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jeudi, 06 décembre 2018 06:00

M’hamed Cheikh, chargé d’affaires à l’ambassade de la RASD à Alger : «Il est temps de passer au référendum»

Écrit par meriem kaci
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Bloquées depuis plus de six ans, les négociations sur la question sahraouie ont repris depuis hier et aujourd’hui à Genève, sous les auspices des Nations unies et de son émissaire pour le Sahara occidental, Horst Köhler.


Sans vaincu ni vainqueur, le conflit s’éternise et le dossier sahraoui est dans l’impasse depuis 43 ans avec un pays coupé en deux et une population dont une partie est dans les camps de réfugiés et une autre dans les territoires occupés. Pour ce retour à la table des pourparlers, le Sahara occidental va défendre son «droit à l’autodétermination et agir de sorte que les forces d’occupation marocaines quittent de manière définitive le sol sahraoui», en conformité avec la légalité internationale et les résolutions onusiennes, alors que le Maroc va, de son côté, défendre son principe «d’autonomie élargie» sans qu’il n’ait «d’arguments valables pour étayer sa thèse expansionniste», relève Hamdi Khalil Mayara, ministre sahraoui délégué chargé de l’Afrique. «Notre délégation est partie à Genève avec la ferme intention de défendre le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination», soutient pour sa part M’hamed Cheikh, chargé d’affaires à l’ambassade du Sahara occidental à Alger. Dans cette perspective, il appelle l’ONU à assumer ses «responsabilités» et à «arrêter une date pour l’organisation d’un référendum», comme le dictent les résolutions onusiennes. Le plan de paix pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental comporte l’option d’autonomie revendiquée par Rabat, l’intégration et l’option d’autodétermination constamment défendue par le peuple sahraoui et son représentant légitime, le Front Polisario. «L’option de l’autonomie équivaut à l’intégration du territoire sahraoui au royaume du Maroc. Et si les Sahraouis optent pour l’autonomie ou l’intégration, le Front Polisario va accepter», et vice-versa, affirme M. Mayara. Ajoutant que «si le peuple sahraoui opte pour son autodétermination et la décolonisation du pays, le Maroc devra respecter la volonté du peuple sahraoui». Le même responsable n’omettra pas de rappeler que le Maroc avait déjà refusé le plan Baker et qu’«il veut imposer la seule option de l’autonomie élargie». Toutefois, M’hamed Cheikh nourrit de grands espoirs pour cette rencontre de Genève, qui devrait, selon lui, permettre d’«arrêter une date pour l’organisation du référendum attendu depuis 1991 et entamer le processus de décolonisation du Sahara occidental» Le peuple sahraoui a fait «d’énormes concessions depuis la signature du cessez-le-feu en 1991, notamment à travers son acception d’élargir le plan de paix à l’option de l’autonomie proposée par Rabat», rappelle le même responsable. «Que les Sahraouis disent leur mot», clame-t-il en guise de revendication. «Qu’ils se prononcent en faveur de l’intégration au royaume ou pour son indépendance. Il est temps de laisser les Sahraouis s’exprimer lors d’un référendum», poursuit M’hamed Cheikh. Pour rappel, le Front Polisario avait affirmé à maintes reprises son intention de prendre part à ces négociations avec le Maroc de «bonne foi» et avec la volonté de relancer le processus de règlement du conflit du Sahara occidental, sur la base du respect du droit international. Toutefois, les responsables sahraouis sont convaincus que le Maroc ne se rend à Genève que dans l’objectif de «gagner du temps et maintenir le statu quo», selon M. Mayara. «Le Maroc a accepté de partir à Genève par contrainte et non par «conviction», considère le ministre sahraoui. Le statu quo, de l’avis des observateurs, arrange le Maroc qui «pille» les ressources du territoire sahraoui et prive son peuple des richesses dont dispose son pays.
Conduite par Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, la délégation marocaine devant prendre part aux pourparlers de Genève compte dans ses rangs Omar Hilale, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations unies à New York. Le Maroc, pour convaincre les Nations unies que les Sahraouis sont des sujets marocains et participent à la vie politique et au mouvement associatif marocain, a désigné des représentants des territoires occupés pour le rendez-vous dans la capitale suisse, à savoir Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Ynja Khattat, président de la région Dakhla-Oued Eddahab, et Fatima Adli, acteur associatif et membre du Conseil municipal de Smara. Quant à la délégation sahraouie, elle comprend les membres du secrétariat national du Front Polisario, en l’occurrence Khatri Addouh, président du Conseil national et chef de la délégation, Mhamed Khaddad, responsable du comité des relations extérieures auprès du secrétariat national, Fatma El Mehdi, secrétaire générale de l’Union nationale des femmes sahraouies, Sidi Mohamed Omar, représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, et Mohamed Ali Zerouali, conseiller auprès du secrétariat du Front Polisario. Conviée en tant que pays observateur aux côtés de la Mauritanie, l’Algérie est représentée à Genève par le ministre des Affaires étrangères Abdelkader Messahel, son conseiller Abdallah Baâli et son ambassadeur auprès de l’ONU Sabri Boukadoum.

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