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francealgerie

mercredi, 11 juillet 2018 06:00

l’entretien : Colonel Toutah Fateh, directeur de wilaya de la Protection civile : «Nous avons des factures énormes avec la Seaal. Nous payons l’eau au même tarif que tout le monde»

Écrit par djamila seddiki
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Reporters : Juillet, c’est la haute saison pour la Protection civile, présente sur tous les fronts. Vos hommes sont déployés sur tout le territoire de la wilaya à travers le dispositif saison estivale et vous êtes prêt à intervenir sur les plages, sur les routes et les forêts…


Colonel Toutah Fateh : En effet, depuis le 1er juin un important dispositif a été mis en place. En ce qui concerne le personnel, nous avons mis 570 éléments sur les plages, dont 420 sont des surveillants de baignade saisonniers qui sont en place sur les 42 plages ouvertes à la baignade jusqu’au 30 septembre. Cet été donc, ce sont 42 plages qui sont ouvertes à la baignade. La décision des responsables de la wilaya, qui prévoyaient de fermer trois plages, a été repoussée à l’année prochaine étant donné que les travaux n’ont pas encore commencé sur celles-ci. Il s’agit des deux plages d’El Hamdania 1 et 2, où est prévu le projet de port commercial centre, ainsi que de celle de cap Taizat, située à Damous, sans compter celle du complexe Tipasa Village (ex-CET), toujours en cours de réhabilitation. Pour le personnel professionnel, dont 150 plongeurs sur les plages, il y a eu un renforcement des équipes cette année. Concernant les feux de forêt, nous avons un dispositif spécial car, en plus des équipes des unités réparties à travers le territoire de la wilaya, nous avons une colonne mobile spéciale feux de forêt, constituée de 50 éléments prêts à intervenir en cas de sinistre. Cette colonne mobile qui fait partie des 27 installées au niveau national, est équipée de 17 camions anti-incendies. La colonne mobile de Tipasa, qui a été renforcée en moyens d’intervention, a bénéficié de l’apport de l’unité nationale d’intervention. Pour la haute saison, c’est-à-dire à partir du 15 juillet, ce dispositif va être scindé en deux, une partie de la colonne va être installée près de oued El Bellah, à Cherchell, où elle sera proche des massifs forestiers de l’ouest de la wilaya où il y a le plus de déclenchement de feux, tandis que la seconde restera au Chenoua au niveau de l’unité principale. Pour les plages, le dispositif est renforcé en ambulances, durant le week-end, qui sont au nombre de 6 installées au niveau des grandes plages, c’est-à-dire celles qui ont une grande affluence.


Concernant les axes routiers, qu’y a-t-il de nouveau, surtout en matière d’acquisition d’équipements d’intervention ?
Nous avons aussi préconisé un dispositif fixe de 14h à 22h au niveau des principaux axes routiers et points noirs de la circulation à partir du 15 juillet. Nous avons sept points fixes qui sont couverts par des camions et des ambulances au niveau de Douaouda, Bou Ismaïl, Aïn Tagourait, deux à Tipasa, l’un à l’entrée est de la ville et l’autre à la sortie ouest, Nador et Cherchell. C’est, pratiquement, le même dispositif que l’an dernier car nous avons constaté qu’il a donné de bons résultats, donc nous l’avons reconduit cet été. Concernant les équipements, nous avons bénéficié cette année de 3 nouvelles embarcations financées sur budget de wilaya. Nous avions, déjà, 9 engins de mer semi-rigides et 8 en pneumatique et, avec les nouvelles acquisitions, nous aurons, en tout, 18 embarcations pour les interventions en mer. Pour les camions, nous sommes équipés en différents types de véhicules. C’est-à-dire que, pour cet été, nous aurons au total 158 véhicules au niveau de la DPC de Tipasa, répartis entre ambulances, camions destinés aux feux de forêt et autres interventions. La nouveauté, depuis l’an dernier, c’est l’acquisition d’un camion spécial pour la circulation routière spécialement équipé. Il dispose de plusieurs modules dont celui de la désincarcération en cas de grave accident. Nous avons, aussi, en stock, 15 ambulances en cas de catastrophe qui sont à la disposition de la wilaya de Tipasa ou de celles environnantes et qui peuvent être déployées à tout moment.


1111Qu’en est-il de la situation en matière de couverture de la wilaya par les unités de la Protection civile ?
Actuellement, nous sommes présents dans 17 communes sur les 28 existantes. Notre faiblesse est perceptible dans la région sud-ouest, montagneuse, qui n’est pas suffisamment couverte, comme la région de Béni Milleuk, par exemple. Nous avons demandé l’inscription de 3 nouvelles unités, une à Meurad (daïra de Hadjout), une autre à Menaceur (daïra de Sidi Amar) et la troisième pour le chef-lieu de daïra de Fouka, qui en a besoin étant donné la forte densité de population dans cette partie de la wilaya. Nous allons inaugurer, prochainement, un poste avancé à Koléa, une unité d’intervention qui a atteint un taux de réalisation de 80%. D’ici la fin de l’année, elle sera opérationnelle. Sans compter que la nouvelle unité principale, autrefois implantée à l’entrée du Chenoua, est en cours de réalisation, ici, à proximité du nouveau siège de la direction de wilaya.


Que va devenir l’unité principale du Chenoua, qui est implantée dans un endroit pratique pour les interventions, c’est-à-dire au bas de la montagne du Chenoua ?
Justement, nous avons un projet avec la Direction générale de la Protection civile pour transformer l’unité principale du Chenoua en école nationale de plongée. Ce qui, en fait, ne fera que confirmer sa vocation, puisqu’elle a déjà abrité plusieurs stages régionaux de formation en plongée. Il y a déjà eu plusieurs visites d’experts nationaux et étrangers pour faire une évaluation du site qui a été retenu. L’unité du Chenoua regroupe, actuellement, 240 éléments, dont une partie sera maintenue sur le site et le reste viendra, ici, étoffer la nouvelle équipe de l’unité principale située près de la voie express, ce qui facilitera les interventions au niveau du chef-lieu de wilaya. Pour les forêts, la situation est différente car, très souvent, il y a un problème d’accès aux massifs forestiers et, souvent, nos agents continuent la route à pied et éteignent les feux avec des moyens dérisoires, c’est-à-dire des branchages etc. L’accès aux forêts est problématique puisque les tranchées pare-feux ne sont pas entretenues. Nous avons aussi, lors de nos interventions, un problème de points d’eau pour approvisionner les camions lorsqu’il s’agit d’un feu important.


J’ai lu dans certains articles de presse que les agents de la Protection civile, à travers le territoire national, se plaignent du manque de points d’eau et de poste de contrôle et de vigie au niveau des forêts, qu’en est-il, ici, à Tipasa ?
Pour les feux de forêt, il faut préciser que la création de postes de vigie ne nous concerne pas, c’est la mission de la Conservation des forêts puisque, nous, nous venons juste en appoint à leurs efforts et interventions. C’est eux qui font la première intervention et, quand c’est nécessaire, nous arrivons avec nos agents et nos camions pour appuyer leur travail et réduire le sinistre le plus vite possible. En général, il y a une coordination parfaite pour ne pas nous disperser et pour intervenir là où il faut et surtout vite. Par contre, le problème de points d’eau se pose sérieusement. D’ailleurs, pas plus tard que ce matin, j’ai demandé à faire un courrier à la Seaal pour lui demander de réserver des points d’eau à nos agents. Nous avons des camions de 12 000 litres que nous remplissons, chez nous, dans nos unités, et quand ils sont en intervention ils ont beaucoup de mal à trouver des points d’eau fixes, connus et répertoriés pour ne pas perdre de temps à aller chercher où s’approvisionner. Il arrive souvent que les agents aient besoin de faire des rotations et dans ce cas, ils ont besoin de 40 mn sinon plus pour aller chercher l’eau, ce qui occasionne une perte de temps. Il faut ajouter que l’eau utilisée pour éteindre les incendies nous revient très chère. Nous avons des factures énormes avec la Seaal. Nous payons l’eau au même tarif que tout le monde alors qu’il y a un décret qui dit que la Protection civile ne doit pas payer l’eau utilisée pour éteindre les feux. Ce décret 08/54 du 09 février 2008 relatif au cahier des charges type de la gestion du service public de l’eau stipule que «l’eau utilisée pour la lutte contre les incendies est gratuite. Elle sera prélevée au moyen de prises d’incendies raccordées au réseau».


C’est-à-dire qu’en plus des incendies, même lorsque vous intervenez pour nettoyer les routes suite à des inondations ou autre sinistre, c’est vous qui payez la facture et non pas la commune par exemple. Qu’attendent les responsables pour le faire ce n’est pas si compliqué que cela, non ?
Bien sûr, lorsqu’on s’approvisionne à partir de nos unités, comme c’est souvent le cas, c’est nous qui payons les factures. Notre souhait est que la Seaal nous indique où se trouvent les bouches d’incendies fixes pour s’approvisionner dans chaque commune et le problème sera réglé définitivement. Le problème a été posé aux responsables qui ne sont pas contre, bien sûr. Même le wali a donné des instructions dans ce sens, mais on attend toujours la concrétisation des engagements et des promesses. Dans la carte forestière, nous savons où se trouvent les points d’eau, mais dans les villes ce sont les bouches d’incendie qui nous servent pour remplir les camions, mais encore il faut savoir si elles sont alimentées ou pas.


La Protection civile de Tipasa a abrité de nombreux séminaires et stages de formation, sans oublier les exercices de simulation et de sensibilisation du grand public dans le cadre du programme de prévention. Quel est le mot d’ordre de votre organisation ?
Nous avons formé beaucoup de plongeurs de la wilaya et d’autres régions du pays, d’où l’idée de créer ici l’école nationale de plongée. Il y a eu, l’an dernier, une sortie de promotion de 40 plongeurs venus de plusieurs wilayas. Nous avons des formateurs ici chez nous, et l’avantage pour cette école c’est qu’elle sera proche d’Alger et on pourra faire appel à des formateurs de la région. De plus, sur instruction du Directeur général, nous pouvons faire appel aux enseignants là ou ils sont, qui seront à la disposition de l’école. Nous avons, aussi, beaucoup formé en matière de lutte contre les feux de forêt. D’ailleurs pour la colonne mobile, installée depuis le 1er juillet ici, son personnel bénéfice d’une formation quotidienne pour parfaire l’intervention sur le feu. La colonne mobile est constituée d’éléments de Tipasa et d’autres venus d’Alger en renfort. Les agents de la Conservation des forêts bénéficient, eux aussi, de la formation dispensée durant le séjour de la colonne mobile qui, comme son nom l’indique, se déplace en fonction des besoins et de la demande dans la région. Ce sont nos quatre formateurs, qui sont de niveau 4, puisqu’ils ont été spécialisés à l’étranger, qui donnent les cours aux éléments de la colonne mobile. Le choix de Tipasa pour abriter l’école de plongée s’explique par la fonctionnalité du site, qui se prête à ce genre d’exercice, car, en plus de la mer, il y a la présence du barrage de Boukourdane (Sidi Amar), où ils peuvent s’entraîner et faire des exercices de simulation. Les conditions d’hébergement, de restauration sont bonnes, aussi, et représentent un autre atout. Autrement dit toutes les conditions s’y prêtent. Nous avons, à Cherchell, depuis 2010, une unité marine qui intervient en cas de sinistre en mer et qui dispose de 30 plongeurs qui interviennent dans la recherche de disparus en mer et dans les plans d’eau, comme les barrages, par exemple. En plus du poste fixe de plongeurs de la Corne d’or, qui intervient en mer en cas de nécessité. Dans la nouvelle unité principale, nous avons réalisé un bloc pédagogique avec des salles de cours dédiées à la formation de formateurs, ce qui permettra d’améliorer les conditions d’accueil.
Les spécialités seront diverses, puisqu’on va former en secours routier, environnement, sauvetage déblaiement etc. chaque mois, de 15 à 20 officiers qui, dès qu’ils retourneront dans leurs unités respectives formeront de leur côté leurs agents.


Un dernier mot sur la saison estivale ouverte, officiellement, le 1er juin, et qui bat son plein…
Depuis l’ouverture de la saison estivale le 1er juin, qui va durer jusqu’au 30 septembre, nous avons enregistré une augmentation de 2,5% du nombre d’estivants sur les plages par rapport à 2017, ce qui porte le chiffre à 161 500 visiteurs sur les 42 plages ouvertes à la baignade. Selon nos estimations, à la même date, en 2017, on avait enregistré 121 000 vacanciers. Les plages les plus fréquentées sont celles de Douaouda (Colonel-Abbes et Colonel-Haoues), Mahieddine (Aïn Tagourait), Kouali, Matarès 1 et 2 et Chenoua (Tipasa). Les interventions durant le mois de juin ont été au nombre de 39 sur les plages. La nouveauté, cet été, est l’accompagnement des fellahs lors de leurs opérations de moissons- battage avec la mise en place d’un dispositif spécial en six endroits et une équipe de pompiers dotée d’un camion au niveau de l’exploitation pour intervenir, sitôt le déclenchement d’un feu signalé, ce qui a été le cas il y a quelques jours.
La sensibilisation sera le fin mot de cet entretien qui, selon le directeur, reste, incontestablement, l’axe principal du travail de la Protection civile. Comment éviter les risques et sensibiliser au respect des différentes consignes de sécurité ? Une gageure pour les agents de la Protection civile pour qui l’adage, «mieux vaut prévenir que guérir », reste de mise.

Dernière modification le mercredi, 11 juillet 2018 06:45

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