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mardi, 11 septembre 2018 19:03

Produits agricoles : La fin de l’importation, c’est pour bientôt, promet le ministre de l’Agriculture

Écrit par Fayçal Djoudi
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Le ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, a déclaré, lundi dernier, à Alger, que l’Algérie est sur le point d’atteindre l’autosuffisance en produits agricoles et que tous les moyens et les conditions sont favorables pour atteindre cet objectif.

 Lors de son passage sur les ondes la Chaîne 3, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, a indiqué que les chiffres réalisés cette année et les indicateurs de production sont à même de permettre au secteur d’arrêter graduellement l’importation d’ici trois ans.

«Si nous arrivons à maintenir le même niveau durant deux ou trois ans, nous pourrons arrêter l'importation des produits et biens agricoles», a-t-il estimé, ajoutant que «ce niveau de production a été rendu possible grâce aux moyens mobilisés par l'Etat pour l'investissement dans les domaines de la production».

Le ministre s’est dit convaincu que des investisseurs ont fait de l’agriculture une base et un moyen pour contribuer à la croissance économique. Donnant quelques précisions, le ministre a qualifié, à ce propos, la production céréalière, qui a atteint cette année 60,5 millions de quintaux, de volume record par rapport à 2017. Cependant, il a avoué que les résultats enregistrés dans la filière céréalière restent «insuffisants» pour cesser actuellement les importations au vu de la forte demande pour la consommation et la transformation. Il a estimé que le maintien du même rythme de production dans les deux prochaines années, permettra au pays de réaliser l'autosuffisance en matière de blé dur.

 

Un bilan satisfaisant…

Ce qui a été réalisé et les résultats obtenus à ce jour par le secteur de l’agriculture est une véritable révolution qui a eu un impact positif en termes de production agricole, selon le responsable du département.

Il s'est, ainsi, félicité des résultats enregistrés en matière de production de lentilles, passée de 4580 quintaux pour une superficie de 920 hectares en 2001 à plus de 300000 quintaux pour une superficie de 27000 hectares en 2018, soutenant que ce bilan augure d'une suspension des opérations d'importation d'une large gamme de légumineuse (lentilles, pois chiches et haricots) au cours des prochaines années.

Il s’est montré satisfait de la suspension de l'importation de plusieurs fruits et légumes, qui a eu un impact positif sur le produit local qui a réalisé un saut qualitatif, et ce, a-t-il dit, parallèlement au soutien de l'Etat, tant en termes d'infrastructures (barrages, routes, voies rurales et agricoles et électricité), qu'en termes de soutien direct apporté à l'agriculteur soit 50 à 60% de la valeur des outils, équipements et produits utilisés dans son activité.

«Le secteur progresse suivant les recommandations issues des dernières Assises nationales de l'agriculture et conformément au plan décidé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en 2009 à Biskra », a indiqué le ministre.

 

Mettre le paquet sur l’investissement

Poursuivant son intervention, le ministre a expliqué que «le travail est axé actuellement sur la rationalisation du soutien apporté aux investisseurs et sur l'orientation des programmes vers les filières stratégiques ayant une valeur ajoutée pour le développement économique, à l'image des fruits et légumes».

Il a fait savoir, à ce propos, qu'un programme a été mis en place pour la réalisation, par des opérateurs privés et des entreprises publiques, de dépôts de stockage. Abordant la filière oléiculture, Bouazgui a indiqué que la filière comptait aujourd'hui 64 millions d'oliviers, dont 40 millions en production et 24 millions le seront dans les deux prochaines années, en plus d'exploitations agricoles de plus de 200000 hectares et plus de 1.500 huileries modernes, ajoutant que le secteur tablait sur cette filière pour exporter d'importantes quantités au cours des deux prochaines années. Les investissements dans les oliviers ont été étendus aux Hauts Plateaux et au Sud (Ouargla, Djelfa, El-Bayadh, Biskra et Adrar), à travers la plantation de 2 millions d'oliviers par an, a indiqué Bouazegui, précisant que ces mesures faisaient suite à des recherches effectuées par des établissements du secteur au cours des dernières années.

Par ailleurs, à une question sur la fluctuation des prix de certains produits agricoles, à l'image de la pomme de terre, affichée à 80DA/kg dans certains marchés, le ministre a affirmé que son département s'employait à organiser la distribution et à trouver des solutions aux problèmes liés à la spéculation et la multiplication des intermédiaires dans la chaîne de commercialisation, des problèmes, a-t-il expliqué, qui sont à l'origine d'une hausse, de 30 à 80 DA, du prix réel du produit.

 

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