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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 12 août 2014

Si le niveau des quantités de résine de cannabis qui inondent le sol algérien n’ont rien d’étonnant, il n’en demeure pas moins que les proportions atteintes sont inquiétantes et suscitent bien des questionnements. Les seules saisies opérées à la frontière algéro-marocaine durant le premier semestre de l’année 2014 ont connu une hausse de 36% par rapport à la même période une année auparavant, frôlant même les 100 tonnes.

Dans un exposé des chiffres, Mohamed Benhalla, directeur général par intérim de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), à qui on doit ce décompte, « 95 592,973 kilos de résine de cannabis ont été saisis durant les six premiers mois de l'année en cours contre 70 202,043 kilos à la même période en 2013». Ce bilan englobe également 1 191,126 grammes de cocaïne, qui ont été saisis durant les six premiers mois de l’année, là aussi en très forte augmentation comparativement aux 217,778 grammes à la même période de l'année 2013. Dans le lot, ont été découverts et éradiqués 2 060 plants de cannabis et 7 470 autres d’opium. Sur le volet des drogues opiacées, l’Office onusien chargé de la lutte contre la drogue et le crime, dans son rapport World Drug Report 2014 a justement mis en avant un pic dans les saisies de cocaïne introduite dans le pays par des réseaux dits de transit avant de la distribuer en Afrique occidentale et centrale. Le trafic aérien a été identifié comme le principal mode de transport. Une partie de la cocaïne peut également être détournée depuis l’Algérie vers d'autres destinations, y compris des pays de l'Asie, mais principalement l'Afrique du Sud. Les efforts consentis par l’Algérie dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, principalement au niveau de la frontière algéro-marocaine, ont permis aux forces de sécurité d’endiguer ce phénomène. «Les quantités saisies démontrent les efforts colossaux déployés par les services de lutte contre ce phénomène ainsi que leur bonne maîtrise et leur professionnalisme en la matière », se réjouit M. Benhalla non sans souligner que « toute la quantité de résine de cannabis saisie vient du Maroc», se référant à un bilan global des services de lutte contre la drogue.

Situation peu étonnante, mais inquiétante Avec tous ces volumes de drogue saisis, des centaines de trafiquants impliqués de près ou de loin dans le convoyage de la drogue ou dans des réseaux de revente ont été arrêtés. Au total, 8 497 individus, dont 118 étrangers, ont été interpellés par les services de lutte, durant la même période, pour des affaires liées à la détention, au trafic ou à la commercialisation de la drogue. Pourtant, selon le directeur l’ONLDT, l’Algérie a soulevé à plusieurs reprises ce problème avec le voisin de l’Ouest qui ne cesse d’inonder de cannabis le pays, mais en vain. Une situation qui a imposé au gouvernement de prendre des mesures draconiennes en matière de lutte contre le trafic de drogue.  Pour M. Benhalla, la situation « n'est pas étonnante, mais reste très inquiétante, notamment pour la santé des Algériens et l'évolution de la criminalité ». Dans ce chapitre, rien que pour 2013, plus de 23 000 personnes ont été condamnées par la justice algérienne pour des délits de détention, consommation ou commercialisation de la drogue. Parmi les trafiquants, de plus en plus de femmes font leur entrée dans le milieu, même si leur nombre est loin d’égaler celui de la gent masculine. En 2013, le nombre de personnes condamnées pour des  affaires liées à la drogue a atteint 23 487 personnes, dont 130 femmes, alors que 6 089 personnes, dont 49 femmes, ont été condamnées dans des affaires liées au trafic et à la commercialisation de drogue.  Le plus souvent, la tranche d'âge des personnes condamnées varie entre  18 et 55 ans. Avec une production de 38 000 tonnes de cannabis, le Maroc reste le principal pays exportateur de cannabis au niveau mondial, devançant l'Afghanistan, l'Ukraine et l'Azerbaïdjan, a encore révélé le rapport de l'ONU sur les drogues.

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Ils figuraient sur le tableau de recherche des éléments de la police judiciaire du 4e arrondissement relevant de la sûreté de wilaya de Guelma depuis la dernière semaine du mois sacré de Ramadan, date de la plainte d’une victime délestée de ses effets qui en donna un signalement précis. Il s’agissait de deux récidivistes âgés de 25 et 27 ans, résidant à Guelma-ville, que la victime a formellement reconnus lors de la confrontation. Leur terrain de prédilection était les quartiers et cités de la périphérie de la ville ainsi que les artères à faible circulation piétonnière du centre-ville, notamment durant les heures de sieste. Un téléphone portable et d’autres objets volés étaient en leur possession lors de l’interpellation du duo de présumés délinquants. La mise en examen de ces derniers, conjuguée aux investigations poussées, dévoileront l’implication d’un complice, un autre repris de justice âgé de 22 ans. Déférés pour association de malfaiteurs, vol, recel et agression à l’arme blanche devant le procureur de la République, ils ont été écroués, en attendant leur comparution. Le présumé voleur a été appréhendé en flagrant délit de « filature » de ses victimes empruntant des cités isolées telles que Bon Accueil et l’avenue Saïd-Boumaza, par les éléments de la même sûreté urbaine du centre-ville. La fouille corporelle a permis de mettre la main sur un téléphone portable dont il avoua le vol commis sur une femme, à la cité Bon Accueil, à quelques mètres seulement du siège de l’APW. Agé de 22 ans, il était également connu des services de police. Reconnaissant son bien, tout comme le voleur dont elle se souvint de la présence à ladite cité, la victime convoquée a formellement confirmé le forfait.

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Le nouveau sélectionneur des Fennecs, le Français Christian Gourcuff, a révélé hier, lors de sa première conférence de presse depuis sa prise en main de l’EN en remplacement de Halilhodzic, dont le contrat a expiré juste après le Mondial, son plan d’action et la manière de conduire l’équipe nationale de football. D’emblée, Gourcuff avancera que le fait de n’avoir pas entraîné une sélection nationale et officielle par le passé ne devrait pas poser de problème pour un technicien pour qui la différence n’est pas entre club et collectif national, mais dans la manière de pratiquer le football et gagner des matches et des épreuves. « Certes, je n’ai jamais eu à entraîner une sélection, mais le football est le football, et ma foi, entraîner une équipe ou une sélection, c’est pareil », dira le coach des Verts, qui notera que le football est basé sur un jeu collectif et qu’il fera en sorte à ce que celui de l’EN soit le plus collectif possible. « Actuellement, a-t-il cité en exemple, le jeu le plus complet est celui pratiqué par le Barça. On essayera de s’y rapprocher, même si cela ne sera pas vraiment facile. » Il faudra, a-t-il indiqué, trouver une organisation pour asseoir son propre jeu, et ce, pour tenter de remporter tous les matches que la sélection sera appelée à disputer. « Mon rôle est de trouver la manière de gagner tous les matches pour lesquels on est engagés », a-t-il déclaré, en insistant, par ailleurs, sur son souhait d’avoir les meilleurs rapports possibles avec les médias. « Je tâcherai de tenir des conférences et des points de presse réguliers, car je sais que la sélection nationale est la propriété de tous les Algériens et le public a le droit de connaître tout sur l’EN. » Mais quid des vrais challenges qui l’attendent ? Entretenir la dynamique du Mondial-2014 Le nouveau sélectionneur de l’équipe algérienne de football a affirmé à ce propos que son ambition est d’entretenir la « dynamique » du Mondial-2014 et dit viser, comme premier objectif, la qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN-2015) au Maroc. « Je suis devant un nouveau challenge, une nouvelle aventure, qui est certes difficiles, mais qui me motive beaucoup. Mon ambition avec l’équipe d’Algérie est d’entretenir la dynamique enclenchée au Mondial-2014 et tenter de construire un style de jeu à installer dans la durée. Notre premier objectif est de se qualifier à la prochaine CAN-2015 », a-t-il dit. « J’ai choisi l’Algérie pour deux raisons. La première est relative au potentiel du football algérien, représenté par le talent de ses joueurs, dont certains avaient travaillé avec moi à Lorient, à l’image de Saïfi et Mansouri. En plus, je pense que l’équipe est formée actuellement de joueurs très intéressants dont le style de jeu, basé sur la créativité et la technique, correspond à ma philosophie », a-t-il ajouté. Ainsi, pour Gourcuff, son objectif principal est de mener l’Algérie à la prochaine CAN-2015 au Maroc (17 janvier-8 février), «un défi» qu’il est disposé à relever. «C’est un défi auquel je suis prêt à répondre, même si le délai est très court, d’autant que la sélection sera appelée à jouer ses six matches de qualification en un laps de temps court», a souligné le technicien français, qui ne compte pas provoquer «une révolution», mais apporter « une touche pour bâtir un style de jeu qui doit s’installer dans la durée». « Vu que cette équipe a montré (ses capacités) au Brésil, je pense qu’elle doit passer à une autre dimension, passer du statut de challenger à celui de favori, c’est ce que je vais essayer de faire. Cela va nécessiter des valeurs mentales, une force de caractère », a-t-il ajouté. Le facteur temps, pense-t-il, ne joue pas en sa faveur, surtout qu’il devra d’ores et déjà préparer le premier rendez-vous, qui n’est autre que le premier match comptant pour les éliminatoires de la CAN-2015 face à l’Ethiopie. Pour ce qui est des adversaires de l’EN pour ces éliminatoires, il avouera qu’il connaît parfaitement le Malawi, qu’il a eu à superviser par deux fois lors de sa confrontation face au Bénin, alors que le Mali pour lui n’est pas un inconnu, surtout que la majorité de ses joueurs évoluent en France. M. Gourcuff affirme cependant que le match face à l’Ethiopie sera quelque peu compliqué étant donné qu’il y aura certains facteurs qui influeront, comme la chaleur et l’altitude. Pour ce qui est des joueurs locaux, il dira qu’il travaillera beaucoup avec eux, puisqu’il est aussi désigné entraîneur de l’EN A’ et devra donc organiser un stage chaque mois de deux à trois jours. Il abordera aussi la question des adjoints en déclarant qu’il a déjà à ses côtés Yazid Mansouri, le manageur de l’EN, qu’il connaît très bien pour l’avoir drivé à Lorient. « Yazid a été pendant quatre ans vice-capitaine et sa présence avec moi me sera utile », notera-t-il, en affirmant qu’il s’occupera des joueurs professionnels avec lesquels il sera en contact permanent. Pour ce qui est de l’adjoint qui devra être un technicien local, il dira qu’il n’a aucun problème à ce qu’il soit désigné en concertation avec la FAF et que le plus important est qu’il soit complémentaire. Enfin, et à propos de Guillaume Marie, le préparateur physique, il dira qu’il s’agit de quelqu’un qui a fait ses preuves. Gourcuff révélera aussi qu’il aura une mission avec la DTN et qu’il sera aussi installé à Alger pour être plus près du football algérien. Il a tenu aussi à aborder la question des joueurs écartés de la sélection par son prédécesseur, à l’image de Boudebouz et Belfodil, en disant qu’il ne ferme la porte à personne et qu’il tentera d’ouvrir une nouvelle page.

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La presse allemande l’affuble de toutes les qualités et le public supporter de la Mannschaft, l’équipe nationale allemande de football, n’a d’yeux que pour lui. Miroslav Klose, meilleur buteur de son équipe nationale (71) et recordman des buts en Coupe du monde (16), est un mythe vivant dans son pays. Après l’annonce, hier, de sa décision de ne plus jouer en équipe nationale, il rejoint à 36 ans le panthéon du ballon rond allemand. Derrière lui, un hommage unanime des spécialistes comme des sympathisants du sport-roi. Klose, qui fait encore partie de l'effectif du club romain de la Lazio, affirme dans un communiqué de la fédération allemande de football, DFB, avoir «réalisé un rêve d'enfant » en remportant avec son équipe le Mondial du Brésil. Il se réjouit d'avoir pu «vivre des moments inoubliables avec ses coéquipiers».  « J'ai utilisé ces dernières semaines pour (...) savourer encore une fois ces moments et, pour moi, il ne peut pas y avoir de meilleur moment pour clore le chapitre de l'équipe nationale», déclare l'attaquant dont le départ était quasi certain, en raison de l’âge et du palmarès. Pour Miro, petit nom que lui donnent ses proches, «c'était toujours un honneur d'être appelé en équipe nationale. Il a tout donné pour l'Allemagne», a souligné sur le site de la DFB le sélectionneur national Joachim Löw, ajoutant avoir «le plus grand respect pour sa décision et pour son incroyable carrière en équipe nationale, qui sera difficilement dépassable». «Sportivement et humainement, Miro va nous manquer», conclut Löw. Un attaquant d’exception Le président de la fédération, Wolfgang Niersbach, a estimé que Klose était «non seulement un joueur exceptionnel, mais également un homme absolument exemplaire». «Avec ses 71 buts en équipe nationale et ses 16 réalisations en Coupe du monde, il a établi deux records phénoménaux qui lui assurent une place d'honneur dans les livres d'histoire », a-t-il souligné. Ses anciens partenaires en équipe nationale ont également salué sa carrière. « Merci pour tous tes buts, Miro, tu es déjà une légende», a publié sur son compte Twitter le milieu de terrain d'Arsenal, Mezut özil, tandis que son coéquipier sous le maillot londonien, Lukas Podolski, écrivait : « Respect Miro et merci pour ces super années, devant toi on ne peut que tirer son chapeau ». La carrière internationale de Klose avait débuté le 24 mars 2001, face à l'Albanie. En 13 ans, il a joué 137 matches sous le maillot de l'Allemagne. Seul Lothar Matthaus a fait mieux (150). Au Brésil, c'était son quatrième Mondial. Il avait inscrit cinq buts, tous de la tête, en 2002 en Corée du Sud et au Japon, où l'Allemagne avait atteint la finale face au Brésil. En 2006, il avait récidivé avec cinq buts, terminant meilleur buteur de la Coupe du monde en Allemagne, où la Mannschaft avait pris la troisième place. Quatre ans plus tard en Afrique du Sud, il avait ajouté quatre nouveaux buts, égalant son compatriote Gerd Müller avec un total de 14. Klose est le deuxième joueur de la Mannschaft à annoncer sa retraite internationale depuis la Coupe du monde victorieuse. Le capitaine Philipp Lahm, 30 ans, avait annoncé la sienne, à la surprise générale, cinq jours après la finale face à l'Argentine (1-0 a.p.) le 13 juillet. Il a marqué à deux reprises pendant la Coupe du monde brésilienne, égalant (face au Ghana, le 21 juin) puis dépassant (le 8 juillet, face au Brésil) le record de buts dans cette compétition, jusqu'alors détenu par le Brésilien Ronaldo (15 buts).  « Danke Miro! », Merci Miro!, lit-on sur le site internet de la DFB qui a annoncé la nouvelle.

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Les Etats-Unis ont félicité hier Haïdar Al Abadi, chargé par le président irakien de former un nouveau gouvernement d’union nationale à Bagdad. « Les Etats-Unis sont prêts à soutenir pleinement un nouveau gouvernement d’union nationale, surtout dans sa lutte contre l’Etat islamique », les insurgés sunnites, a écrit Brett McGurk, le diplomate du département d’Etat chargé de l’Irak et de l’Iran, sur son compte Twitter.

M. McGurk, qui adresse les « félicitations» de Washington à Haïdar Al Abadi, l'appelle à «former un gouvernement et un programme d'envergure nationale aussi vite que possible». Le président irakien, Fouad Massoum, a chargé Haïdar Al Abadi de former le nouveau gouvernement, mais, Nouri Al Maliki, Premier ministre depuis 2006, refuse de quitter le pouvoir, malgré les critiques. Il accuse M. Massoum d'avoir violé la Constitution, notamment en ne confiant pas à un Premier ministre la formation d'un nouveau gouvernement, et a porté plainte contre lui. Fort du verdict de la cour fédérale qui a confirmé hier que la coalition de l'Etat de droit de M. Al Maliki était la plus importante du Parlement, et donc qu'il était le mieux placé pour le poste de Premier ministre, Al Maliki risque de provoquer une crise politique grave s’il n’accepte pas la décision du président irakien. Après la désignation de Haïdar Al Abadi comme Premier ministre, la cour fédérale irakienne a publié hier un texte indiquant qu'elle n'avait pas statué sur une plainte du Premier ministre sortant Nouri Al Maliki contre le Président qu'il accuse de ne pas avoir respecté la Constitution. La cour avait communiqué une lettre adressée au président irakien Fouad Massoum rappelant les règles constitutionnelles de désignation du Premier ministre édictées en 2010. Ce processus est interprété de manière différente selon les intérêts des différents groupes politiques. La lettre avait été présentée à tort par la télévision officielle Iraqiya comme une décision en faveur de M. Al Maliki qui lui aurait ouvert la voie à un troisième mandat de Premier ministre à l'issue des élections législatives du 30 avril. Aucune confirmation n'a été donnée, par ailleurs, par la cour sur une plainte de M. Al Maliki contre M. Massoum. Hier, peu après la mise au point de la cour, le bloc chiite du Parlement, l'Alliance nationale irakienne, a finalement désigné Haïdar Al Abadi comme candidat au poste de Premier ministre. Ce dernier a immédiatement été chargé par Fouad Massoum de former un gouvernement d’union nationale. Cependant, si la question du Premier ministre est tranchée, les risques d’une crise politique pourraient, en effet, verser de l’huile sur le feu qui ravage le nord de l’Irak. Nouri Al Maliki risque, grâce à son entêtement, d’aggraver la situation en Irak, alors que pendant deux mandats, il n’a pas réussi à stabiliser un pays en proie à des violences inouïes. En dépit de la forte contestation qu’il a suscitée, M. Al Maliki voulait être reconduit dans son poste de Premier ministre au nom d’une légalité qui menace d’instaurer le chaos en Irak. La saisine par M. Al Maliki de la cour fédérale contre le président Fouad Massoum, qu'il accusait d'avoir violé la Constitution en ne le nommant pas, a soulevé l'ire des Américains, qui ont prié le Premier ministre de ne pas ajouter une crise politique aux urgences militaire et humanitaire. D'autant que Washington vient tout juste, pour la première fois depuis le retrait de ses troupes du pays fin 2011, de s'impliquer directement en Irak en menant des frappes aériennes contre des positions djihadistes dans le nord. Mais la cour fédérale, celle-là même qui avait levé l'année dernière la limitation à deux mandats du poste de Premier ministre, permettant à M. Al Maliki d'en briguer un troisième, a de nouveau tranché en sa faveur. La question aujourd’hui est d’ordre moral et non légal. Mais Al Maliki refuse d’abdiquer au risque de reconnaître implicitement l’échec de ses deux mandats précédents. Sous son règne, l’Irak a été dévasté par la violence terroriste, les affrontements ethnico-religieux, avant que Daéch ne prenne le centre du pays et menacer le Kurdistan irakien et Bagdad. Hier, Bagdad était quadrillée par un nombre inhabituel de forces de sécurité, des mesures ressemblant à celles prises en cas d'état d'urgence, selon un haut responsable de la police. Plusieurs grandes artères étaient bouclées, des ponts fermés au trafic, et la « zone verte», où sont basées les institutions clés du pays, encore plus protégée que d'ordinaire. Dans sa courte allocution dimanche dernier, le Premier ministre a affirmé que le pays faisait face à une « situation dangereuse», et que les «fils de l'Irak » devaient se tenir prêts. Mais Al Maliki, qui ne dispose pas d’une majorité absolue, s’entête et rejette tout gouvernement d’union nationale à même de réaliser la cohésion politique et le consensus national pour faire face aux menaces de l’Etat islamique qui a pris hier matin la ville de Jalawla à 130 km au nord-est de Baghdad après deux jours de combats féroces avec les forces kurdes peshmergas, ont affirmé des sources policières. Un officier de police a affirmé que la ville était tombée aux mains des éléments de l'EI « tôt lundi matin» et deux autres sources de sécurité ont précisé que les combats avaient fait 10 morts et environ 80 blessés dans les rangs des peshmergas. L'avancée de l'EI a jeté ces derniers jours plus de 200 000 personnes sur les routes avec notamment la prise de Qaradosh, plus grande ville chrétienne d'Irak située entre Mossoul et Erbil, et de Sinjar, bastion des Yazidis, une minorité kurdophone, à l'ouest de Mossoul. Irrité par l’entêtement d’Al Maliki, le Secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a réaffirmé hier le soutien de Washington au président irakien Fouad Massoum. « Nous soutenons fermement le président Massoum (qui) a la responsabilité de garantir la Constitution de l'Irak», a déclaré John Kerry lors d'un déplacement à Sydney. «Nous espérons que M. Al Maliki ne causera pas de problèmes », a-t-il ajouté. M. Al Maliki, dont la coalition a remporté les législatives du 30 avril, sans avoir la majorité absolue, est accusé d’être responsable de la dégradation de la situation sécuritaire en raison de sa politique de marginalisation des sunnites. Le Parlement a reporté dimanche dernier au 19 août une session faute de consensus entre les députés sur le choix du Premier ministre. Lors d'un déplacement en Irak dimanche, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait appelé à la mise en place d'un gouvernement d'union : « Il faut que tous les Irakiens se sentent représentés et puissent ensemble mener la bataille contre le terrorisme.» John Kerry a appelé les Irakiens à «rester calmes». «Il ne doit pas y avoir de recours à la force, ni d'immixtion de militaires ou de milices dans cette étape démocratique de l'Irak », a-t-il dit. «L'Irak a besoin de conclure le processus de formation de son nouveau gouvernement et les Etats-Unis feront tout leur possible pour aider à veiller au respect de la Constitution », a ajouté M. Kerry. Selon une règle non écrite, le poste de président de la République, principalement protocolaire, est occupé par un Kurde, tandis que le président du Parlement est un sunnite et le Premier ministre un chiite. Le chef du Pentagone, lui aussi en déplacement à Sydney, a estimé que les bombardements américains lancés depuis vendredi sur les positions des insurgés islamistes s'étaient révélés «très efficaces». «Nous évaluons en permanence la façon d'aider les forces de sécurité irakiennes et (…) de travailler avec le gouvernement irakien », a-t-il dit. Un responsable américain a, par ailleurs, indiqué que les Kurdes recevaient actuellement des armes «de sources diverses». Interrogé sur d'éventuelles livraisons d'armes par Washington, ce responsable a répondu : «Je ne peux rien dire à ce sujet.» A Erbil, capitale du Kurdistan irakien, Laurent Fabius avait indiqué que la France, en liaison avec les autres pays européens, allait examiner la possibilité de livrer «de manière sûre » des armes aux Kurdes et aux Irakiens.

Publié dans Monde

Le Français a battu quatre grands ténors lors de ce tournoi, que sont Djokovic, Murray, Dimitrov et Federer et se place comme un potentiel candidat pour remporter le prestigieux titre de l’US Open. C’est la première fois qu’un Français remporte un tournoi de cette importance à l’étranger, depuis Guy Forget en 1991. Une semaine de rêve, à laquelle il aurait sans doute eu du mal à y croire lui-même si on lui avait donné une boule de cristal dimanche dernier au Canada. Jo-Wilfried Tsonga, qui n’avait plus battu un joueur du Top 10 depuis plus d’un an, en a battu quatre d’un coup pour s’adjuger le Master 1000 de Toronto ! Après Djokovic, Murray et Dimitrov, c’est Federer qui a craqué en finale face aux jabs du Français, impérial au service et toujours au-dessus du Suisse dans les deux manches (7-5, 7-6). En grande difficulté cette saison, Tsonga a remporté le second master 1000 de sa carrière, après Paris-Bercy en 2008. Il en profite pour revenir dans le Top 10 et devenir l’un des favoris naturels du prochain US Open. Par ailleurs, et après avoir battu quatre joueurs du Top 10 mondial dans la semaine, Jo-Wilfried Tsonga s’offre le deuxième master 1000 de sa carrière. Prometteur à quelques semaines de l’US Open : « Désormais, j’ai de nouvelles ambitions. » « Je me sens bien. Pour l’instant, je ne réalise pas ce que j’ai accompli cette semaine. Mais c’est un bel exploit pour moi. C’est complètement différent de Bercy en 2008. A Paris, c’était la première fois, et j’ai gagné devant ma famille, mes amis et tout le monde. A Paris, j’ai gagné avec mes tripes. Ici, je l’ai fait avec mon niveau, mon jeu. J’ai bien joué toute la semaine. J’ai battu beaucoup de gars très forts. C’est un bel exploit parce que j’ai travaillé très dur pour revenir après ma blessure au genou l’an dernier. Je suis content d’être là devant vous et d’expliquer comment j’ai fait pour gagner ce tournoi. » « Il n’y a pas de secret pour jouer à ce niveau. Les gens nous voient une semaine durant, mais derrière, il y a énormément de travail. Ça fait plusieurs mois que j’attendais ce moment. Que j’attendais de retrouver mon meilleur niveau. Pour moi, cette semaine va générer de nouvelles motivations de ma part, car l’an dernier, je perdais toujours contre ces gars-là. Désormais, j’ai de nouvelles ambitions, et c’est bon pour ma carrière. » « Pas vraiment, (ce titre) me donne bien sûr beaucoup d’espoir pour le reste de la saison, mais il faut que je continue de travailler dur, comme je l’ai fait ces derniers mois. J’espère continuer à gagner. »

Radwanska bat Venus Williams et remporte le titre en dames La Polonaise Agnieszka Radwanska s’est imposée face à l’Américaine Venus Williams dimanche en finale du tournoi sur dur de Montréal en deux manches 6-4, 6-2. A 25 ans, Radwanska, tête de série n°3 et cinquième au classement WTA, remporte ainsi son premier titre de la saison et le 14e de sa carrière. Comme en demi-finale la veille face à la Russe Ekaterina Makarova, la Polonaise a distribué le jeu du fond du court, obligeant Venus Williams à prendre des risques pour tenter de déborder une Radwanska très en jambes. Venus Williams, qui avait battu la veille sa sœur Serena en demi-finale, a tenté d’imposer son jeu agressif en délivrant de grands coups droits que Radwanska a inlassablement renvoyés, poussant à la faute son adversaire émoussée par la multiplication de ses rencontres en trois sets au cours de la semaine montréalaise.

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Plutôt aléatoire durant le reste de l’année, la gestion des déchets ménagers montre toutes ses tares en été, et le résultat est directement perceptible, presque partout, par la vue et par l’odorat.

La presse en rend compte quotidiennement dans ses pages régionales. Pris au hasard, voilà ce qu’écrit le correspondant de Reporters à Aïn El Beïda (Es Senia, Oran), dans l’édition d’avant-hier : « Les camions ne passent que rarement pour effectuer le ramassage (des ordures), laissant ainsi les citoyens contraints de se débrouiller comme ils peuvent pour se débarrasser des énormes quantités de déchets qui se forment à travers les artères du quartier. » Les habitants signalent le « danger sanitaire qui guette en permanence et menace la santé des riverains, à cause notamment de la multiplication des insectes nuisibles, des rats et même des serpents ». Ce n’est pas fini : « Plus grave encore, les enfants du quartier, ne trouvant pas d’aires de jeux, du coup, s’amusent à proximité des énormes dépotoirs, au risque de contracter des maladies et des allergies diverses. » On est loin de l’ambition d’instaurer et de généraliser le tri sélectif sans lequel aucune gestion sérieuse des déchets urbains ne peut être envisagée. Des efforts, « surhumains », serait-on tentés de dire, sont déployés au niveau du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, pour atteindre les objectifs du Plan national de gestion intégrée des déchets ménagers qui visent à obtenir une proportion de volume des déchets recyclés de 25% en 2015 (dans quelques mois à peine) et 50% en 2016. Mais il faut regarder la réalité en face : du côté de la population, le niveau d’éducation est encore très insatisfaisant pour prétendre généraliser les gestes écocitoyens, et au niveau des collectivités locales, la pauvreté en ressources humaines, flagrante, n’autorise aucun espoir quant à une gestion écologique des déchets urbains. Ce ne sont pas les compétences nationales qui manquent dans ce domaine, mais elles sont marginalisées et personne ne leur fait appel, sans doute parce qu’elles dérangeraient la médiocrité ambiante. Pourtant, il est urgent d’aller vers le tri des déchets à la source, pour séparer les matières recyclables comme le papier et le carton, pour lesquels le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement a donné l’exemple, à la fin de l’année passée, en lançant un projet pilote de tri sélectif nommé «L’administration contribue à la récupération» mis en œuvre par son Agence nationale des déchets (AND) dans le but de généraliser l’opération aux autres administrations centrales. En apparence, cette opération ne demande pas grand-chose en dehors de la bonne volonté : des bacs de 240 litres, au niveau des étages, et de 770 litres, dans le dépôt de stockage intermédiaire ; en plus des corbeilles existantes au niveau de chaque bureau, une nouvelle corbeille est posée pour accueillir les déchets du type papier/carton. Une fréquence de collecte est définie en fonction du rythme de production et de la capacité de stockage du dépôt intermédiaire et les déchets récupérés sont transportés vers les installations de traitement. Le personnel est sensibilisé à l’aide d’affiches et il est aidé grâce à un guide qui explique les consignes du tri sélectif ; des agents sont formés pour mener à bien l’ensemble de l’opération. Les ministères, les grandes agences d’Etat, les collectivités locales, les établissements d’enseignement, devraient s’y mettre. Si l’effet d’entraînement se produit, la gestion des ordures ménagères pourrait s’en trouver allégée.

Publié dans Environnement

Des changements seront apportés à l’effectif pour le premier match face au MCO en raison de l’absence de certains éléments lors du dernier stage de Gammarth, mais Bross reste confiant pour revenir avec un résultat positif. Le nouveau coach de la JS Kabylie, le Belge Bross, souhaite avoir un début en trombe pour la première journée du championnat de Ligue 1 et compte aussi apporter des changements par rapport à l’équipe qui jouait la saison dernière, après les différents recrutements effectués par la direction du club. En effet, le nouveau responsable du staff technique, qui dit avoir une idée assez précise sur l’effectif suite aux matches amicaux disputés lors des deux stages en France et en Tunisie, peut maintenant dégager son onze pour le premier match du championnat de Ligue 1 qui verra les Canaris donner la réplique au MC Oran. Ainsi et à titre d’exemple, ce dernier compte lancer Khiat, le jeune défenseur central de l’US Chaouia. Il faut dire aussi que cela est une solution de rechange, étant donné qu’il ne pourra pas aligner le joueur Benlamri qui a raté le dernier stage effectué à Gammarth, en Tunisie, en raison du refus des autorités militaires de lui délivrer l’autorisation de quitter le pays. Même s’il est quelque peu inquiet quant à cette situation, il n’empêche qu’il fait confiance au jeune Khiat qu’il a eu à observer son jeu et reste satisfait de ce qu’il a donné lors du dernier stage en Tunisie. Par ailleurs, le jeune Khiat s’entend très bien avec l’expérimenté Rial, ce qui reste un très grand atout pour l’équipe, d’autant plus que la paire centrale reste un compartiment très sensible et il faudra mettre des joueurs capables vraiment de relever le défi. Bien sûr, il y aura d’autres nouveaux joueurs qui feront leur entrée, notamment le gardien Doukha, en plus de Si Amar et probablement Delhoum et Ferrahi, le duo sétifien qui a rejoint la JSK cette saison. Quoi qu’il en soit, les Kabyles souhaitent bien réussir ce premier match face aux Oranais et ne comptent pas se laisser faire, d’autant plus que l’entame est toujours très importante.

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On oubliera les coupures de courant pour se rappeler que le festival international de musique diwan a peut-être connu avant-hier soir l’une de ses plus beaux spectacles. A l’origine de cette prouesse artistique, deux collectifs et deux approches musicales aux antipodes les uns et des autres. Au final, une rencontre magique et réussie entre des musiciens au tempérament et aux cultures - au sens de savoir musical - très différents, mais tellement convergents. Au milieu, peut-être, l’esprit de Jimmy Hendrix et l’hommage qui lui a été rendu. Mais résumons d’abord : en vedette américaine, il y eut dimanche soir au théâtre de verdure Saïd-Mekbel à Ryad El Feth le Jil Essaed d’Oran et son leader Maalem Lahbib, véritable «little big man» du goumbri et musicien qui rappelle les grandes traditions oubliées des waadates « africaines » de Sidi Blel et Sid El Hasni que les moins de vingt ans ne verront plus jamais à El Bahia. Plus diwan que ce collectif de jeunes, tu meurs. Pendant près d’une heure, ils ont déroulé un répertoire «spirit» dans lequel se sont reconnus tous les amateurs du genre. En deuxième partie du spectacle, il s’en suivit le Franco-Vietnamien Nguyên Lê - accompagné du bassiste Romain Labaye, du batteur Gergo Borlai et de la chanteuse Himiko Paganotti - un prodige du free jazz venu à Alger pour faire écouter ses arrangements de quelques-uns des grands tubes de Hendrix, dont l’inévitable Voodoo Child et Up From The Skies. Ce guitariste virtuose ainsi que son collectif ont tout simplement subjugué le public. Certains connaisseurs rencontrés sur place ont avoué s’être déplacés pour lui. Les profanes ont découvert un jeu d’une complexité et d’une facilité extraordinaire à la fois et une approche très novatrice du répertoire d’Hendrix. Au finish, des minutes inédites durant lesquelles Maâllem Lahbib, qui est au passage lauréat du second prix du festival national de diwan tenu à Béchar en mai dernier, a rencontré – c’est le terme au sens musical et spirituel du terme – le jazzman Nguyên Lê pour une «jam session» tout simplement magnifique à l’oreille comme pour les yeux. Le goumbri et la guitare électrique ont tissé des liens insoupçonnables pour un show explosif : roots et moderne s’y sont mêlés pour confirmer que la musique est un art universel, qu’elle n’adoucit pas les mœurs seulement, mais fait parler entre eux les sons de cultures qui ne demandent qu’à se connaître entre elles. Hier, le public a pu apprécier les collectifs Jupiter & Okwess International, ainsi que Noudjoum El Diwan. Aujourd’hui, Tang Dynasty, Mâalem Abdeslam Alikkane et Toyour Gnawa sont au programme. Le 7e Festival international de musique diwan se poursuivra jusqu’au 14 août au Théâtre de verdure Saïd-Mekbel du bois des arcades, avec encore au programme des Maâllems algériens et marocains, ainsi que des groupes de rock et de blues.

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Face à la cherté des intrants destinés à la fabrication du bijou traditionnel kabyle, particulièrement l’argent, et à la rareté du corail sur le marché national, la quasi-totalité des artisans bijoutiers peinent à sauvegarder ce patrimoine culturel. Le cas de Sofiane Moali, artisan bijoutier, renseigne à lui seul sur le « calvaire » que vit toute une communauté d’artisans. Jeune artisan dépassant à peine la trentaine, Sofiane Moali ne quitte pas son stand d’exposition-vente installé parmi d’autres, à l’occasion de la tenue de la Fête du bijou d’Ath Yenni, qu’abrite le CEM Larbi-Mezani, dans la ville de Beni Yenni, à Tizi Ouzou. Il dit avoir hérité ce métier de son père. « C’est un métier d’art que nous avons hérité de père en fils. Personnellement, l’orfèvrerie est une passion que je suis incapable d’abandonner quelle que soient les circonstances. Malheureusement, plusieurs artisans de la région ont préféré tourner le dos à cette activité, devenue un fardeau au vu des contraintes auxquelles ils font face : les prix de la matière première, l’argent, sont excessivement élevés. Ils varient entre  70 000 et 100 000 DA le kilo. Aujourd’hui, le bijou en argent est hors de portée des bourses des petites gens. Une simple parure d’argent est estimée entre 10 000 et 25 000 DA. C’est intenable, d’autant plus que les prix des ornements en argent ont explosé ; deux ou trois fois plus que les années précédentes », a-t-il dit. Mais le plus dur est encore de trouver du corail, indispensable au bijou d’Ath Yenni. « Les textes de loi régissant le développement de l’artisanat stipulent l’interdiction de la pêche du corail en Algérie. Ce qui favorise la pêche illicite de cet intrant, vendu à prix d’or. Ce sont finalement les pêcheurs de corail qui dictent leur loi, en fixant comme bon leur semble les prix, qui atteignent aisément les 200 000 DA le kilo ! », explique-t-il, regrettant que la plupart des artisans, par dépit, se rabattent sur de la résine pour sertir le bijou kabyle. Il dénonce également « l’anarchie qui règne dans le marché de l’artisanat, particulièrement dans la filière du bijou en argent », qui est, selon lui, « à l’origine d’une surenchère sur les prix pratiqués ». Interrogé sur les mesures prises par les pouvoirs publics pour promouvoir le bijou en argent, à travers l’exonération de toute taxe fiscale pour l’importation de la matière première, ainsi que les différentes aides directes destinées aux artisans bijoutiers, il répond : « Certes, le gouvernement a fait des efforts pour la promotion de l’artisanat. Mais en tant qu’artisans, nous aurions dû être associés à cet effort. Nous lui aurions soumis une liste de conditions d’exercice ; par exemple, les autorités concernées pourraient exiger de l’artisan qu’il prenne sous sa coupe au moins deux stagiaires s’il veut bénéficier de mesures d’aide », suggérant que l’artisan bijoutier, actuellement obligé de louer un local commercial pour une période d’au moins trois ans, soit aidé en mettant à sa disposition un espace de vente. « En ce qui me concerne, la location de mon local me revient à 550 000 DA/an. Sachant que le chiffre d’affaires d’un artisan bijoutier est très mince, il devient difficile de sauvegarder le métier », a-t-il déploré, non sans appeler les pouvoirs publics à prendre des mesures plus efficaces au profit des artisans bijoutiers et d’être à l’écoute de leur détresse. « Notre souhait est de promouvoir ce métier afin qu’on puisse le léguer aux générations futures », a-t-il conclu.

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