etats-Unis lancent des guerres au Moyen-Orient pour maintenir des prix élevés. Révélation aussi quant aux forces mises en mouvement qui ont obéi à une cartographie précise indiquant : - l’arbitraire des pouvoirs en place, assis sur une gouvernance policière faisant de moins en moins appel à l’adhésion populaire et productrice d’exclusion, constitue un terreau favorable à l’extrémisme, - l’incapacité des libéraux à mener à bien des réformes démocratiques bourgeoises, - les espoirs déçus des couches moyennes qui auraient davantage marqué le cours des choses : «Sur la période qui a précédé le Printemps arabe, la satisfaction a diminué dans tous les pays étudiés» (Banque mondiale), - la quête de nouvelles assises construites sur l’islam politique, d’obédience wahhabite (par ailleurs opposé aux Frères musulmans de Qatar et de Turquie), - la mobilisation d’acteurs sociaux en quête d’affirmation : les jeunes et les minorités. Révélation enfin quant aux moyens recensés qui mettent en valeur le rôle des ONG et des réseaux sociaux.

Le monde entier connaît les conséquences de ces bouleversements dans le Monde arabe, aujourd’hui disséqué, divisé, où tout est à reconstruire. Où se situent, d’après vous, les responsabilités des uns et des autres ?

Au fi nal, le Printemps arabe aura abouti au démantèlement et à la déstabilisation des entités étatiques héritées de la colonisation pour leur substituer des configurations économiquement sous-développées, politiquement antidémocratiques et socialement inégalitaires. La Libye est en lambeaux, le Soudan coupé en deux, l’Irak sous partition confessionnelle, le Yémen en ruines, la Syrie paie son intransigeance face au sionisme, la Tunisie en récession est pourvoyeuse de troupes pour la nébuleuse Daech… Et ce n’est pas fi ni. Le Monde arabe n’est pas sorti de l’impasse.

Quand vous parlez de «doctrine Bush» dans le Grand MoyenOrient, y voyez-vous seulement les intérêts pétroliers américains et ceux des trusts de l'armement qui alimentent les guerres ou bien autre chose, en fait ?

L’Initiative de Grand Moyen-Orient vise à transformer le paysage politique et économique de la région MENA. Lors de son discours sur l'état de l'Union du 24 janvier 2004, George Bush déclara ainsi : «Tant que le Moyen-Orient restera un lieu de tyrannie, de désespoir et de colère, il continuera de produire des hommes et des mouvements qui menacent la sécurité des États-Unis et de nos amis. Aussi, l’Amérique poursuit-elle une stratégie avancée de liberté dans le Grand Moyen-Orient», jetant ainsi les bases de ce qu'on appelle désormais la »doctrine Bush». Elle sera déclinée principalement à la faveur d’une occupation de l’Irak qui a chassé le dictateur Saddam Hussein pour installer la guerre civile.

Comment expliquer le rôle d'Obama à cet égard dans cette situation ?

Depuis 2011, l’Administration Obama a formulé la dernière version du nouveau commandement états-unien : «leading from behind», diriger depuis l’arrière, à distance, sans s’exposer – notamment aux pertes humaines. Il est mis en pratique par la sous-traitance au profit de puissances régionales, une mission disputée à l’intérieur même de l’espace islamiste entre le wahhabisme saoudien et les Frères musulmans d’Ankara.

A partir de ce constat historique et sociologique que vous faites, croyez-vous en l'avenir du Monde arabe ?

L’état de la Ligue arabe renseigne parfaitement sur l’absence de perspective historique pour le Monde arabe comme entité unie. C’est un nouvel ordre construit sur mesure pour les monarchies féodales qui financent l’effort de guerre dans l’esprit de la doctrine Obama, cette dernière étant une mise à jour du Pacte du Quincy de 1945 qui fait de l’Arabie saoudite «un fournisseur vital dont la sécurité doit être assurée à tout prix».

L'Algérie a été épargnée par les printemps arabes. En est-elle sortie ? D'après vous, qu'est-ce qui a principalement concourir à cette situation ?

L’Algérie a été épargnée pour deux raisons : d’abord, parce que le besoin de sécurité est fortement ressenti par une population éprouvée par dix années de guerre civile qui a fait plus de 200.000 morts ; ensuite, parce que les injustices à l’endroit de la population et les frustrations qui frappent les couches moyennes ne sont pas aussi fortement ressenties du fait de l’effort de transferts sociaux consenti à hauteur de douze milliards de dollars chaque année.

Que dites-vous alors de la Syrie, région de conflits avec de réels enjeux de guerre – un pays que vous avez d'ailleurs visité – et du rôle de la Russie dans la situation qui prévaut dans cette partie du Monde arabe ?

J’ai visité la Syrie en janvier 2015 et je dois dire qu’au-delà du procès fait au panarabisme arabe incarné par le régime Al Assad – lequel n’est pas un chantre de la démocratie – et du soutien, très large, assuré par l’Occident et ses alliés arabes aux coalitions rebelles, principalement islamistes, ce sont les souffrances, les destructions et l’exil qui font le quotidien du peuple syrien. Force est de dire qu’en l’état actuel des choses, la Russie est un rempart contre l’avènement de ce que le monde arabo musulman recèle comme activistes réactionnaires.

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