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mercredi, 13 juin 2018 06:00

Pas bon pour le label

Écrit par Feriel Nourine
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Avec des exportations qui demeurent toujours excessivement dépendantes des hydrocarbures, l’Algérie continue à se chercher une stratégie capable de lui assurer la diversification de son offre sur ce registre. Une stratégie qui ne dépend pas des seuls ambitions des producteurs nationaux à aller faire étalage de leurs produits extra-muros, ni d’ailleurs de la qualité de ces produits dont quelques-uns n’ont peut-être rien à envier à leurs semblables « made in ».

Bien plus que cela, l’export est un métier fait d’artifices et rouages très difficiles à pénétrer. Il a aussi ses agents, ses relais et ses lobbys qui ne daignent faire de concessions qu’en contrepartie de présents à forte valeur ajoutée.
C’est pourquoi, assurément, ni les ambitions, ni les prédispositions, ni encore les objectifs ne peuvent suffire à réaliser le projet d’exporter dans un marché mondial où les cartes sont déjà distribuées et où les « intrus » sont sommés de payer le prix fort pour espérer quelques niches à leurs efforts.
Et c’est bien à tous ces paramètres, et bien d’autres, que l’opérateur algérien se trouve lui aussi confronté dans ses tentatives répétées de trouver preneur à sa production sur le marché d’outre-mer. Et c’est aussi parce que les choses sont ainsi faites sur la place internationale des échanges commerciaux qu’il y a à peine deux semaines, le chef du Gouvernement n’a pas hésité à appeler les producteurs nationaux à impliquer la communauté algérienne établie à l’étranger et à capitaliser aussi sur ses relais pour transcender une partie des entraves qu’ils croisent dans leur processus d’exportation.
Mais dans bien des cas, ces opérateurs ont en premier lieu besoin d’être encadrés par les pouvoirs publics pour éviter toute mauvaise surprise en matière de normes internationales une fois leur produit ayant atterri chez le pays destinataire.
Quant aux cas de l’exportateur de dattes vers le Canada qui n’a pas été jusqu’au bout du respect de ces normes, il doit bien se mordre les doigts et compter les pertes maintenant que sa marchandise a été refoulée.
Des pertes pour l’exportateur, mais aussi un sacré coup de mauvaise pub pour des dattes synonymes d’un label réellement « made in bladi ».

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