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samedi, 02 juin 2018 06:00

Il accuse le pouvoir de vouloir étouffer toutes les voix discordantes : M. Hadj-Djilani : «La ligne politique du FFS est inviolable»

Écrit par Houria Moula
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Depuis le congrès extraordinaire d’avril dernier, le Front des forces socialistes (FFS) ne cesse de multiplier messages et actions visant à renouer avec son discours originel. Jeudi soir, le premier secrétaire national du plus vieux parti de l’opposition en Algérie a appelé les présidents d’APC et les élus APW réunis au siège national, à inscrire leur combat aux côtés des citoyens.


«La démocratie, la gestion participative, la décentralisation et la justice sociale sont l’âme du combat du FFS, ce sont l’âme de votre combat quotidien, aux côtés de la population», a déclaré Mohamed Hadj Djilani, à l’adresse des représentants du parti, estimant qu’il est «difficile» d’être élu du FFS. Un parti qui «prône la décentralisation et la démocratie, face à un système qui régit notre pays et qui dénude les représentants du peuple de leurs prérogatives». Sur ce, l’orateur appellera les élus à «servir et non se servir», malgré, a-t-il mentionné, le fait que «vos prérogatives sont limitées par le Code communal et de wilaya».
Le FFS milite d’ailleurs pour «l’abrogation» du Code des collectivités locales afin de renforcer les prérogatives des représentants du peuple. Après quelques conseils et orientations, Hadj Djilani a, dans son discours, marqué la rupture avec le langage «soft» prôné depuis quelques années par la direction du FFS, donnant ainsi aux élus la nouvelle vision post-congrès extraordinaire.
Il rappelle d’emblée que les parlementaires du FFS viennent de rejeter énergiquement la loi sur la santé, «une loi antisociale, antinationale et anticonstitutionnelle, une loi qui consacre un recul sur les acquis sociaux des Algériennes et des Algériens et un recul graduel de la gratuité des soins», a-t-il critiqué. Il s’en est pris par la suite au régime en place, constatant qu’«à travers les lois qu’il fait passer au Parlement, il ne recule devant rien pour faire aboutir sa politique libérale reniant ainsi les engagements de Novembre 54 et de la Soummam». Plus grave encore, Hadj Djilani accuse le pouvoir de chercher à «étouffer toutes les voix discordantes, et matraquer les forces politiques et sociales qui militent pour le changement».
Il revient sur la « solidarité » du parti avec l’avocat maître Noureddine Ahmine, défenseur des droits de l’Homme. Pour le n° 1 du FFS, « la forte mobilisation qu’a connue son procès dénote que les forces du changement, les avocats et les militants des droits de l’Homme sont résolus à résister à la volonté du pouvoir de réprimer toutes les voix discordantes». Son acquittement ne peut que renforcer davantage la mobilisation de ces forces «pour la construction d’une véritable alternative démocratique».
Le premier secrétaire national du parti ne pouvait clore son discours sans faire référence au projet de reconstruction du consensus national que le FFS considère, -face à la crise qui touche les Algériennes et lesAlgériens-, comme «solution». Et pour cause, «les problèmes étant multidimensionnels, ils requièrent une approche globale. Les difficultés touchant toutes les catégories de la population et toutes les régions du pays exigent la contribution de tous les acteurs politiques et sociaux», explique-t-il. Sur sa lancée, Djilani insistera sur le fait que «notre ligne politique est inviolable», car «écrite avec le sang de nos martyrs et les sacrifices d’une vie entière de notre feu président, Hocine Aït Ahmed». Quant au combat du parti, il vise en définitive «à substituer au système actuel une alternative démocratique à même de réaliser tous ses objectifs».
Il faut admettre que depuis le dernier congrès extraordinaire ayant vu l’élection d’un nouveau présidium et les changements apportés aux instances de la direction nationale avec le retour d’anciens cadres jusque-là écartés, le FFS a retrouvé son discours et s’est rapproché de son traditionnel entourage que sont les syndicats autonomes, les militants des droits de l’homme et autres acteurs de  la société civile. C’est avec eux qu’il compte relancer son initiative de consensus national, présentée en 2013 et critiquée pour son «flou» par une partie de la classe politique.

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