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Reporters

Le conflit syrien est entré, hier, dans sa quatrième année sans qu’aucun signe d’amélioration semble se profiler à l’horizon. Les forces du gouvernement de Bachar Al-Assad ont actuellement une marge confortable face à une opposition, dont les divisions internes la rendent incapable de faire face à la mécanique huilée de l’armée syrienne. Le nord de la capitale, Damas, est le théâtre d’un violent combat entre les deux belligérants depuis plusieurs jours. «Echâab youridou souqout enizam» (le peuple veut la chute du régime, NDLR). Lorsque cette phrase a été écrite en mars 2011 sur le mur d’une école primaire publique, peu de Syriens pensaient qu’ils seraient plongés dans une guerre civile pendant trois ans et que celle-ci entrerait dans sa quatrième année. Pourtant, c’est effectivement le cas, puisque les combats entre troupes du gouvernement et groupes d’opposition ne semblent faiblir. Ces derniers jours, la banlieue nord de la capitale, Damas, a été le théâtre de violents affrontements entre l’armée du régime et les groupes d’opposants tout comme Yabroud, où l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ONG basée à Londres, mais disposant d’un très large réseau sur place, fait état de combats incessants entre le Front Al-Nosra sunnite et les hommes du Hezbollah libanais chiite. Le président syrien Bachar Al-Assad ne semble pas près de céder son pouvoir et réitère à qui veut l’entendre que la Syrie est victime du «terrorisme». L’UNESCO, la semaine dernière, a pour sa part déploré la destruction de nombreux sites culturels et religieux en Syrie et appelle les belligérants à la retenue quant à un patrimoine qui «appartient à l’ensemble de l’humanité». De plus, le conflit a débouché sur une large crise humanitaire et une vague de réfugiés qui menacent l’équilibre fragile de l’ensemble de la région. Le Liban voisin accueille à lui seul plus de 1,5 million de réfugiés syriens selon le gouvernement libanais qui déplore le manque d’aide de la communauté internationale. Impasse En effet, les conditions de vie de ces réfugiés sont souvent déplorables. Ils sont souvent sans domicile fixe, le travail illégal des enfants syriens est devenu un business inquiétant dans la capitale libanaise, Beyrouth, tout comme le travail au noir de Syriens sur les chantiers beyrouthins qui fleurissent depuis peu. Face à cette catastrophe humanitaire, la communauté internationale reste très peu active. Les Etats-Unis ont octroyé une enveloppe de dix millions de dollars au gouvernement libanais en novembre dernier, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a réussi à arracher une résolution pour permettre l’accès des missions humanitaires onusiennes dans les villes assiégées par l’armée syrienne à l’image de Homs. Pendant que le peuple syrien subit les affres quotidiennes d’une situation chaotique, le conflit syrien montre que le système diplomatique actuel est en réalité incapable d’apporter une solution satisfaisante. En effet, les puissances occidentales soutiennent aveuglément l’opposition syrienne sans vraiment faire la distinction entre les différents groupes qui la composent, dont certains sont de véritables groupes terroristes que la rhétorique occidentale jure pourtant combattre. Pareillement, Moscou et Téhéran sont des soutiens de taille pour le régime de Damas tout comme Pékin. La Chine et la Russie ont toujours fait front au sein du Conseil de sécurité pour bloquer les résolutions qui iraient contre les intérêts de Bachar Al-Assad, et en réalité, les leurs. En janvier dernier, Serguei Lavrov avait rejeté une proposition du Conseil de sécurité la jugeant «trop partiale». Par ailleurs, le difficile dialogue qu’a tenté d’initier le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, n’a pas été fructueux. Les dernières négociations de la conférence Genève 2 n’ont été l’occasion d’aucune avancée majeure et ont cristallisé les positions antagonistes des parties en conflit. Lakhdar Brahimi a par ailleurs considéré que la tenue d’une élection présidentielle unilatéralement organisée par le régime actuel ne serait pas d’une grande utilité, une déclaration que Bachar Al-Assad a vivement critiquée, accusant l’émissaire onusien d’«outrepasser» ses prérogatives. Si le dialogue se crispe entre Lakhdar Brahimi et Damas, les minces espoirs d’une issue politique pourraient bien être réduits à néant.n
Présente avec des modèles anciens et nouveaux au Salon de l’automobile d’Alger, la marque au chevron garde sa ligne directrice, tout en modernisant ses différents modèles avec les dernières technologies de pointe. Saisissant l’opportunité du Salon de l’auto 2014, Citroën Algérie était en opération de charme avec des nouveautés et des offres attractives pour la clientèle. Durant ces dix jours, Citroën Algérie propose des nouveautés et des produits d’exception : la nouvelle Citroën C4 Picasso, la Citroën C4 Cactus, qui est présentée en avant-première mondiale simultanément au Salon de Genève, mais aussi la Citroën C-Elysée WTCC. Des remises exceptionnelles et conséquentes sont proposées au public, allant de 100 000 à 350 000 DA, mais aussi des options offertes et des tablettes tactiles. Quant aux véhicules utilitaires, un stand est placé à l’extérieur, consacré à la mise en avant de cette gamme sur 400 m2. En plus des véhicules utilitaires que la marque commercialise habituellement (Berlingo First, Berlingo Multispace, Nemo, Jumper et Jumpy), un Jumpy ambulance est présenté, mais aussi un Jumpy atelier, un véhicule aménagé que la marque met à la disposition des professionnels. Citroën Algérie propose des véhicules en livraison chrono dans un espace extérieur situé à côté de la succursale Citroën aux Pins maritimes afin d’assurer une livraison sur place et dans les meilleures conditions. Les visiteurs pourront même tenter leur chance en jouant et peut-être même gagner un voyage pour assister à la prochaine manche des rallyes qui aura lieu à Marrakech dans un mois. Citroën Algérie démontre encore une fois à travers ce salon qu’elle reste dans l’offensive avec ses produits, en particulier les nouvelles Citroën C4 Picasso ou encore la Citroën C4 Cactus, et aussi par sa créativité, notamment avec des technologies toujours plus innovantes. Le directeur général de Saïda Citroën, Patrick Coutellier, tient à souligner que son groupe mise beaucoup sur ses véhicules innovants qui devraient pouvoir se positionner surtout avec un rapport qualité/prix très intéressant par rapport à la technologie qui est proposée et qui devrait capter l’attention du client algérien.
Conçue pour être le nouveau fer de lance de la marque japonaise, la nouvelle Corolla allie robustesse et finesse et s’illustre parmi les berlines que nous propose le n°1 mondial. Se déclinant en deux carburants (diesel et essence) et en cinq versions : Elégant, Premium, Premium CVT, Elégant et Business, la new Corolla a tout d’une « grande ». Avec des motorisations très puissantes (4 cylindres, 16 soupapes, DHOC Dual VVT-I pour les versions essence, et 4 cylindres, 1 ND-TV 08 SDHC pour les versions diesel), ce véhicule est considéré comme un véritable monstre de la route. Les dimensions de ce véhicule sont impressionnantes avec 4620 cm de long, 1775 cm de large, 1465 cm de hauteur et un empattement de 2700 cm. Pour ce qui est équipements, il est clair que le constructeur n’est pas allé de main morte et a conçu un véritable bijou. Direction assistée, volant réglable en hauteur et en profondeur, vitres électriques, climatisation automatique bi-zone, détecteur de pluie, verrouillage centralisé à distance, système d’ouverture des portes sans clé, volant gainé de cuir, système Bluetooth, entrée USB, radio CD intégré pour certains modèles et système audio avec écran tactile pour d’autres, le client sera sans aucun doute charmé devant cette multitude d’équipements. La sécurité n’est pas un vain mot pour Toyota, qui propose pour la nouvelle Corolla des équipements très avancés, avec un anti-démarrage électronique, airbags frontaux conducteur et passager avant, de même que des airbags genoux conducteurs, airbags rideaux avant et arrière, système anti-blocage des roues, système d’amplification de freinage d’urgence, contrôle de stabilité du véhicule, rétroviseur intérieur anti-éblouissement, caméra de recul, régulateur de vitesse. Le conducteur et les autres passagers ne peuvent que se sentir en sécurité « totale » avec ce genre d’équipements. Question design, le véhicule s’illustre avec une série d’équipements d’extérieur qui contribuent à lui donner des traits très raffinés avec des projecteurs avant halogène avec lave-phare escamotable, garde-boues, projecteurs antibrouillard, feux de jour à LED, rappel clignotant sur rétroviseurs extérieurs, jantes en alliage 16’’, peinture métallisée, poignées extérieures des portes couleur carrosserie, rétroviseurs extérieurs couleur carrosserie. Bref, un véhicule à la fois fiable et élégant. Pour ce qui est du prix, il est à partir de 1 930 000 DA TTC avec possibilité de l’acquérir sous les formules Andi, Ansej, Cnac.  
Le constructeur automobile japonais, Toyota, est présent en force au Salon de l’automobile d’Alger, dont la 17e édition a débuté mercredi 12 mars au Palais des expositions de la Safex, aux Pins maritimes. Connu pour la fiabilité et la robustesse de ses véhicules, qu’ils soient touristiques ou utilitaires, Toyota est revenu avec plein de surprises et de nouveautés pour les passionnés du label nippon et ses fidèles clients qui restent très attachés à cette marque. Le stand, situé au pavillon central, a connu, d’ailleurs, une forte affluence, et ce, dès le premier jour, avec des gens venus de divers horizons, mais surtout de toutes les catégories d’âge, que ce soit des jeunes et des moins jeunes, qui se passionnent pour les voitures de la firme japonaise. Les employés et autres hôtesses d’accueil de Toyota Algérie, tout sourire, se sont fait un plaisir de répondre aux sollicitations et autres interrogations des clients et simples curieux venus découvrir de plus près les nouveautés du numéro un mondial, qui est resté fidèle à sa réputation, surtout avec les nouveaux produits qui viennent s’ajouter aux très estimés anciens modèles. Du Hilux, en passant par la Yaris hatchback et berline, à l’Auris, en passant par la nouvelle Corolla et Corolla Verso, et le luxueux RAV 4, tous les modèles montrent l’application du géant nippon qui ne laisse pas insensible. Tous ces véhicules captivent l’assistance, qui est certainement éblouie par la qualité des véhicules. A noter que le constructeur japonais se présente comme le premier à avoir investi dans la technologie hybride, qu’il maîtrise parfaitement. Le plus important est que le client algérien reste attaché aux produits de cette firme. En effet, il fait confiance aux performances de ces véhicules qui ont fait leurs preuves de par leur robustesse avec une nouvelle tendance qui apparaît ces dernières années et ces lignes totalement futuristes et révolutionnaires qu’incarnent de nouveaux modèles, telles que la nouvelle Corolla ou la Yaris berline qui montrent tout le savoir-faire de la firme japonaise qui ne compte pas s’arrêter là, selon les responsables de Toyota Algérie, qui avouent que la « maison » veut faire les choses en grand et envisage de garder ce label de n°1 au monde et continuer surtout à mériter cette confiance des clients algériens, qui semblent s’attacher de plus en plus à cette firme, qui souhaite aller de l’avant et conforter sa présence dans notre pays. H. M.

La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) et candidate à la prochaine élection présidentielle, Mme Louisa Hanoune, a appelé hier le peuple algérien à faire barrage à toute tentative visant à provoquer l’anarchie. « Le 18 avril prochain marquera le début d’une nouvelle ère et d’une nouvelle démocratie pour parachever la concrétisation des objectifs de notre glorieuse Révolution et donner la parole au peuple. L’heure ne sera guère à l’anarchie, comme le prétendent certains », a-t-elle déclaré lors d’une allocution prononcée à la fin des travaux du conseil national du PT ayant regroupé les cadres du parti. Pour barrer la route à ces tentatives, elle appelle le peuple algérien à user de son « libre arbitre le 17 avril prochain en vue de préserver les acquis de l’Algérie et isoler les aventuriers qui se jouent de l’avenir du pays ». Toujours concernant la présidentielle, elle a affirmé que son parti « ne restera pas à l’écart lors de la prochaine présidentielle, mais sera un sérieux concurrent pour tous les candidats, à travers une campagne électorale basée sur les idées, loin des fausses promesses et de l’achat des consciences », tout en s’engageant à « défendre l’entité de la nation algérienne pour l’édification d’une véritable démocratie », a-t-elle soutenu, ajoutant que « son parti prendra part à l’échéance présidentielle pour la consécration de l’exercice par le peuple algérien de son libre arbitre ». Dans un autre registre, Mme Hanoune a appelé « le Premier ministre par intérim et le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales à l’installation de la commission chargée de la surveillance des élections par les représentants des six candidats, pour ne pas laisser place aux conflits ». En ce qui concerne les manifestations contre le quatrième mandat du président sortant, elle dira que sa formation politique « défend la liberté d’expression et d’opinion et dénonce toute répression des libertés ». Toutefois, elle qualifie ceux qui appellent à une protection étrangère des manifestants de « traîtres à la partie ». Elle estime que « le peuple algérien est en mesure de gérer ses affaires intérieures par lui-même et n’a pas de leçons à recevoir d’autres pays, y compris de l’ancien colonisateur ». Abordant les violences qui secouent la ville de Ghardaïa, Mme Hanoune a souligné que « les citoyens de cette wilaya sont victimes d’un complot ourdi par des parties étrangères, au nom des droits de l’homme ». Ce qui se passe dans cette ville constitue « une atteinte à l’entité nationale », a-t-elle estimé. <

Il était presque 11 h lorsque les premiers animateurs du mouvement Barakat font leur apparition à la place Audin, devant le portail de la Faculté centrale. En face de quelques policiers qui se mettent aussitôt en place, d’autres manifestants rejoignant la place et donnent le « la » pour la tenue de leur sit-in. Sur l’autre trottoir, quelques journalistes posent les trépieds de leurs caméras et des « curieux » s’invitent au décor, mais restent loin de la manifestation. « Djazair houra démocratia », « Non à un 4e mandat », lancent les premiers manifestants avant que d’autres arrivent et reprennent les slogans en chœur. En tout, ils étaient quelques dizaines de personnes à répondre à l’appel de Barakat pour cette démonstration de rue pour dire leur opposition à une autre mandature pour le chef de l’Etat et aussi « exiger le départ du système ». Alors qu’un cordon sécuritaire se forme autour d’eux, d’autres policiers, moins nombreux que la dernière fois, s’occupaient de la circulation automobile. C’est dire que les animateurs ont eu de la chance. Quelques minutes seulement avant le début de la manifestation, il pleuvait des cordes à Alger. Au moment du sit-in, point de pluie, mais des slogans fusent de partout et font vibrer la place. « Ni Oujda, Ni DRS, l’Algérie et la plus importante », « L’Algérie n’est pas un royaume » ou bien encore « Ulac smah ulac » et « Pouvoir assassin » reviennent au-devant de la scène pour se remémorer le Printemps noir de Kabylie. Durant toute la durée du sit-in, aucune arrestation n’est signalée, aucun heurt ne s’est produit. La police s’est résignée à encadrer le sit-in et aussi « dégager la voie » pour les automobilistes. Au milieu de la foule, on en parle beaucoup. Pour ces manifestants, la réaction des policiers est dictée par la nécessité de donner une image d’un pays qui respecte les droits des citoyens. « N’oubliez pas que la France a exigé que l’on respecte le droit à l’expression libre », a indiqué une manifestante. En effet, sur place, la réaction de la police, hier, était à l’opposé de celle des dernières manifestations. Une demi-heure après le début du sit-in, plusieurs personnes affluaient sur les lieux en spectateurs, tout en gardant leur distance de la foule contestataire. Chacun des « curieux » y va de son analyse et explique que « les manifestants ont le droit » de protester, tandis qu’un autre lance qu’«il fallait s’opposer à un autre mandat lorsque le chef de l’Etat a changé le texte de la Constitution », et au milieu une femme les interrompt et exprime son total soutien à Bouteflika. Retour dans la foule des animateurs de Barakat, où les slogans contre le 4e mandat animent le rassemblement. « Il faut en finir avec ce système », déclare une femme, la soixantaine qui se dit être la grande sœur d’un journaliste assassiné en 1994. « Ils doivent quitter le pouvoir et laisser la place aux jeunes », a-t-elle ajouté, avant qu’un jeune, qui se réclame des familles des disparus, n’ajoute que « ce pouvoir est responsable de toutes nos misères ». Un peu plus d’une heure après le début du sit-in, alors que les policiers se sont montrés patients, quelques manifestants tentent de franchir le cordon, mais en vain. Le sit-in prend fin dans le calme. Les animateurs de Barakat promettent de revenir encore une fois dans la rue. Pour eux, le fait de tenir un sit-in sans heurt et sans arrestation est déjà un début d’une victoire sur l’interdiction faite aux manifestations dans la capitale, même si force est de constater que la foule n’était pas au rendez-vous. <
btf Alors même que la campagne électorale n’a pas encore commencé que les candidats, sitôt connus, se lancent dans ce qui s’apparente à une répétition générale avant le début de la grande bataille. Mais ce sont les deux candidats les plus en vue, qui se sont déjà affrontés en 2004, qui se retrouvent au cœur de la bataille, dans une espèce de duel à distance. Ali Benflis et Abdelaziz Bouteflika, à travers leur staff de campagne, ont eu rendez-vous, hier, successivement avec les jeunes, dont ils savent pertinemment qu’ils constituent le principal enjeu de l’issue finale du prochain scrutin. Lors d’une rencontre avec les jeunes à Riadh El Feth, l’ancien chef de gouvernement a tenté de séduire son auditoire en prenant le parti des jeunes, appelés désormais à occuper des postes de responsabilités, manière de suggérer que l’ère de la légitimité révolutionnaire est révolue. «Le temps n’est-il pas arrivé pour vous (jeunes) d’assumer les responsabilités à tous les niveaux et dans tous les secteurs d’activité ? », a-t-il lancé. «Je ne compterai jamais au nombre de ceux qui la (jeunesse) considèrent comme un problème difficile même si je pense qu’elle vit, aujourd’hui, des difficultés multiples. » « Non au paternalisme vis-à-vis des jeunes », a-t-il déclaré. Et à Benflis de décliner quelques aspects de son programme à destination de cette frange, la plus importante dans le pays. Réduction du service national, réforme de l’enseignement supérieur et réduction du chômage sont autant de promesses faites par l’ex-chef de gouvernement. Cependant, il n’a pas manqué l’occasion de cette rencontre pour délivrer quelques messages politiques. «Le pouvoir en place est à bout de souffle et à court d’idées, et cherche à protéger ses intérêts financiers et politiques », a-t-il dit avant de critiquer le gouvernement qui, selon lui, s’est transformé en comité de campagne au profit du président-candidat. A la couple du 5-Juillet, c’est Abdelmalek Sellal, président de campagne de Bouteflika, qui a fait son show devant plusieurs centaines de jeunes, notamment des étudiants, issus de plusieurs wilayas du pays. «Soyez fiers de votre pays. L’Algérie est un pays démocratique, fort et puissant. Le président Bouteflika a tout donné à l’Algérie depuis 1999. Je n’ai pas besoin d’évoquer son bilan. 92 universités à travers le pays. Citez-moi un pays qui a réalisé autant d’universités en 15 ans», a-t-il lancé. Comme Benflis, il fait beaucoup de promesses aux jeunes. «On continuera le travail avec le Président. Dans le programme du Président, il y a beaucoup de choses pour l’emploi. Plus d’avantages Ansej et Cnac. On va permettre aux jeunes de créer leurs entreprises. On va initier une formule spéciale pour permettre aux jeunes universitaires d’avoir leurs logements». Mais au moment où Bouteflika, via son staff, et Benflis font les yeux doux à ces jeunes, d’autres jeunes structurés au sein du mouvement «Barakat !», eux, se sont retrouvés en plein cœur d’Alger pour crier le refus de l’élections et réclamer une période de transition. Pendant près d’une heure, ils ont scandé des slogans hostiles au quatrième mandat et dénoncé le système. Mais contrairement aux manifestations précédentes, la police s’est contentée, cette fois-ci, de confiner la foule, sans opérer des arrestations. Ce qui pourrait traduire que la police a décidé d’opter pour d’autres méthodes. Une nouvelle approche qui découle probablement de la sortie du DGSN, mais aussi des remarques «amicales» de l’ex-puissance coloniale. C’est dire que la jeunesse sera au cœur de la future campagne qui s’annonce palpitante, notamment à travers ce duel entre Bouteflika et son ancien directeur de campagne. <

Déclaré officiellement candidat jeudi dernier par le Conseil constitutionnel, Ali Benflis a choisi de lancer avant l’heure sa campane électorale, hier, à la salle Cosmos à Riadh El Feth, sous le signe de la jeunesse. devant une assistance des grands jours et sous les applaudissements et les youyous, M. Benflis a appelé à «une mobilisation sans failles» contre «la fraude qui a déjà commencé». «Ne croyez pas que je suis naïf et que je ne vois pas cette fraude en plein jour» et ces «gens qui travaillent à fabriquer dans des laboratoires l’élection qu’ils veulent. Ne croyez pas que le peuple va se laisser faire», a-t-il tonné contre les troupes du président candidat. Et de reprendre : «Est-ce avec ses méthodes qu’on gère un pays au XXIe siècle ?». Une interrogation à laquelle la salle a répondu par des applaudissements, transition toute trouvée pour que son favori s’attaque au camp des boycotteurs et «à ceux qui lui ont demandé de ne pas se présenter». A ceux-là, s’est-il écrié, «je réponds que je ne vais pas rester à la maison et que je ne vais pas leur laisser le terrain pour qu’ils fassent ce qu’ils veulent», allusion aux soutiens de son rival Abdelaziz Bouteflika. «J’ai sillonné le pays pendant dix ans et j’ai pu constater un désir de changement énorme au sein de la société», a-t-il poursuivi avant de reprendre : «Si le peuple veut le changement, mon programme de renouveau national est une réponse concrète à tous les problèmes des Algériennes et des Algériens». «La bataille a commencé et je transmettrais mon programme dans tout le pays.» Pour M. Benflis, le grand défi est celui de la mobilisation contre la fraude. « La violation de l’urne est une violation du droit et de la personne humaine. En plus de mon programme que je vais présenter dans toutes les wilayas d’Algérie, je demanderai au peuple de se réveiller, de se soulever et de ne jamais accepter la fraude », a-t-il martelé. Le candidat à la présidentielle a dévoilé à cette occasion son programme «jeunesse» qu’il considère comme la «force vive» du pays et «le sursaut productif qui fera entrer l’Algérie dans l’ère de l’économie diversifiée». «Notre projet contient de nombreuses dispositions, l’une des plus importantes étant l’encadrement et l’accompagnement des jeunes dans la création et le développement de leurs projets professionnels privés». «Création de micro-entreprises et réduction du service national à une année avec le recours au service civil à chaque fois que cela est possible », ont fait partie des promesses qu’il a faites, hier, en plus de mettre fin à la situation «inacceptable» du secteur de l’enseignement supérieur. L’ex-chef de gouvernement, s’il est élu président, promet aussi une réforme profonde du «système de l’enseignement supérieure» en prenant en considération « la révision et l’actualisation des connaissances et des savoirs» dans le cadre d’un projet appelé «cap excellence». Le projet en question «prévoit de véritables pôles d’excellence» dans les grands centres universitaires et de recherche du pays. Pour ce qui est des œuvres universitaires, le candidat a inscrit «la revalorisation de la bourse pour les étudiants» et «l’amélioration des prestations universitaires, à l’instar de l’hébergement, de la restauration et du transport» comme chantiers prioritaires. Ali Benflis a abordé, dans le même sillage, le phénomène du chômage en s’engageant à le réduire à 15 % au lieu de 25 % actuellement avec « un revenu minimal national » accordé à toute personne qui n’a pas pu accéder à l’emploi. <

C’est sur un air de campagne électorale qu’a débuté hier un premier rassemblement, au complexe Mohamed-Boudiaf, à Alger, en faveur du président sortant Abdelaziz Bouteflika, une rencontre qui a rassemblé, autour du désormais directeur de campagne de Bouteflika, Abdelmalek Sellal, la jeunesse estudiantine. Une rencontre nationale consacrée également à la sensibilisation sur la nécessité de participer à l’élection présidentielle. D’emblée, Abdelmalek Sellal n’a pas manqué, lors de sa présence aux côtés des étudiants, de divulguer quelques lignes du programme de Bouteflika. « Nous promettons plus d’avantages pour les jeunes », a-t-il déclaré, convaincu que Bouteflika continuera, dans son programme, à promouvoir l’emploi des jeunes à travers plus de mesures d’incitation et de facilitations, à l’image des dispositifs Ansej et Cnac pour la création d’entreprises. Non sans d’autres promesses faites aux étudiants : logements pour les universitaires, start-up et plus encore ! Les organisations estudiantines, mettant de côté leurs responsabilités envers l’étudiant, se sont toutes mobilisées pour un seul mot d’ordre : soutenir le président sortant Abdelaziz Bouteflika. Elles ont pu, d’ailleurs, remplir entièrement la salle par des étudiants venus des quatre coins du pays à bord de dizaines de cars et de minibus de différentes immatriculations visibles au parking du complexe. A l’intérieur de la salle, archicomble, les participants ont assisté d’abord à un long portrait de la personne de Bouteflika, dont des extraits de discours prononcés durant les différentes séquences de ses mandats. L’occasion pour Sellal de rebondir sur les questions d’actualité, en premier desquelles les mouvements de protestation qui s’élèvent contre un quatrième mandat du président, en considérant que «le printemps arabe est un moustique qu’on va éliminer avec du fly-tox». «On va utiliser tous les produits nécessaires pour le stopper. Notre objectif est de contrer les manipulateurs», a-t-il poursuivi avant de promettre «une campagne de Bouteflika propre et démocratique». De leur côté, lors des interventions de chacun, les sept présidents et secrétaires généraux des organisations estudiantines présentes - AREN, ONEA, LNEA, SNE, UGEA, UNEA et UGEL - ont réitéré leur soutien à un quatrième mandat de Bouteflika, tout en fustigeant les boycotteurs et les opposants. « De quel droit parlent-ils, ces membres de Barakat ?», s’interroge Abdelhakim Megdoud, président de Solidarité nationale estudiantine (SNE). Pour sa part, le secrétaire général de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA), M. Boudiaf Abdellatif, a même « menacé » de descendre dans les rues pour faire face aux boycotteurs. «Nous serons des centaines contre ces dizaines de personnes qui investissent la rue», dit-il. Signalons que l’UNJA, considérée comme l’héritage de Houari Boumediene, et l’ONSE ont été les deux seules organisations estudiantines absentes. Il n’en demeure pas moins que les observateurs s’interrogent comment ces quelques organisations, qui connaissent des problèmes internes, voire un gel de leurs activités par le ministère de l’Intérieur, ont pu obtenir des financements auprès du ministère de l’Enseignement supérieur ? <

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M. Benfl is et ses troupes ont multiplié, hier, les critiques et les attaques contre les partisans du président-candidat devenus leur principale cible. Une ambiance de confrontation avant l’heure.