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jeudi, 06 décembre 2018 06:00

Après l’échec mortel d’une tentative d’immigration clandestine : Drame et consternation à Tigzirt

Écrit par Houssem A. M.
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L’émotion est à son comble à El Kalaâ, village de la commune de Tigzirt, d’où est originaire le jeune M. Meddour, l’une des trois victimes décédées lors du naufrage de la barque de pêche sur laquelle avaient embarqué onze jeunes issus en majorité de la région de Tigzirt.


Dans ce village surplombant la cité balnéaire de Tigzirt, la consternation est doublée par l’incompréhension. Beaucoup se demandent pourquoi et comment le jeune Moumouh, comme on l’appelle ici, a fait partie de la tentative d’émigration qui a tourné au drame. Membre d’une fratrie de trois garçons et une fille, le jeune Meddour, est issu d’une famille plutôt à l’aise sur le plan matériel. Il gérait un commerce à Tigzirt. Quelles sont donc les raisons qui ont poussé ce jeune apparemment bien dans sa peau à tenter l’aventure de la harga ? Nul ne peut le dire dans son entourage tant ce jeune est décrit comme un garçon bien sous tous rapports. Peut-être l’illusoire de vivre mieux au-delà des mers. En tout cas, l’aventure a viré au cauchemar. « Il travaillait et avait sa propre maison », indique un de ses voisins, montrant le domicile du défunt où la dépouille, se trouvant à l’hôpital d’Azzefoun, était attendue. Le bilan de cette horrible tragédie est lourd. On fait état de trois morts et de six rescapés blessés, tous admis à l’hôpital d’Azzefoun. Selon un premier bilan établi par la direction de la santé et de la population (DSP), on enregistre trois décès et cinq blessés, dont un dans un état grave, admis à l’hôpital de la ville côtière d’Azzefoun.
Trois autres sont toujours perdus en mer. D’ailleurs, les recherches menées par les éléments de la Marine nationale secondés par des pêcheurs de la région étaient toujours en cours pour retrouver les corps des trois candidats à l’émigration clandestine portés disparus.
La bande côtière entre Tigzirt et Azzefoun, elle, était prise d’assaut par les habitants des villages environnants, des familles et proches des harraga mais aussi de beaucoup de curieux après que la funeste information ait fait le tour sur les réseaux sociaux. «Depuis ce matin, nous surveillons la moindre chose qui puisse être rejetée par la mer », confie par ailleurs à l’APS un parent d’un des harraga encore disparus qui avoue ne pas «comprendre» son geste. Il a souligné que les derniers jours, le candidat à l’immigration n’avait montré aucun signe particulier pouvant laisser penser qu’il se «préparait à prendre la mer». Des éléments de l’unité marine de la Protection civile de Tigzirt et de l’unité secondaire d’Azzefoun sont déployés tout au long de la bande et patrouillent au bas des falaises, tandis que des embarcations de la marine nationale continuent à fouiller au large. «Il n’avait aucun besoin particulier.
Rappelons que les candidats à l’émigration, au nombre de onze, ont embarqué mardi, vers 4H du matin, sur une barque de pêcheur à partir d’une crique située à l’est de Tigzirt. Arrivée au large d’Azzefoun, l’embarcation se retournera sur elle-même en raison, témoigne-t-on, du poids et d’une avarie qui provoquera des infiltrations d’eau.
Et c’est le drame inévitable. L’alerte sera donnée par un pêcheur qui a tenté, dans un premier temps, de secourir les naufragés en attendant l’arrivée sur les lieux du drame des gardes-côtes qui ont permis de sauver la vie à cinq candidats à la harga, alors qu’un sixième aurait réussi à rejoindre le rivage à la nage.

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