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jeudi, 14 juin 2018 06:00

Affaire Algérie / OIT : Mellal Raouf répond au ministre du Travail

Écrit par Aghilas Sadi
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Le président du Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg), Mellal Raouf, a répondu, hier, aux accusations portées à son égard par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, à propos de la plainte déposée auprès l’Organisation internationale du travail (OIT).


Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, le président du Snateg a rejeté en bloc les accusations du ministre et a tenté de justifier le recours de son syndicat aux instances internationales pour faire « valoir ses droits constitutionnels ». « D’abord, je dois préciser au ministre que nous ne sommes pas des individus mais bel et bien un syndicat. Je suis le président de ce dernier», a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter : « J’ai des décisions de justice qui attestent que je suis le président légitime du Snateg. Ce sont des jugements définitifs. » Ainsi, M. Mellal rejette les accusations du ministre selon lesquelles « le Snateg de Mellal et le Snapap de Rachid Maloui n’existent pas légalement ».
Il dira que leur démarche de saisir l’OIT sur la situation des libertés syndicales en Algérie ne vise nullement à porter atteinte à l’Algérie.
« Le ministre fait l’amalgame entre la souveraineté nationale, que nous défendons tous, et le respect des engagements internationaux pris par l’Algérie», a-t-il noté. « Nous avons opté pour les mécanismes internationaux de protection des travailleurs et des libertés syndicales après avoir épuisé toutes les voies nationales de recours », a-t-il poursuivi. Selon ses dires, les syndicats algériens ont le droit de porter plainte contre le gouvernement algérien devant les instances internationales. « Il s’agit de l’application d’une convention internationale que l’Algérie a ratifiée en 1962. On est loin de l’atteinte à la souveraineté nationale », a-t-il précisé.
A propos des révélations faites par le ministre du Travail, selon lesquelles le Snateg reçoit de l’argent des parties étrangères pour déstabiliser l’Algérie, Mellal le «défie d’apporter la moindre preuve. C’est de la pure diffamation », rétorque-t-il. « Je demande au ministre du Travail de retirer ses propos et de présenter des excuses. » En outre, il lance un appel aux médias nationaux de ne pas se contenter de la version du ministre du Travail dans le traitement de ce qui est désormais appelé « la crise Algérie/OIT », afin de « nous donner la possibilité de répondre aux accusations qui nous concernent », a-t-il dit, avant de noter que l’attitude du gouvernement algérien envers les organes de l’OIT aura des répercussions sur le pays. Enfin, il appelle les travailleurs algériens à adhérer aux syndicats autonomes en vue de défendre leurs droits « bafoués ». La délégation algérienne participant aux travaux de la Conférence internationale du travail à Genève, conduite par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mourad Zemali, a rejeté au début du mois la décision de la Commission de l’application des normes de l’Organisation internationale du travail (OIT) relative à l’envoi dans le pays d’une délégation de haut niveau pour enquêter sur la situation des libertés syndicales en Algérie après les plaintes déposées par le Snateg et la CGTA. Les pouvoirs estiment que la venue de cette délégation n’est pas justifiée et porte atteinte à la souveraineté nationale.

 

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