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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 10 août 2014

Quoi faire du marché d’occasion ? La question est ancienne. Elle a été déjà posée il y a une dizaine d’années par Omar Rebrab, alors jeune et agressif patron de Hyundai Algérie. A l’époque, ce chef d’entreprise souhaitait inclure dans ses activités de concessionnaire le véhicule d’occasion. En 2003, au cours d’une rencontre avec la presse spécialisée, il avait alors exposé le projet de créer dans son réseau des points de vente et des showrooms spécialisés dédiés aux voitures ayant déjà servi.

«Le service, avait-il déclaré, serait le même que celui en vigueur pour la vente des véhicules neufs». L’objectif, selon lui, était d’«organiser et de moderniser un marché sans repères professionnels», anarchique voulait-il dire. Ce qui manquait pour le réaliser était, d’après lui, le feu vert et l’assentiment des autorités à réguler ce marché, en fermant les grands souks hebdomadaires de Tidejelabine, Mesra, El Eulma et autres pour les remplacer par de véritables entreprises de concessions pour voitures usagées, «la traçabilité et la sécurité en plus », expliquerait-il. L’idée de l’ex-patron de Hyundai Algérie était de procéder à une « fermeture non pas immédiate, mais progressive » des grands marchés informels, « le temps de laisser aux concessionnaires principaux du marché algérien d’installer leurs réseaux comme en Europe et dans les pays où la voiture d’occasion ne s’échange pas comme pour les bestiaux en banlieue des villes et dans des terrains vagues. Si Omar Rebrab et Hyundai Motors Algérie n’ont pas semblé persévérer dans cette voie, l’idée de créer un marché d’occasion régulé n’est pas perdue de vue. Et reste d’actualité ! Une décennie après, elle est maintenant reprise par Mourad Eulmi, patron de Sovac et président actuel de l’Association nationale des concessionnaires, AC2A. Dans un entretien accordé à notre confrère électronique TSA, M. Eulmi estime urgent que l’Etat crée les conditions juridiques et économiques nécessaires pour que le marché du véhicule d’occasion devienne autre chose que ce qu’il est actuellement : un lieu d’activité où les transactions se font entre particuliers dans des conditions d’échange qui n’existent que dans les pays peu développés : de mano à mano et dans l’opacité la plus totale. Le numéro 1 de l’Association des concessionnaires algériens ne parle pas de régulation. On comprend à travers ses déclarations que cette question est de l’ordre de l’évidence et qu’il n’y a pas de raison d’insister dessus, tellement elle est indiscutable à ses yeux. A la place, il insiste sur les pertes d’argent et le manque à gagner occasionné par le marché du véhicule d’occasion, principalement pour ce qu’il est aujourd’hui : un segment d’activité quasi informel et « échappant au contrôle de l’Etat », selon ses dires. Les affirmations de M. Eulmi sont impressionnantes : « Près d’un million de véhicules changent de mains chaque année en Algérie» via la marché d’occasion, dit-il à TSA. «Si on prend un prix moyen de 800 000 dinars par véhicule réimmatriculé, cela fera 800 milliards de dinars de transactions, soit 10 milliards de dollars qui échappent totalement au fisc et à l’État», ajoute-t-il au même journal avec des arguments pour le moins solides.  La présentation des risques y est éloquente aussi : un marché quasi noir, des transactions en espèces et sans contrôle, des espaces d’activités sans organisation ni acteurs identifiables donc imposables, ainsi que des pratiques susceptibles de dissimuler des délits comme le «blanchiment d’argent», ou le trafic de voitures volées dans notre pays comme à l’étranger. Du vieux dans du moderne… Le plaidoyer que fait M. Eulmi en faveur d’un marché organisé du véhicule d’occasion est dans « le sens de l’histoire », dirait-on. Après dix années de croissance et de maturité, le marché algérien du véhicule gagnerait à s’organiser, en effet, dans son compartiment d’occasion.  Mais pourquoi ce plaidoyer maintenant ? Dès lors que l’on sait que le projet de réguler le marché d’occasion date déjà d’une décennie, la question paraît inutile, voire absurde. Et pourtant ! Il suffit de regarder les chiffres des importations des véhicules durant le premier semestre 2014 pour qu’on se demande si les concessionnaires ne cherchent pas une alternative pour résister aux performances médiocres du marché depuis le début de l’année.  Selon les Douanes algériennes, le marché automobile a chuté de 19 % au premier semestre 2014. La valeur des importations des principaux concessionnaires automobiles qui activent sur le marché algérien durant le 1er semestre 2014 a atteint, selon la même source, 256,47 milliards de dinars contre près de 312,17 milliards de dinars à la même période en 2013, soit une baisse 19%. Le nombre de véhicules importés a également baissé de 25% par rapport à l’an dernier : seulement 240 000 véhicules ont été importés, contre un peu plus de 322 000 durant la même période de l’année 2013. On est loin des chiffres exceptionnels de 2012 où les importations de véhicules avaient dépassé les 600 000 unités, et l’on se demande si les baisses enregistrées depuis maintenant deux ans n’incitent pas les professionnels du secteur à regarder vers le marché d’occasion pour lequel ils ont des propositions. «Pour régulariser le marché d’occasion, plaide M. Eulmi, il faut d’abord créer le métier de revendeur dans la nomenclature des activités commerciales pour permettre à ceux qui revendent des voitures de pouvoir travailler dans la légalité avec un registre de commerce.» «Il faut aussi introduire la TVA sur la plus-value réalisée lors de la vente d’un véhicule d’occasion. Aujourd’hui, toute vente doit être facturée, avec la TVA », poursuit-il. « La régularisation de la vente des véhicules d’occasion permettrait également du créer des emplois. Chaque vendeur doit être obligé de disposer d’un local, de recruter des mécaniciens, des femmes de ménage, une secrétaire, etc. Il doit également fournir une garantie de six mois minimum à l’acheteur, ce qui signifie qu’il doit faire une révision générale du véhicule et effectuer d’éventuelles réparations avant de le revendre. » Sera-t-il entendu ?

Publié dans Grand angle

Le ministre algérien des Affaires étrangères s'est confié à l'hebdomadaire Jeune Afrique pour expliquer son action et les logiques qui l’animent. Que ce soit au Maghreb, au Sahel ou ailleurs dans le monde, l'objectif, explique-t-il, est d'œuvrer au règlement des crises et à faciliter, dans un contexte des plus imprévisibles et difficiles, le rapprochement entre les acteurs susceptibles d'être des vecteurs de paix et de stabilité. Avec un verbe presque laconique bien propre au «politiquement correct» et aux ellipses diplomatiques surtout, le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra n’en a pas moins livré, dans un entretien accordé à notre confrère Jeune Afrique - dans sa livraison hebdomadaire du 3 au 9 août – quelques indications sur la position de l’Algérie quant à l’actualité régionale, dominée par la crise au Nord-Mali, le Maroc et son discours officiel discourtois, le crash de l’avion de ligne AH5017, puis sur les autres  grands dossiers de l’heure, dont les massacres de l’armée israélienne à Gaza. Présenté comme l’un des meilleurs africanistes de la diplomatie algérienne, pour reprendre l’expression choisie par Jeune Afrique, Ramtane Lamamra s’est montré très enthousiaste sur les résultats du «processus d’Alger» qui a débouché sur «une feuille de route consensuelle» en vue des négociations prévues dans la capitale le 17 août prochain. Dans ce chapitre, « la feuille de route identifie l’Algérie comme le chef de file de la médiation [inter-malienne], aux côtés de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’ONU à travers la Minusma, l’Union africaine, l’Union européenne, l’OCI, ainsi que quatre pays voisins : Burkina Faso, Mauritanie, Niger et Tchad », précise M. Lamamra, avant d’être interrogé sur l’absence du Maroc dans ce processus, bien que le monarque chérifien Mohamed VI ait pris, en mars dernier, son bâton de pèlerin à travers l’Afrique sahélienne et subsaharienne, s’essayant à jouer les médiateurs entre le gouvernement de Bamako, les Touareg et les mouvements islamistes qui se disputent le Nord-Mali, quitte à phagocyter l’effort algérien. Comme réponse, toute simple d’ailleurs : «A quel titre le Maroc aurait-il dû en être ?». Cette même question avait déjà été posée à Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, lorsqu’il était à Alger pour représenter son pays à la Conférence interministérielle des non-alignés, en mai dernier, et à laquelle il répondait dans nos colonnes : « Parce que l’Algérie n’en est pas à sa première expérience de médiation.  De plus, elle a toujours été aux côtés du Mali. Nous nous souvenons que dans les accords de paix qui ont été signés dans les années 1990 [le pacte national, NDLR], l’Algérie a joué un rôle similaire, où elle a travaillé avec les différents groupes armés pour aider à trouver une solution. Aujourd’hui, nous pensons que les efforts de l’Algérie s’inscrivent en droite ligne de ce soutien constant dont nous avons toujours bénéficié. » Mais le ministre des Affaires étrangères prend le plus grand soin d’ajouter : « Pourquoi entretenir le cliché selon lequel l’Algérie s’emploierait à isoler le Maroc ? », en insistant sur le fait qu’il n’est jamais dans la nature de l’Algérie d’exacerber tout malentendu avec le voisin marocain, d’autant plus qu’il met un point d’honneur à qualifier son homologue, Salah Eddine Mezouar, à qui nous devons un propos « grossier » alimenté par la question du Sahara occidental, « de collègue et de frère » qu’il a « appris récemment à connaître ».

Un Mali «monopolisant» Au-delà de la «crise» de l’Azawad, le Mali a de nouveau fait parler de lui lorsqu’un avion de ligne, affrété par Air Algérie auprès de la compagnie espagnole Swiftair, qui décollait de Ouagadougou à destination d’Alger, ne finira jamais son itinéraire, s’écrasant à mi-parcours sur le sol malien avec à son bord 116 passagers, parmi lesquels six Algériens, tous décédés.  La première localisation de l’avion au moment du crash avait été donnée par un groupe armé malien ; ce que M. Lamamra corrobore : «Sans rentrer dans les détails, je confirme qu’un mouvement rebelle malien nous a communiqué la première information crédible sur la localisation de l’épave, que nous avons partagée avec les capitales concernées, ainsi qu’avec la Minusma. Pourtant, l’attention était rivée sur «un certain effacement» de l’Algérie dans l’enquête procédurale qui a suivi le sinistre, qui a particulièrement fait les gorges chaudes de la classe politique et une partie de l’opinion nationale. «Face à une situation exceptionnelle, aucune gestion ne peut faire l’unanimité ni décrocher le label de la perfection », répond M. Lamamra, conscient que « la gestion de crise est toujours accompagnée de polémiques qui ne s’estompent qu’à l’issue des investigations». Tous ces événements intervenaient au moment où le Mali signait un  accord de coopération militaire avec la France ; et à Jeune Afrique de demander au ministre des Affaires étrangères si cela avait, d’une manière ou d’une autre, froissé l’Algérie, vu son hostilité de principe contre toute présence militaire dans la région.  «L’Algérie s’en tient à sa position de principe sur la présence des forces militaires étrangères. Mais elle respecte les décisions souveraines des autres pays», répond-il. A ce propos, il est une nouvelle fois interpellé sur l’éventualité de l’installation d’une base militaire française à Tessalit, au nord-est du Mali, mais frontalière du Sud algérien. «La presse a émis cette hypothèse, mais nous avons été assurés qu’il n’en sera rien», a fait part M. Lamamra. Il se garde néanmoins de révéler… par qui l’Algérie a-t-elle été assurée qu’il n’y aura pas de base militaire française à ses frontières ! Enfin, l’interview accordée par le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra à Jeune Afrique était une occasion de revenir sur le «drame» de Gaza - qu’elle continue de vivre jusqu’à aujourd’hui - en affirmant que l’Algérie suit sans discontinuer la situation en Palestine, saluant l’effort des représentations diplomatiques algériennes dans le rapatriement de nos ressortissants dans la région ou encore dans les opérations d’aide ou d’acheminement des vivres à la population gazaouie. En conclusion, une question sur le chef de l’Etat Bouteflika à propos duquel  M. Lamamra répond : «[Il va] fort bien, Dieu merci. Le président assume pleinement ses responsabilités […].»

Publié dans Actualite archives

«L’audition s’est bien passée et les deux musiciens algériens que j’ai choisis pour m’accompagner, en l’occurrence Lotfi Medjdouba pour la basse et Abdelkarim Mechaar à la batterie, sur scène, sont très cools et compétents même si ça a coincé à la fin du concert au moment de la fusion avec le groupe Diwane Sidi Blel de Mascara. Un moment tellement intense que le générateur de puissance a explosé ! »

C’est ainsi que s’est exprimé la star internationale après le concert qu’il a animé à Alger à l’occasion de l’ouverture de la 7e édition du Festival international de la musique diwane. Vendredi soir, au Théâtre de verdure Saïd-Mekbel, au bois des arcades, Oref, l’atmosphère était à la magie. Sous un ciel rougeâtre où les lumières déclinantes sur la superbe baie d’Alger se reflétaient sur l’eau, le public venu en masse à ce nouveau rendez-vous avec le diwan n’en demandait pas plus. Un diwan comme nul endroit ailleurs dans le monde il est possible d’imaginer. Dans ce théâtre, loin du regard sceptique des pseudo-spécialistes, la septième édition du FCIMD s’est ouverte au rythme du cœur palpitant des amateurs de l’universalité du diwan. Même Keziah Jones s’est déclaré, malgré la rumeur persistante d’une annulation de son concert, très fier d’avoir été de la partie. « J’ai insisté pour aller en Algérie parce que je ne voulais en aucun cas décevoir mes fans algériens, mais aussi et surtout prouver aux musiciens et à l’équipe technique de mon groupe qui avaient refusé de venir que toutes leurs craintes induites par les chaînes CNN et BBC étaient sans fondement », a confié Keziah Jones. Voici donc le mystère de l’origine de la rumeur de sa soi-disant non-venue à Alger résolu. Une question de sécurité ! Pas plus et beaucoup de polémique qui a ravagé des pages entières sur les réseaux sociaux. Cela dit, cet état de fait n’a en rien entaché le fabuleux spectacle produit par l’excellentissime guitariste d’origine nigériane. D’ailleurs, il n’a pas hésité à l’exprimer : « J’ai passé un très bon moment et on m’a offert un accueil très chaleureux ! Paix à mon peuple, à Alger et à l’ensemble de la région. Il doit y avoir une justice pour tous et non seulement pour certains. Car sans justice, il ne peut y avoir de paix. C’est la loi fondamentale qui préside à toutes les interactions humaines depuis le début de time », a conclu Keziah Jones. On l’aura compris, le chanteur est tombé amoureux de son public à Alger et il n’a pas hésité à le faire savoir à qui voulait l’entendre. En clair, Keziah Jones à Alger pour ceux qui ont eu la chance d’y assister, c’est tout simplement de la « bombe ». Un excellent choix de la part du comité d’organisation qui a su, par ailleurs, parfaire cette osmose avec la fusion organisée avec la troupe Sidi Blel de Mascara. Sauf qu’à cinq minutes de la fin du concert, une coupure de courant a fracassé le succès des prestations acquises tout au long de la soirée. Un arrêt trop long qui a conduit l’animateur de la soirée Mahrez Rabia à annoncer en se cassant la voix que la soirée était malheureusement terminée. Une fin en queue de poisson pour tous les amoureux de ce festival. Pour rappel, les événements organisés au Théâtre de verdure Saïd-Mekbel ont de tout temps souffert de ce genre de couacs. Il apparaît clair aujourd’hui que ce site est loin de pouvoir accueillir un événement aussi important que le Festival international de la musique diwane, sauf bien sûr si le propriétaire décide de revoir à la hausse la qualité de la prestation de son site. Ce soir au diwan, ça sera au tour du célèbre chanteur vietnamien Nguyên Lê, Celebrating Jimi Hendrix et Jil Essaed d’investir la scène du Théâtre de verdure Saïd-Mekbel, en espérant que le courant tienne le coup !

Publié dans Culture

8h30 du matin, lycée Jennas, à El Aouana, wilaya de Jijel. Quelques heures nous séparent de l’ouverture officielle de la première édition du camp d’été national ludique et pédagogique pour les meilleurs élèves de tamazight. Situé au pied de la montagne surplombant les plages fabuleuses de cette commune côtière connue pour son charme, le lycée en question abritera ce camp organisé par le Haut Commissariat à l’amazighité (HCA) en partenariat avec le ministère de la Jeunesse et celui de l’Education, pendant 13 jours, du 5 au 18 août en cours. Les 78 élèves représentant les onze wilayas où tamazight est enseignée s’étaient manifestement réveillés très tôt, même si certains d’entre eux avaient fait la veille un long voyage, à l’image des écoliers de Tamanrasset. Une fois le petit-déjeuner terminé, le directeur de ce centre de vacances, désigné par la direction de la jeunesse de la wilaya de Jijel, aidé par des animateurs, regroupe les élèves pour le tout premier briefing matinal lors duquel ils ont eu droit à des explications relatives à la vie collective dans le centre. Le programme est, en fait, un savant mélange entre la pédagogie et des activités ludiques. Excursions et baignade étaient également prévues par les organisateurs. La baignade est prévue chaque matin après le petit-déjeuner jusqu’à midi, explique avec un fort accent jijelien Khelafi Abderrahim, directeur du centre de vacances et de loisir (CVL). En face, c’est les enseignants venus eux aussi des onze wilayas pour assurer le côté pédagogique de ce regroupement. Ils observent les éclaircissements du directeur pour programmer le contenu de leur travail didactique en fonction du programme de loisirs. « L’idée d’organiser un camp de vacances de pédagogie et de détente pour les meilleurs élèves de tamazight a jailli à la suite de la cérémonie de récompense organisée pour la meilleure dictée en tamazight organisée chaque année par l’association des enseignants de Tizi-Ouzou aidée par la direction de l’éducation », explique un document de présentation du Haut Commissariat à l’amazighité. Pour les initiateurs de ce regroupement, les meilleurs élèves de tamazight doivent être mis en avant, puisqu’ils font des efforts, malgré le statut optionnel de cette langue. « Le camp est également un cadre pour réunir les locuteurs de tamazight dans ses différentes variantes, ce qui trace la voie à la standardisation progressive, notamment en ce qui concerne l’intercompréhension dialectale par le biais d’un échantillon non négligeable du nombre d’élèves pris en considération », nous explique un membre de l’équipe du HCA.

Le pédago-amusant Si le programme du camp de vacances a été établi suivant les standards en vigueur, le programme pédagogique, lui, devait être élaboré dans un deuxième temps en fonction du travail à faire avec les animateurs du camping. Le directeur du CVL, M. Khelafi, a déjà entamé son travail et dévoile le déroulement de ces journées de détente pour les élèves lors du premier regroupement matinal. « Après le petit-déjeuner, vous avez la première activité qui est la belle maison », a-t-il lancé en direction des petits campeurs. En effet, la belle maison est l’appellation standard pour les camps de vacances désignant la prise en charge des chambres et dortoirs par les élèves eux-mêmes après le petit-déjeuner. «L’objectif est d’apprendre à vivre ensemble et à s’adapter à la vie collective», poursuit M. Khelafi. «Midi trente, la baignade prend fin et vous devrez revenir au camp pour le reste du programme de la journée », ajoute-t-il. La suite du programme, explique M. Khelafi, comprend le déjeuner puis une sieste jusqu’à 16h, avant le goûter de 16h30 qui marquera le début de la deuxième partie des activités d’animation pédagogique et de loisirs. Il s’agit d’activités optionnelles, fait savoir le directeur. « Il pourrait s’agir d’activités artistiques, de tournois de sport et d’excursions », dévoile-t-il, en rassurant les élèves que le programme détaillé sera discuté avec eux et sera affiché plus tard. Pour le menu pédagogique, « il est, entre autres, question de réaliser un film d’animation sur ce camp par les élèves, leurs enseignants et l’équipe du HCA », nous confie un organisateur. Le film sera projeté lors de la cérémonie de clôture avec une remise de cadeaux aux participants, a-t-on appris sur place de la part d’un autre membre du HCA.

Tamazight : ce que pensent et font les élèves Alors que le camp n’a pas encore débuté officiellement, les élèves de différentes wilayas ainsi que les enseignants se mélangent spontanément pour, en premier lieu, se connaître et parler de tamazight. Rayane, une petite blonde des Aurès, vient d’avoir son BEM au CEM Belafdal-Bayazid, au centre-ville de Khenchela. C’est le seul CEM où l’enseignement de cette langue est assuré, selon elle. Elle a eu 16/20 en langue amazighe ; pourtant, sa famille ne parle pas tamazight à la maison et ils ne lui ont même pas suggéré de l’étudier. « J’aime tamazight, c’est l’histoire algérienne », dit-elle, expliquant les raisons de son choix. Sa camarade, Fadila de Bouira, est élève en 2e année moyenne et a commencé ses cours de tamazight en 5e année primaire. Elle a eu cette année 20/20 à l’examen. Pour elle, étudier tamazight était quelque chose d’évident. Quant à Bachir qui vient de l’Ahaggar, il affirme que le milieu familial a contribué à son attachement à sa langue maternelle puisqu’elle est parlée couramment à la maison. Il a réussi à décrocher une notre de 15/20 qui lui a permis de participer au camp de vacances. Bachir n’est pas venu uniquement pour s’amuser. Il compte promouvoir le dialecte targui, variante de tamazight de la communauté, auprès des élèves parlant d’autres variantes, à l’image des Kabyles et des Chaouis. Variantes qu’il prévoit, d’ailleurs, également d’apprendre.

L’enseignement de tamazight vu par les spécialistes du domaine La transcription de la langue amazighe, le statut facultatif et l’encadrement figurent parmi les problèmes que rencontre l’enseignement de cette langue, selon les enseignants présents au camp d’El Aouana. Interrogées, deux enseignantes au lycée de Boumerdès évoquent avec regret le statut optionnel de l’enseignement de cette langue dans certaines wilayas. Un regret partagé par Khouya Mohamed, professeur de tamazight dans un CEM à Tamanrasset. « Si on dit à un élève que l’enseignement des mathématiques est facultatif, il fera le choix de ne pas l’étudier », dit-il. Pour ses collègues de Boumerdès, il n’y a pas d’efforts pour développer l’enseignement de tamazight, tandis que pour lui, il faut un vrai travail de terrain. Il suggère de mettre en place un centre scientifique d’aménagement linguistique pour regrouper les spécialistes du domaine afin de développer cette langue. Mohamed souhaite, par la même occasion, la création d’un cadre sérieux de concertation et d’étude pour, entre autres, trouver des solutions à la question de l’écriture. En fait, en Algérie, la question d’écrire tamazight avec les caractères tifinaghes, latins ou arabes n’est pas encore tranchée, ni par les institutions de l’Etat ni par les spécialistes du domaine. Une des enseignantes de Boumerdès, présente dans ce camp, déplore le fait que cette langue soit écrite en caractère arabe dans certaines régions, ce qui est, à ses yeux, un obstacle pour son épanouissement et préfère le latin pour que chacun puisse la lire même en dehors des frontières de ses origines. Mais ce n’est pas aussi simple pour Khouya Mohamed, lui qui dit que dans sa région, il est inconcevable d’écrire tamazight en latin ou en arabe, puisque l’écriture la plus ancienne et la plus originale, c’est le tifinagh. « Chacun a sa conviction. Il est impossible que les Touareg optent pour une autre écriture que le tifinagh. De même pour les Kabyles qui ont opté pour le latin », souligne Mohamed. Et d’ajouter : « Chacun a son histoire locale à laquelle il s’attache pour définir les caractères d’écriture. » Toutefois, Mohamed revient sur l’idée du centre scientifique qui peut permettre de lever un certain nombre d’obstacles, notamment la question de l’écriture. Il souligne que le livre scolaire de tamazight est en latin, « ce qui le rend inexploitable dans notre région ». Ce centre est un cadre pour régler ce genre de problème. « On ne demande pas l’unification des caractères d’écriture, mais il faut absolument qu’on trouve des solutions pour améliorer le niveau d’enseignement de cette langue », explique-t-il. L’autre problème est l’encadrement. Les enseignants ne mâchent pas leurs mots et nous font savoir leurs désarrois quant au peu d’encadreurs engagés dans l’enseignement de tamazight. « La plupart des enseignants, lorsqu’ils existent, sont des vacataires », déclare une des enseignantes de Boumerdès. « Ce n’est que cette année qu’un inspecteur a été désigné pour cette langue à Boumerdès », s’indigne-t-elle. A Tamanrasset, il n’y a pas encore d’inspecteur pour cette matière. Une situation qui bloque l’épanouissement des encadreurs déjà existants et bloque le processus de recrutement. Mohamed qui enseigne depuis trois ans au CEM de Tazrouk, au centre-ville de Tamanrasset, fait état de l’absence d’enseignement de cette langue dans l’ensemble des écoles primaires et lycées de sa wilaya. « Il y a uniquement 7 CEM où l’enseignement de tamazight est effectif à Tamanrasset », fait-il savoir. Le camp organisé à Jijel a été une occasion pour les enseignants de tamazight de parler des problèmes de fond que connaît l’enseignement de cette langue actuellement. Des problèmes à régler pour permettre à cette langue nationale de se développer.

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Cinq Palestiniens ont été tués hier par les frappes israéliennes dans le centre de l'enclave, ont annoncé les services de secours locaux. «Deux personnes ont été tuées dans une frappe sur le camp de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza » et trois corps ont été sortis des décombres de la mosquée al-Qassam, à Nousseirat, bombardée par l'aviation israélienne, a déclaré Achraf al-Qodra, porte-parole des services d'urgence palestiniens. Les victimes sont des hommes âgés de 19 à 56 ans, a-t-il précisé. Les tirs israéliens ont détruit trois mosquées près de Zeitoun (au sud de la ville de Gaza), à Jabaliya (au nord du territoire) et Nousseirat (centre), a dit le ministère local de l'Intérieur. Israël accuse fallacieusement le Hamas de se servir des mosquées, des écoles ou des hôpitaux pour lancer ses roquettes. Un prétexte pour bombarder ces infrastructures et tuer les civils sans distinction. Ce fut le cas il y a moins d’une semaine quand l’armée sioniste a pris pour cible une école de l'UNRWA à Rafah. Une bavure qui a suscité l’indignation de la communauté internationale y compris des pays réputés pour leur soutien indéfectible à l’Etat sioniste, à l’image de la France. «C'est un scandale du point de vue moral et un acte criminel», a réagi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon qui a qualifié les faits de «nouvelle violation flagrante du droit humanitaire international». 10 palestiniens tués depuis la rupture de la trêve Les armes se sont remises à parler vendredi matin dans le territoire dévasté après exactement un mois de combats qui ont fait plus de 1950 morts et après l'échec de négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens au Caire pour une prolongation du cessez-le-feu. Les deux camps se sont rejeté la responsabilité de la reprise des combats. Le Hamas, présent au Caire avec son allié du Jihad islamique et avec le Fatah, a accusé Israël de refuser d'accéder à des exigences fondamentales, comme la levée du blocus qu'il impose depuis 2006 à la bande de Gaza. Israël, qui s'était dit prêt à accepter une prolongation de la trêve à condition qu'elle ne soit pas assortie de conditions, a accusé le Hamas d'avoir violé le cessez-le-feu. La tournure des discussions restait très indécise hier encore. Israël a fait revenir ses délégués en assurant qu'il ne discuterait pas «sous les bombes ». On ignorait si les Israéliens retourneraient au Caire. Le Hamas a prévenu hier qu'il ne ferait «aucune concession » à Israël, alors que se poursuivent les hostilités dans la bande de Gaza. « Il n'y aura pas de retour en arrière. La résistance va se poursuivre de toutes ses forces. L'intransigeance de l'occupant (israélien) ne lui apportera rien et nous ne ferons aucune concession sur les exigences de notre peuple », a affirmé dans un communiqué Fawzi Barhoum, un porte-parole du mouvement islamiste à Gaza. Les discussions du Caire, censées conduire à la prolongation d'un cessez-le-feu observé depuis mardi, ont échoué et les combats ont repris vendredi matin. « Il est difficile de le voir accepter certains compromis », dixit Obama Les Etats-Unis ont dit vendredi soir espérer une prolongation du cessez-le-feu « dans les prochaines heures ». Les Etats-Unis, déjà impliqués dans la conclusion d'un premier cessez-le-feu ayant rapidement tourné au bain de sang le 1er août, ont dépêché au Caire leur envoyé pour le Proche-Orient Frank Lowenstein, a indiqué une porte-parole du département d'Etat, Marie Harf. Le président Barack Obama, dont le pays est le principal allié d'Israël, a cependant reconnu des limites à l'influence américaine en évoquant, au-delà des discussions du Caire, les perspectives à long terme de solution au conflit israélo-palestinien. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu « est beaucoup plus haut que moi dans les sondages » israéliens et l'est encore davantage avec la guerre de Gaza, a observé M. Obama dans le New York Times, « alors s'il ne ressent pas de pression de l'intérieur, il est difficile de le voir accepter certains compromis très difficiles, y compris en s'attaquant à la question de la colonisation». L'organisation «la Paix maintenant» a appelé à une manifestation contre la guerre et pour une solution diplomatique samedi soir à Tel-Aviv. Mais l'opposition au conflit a été marginalisée par le soutien ultra-majoritaire de l'opinion israélienne à l'opération « Bordure protectrice». De son côté, le Hamas, qui passe pour avoir surpris par sa résistance l'armée israélienne, doit convertir un tel profit en gains politiques qu'il obtiendrait en faveur de Gazaouis accablés. Manifestations pro palestiniennes en France Par ailleurs, un autre rassemblement en faveur de la Palestine a été organisé hier à Paris. De nouvelles manifestations en faveur des Palestiniens devaient être organisées hier partout en France, selon le Figaro. A Paris, vers 15 heures, des centaines de personnes ont commencé à défiler dans le calme depuis la place Denfert-Rochereau en direction des Invalides. La manifestation était certes autorisée, mais un important dispositif de sécurité a été déployé, selon des journalistes de l'AFP présents sur place. Organisée à l'appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, cette mobilisation est identique à celle de samedi dernier, avec pour mot d'ordre notamment l'arrêt de l'«agression israélienne» et la «levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza». Parmi les organisateurs figurent l'association France Palestine Solidarité, le Parti communiste, les Verts, et l'Union générale des étudiants de Palestine. Samedi dernier, un précédent rassemblement avait réuni à Paris plus de 10 000 manifestants. La manifestation, placée sous haute surveillance, s'était déroulée sans incident majeur.

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La préparation de la nouvelle saison de volley-ball et ses nouveautés ont été à l’étude, vendredi à la salle des réunions du centre sportif de Ghermoul (Alger), lors d’une assemblée générale extraordinaire de la Fédération algérienne de volley-ball (FAVB). Ce conclave a été important pour la famille du volley-ball, qui se devait de resserrer les rangs pour préparer la nouvelle saison qui s’annonce très difficile : « A un mois de l’entame de la nouvelle saison de volley-ball et pour un bon début, on a essayé, à travers cette réunion, d’informer l’ensemble des ligues de wilaya concernées par la préparation de cette saison des nouveautés et essayer d’éliminer les incohérences et contradictions constatées dans les anciennes dispositions réglementaires », a indiqué le président de la FAVB, Okba Gougam. Outre la revalorisation du travail des ligues et l’instauration de la nouvelle classification projetée au niveau des wilayas, il a été décidé la mise en place de comités techniques régionaux auxquels seront attribués des priorités, objectifs, actions et échéances pour soutenir le travail de la direction des équipes nationales (DEN) dans le cadre d’une préparation permanente avec des objectifs bien définis. La prise en charge financière et tout ce qui se fait au niveau de ces comités techniques incombent à la fédération. Il a été également instauré la carte du volley-ball national répartissant les clubs en trois pôles : l’excellence, la performance et le développement. « Cette carte a été établie sur la base de critères arrêtés par le ministère des Sports, conjointement avec la fédération, lors de la rencontre nationale du 29 mai dernier », a indiqué M. Gougam. Dans les nouveautés touchant la discipline, le rôle de chaque ligue dans la prise en charge et le développement de la discipline est bien clair dans la nouvelle règlementation régissant le volley national. Le beach-volley devra prendre également une autre dimension à partir de la saison 2014-2015, puisque les ligues seront aussi appelées à prendre en charge de manière permanente cette discipline et sur toute l’année. Les membres présents ont fait savoir que les ligues régionales exerçant depuis quelques années sans agrément ne seront plus autorisées à exercer à l’avenir. « Nous voulons améliorer la gestion du volley-ball algérien, entamer la nouvelle saison sportive sur des bases solides et mettre en place une gestion plus rigoureuse des affaires de la discipline, à la faveur des modifications apportées il y a quelques mois », a conclu le président de la fédération.

Signature d’un protocole de partenariat avec les Egyptiens La Fédération algérienne de volley-ball (FAVB) et celle d’Egypte (EFVB) ont signé, vendredi au Centre sportif de Ghermoul (Alger), un protocole de partenariat et d’échange entre les équipes nationales. L’accord, signé par le président de la FAVB, Okba Gougam, et Adel Abdelghaffar Essouari, membre du conseil d’administration de la nouvelle Fédération égyptienne de volley-ball, touche, en premier lieu, le volet des équipes nationales, avant de l’étaler à d’autres volets. « Ce protocole d’accord est bénéfique aux équipes nationales des deux pays, qui dominent le volley-ball nord-africain. Aujourd’hui, la sélection égyptienne seniors, qui prépare le prochain Mondial en Pologne, se trouve depuis quelques jours en Algérie pour peaufiner sa préparation. Elle a joué plusieurs matches d’application avec notre équipe. A l’approche de la prochaine échéance internationale pour laquelle l’Algérie est engagée, la fédération égyptienne fera de même pour notre équipe. » De son côté, le représentant de la fédération égyptienne s’est félicité de la signature de cet accord de partenariat, après celui signé il y a quelques jours avec la Tunisie. « Pour nous, le premier objectif visé est de relancer les bons rapports sportifs qui existaient dans un passé pas lointain entre les pays voisins, et l’Algérie en fait partie. Aujourd’hui, l’Algérie a accueilli à bras ouverts notre équipe nationale qui prépare le Mondial, et nous, on fera de même, très bientôt, et cela touchera toutes les sélections nationales des deux pays », a déclaré M. Essouari.

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Incidemment, en faisant le constat de la dégradation du cadre de vie, il arrive aux élus locaux, particulièrement dans la capitale, de soulever des questions environnementales en suspens depuis de longues années, alors qu’elles sont perceptibles par tous, citoyens et autorités.

Il y a quelques jours, une délégation de l’Assemblée populaire de wilaya d’Alger (APW) a fait une tournée sur les plages. Que lit-on dans le compte rendu donné par l’APS ? « Le constat général des plages du littoral ouest d’Alger est le manque d’hygiène, flagrant, et la mauvaise qualité bactériologique des eaux de baignade, en raison du déversement anarchique des eaux usées en mer. » Il s’agit, ici, des plages autorisées à la baignade, seules concernées par la visite d’inspection des élus. Ce qu’ils ont dû relever aussi, c’est la présence des déchets sur les plages et dans l’eau, constitués en grande partie par les sachets, bouteilles et autres emballages en matière plastique. Les élus vont sans doute faire leur rapport et l’adresser aux autorités concernées, comme c’est la règle. Quelles suites seront données aux recommandations d’usage que comportent en général ces rapports d’inspection ? Pour le savoir, il faut attendre la rentrée scolaire et aller faire un tour dans les établissements d’enseignement pour voir si la visite d’inspection faite par les élus, au début de cette année, dans des écoles primaires, collèges d’enseignement moyen et lycées a servi à quelque chose. Les élus avaient été surpris de constater « la présence de décharges aussi bien à l’intérieur des écoles que dans les alentours immédiats des établissements ». En face d’un CEM, ils ont vu un oued où sont déversées des eaux usées, un véritable égout à ciel ouvert ; dans la cour d’un autre CEM, une « énorme décharge » à l’intérieur même de l’établissement. Ils venaient de découvrir l’état dégradé de l’environnement dans lequel les élèves poursuivent leurs cours, avec en plus les trottoirs défoncés squattés par les voitures en stationnement, obligeant les enfants à emprunter la chaussée avec le risque d’accidents que cela comporte, le niveau élevé de pollution de l’air avec une grande circulation automobile à vitesse réduite à cause du stationnement et des bouchons qui se forment très vite dans les ruelles où se trouvent ces établissements, et avec les embouteillages, fatalement les coups de klaxons abusifs, interdits par le code algérien de la route. Faut-il conseiller à ces élus algérois d’aller faire leurs courses au marché Réda-Houhou, puis remonter la rue Hamani (ex-rue Charras) ou de l’autre côté se diriger vers la rue Khelifa-Boukhalfa ? Ils seraient édifiés sur le cadre de vie. Dernièrement, des enfants venus du Canada passer leurs vacances à Alger avec leurs parents algériens ont exprimé énergiquement leur colère en public à leur mère pour les avoir fait passer par l’allée qui longe le marché et qui commence par la benne à ordures qui laisse échapper une odeur nauséabonde insupportable. Les élus ne devraient pas rater le carrefour de la Grande Poste, à Alger, où un écran numérique géant posé sur un camion - lui-même stationné depuis à peu près deux mois, sur le trottoir dont il occupe un espace appréciable enlevé aux passants - projette chaque soir un film à un public qui se réduit à quelques spectateurs assis en face, en fait des gens qui ont l’habitude de passer le temps à cet endroit et qui ne le quittent pas une fois la projection terminée, ce qui prouve qu’ils ne sont pas là spécialement pour voir le film. Un tel constat aurait dû pousser les initiateurs de ces séances de projection à arrêter l’opération devenue inutile, ce qui aurait eu pour effet immédiat de mettre fin aux nuisances sonores imposées aux riverains. Mais, finalement, quel est le but de ces tournées d’inspection, si elles ne contribuent pas à améliorer le cadre de vie de la population ? Un peu de propreté, moins de bruit, un air plus respirable, c’est trop demander aux autorités locales ?

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Le Nigeria, pays où s’est déclaré un foyer du virus tueur d’Ebola, a fait appel hier à des volontaires pour faire face à l’épidémie, qui a tué près de 1000 personnes en Afrique de l’Ouest et constitue pour l’OMS une urgence « mondiale ». Avec 13 cas (confirmés, probables ou suspects) dont deux mortels, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Nigeria est le quatrième pays à être affecté. D’après les agences de presse, l’épidémie reste limitée à Lagos, capitale économique, mais ville la plus peuplée d'Afrique de l'Ouest avec plus de 20 millions d'habitants. Les autorités de l’Etat ont fait appel aux volontaires, reconnaissant être confronté à un manque de personnel, deux jours après la levée d'un mot d'ordre de grève de médecins de la santé publique. Le Nigeria a décidé d'accorder plus de 11,5 millions de dollars à la lutte contre l'épidémie et décrété vendredi l'état d'urgence sanitaire. En soutien, les Etats-Unis ont annoncé le renforcement de leur assistance en personnel et en matériel. Leur agence de développement (USAID) a promis d'allouer 12 millions de dollars pour la lutte anti-Ebola dans les pays affectés : Guinée, Liberia, Sierra Leone et Nigeria, où l'épidémie a fait plus de 960 morts sur près de 1800 cas depuis le début de l'année. Avant le Nigeria, le Liberia et la Sierra Leone avaient déjà décrété l'état d'urgence sanitaire. La Guinée, indique l’AFP, réfléchit aussi à une telle mesure. Pour l'heure, le pays a annoncé hier la fermeture de ses frontières terrestres avec le Liberia et la Sierra Leone. En vertu de l'état d'urgence sanitaire, deux villes de l'est de la Sierra Leone - région devenue le nouvel épicentre de la flambée -, Kailahun et Kenema, ont été mises en quarantaine et des lieux de loisirs ont été fermés dans le pays jusqu'à nouvel ordre. Plus de 1500 policiers et militaires sont en cours de déploiement dans ce pays pour faire respecter les mesures de quarantaine, selon le gouvernement.

Des hôpitaux désertés et des lieux publics fermés Le Liberia a quant à lui restreint les déplacements entre certaines provinces et la capitale. Ces restrictions suscitent des craintes de pénuries alimentaires en raison de perturbations dans l'approvisionnement. Autre préoccupation : la menace de grève de travailleurs de la santé, qui  ont dénoncé le manque de moyens et de matériel pour gérer les cas d'Ebola,  ayant fait plusieurs morts dans leurs rangs. A Monrovia, la situation est «catastrophique», a alerté vendredi Lindis  Hurum, coordinatrice d'urgence au Liberia de Médecins sans frontières (MSF). Par peur de la contagion, des hôpitaux de la capitale ont été désertés par leurs employés et fermés. Signe de l'inquiétude grandissante, le Tchad a décidé de suspendre tous les vols en provenance du Nigeria voisin. Hors d'Afrique, l'Inde, pays de 1,25 milliard d'habitants, a annoncé avoir mis ses aéroports et ses ports en alerte. Au Canada, un homme récemment rentré du Nigeria et présentant des symptômes de fièvre Ebola a été placé vendredi à l'isolement. Enfin, les premières analyses réalisées après le décès d'un Saoudien qui présentait des symptômes semblables à ceux de la maladie après un séjour en Sierra Leone montrent qu'il n'était pas porteur du virus. Il n'existe pour l'instant aucun traitement ou vaccin spécifique contre cette fièvre hémorragique caractérisée par des hémorragies, vomissements et diarrhées, et provoquée par un virus qui se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Mais un anticorps expérimental, le «ZMAPP», jamais testé auparavant sur l'homme, a été administré à deux Américains infectés au Liberia - rapatriés, depuis et placés en isolement à Atlanta -, suscitant l'espoir des pays confrontés à la maladie.

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Dans ce qui s’apparente être la première conférence-bilan sur la fièvre aphteuse, tenue hier à Alger au ministère de l’Agriculture, l’entière responsabilité de l’introduction et de la propagation de l’épidémie virale est rejetée sur des importateurs «hors-la-loi » qui ont importé «sciemment» et de manière illégale des animaux malades et à bas prix depuis la Tunisie en juillet dernier. Une sentence sans complaisance émise par Faiçal Ferroukhi, secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du Développent rural. Ce dernier reproche également aux éleveurs la non-déclaration des premiers cas de maladie enregistrés au sein de leurs cheptels. « Les éleveurs doivent davantage collaborer avec nous, ils seront désormais tenus de déclarer les cas suspects de leur bétail malade et ne pas les passer sous silence, car si nous avions été informés à temps, nous aurions réagi rapidement en éradiquant le premier foyer, d’autant que nous aurions pu contrecarrer la propagation de ce virus avant qu’il n’atteigne d’autres exploitations », regrette le conférencier. « Les éleveurs ont jeté leurs vaches mortes de fièvre aphteuse dans des décharges publiques, au lieu de les déclarer ! », lance-t-il encore indigné. « Nous n’avons été informés des pertes enregistrées dans le cheptel qu’après avoir été contactés par les autorités sanitaires », s’étonne-t-il, avant d’ajouter que l’enquête épidémiologique menée par les services du ministère de tutelle a démontré que la contamination rapide des bovins et même des ovins a été provoquée par les rencontres d’un grand nombre de ruminants dans le marché du cheptel de Bouira, où se rencontrent des ruminants de Béjaïa, Bouira, Sétif et même de Djelfa. M. Ferroukhi a lancé également un appel en direction des éleveurs pour une prise de conscience sur l’importance du patrimoine animalier du pays ainsi que sur la nécessité impérative de collaborer pour la préservation de la santé animale du cheptel algérien. Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, M. Ferroukhi, a défendu les dispositifs et les précautions pris par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, et va jusqu’à rappeler toutes les précautions prises depuis 1999, date de la dernière apparition du virus en Algérie. Le ministère a mis en œuvre un programme de vaccination - de type O spécifique à l’Afrique du Nord - annuel de 900 000 têtes bovines. Ce programme, qui a dépassé les taux initialement assignés à travers la vaccination de 1,6 million de têtes depuis son lancement, a permis à l’Algérie d’éradiquer complètement cette maladie au point où « l’Organisation mondiale de la santé animale allait attribuer à l’Algérie en 2007 le statut de pays indemne de fièvre aphteuse », disait le secrétaire général de ministère de l’Agriculture, précisant au passage que « le diagnostic réalisé par cette même organisation entre 2007 et 2012 démontre le caractère sain des ruminants algériens ». En rappelant les efforts déployés par l’Etat algérien depuis une quinzaine d’années, il précise que ces mêmes efforts se sont accentués dès l’annonce de l’apparition de cette fièvre en Tunisie en avril dernier. L’Algérie avait aussitôt lancé une campagne de vaccination dans toutes les wilayas frontalières de la Tunisie, en plus de la fermeture de tous les marchés à bestiaux dans les wilayas de l’Est. « Ces mesures étaient efficaces », souligne M. Ferroukhi, soulignant que la fièvre aphteuse a été détectée dans la commune de Bir El Arch, à Sétif, au lieu de l’être dans ces wilayas pourtant plus exposées. De plus, toutes les bêtes abattues jusque-là n’étaient pas immunisées. Le ministère de l’Agriculture a recensé actuellement 18 wilayas touchées par ce virus dans 192 exploitations infectées sur un total de 200 000 exploitations que compte l’Algérie. D’autre part, également présent aux côtés de M. Ferroukhi, le directeur du service vétérinaire au ministère de tutelle, M. Boughanem, relativise quant « au caractère catastrophique donné à cette épidémie », expliquant que certaines wilayas déclarées « touchées par la fièvre aphteuse ne comptaient que très peu de cas maîtrisés ». Ainsi, évoque-t-il, «la wilaya de Djelfa ne comptaient que 7 vaches infectées, toutes abattues, et la wilaya d’Aïn Defla 3 cas, immédiatement abattues également». L’Algérie n’est pas le seul pays à connaître cette épidémie. Ils sont 60 pays à y faire face depuis 2013, rappelle le docteur Boughanem, qui affirme qu’« après les réussites enregistrées suite au programme de vaccination annuel de 900 000 têtes que l’on suit à notre niveau depuis 1999, nous nous apprêtions, en compagnie du Maroc et de la Tunisie, à présenter un dossier auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale pour déclarer le Maghreb zone indemne de la fièvre aphteuse». «Mais nous voilà surpris par son surgissement en dépit de toutes les mesures prises à son encontre », poursuit-il. Comme mesure urgente, le ministère de l’Agriculture a ordonné la fermeture temporaire des marchés à bestiaux jusqu’à la maîtrise totale de la situation, l’interdiction des mouvements de cheptels, l’abattage des animaux infectés, l’interception des animaux sans abattage vétérinaire et la désinfection de tout foyer de maladie par l'épandage de chaux vive. Après avoir lancé un appel pour l’achat d’un million de vaccins, il a exhorté les éleveurs à prendre de nouvelles habitudes, « surtout à collaborer avec les vétérinaires ». Cette collaboration est d’ailleurs présentée comme une condition sine qua non pour l’attribution des indemnisations liées aux pertes des éleveurs.

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L’horaire choisi pour le match, 16h, n’arrange pas les Verts, vu le fort taux de chaleur et d’humidité, et le staff technique devrait prendre ses dispositions pour s’acclimater avant le match.

La date du premier match comptant pour les éliminatoires de la CAN-2015 de football face à l’Ethiopie a été révélée officiellement. En effet, il s’agit du 6 septembre à 16h. C’est la Fédération éthiopienne qui a envoyé un fax à son homologue algérienne pour l’informer de cette nouvelle programmation, étant donné qu’elle avait le choix entre plusieurs dates. Cette date devrait convenir à la sélection nationale, sauf que l’horaire est quelque peu difficile vu qu’à cette heure, la chaleur sera certainement suffocante, ce qui risque d’influer négativement sur les Verts, dont certains n’ont pas pour habitude de jouer sous de telles conditions climatiques difficiles. Toutefois, il est clair que les responsables de la FAF feront tout leur possible pour s’adapter à cette situation et s’acclimater en se déplaçant un peu plus tôt que prévu. La FAF, qui avait tout ficelé pour ce premier déplacement de l’EN pour le compte des éliminatoires de la CAN, devra prendre ses dispositions pour éviter une mauvaise surprise, surtout que le premier match reste toujours important et la sélection nationale devrait débuter en force. Par ailleurs, et pour ce qui est du staff technique, on apprend que le sélectionneur national, le Français Christophe Gourcuff, a été destinataire d’une liste de candidats potentiels au poste de sélectionneur adjoint qui lui a été fournie par le patron de la FAF, Mohamed Raouraoua. La décision finale lui revient donc, sachant que c’est toujours l’entraîneur en chef qui décide pour la composante du staff technique, comme cela se fait généralement. Le président de la FAF avait lors de sa dernière sortie avoué que Gourcuff a carte blanche pour la désignation de son staff avec lequel il travaillera, même s’il avait révélé que le coach adjoint sera un technicien local.

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