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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 17 août 2014

Plus d'une trentaine de villageois ont été massacrés dans le nord de la Centrafrique, nouvelle violation sanglante du très fragile cessez-le-feu signé fin juillet et qui compromet encore un peu plus le retour durable à la paix dans le pays, toujours en attente d'un nouveau  gouvernement. Au moins 34 personnes ont été tuées entre le 13 et 15 août dans la région de M'brés (400 km au nord de Bangui) par des hommes armés identifiés par les habitants comme des ex-rebelles Séléka et des Peuls armés », a indiqué à l'AFP un officier de la force africaine Misca. « D'après les habitants fuyant ces villages, les assaillants tirent à bout portant sur leurs victimes et les poursuivent dans leur fuite en brousse. Certaines des victimes sont mortes par pendaison, d'autres ont été battues et torturées à mort », a expliqué cet officier, s'exprimant sous couvert d'anonymat depuis la ville voisine de Kaga-Bandoro (nord). « Les assaillants sont à pied, ou bien sur des motos. (...) Ils disent qu'ils vont nettoyer huit villages sur l'axe M'brés-Ndélé-Bakala avant le 15 septembre prochain (date du déploiement d'une force de l'ONU) », a raconté un  habitant réfugié à Kaga-Bandoro. Ces violences marquent une nouvelle violation du très fragile accord de  cessez-le-feu signé au forceps fin juillet à Brazzaville entre représentants de l'ex-Séléka et des milices anti-balaka, et censé relancer la transition politique en panne. Elles se déroulent à un moment très sensible, alors que le pays attend depuis des jours la formation d'un nouveau gouvernement de transition renouvelé et « élargi », qui doit inclure des représentants des groupes armés, dont des  membres de l'ex-Séléka. Un nouveau Premier ministre, Mahamat Kamoun, a été nommé en début de semaine par la présidente de transition Catherine Samba Panza. De laborieuses tractations se poursuivent pour former le nouveau cabinet, auquel l'ex-Séléka,  mécontente de la nomination de M. Kamoun, affirme ne plus vouloir participer. De confession musulmane, M. Kamoun, haut-fonctionnaire et proche collaborateur de la présidente actuelle, a travaillé comme directeur de cabinet  de l'ex-président et chef de la Séléka Michel Djotodia. Mais il n'est pas  membre de la Séléka. Après s'être emparée de Bangui en mars 2013, puis un désastreux passage aux  affaires marqué par des pillages généralisés et de multiples exactions, l'ex-coalition rebelle à dominante musulmane, affaiblie par l'intervention de l'armée française, avait dû quitter la capitale en janvier pour se replier dans ses fiefs du nord du pays. Les ex-rebelles, minés par les divisions et les rivalités, gardent le contrôle de ces régions (où l'islam domine), et leurs colonnes de véhicules  armés continuent d'écumer ces vastes régions forestières et de savanes. Plusieurs incidents armés sont à déplorer depuis la signature le 23 juillet  à Brazzaville de l'accord de cessation des hostilités: les plus violents  accrochages avaient eu lieu à Batangafo (nord), où l'armée française avait  fermement riposté à une tentative d'embuscade de combattants Séléka, faisant une soixantaine de tués dans les rangs de l'ex-rébellion. Malgré la présence de 2000 hommes de Sangaris et de 6000 soldats de la force africaine Misca, les tensions restent vives dans plusieurs localités de l'intérieur du pays, notamment dans les zones de contacts entre ex-Séléka et anti-balaka. A Bangui, la situation est en voie de relative normalisation. Mais des  incidents armés éclatent encore régulièrement dans certains quartiers,  impliquant notamment des membres de la nébuleuse anti-balaka, et nécessitant  l'intervention des forces internationales.

Publié dans Monde

Rien ne va plus à la cité Les Sources de Bir Mourad Raïs. Depuis quelques jours, un promoteur immobilier «a accaparé» un terrain au versant sud de la cité pour y construire des tours de 14 étages, avec 3 parkings souterrains. Après plusieurs tentatives afin de pouvoir obtenir la suspension du projet, les résidents de cette cité ont engagé une procédure judiciaire. «L’affaire est renvoyée à jeudi prochain », ont-ils tenu à informer, hier, lors d’une conférence de presse tenue par Mes Khaled Bourayou et Ben Mansour, avocats des résidents. «Seul Bouteflika est capable d’appliquer la loi et nous prémunir de ce massacre urbain», ont-ils indiqué, avant de rappeler que «la cité a toujours été dans l’œil du cyclone». Allusion faite aux spéculateurs fonciers attirés par les terrains de la cité. «Le permis de construire n’est pas conforme aux lois en vigueur », s’est défendu Me Bourayou, en expliquant que l’administration qui a fourni ce document «a violé toutes les lois régissant l’urbanisme». Confiants, les deux avocats ont estimé que «la justice doit étudier sérieusement le dossier», car «il montre les violations faites aux lois». Dans ce cas, ont-ils indiqué, «les résidents auront gain de cause». D’autres résidents qui intervenaient lors de la même conférence ont estimé que le projet est porteur de graves risques sur les bâtiments. «Ils sont en train de creuser plusieurs mètres en bas des immeubles, ils vont finir par les fragiliser», ont-ils dénoncé, avant de préciser que «les deux bâtisses d’en bas commencent déjà à vibrer en raison des travaux des engins».  Dans une lettre envoyée au chef de l’Etat, les résidents de la cité Les Sources estiment que la situation est caractérisée «par de graves violations des lois de la République». Ils ont informé que l’acquéreur du terrain «se prévaut de solides liens au sommet de l’Etat». Ils ont ajouté que «ce spéculateur immobilier», qui dispose «de larges soutiens des centres de décision», a su «détourner la législation de l’urbanisme et banaliser la rigueur de ses prescriptions et règles de construction». Ils ont souligné que « celui ou ceux qui ont pris la responsabilité de signer pour ce détournement d’un espace vert n’ont pas seulement commis une erreur, mais une faute lourde de conséquences sur le devenir de la cité ». Ils interpellent le chef de l’Etat afin d’intervenir pour mettre fin à cette situation et restituer le terrain à la cité.

Publié dans Actualite archives

Nos athlètes n’ont pas réussi à respecter les pronostics émis par la FAA, qui tablait sur de biens meilleurs résultats, notamment sur 5 à 6 médailles, tous métaux confondus. L’athlétisme algérien a enregistré des résultats peu reluisants lors de la 19e édition du championnat d’Afrique d’athlétisme clôturée le 14 août dernier à Marrakech (Maroc), se contentant d’un seul titre et trois médailles de bronze. Lors du rendez-vous marocain auquel ont participé 27 athlètes, l’élite algérienne s’est contentée d’une modeste 12e place au classement général, enregistrant à l’occasion un recul comparativement à la précédente édition (28 juin-1er juillet 2012) à Porto Nono (Bénin), où l’Algérie s’était classée à la 6e place avec seulement 13 athlètes qui avaient décroché 7 médailles (2 or, 3 argent, 2 bronze). Le titre africain décroché par l’Algérie à Marrakech a été l’œuvre du décathlonien Larbi Bouraâda, alors que Taoufik Makhloufi (800 m), Mohamed Ameur (20 km marche) et l’équipe du relais 4x100 ont remporté le bronze. La sélection algérienne de 2014 a lamentablement échoué à améliorer les résultats de sa devancière de 2012 et surtout à confirmer les pronostics émis par la Fédération algérienne d’athlétisme qui avait tablé au départ d’Alger sur 5 à 6 médailles (tous métaux confondus). Seul le vermeil du décathlonien Bouraâda a sauvé la face. Cet athlète a effectué un retour gagnant après une absence de deux ans, due à sa suspension pour dopage. Si Bouraâda a réussi l’exploit de monter sur la plus haute marche du podium, ce n’est pas le cas pour Taoufik Makhloufi et la spécialiste de l’heptathlon, Yasmina Omrani, lesquels n’ont pu conserver leur titre continental acquis deux ans auparavant au Bénin. Le champion olympique du 1500 m des JO-2012 de Londres a enregistré un retour laborieux à la compétition après une longue période d’absence due à sa maladie. Il s’est contenté d’une médaille de bronze dans l’épreuve du 800 m avec un modeste chrono de 1:49.08, alors qu’au Bénin, il avait été sacré du titre continental avec l’excellent temps de 1:43.88. A l’issue de cette course remportée par le Botswanéen Nigel Amos, l’athlète algérien s’est montré satisfait de son retour à la compétition en déclarant : «Je suis très content de mon rendement réalisé aux côtés de grands champions. Cette course a été très tactique et d’un haut niveau. J’aspirai à un meilleur résultat, mais la chance ne m’a pas souri », a-t-il souligné. La médaille de Makhloufi a satisfait le directeur des équipes nationales Abdelkrim Sadou qui a souligné que le champion olympique est parvenu à décrocher une médaille après une absence de 18 mois pour raison de santé. Ces mêmes raisons ont empêché l’heptathlonienne Yasmina Omarani de conserver son titre continental et qui a dû abandonner la compétition, pour blessure, à l’issue de la 4e épreuve, alors qu’elle filait tout droit vers le titre, un forfait malheureux qui privera le pays d’un meilleur rang au classement général. Les autres éléments de la sélection algérienne ont échoué dans leur mission, à l’instar de Mohamed Ameur (20 km marche), médaillé de bronze à Marrakech, après avoir décroché l’argent en 2012, de Nima Aissam (triple saut), vice-champion d’Afrique au Bénin et seulement 4e au Maroc, tout comme Mokdal Lyes (110 m haies) sur le déclin. C’est le cas également de la meilleure athlète dame algérienne en 2013, double médaillée d’or aux jeux Méditerranéens-2013 de Mersin (Turquie) et jeux Islamiques-2013 de Palembang (Indonésie), qui a quitté la course pour cause de « maladie », selon son entraîneur, devant le rythme élevé de la finale de 3000 m steeple qui a vu l’Ethiopienne Hiwot Ayalew Yemer pulvériser le record des championnats d’Afrique en 9:29.54/100. Plâtrée, Yasmina Omrani indisponible au moins 15 jours L’heptathlonienne algérienne, Yasmina Omrani, blessée lors de la 19e édition des championnats d’Afrique d’athlétisme, du 10 au 14 août à Marrakech (Maroc), sera indisponible pour au moins quinze jours, a indiqué vendredi la Fédération algérienne d’athlétisme (FAA). «Elle a été plâtrée juste après sa chute (lors d’une séance d’échauffement) et elle devra le garder pendant au moins deux semaines», selon le communiqué de la FAA. Yasmina Omrani avait dominé l’épreuve d’heptathlon pendant les quatre premières épreuves, avant de contracter une sérieuse blessure pendant la séance d’échauffement ayant précédé le début de la 5e épreuve, disputée mercredi dernier. Le diagnostic du médecin ayant été défavorable, l’athlète algérienne a été plâtrée sur-le-champ et a dû déclarer forfait pour les trois épreuves restantes. Un abandon forcé, synonyme de véritable coup dur pour l’Algérie dans ces championnats d’Afrique « seniors », car Yasmina Omrani représentait une sérieuse chance de médaille pour les Verts. Le compteur de l’Algérie est resté bloqué à seulement 4 médailles dans ce rendez-vous continental, avec notamment l’or de Larbi Bouraâda (décathlon) et le bronze décroché respectivement par Taoufik Makhloufi (800 m), Mohamed Ameur (20 km marche) et l’équipe du relais 4x100 m. La délégation algérienne est rentrée de Marrakech vendredi à 14h30, soit 24 heures après la clôture de cette 19e édition des championnats d’Afrique d’athlétisme.

Publié dans Sports

Une Ferrari 250 GTO Berlinetta de 1962 a pulvérisé le record de la voiture la plus chère vendue aux enchères en atteignant 38 millions de dollars lors d’une vente en Californie, ont rapporté les médias locaux. Le record précédent était détenu par une Mercedes-Benz W196 de 1954, acquise pour 30 millions de dollars l’an passé en Angleterre. La Ferrari, mise aux enchères lors de la « semaine de l’automobile » à Monterey près de San Francisco, est une biplace rouge de la collection Maranello Rosso. Premier propriétaire de la voiture, le coureur automobile français Jo Schlesser l’étrenna pendant le Tour de France Automobile 1962 avec son compatriote Henri Oreiller, selon la maison Bonhams qui a organisé la vente. Oreiller se tua en octobre de la même année pendant une course sur le circuit français de Montlhéry, au sud de Paris. Après l’accident, la Ferrari fut acquise par Fabrizio Violati, membre d’une famille italienne aisée. Il l’utilisa pendant des années pour participer à des courses. Le responsable de la vente de Monterey, Robert Brooks, n’a pas révélé le nom de l’acheteur. Parmi les personnes célèbres qui possèdent une Ferrari 250 GTO figurent notamment Ralph Lauren et Nick Mason du groupe Pink Floyd, selon le Los Angeles Times.

Publié dans Grand angle

Vingt-cinq tribus sunnites irakiennes se sont soulevées avant-hier contre l’Etat islamique (EI) dans la province d’Al-Anbar, dans l’ouest de l’Irak. Une région tombée en partie sous le contrôle de l’organisation d’Al-Baghdadi dès janvier 2014, bien avant l’avancée fulgurante de son armée engagée le 9 juin dernier au nord de l’Irak. Les  combattants des tribus sunnites auraient fait une douzaine de tués du côté des djihadistes de l’EI. Le général Ahmed Saddak, de la police d'al-Anbar, qui a précisé que les hostilités avaient été déclenchées «vendredi  à 06H00 locales (03H00 GMT)», a indiqué, au passage, que les initiateurs de ce soulèvement avaient le soutien total des forces de sécurité gouvernementales. La révolte a commencé par des attaques menées dans plusieurs secteurs au nord-ouest de Ramadi, chef-lieu d'al-Anbar, a-t-il encore informé. «Cette révolte populaire a été convenue par toutes les tribus souhaitant combattre l'EI qui a fait couler notre sang», a expliqué, à l’AFP, cheikh Abdeljabbar Abouricha, un des leaders du soulèvement. Le chef tribal a exclu l’existence d’un quelconque lien entre cette révolte et la décision du Premier ministre sortant, Nouri al-Maliki de renoncer à un 3e mandat. «L'opération était en préparation depuis plusieurs semaines, sans lien aucun avec l'annonce du Premier ministre », a précisé le chef tribal. De son côté, le colonel de police Ahmed Choufir a indiqué que les Brigades Hamza qui avaient pris les armes par le passé contre les insurgés liés à Al-Qaïda avaient repris du service. « Ce groupe a pour mission de bouter les insurgés hors des secteurs qu'ils tiennent à l'ouest de Haditha, une autre ville de la province d'al-Anbar », selon lui. Une secte contre le reste du monde La révolte des tribus sunnites devrait marquer un tournant dans la guerre menée contre l’Etat islamique, sur le plan opérationnel, mais surtout en ce qui concerne la nature même de la guerre « sainte » livrée par les terroristes d’Al-Baghdadi. Si au début de sa campagne, « le calife » de Moussoul avait déclaré la guerre aux chiites et aux apostats, son champ d’action a été élargi, puisqu’il prend pour cible tous ceux qui ne partagent pas ses idées, y compris une grande partie des sunnites eux-mêmes. L’Etat islamique n’a d’ailleurs pas tardé à s’en prendre aux Kurdes, des musulmans sunnites. Après s’être emparés de trois de leur, les djihadistes s’en sont pris aux Yazidis, une communauté kurdophone non musulmane, commettant de véritables carnages. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah s’est exprimé avant-hier sur la chaîne de télévision libanaise Al-Manar affirmant que les Américains sont derrière la création des groupes terroristes, dont l’EI, dans la région dans le but d’effriter les pays arabes. «Un projet qui n’a pas pu être réalisé par les offensives israéliennes», a-t-il dit. «En Irak, Daesh (l’Etat islamique) tue et égorge quiconque diffère avec lui sur le plan religieux ou politique. L’objectif est de semer la terreur. Les massacres ont été commis en principe par Daesh contre les sunnites, qui sont à ses yeux des apostats. Dans la dernière guerre contre les Kurdes, plus d’un million de sunnites ont été déplacés. Daesh n’épargne personne. Il tue les Arabes, les Kurdes, les Turkmènes. Il détruit les mosquées, les églises, les sanctuaires. Ce comportement n’a rien à voir avec l’Islam du prophète Mohammad », a-t-il assuré. Il a, dans ce contexte, averti les pays de la région sur ce « monstre qui ne cesse de grossir ». Une résolution de l’ONU contre l’Etat islamique Le Conseil de sécurité a adopté, vendredi dernier, une résolution visant à mettre un terme à la progression inquiétante de l’Etat islamique. La résolution réclame le désarmement et la dissolution immédiats de l'Etat islamique (EI), ainsi que du Front al-Nosra en Syrie, et des autres formations liées à Al-Qaïda. Le texte en question est placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies permettant de recourir à des sanctions, voire à la force, pour imposer son application. Toutefois, aucune action militaire sur le terrain n’a été autorisée pour le moment. Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de l'UE se sont mis d'accord à Bruxelles sur la livraison d'armes aux forces kurdes qui combattent l'EI dans le nord de l'Irak. Le même jour, les djihadistes auraient encore commis des massacres dans le village de Kocho contre la communauté Yazidis, selon des responsables kurdes et Yazidis. De leur côté, les Etats-Unis ont annoncé la poursuite du bombardement de cibles djihadistes dans la région de Sinjar, fief des Yazidis. Des frappes décidées suite à des informations faisant état d’une attaque djihadiste sur le village de Kawju, au sud de la ville de Sinjar. Après avoir réalisé plusieurs victoires en Irak et en Syrie, l’Etat islamique s’est proclamé califat, le 29 juin dernier. L’agression israélienne contre Gaza avait fait oublier, pendant un temps, ce califat désormais plus inquiétant que jamais.

Publié dans théma archives

Où en est le concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE) dans notre pays ? On l’appelle aussi «responsabilité environnementale et sociale des entreprises», «responsabilité sociétale des entreprises», mais ces appellations recouvrent la même idée : les entreprises sont conditionnées dans leur liberté de faire des affaires, pas seulement par le critère du profit, mais aussi par la responsabilité qu’elles doivent assumer par rapport à la société dans laquelle elles cherchent à prospérer et à l’environnement sur lequel leurs activités ont un impact.

La RSE implique de convaincre les entrepreneurs que la recherche de bénéfices ne suffit pas si elle n’est pas accompagnée par la volonté de contribuer au bien-être de la société en général. Dans les milieux d’affaires, ce qui a toujours dominé, c’est le principe de la libre entreprise, pris dans l’absolu. Le seul critère de décision des hommes d’affaires est généralement le profit, à partir duquel est fait le choix de continuer à produire en investissant ou d’arrêter l’activité en mettant au chômage le personnel et parfois en plongeant dans la désolation toute une région. C’est à partir de ce même critère, déguisé en rentabilité quand il s’agit d’une entreprise publique, que le facteur économique prend le dessus sur les exigences écologiques, et que s’opèrent les atteintes à l’environnement et aux ressources naturelles exploitées jusqu’à l’épuisement. Cela va à l’encontre du concept de développement durable qui tente de concilier les trois dimensions : économique, sociale et environnementale. La fonction de la RSE est d’inciter les entreprises à préserver le présent et le futur de tous, en les interpellant sur le strict respect des législations nationales et des conventions internationales sur l’environnement. Cela signifie : étude d’impact avant de lancer leurs activités, inclure les indicateurs environnementaux dans leurs bilans et rapports et intégrer dans leur organisation interne les instruments de mise en œuvre de stratégies sur la base des normes en matière d’environnement. Dans cet esprit, il y a une contrainte que les actionnaires, qu’il s’agisse de l’Etat ou d’investisseurs privés, doivent admettre : permettre l’exercice d’un contrepouvoir à l’intérieur de l’entreprise, par les salariés, et à l’extérieur par le voisinage (les parties prenantes). Pour les entreprises algériennes, une première étape peut consister à mettre en place un système de management environnemental (SME) qui permet de prendre en compte les objectifs écologiques dans le processus de décision. Une telle démarche, si elle engendre un coût financier, comporte des avantages qui compensent largement la dépense engagée pour la mettre en place. En amont du processus de production, le SME permet de rationaliser l’utilisation des ressources comme l’énergie, l’eau et même les matières premières et en aval, de réduire les atteintes à l’environnement causées par la pollution et autres nuisances provoquées par l’activité de production, pour ne se limiter qu’à ces aspects. Toutefois, le SME exige, au préalable, un travail d’information et de sensibilisation auprès de tout le personnel et en priorité vers les premiers dirigeants de l’entreprise, dont l’avis est déterminant dans toute prise de décision. Car le SME est un tout indissociable qui n’admet pas les incohérences. Sinon, on aboutit à une situation contradictoire, à l’exemple de cette entreprise publique papetière qui fait de l’excellent travail dans la récupération-recyclage des déchets papier/carton (Tonic, pour ne pas la citer), et qui, en même temps, se trouve à l’origine d’une atteinte à l’environnement à travers une de ses activités annexes (audiovisuel) en contribuant à créer des nuisances sonores, y compris le tapage nocturne, en plein centre d’Alger.

Publié dans Environnement

La ville de Ferguson, dans l’Etat du Missouri, aux Etats-Unis, est agitée depuis la mort, le 9 août dernier, d’un jeune Noir de 18 ans abattu par un policier sous prétexte que l’adolescent aurait commis un vol dans un mini-market de la ville. Par Rachid Bouarroudj et Agences La tension est montée d’un cran hier où, en signe de protestation, ravivée par une communication confuse de la police locale qui veut mettre en cause le jeune Noir, plusieurs dizaines de personnes s’en sont prises vers minuit à des magasins de cette banlieue de St-Louis, qui a déjà été le théâtre de manifestations et d’émeutes au lendemain de la fusillade. Selon le St-Louis Post Dispatch, cité par l’AFP, les pillards s’en sont pris à un petit supermarché, le même impliqué dans l’enquête. Des habitants, parfois armés, se sont interposés pour protéger les magasins des incidents qui ont suivi une manifestation pourtant pacifique conduite par le célèbre défenseur des droits civiques, le révérend Jesse Jackson. Côté enquête, la police avait rapporté, vidéo à l’appui, que le jeune Noir tué était soupçonné de vol de cigares dans ce magasin, intervenu 20 minutes avant la fusillade fatale. Une vidéo qu’elle avait diffusée montrant un jeune Noir, présenté comme Michael Brown, portant des paquets dans une main et en sortant, il repousse violemment un homme qui semble essayer de l’en empêcher, avant de se retourner pour l’intimider avec sa carrure imposante. Mais le chef de la police de la ville, Thomas Jackson, affirmait plus tard qu’on ne pouvait dire avec certitude que le policier était au courant du vol quand il a arrêté Michael Brown. Selon lui, il était intervenu parce que le jeune Noir et un ami « marchaient au milieu de la rue, bloquant la circulation ».  En revanche, il a affirmé que des preuves du vol avaient été retrouvées sur le jeune homme abattu. De son côté, la famille s’est dit « scandalisée » par la publication de ces informations destinées, selon elle, à « tenir la victime pour responsable et à détourner l’attention ». La police locale et le FBI ont chacun lancé une enquête sur ce meurtre, à propos duquel les récits diffèrent. Selon un témoin, Michael Brown, qui allait rendre visite à sa grand-mère et n’était pas armé, marchait dans la rue quand un agent de police s’en est pris à lui et l’a abattu alors qu’il avait les mains en l’air. Mais selon la police, Michael Brown a été tué après avoir agressé un policier et tenté de lui dérober son arme. Dans le pays, des manifestations ont également eu lieu en Californie à Oakland (ouest), ville à majorité noire, sans incidents notables. Un rassemblement a été organisé hier après-midi à Orlando, en Floride (sud-est), où un autre jeune Noir, Trayvon Martin, avait été abattu en 2012 par un vigile de quartier, qui avait été acquitté, ravivant le spectre du racisme en Amérique.

Publié dans Der

Sans surprise ! La ministre de la Culture, Nadia Labidi, n’y est pas allée de main morte ! A peine installée que la voici au gouvernail procidant à d’importants changements à la tête des directions de son département. Un département tant décrié à l’époque de sa prédécesseure, Khalida Toumi. Depuis le départ de cette dernière, des tensions palpables, des peurs et des angoisses persistantes se ressentaient à chaque coin et recoin du ministère de la Culture. Une situation qui n’a cependant pas empêché les rumeurs les plus fumeuses de faire leur bonhomme de chemin à l’intérieur comme à l’extérieur du temple de la culture. Et pour cause : beaucoup pour ne pas dire la majorité des hauts cadres et même le personnel avaient été installés par l’ancienne ministre de la Culture. Après douze années de règne dénigré sans aucune forme de mansuétude, voilà que ces incontournables du secteur des arts sont exposés au pire châtiment : l’expulsion manu militari du temple. La première et non des moindres à avoir quitté les lieux n’est autre que la plus célèbre des chefs de cabinet, en l’occurrence Zéhira Yahi, et par ailleurs commissaire du Festival international du film engagé qui se tient chaque année en décembre à la salle Ibn Zeydoun. Tout le monde professionnel des arts et de la culture qui connaît Zéhira Yahi ne s’attendait pas à la voir partir. Pourtant, elle sera remplacée d’abord par l’écrivaine Maameria Zoubeida pour quelques semaines, avant que celle-ci ne démissionne et cède la place d’intérim à Nourredine Otmani (un ancien conseiller à la communication de Khalida Toumi). La deuxième à passer à la trappe a été Dalila Djahdou, l’ex-secrétaire générale, qui sera remplacée pour l’intérim par Hamdi Rabah, qui occupait le poste d’inspecteur général. Troisième dans cette top-list, Mustapha Orif, ex-directeur général de l’Agence algérienne du rayonnement culturel (AARC), licencié il y a une dizaine de jours et remplacé depuis par son directeur adjoint, Salah Kaddour. Comme si cela ne suffisait pas, ceux pour qui cette décision était inespérée vont jusqu’à demander le démantèlement en entier de l’AARC ! A quoi bon, si ce n’est produire de nouveaux chômeurs pour le marché du travail en Algérie ! Karim Aït Oumeziane, directeur du Centre national du cinéma algérien et directeur du Festival du cinéma maghrébin d’Alger (FCMA), a été lui aussi remercié. Dans la foulée, Nouredine Lardjane, directeur de l’organisation de la diffusion du produit culturel et artistique, a été remplacé par Halima Hankour, directrice de la culture de la wilaya de Mostaganem et numéro 2 du Festival international du film arabe d’Oran (Fofa). La liste ne s’arrête pas là, puisque la direction études prospectives, documentation et informatique a connu également des changements. En effet, son directeur, Mohamed Bousbaa, a été démis de ses fonctions. Autres à rejoindre le banc des anciens, Lyes Semaine, directeur de la Cinémathèque algérienne, et Akeb Fatiha, directrice de la coopération et des échanges, devront également quitter leurs fonctions dans les prochains jours. Nadia Labidi s’est-elle transformée en fée du logis ? Ou simplement accapare-t-elle le territoire qui lui revient de droit, comme il est de coutume à chaque réforme de gouvernement en Algérie. A-t-elle eu besoin d’installer ses alliés au plus près de sa gestion ? Ces changements sont-ils nécessaires lorsqu’on sait qu’ils sont intervenus sans réels changements ? A l’évidence, non, puisque ces postes sont soit vacants soit occupés actuellement par des intérimaires. Autres interrogations, ces directeurs centraux pour la plupart maîtres de cérémonie de nombreux événements internationaux vont-ils conserver la gestion de ces festivals ? Ou simplement rejoindre paisiblement leur nouveau statut de retraité et encore pour ceux qui peuvent y prétendre ? Et surtout, qui ne fera pas les frais de tous ces changements ? A suivre…

Publié dans Culture

Quel impact économique et industriel aura à court terme la fièvre aphteuse sur la filière lait à Constantine, classée en haut du tableau des producteurs de lait de vache cru à l’échelle nationale avec une production annuelle de plus de 80 millions de litres ? L’appréhension des professionnels du secteur de même que celle des collecteurs et des transformateurs est grandissante.

A mesure que le foyer de la fièvre aphteuse se propage, mettant en péril le cheptel bovin et par ricochet toute la chaîne y afférente, en l’occurrence les collecteurs de lait cru, les transformateurs, les commerçants de viande…, l’inquiétude et l’angoisse des professionnels composant toute cette chaîne sont de plus en plus grandissants. Depuis l’apparition de la maladie le 27 juillet dernier, 118 cas confirmés ont été recensés à travers le territoire de la wilaya. Une campagne de rappel de vaccination a été lancée jeudi par la DSA, qui a bénéficié d’une dotation de 5000 doses de vaccins anti-aphteux.

Toute une chaîne économique menacée Une centaine de bovins atteints du virus de la fièvre aphteuse ont été jusqu’à présent abattus. Impuissants devant la progression de cette épidémie menaçant leur gagne-pain, les professionnels de la filière élevage et lait, notamment les petits éleveurs, craignent le pire et ne savent pas où donner de la tête. « Je vis avec la peur au ventre. Je suis inquiet. La maladie ne cesse de progresser. Tous ce que j’ai ce sont mes bêtes. Elles constituent tout pour moi et ma seule source de gain », déplore un éleveur de Guettar El Aïch (commune d’El Khroub), qui se demande d’où cette catastrophe leur est tombée sur la tête. Salim A., son voisin, lui, gagne sa vie en collectant le lait cru auprès des éleveurs de la région et le vend aux transformateurs et les vendeurs en détail de lait de vache. « Je suis presque au chômage. Avec toutes les restrictions décidées par le ministre (les mesures préventives, ndlr) et la maladie qui fait rage, il est devenu impossible de collecter et de livrer du lait. Mon réseau s’amenuise de jour en jour. J’ai des charges et des enfants à nourrir. Si ça continue à ce rythme, je mets la clé sous le paillasson », a estimé Salim, dont la survie de sa petite entreprise, créée en association avec son cousin, propriétaire d’une citerne isotherme, dépend de la production des éleveurs. Les industriels spécialisés dans la transformation de lait cru sont presque dans la même situation, même si la poudre de lait constitue leur matière première. Il est à noter que la wilaya de Constantine compte plus de 1213 éleveurs identifiés et donc adhérents au règlement sanitaire, contre 416 activant selon un agrément sanitaire délivré par l’inspection vétérinaire de la direction des services agricoles (DSA). Il est important de noter que ces statistiques ne sont pas exhaustives, puisque des dizaines de petits éleveurs non identifiés activent dans la wilaya de Constantine. La ville compte autant de collecteurs.

Les conséquences économiques A vrai dire, les conséquences économiques à court et moyen terme de la fièvre aphteuse sur toute cette chaîne, et cela, au cas où celle-ci perdure et n’est pas maîtrisée de sitôt, seront désastreuses. La filière lait à Constantine, qui a su « prendre son envol » ces dernières années, notamment à la faveur des multiples mesures d’aides accordées par la tutelle, est menacée. Il en est de même pour les autres secteurs de production y afférents. Les éleveurs et les collecteurs de lait ne sont pas rassurés et appréhendent l’avenir avec une grande angoisse. Certes, les pertes causées par la maladie de la fièvre aphteuse seront supportées par le gouvernement qui va indemniser les éleveurs, même dans le cas où ils n’ont pas assuré leur cheptel, celles-ci demeurent néanmoins, pense un éleveur producteur de lait cru, conséquentes et constituent une grande perte. Selon ce dernier, le vrai problème n’est pas d’ordre financier, mais de « préservation de la race ». « Il est difficile de trouver sur le marché local et avec des prix accessibles des vaches laitières de bonne qualité. Il est question de race », a estimé ce dernier pour qui la perte d’une vache dont la moyenne de production journalière est d’une dizaine de litres est plus conséquente que la perte financière en elle-même. Selon les chiffres fournis par la DSA, la wilaya de Constantine dispose actuellement de 51 000 têtes bovines, dont 29 000 vaches laitières.

Une production record Avec une production annuelle avoisinant les 80 millions de litres, Constantine et sa région arrivent en tête des producteurs de lait cru de vache. L’évolution constante de la production laitière et du nombre des éleveurs identifiés a permis au fil des années l’essor d’un réseau compact de collecteurs de lait et l’émergence d’une industrie spécialisée dans la transformation du lait cru. En effet, la situation de la production, collecte et intégration du lait cru de vache, qui affichait en 2009 un total de 23 millions de litres, a maintenu une courbe ascendante, puisqu’elle est passée de 30 millions de litres en 2010 à 42 millions en 2012, avant de faire un bond en atteignant une production record de 80 millions de litres collectés en 2013. Selon le dernier bilan présenté par les services agricoles, la wilaya de Constantine est classée à la sixième place à l’échelle nationale avec une moyenne appréciable de production par unité de vache laitière de 30 litres par jour. Selon le chargé de la communication de la DSA cité par l’APS, «la révision à la hausse des primes accordées aux collecteurs et aux transformateurs de lait, les aides financières octroyées aux éleveurs pour entamer des investissements à même d’assurer une production laitière de qualité, et l’appui dans la prise en charge sanitaire du cheptel bovin sont autant de démarches qui ont permis  à la filière lait de décoller dans la capitale de l’Est algérien ». Les communes de Beni Hmidène, d’Ibn Ziyad et d’Aïn Abid, qui assurent plus de la moitié de la production laitière, sont considérées comme « le bassin laitier » de la wilaya de Constantine. Malheureusement, les communes en question, dont notamment Beni Hmidène, premier producteur de lait cru, sont gravement touchées par l’épidémie.

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Plus de 1000 entreprises de l’industrie automobile, à la fois chinoises et étrangères, sont « impliquées » dans les enquêtes antimonopole menées par les autorités chinoises de la concurrence. Sans donner de détails, un responsable de la puissante Commission nationale pour la réforme et le développement (NDRC), cité par le China Daily, a précisé que les enquêtes concernaient aussi bien des firmes internationales que des groupes publics chinois. Il n’était pas précisé combien parmi ce millier d’entreprises - constructeurs, fabricants de pièces détachées, sous-traitants et concessionnaires - sont vraiment soupçonnées d’avoir enfreint la loi et les règlements contre les monopoles. Shanghai General Motors, coentreprise du géant américain en Chine, avait annoncé, lundi, dans un communiqué en chinois repris par les agences de presse dont Reuters et l’AFP, qu’il entendait « coopérer activement » avec la NDRC, et qu’il continuerait à « respecter » les lois régulant le secteur. Pour rappel, la NDRC, qui est l’une des autorités chinoises de la concurrence, avait accusé la semaine dernière l’allemand Audi et l’américain Chrysler de « pratiques monopolistiques », promettant des sanctions à leur encontre. Audi s’était dit prêt lundi à « accepter » la sanction des régulateurs, sans préciser quels faits lui avaient été reprochés. La NDRC avait, par ailleurs, fait état d’enquêtes visant l’allemand Mercedes-Benz ainsi que 12 firmes japonaises non identifiées, ajoutant qu’elle se penchait sur le secteur automobile depuis plus de deux ans. Les autorités avaient précédemment fait part de leurs préoccupations concernant les prix des véhicules et des pièces détachées automobiles, considérés comme exagérément élevés. Dans le collimateur, plusieurs constructeurs - Mercedes, Audi, Chrysler, Jaguar Land Rover - se sont précipités ces dernières semaines pour annoncer des réductions drastiques de leurs prix de vente en Chine sur les pièces détachées, voire sur certains modèles de voitures. Depuis l’an dernier, les régulateurs chinois ont lancé de vastes enquêtes sur les pratiques commerciales de grands groupes étrangers dans d’autres domaines d’activité que celui de l’automobile, notamment des laboratoires pharmaceutiques, des fabricants de lait infantile ou, plus récemment, des firmes informatiques. Samedi dernier, le ministère du Commerce a insisté sur le fait que la loi chinoise contre les monopoles - adoptée il y a six ans - ne faisait « aucune discrimination » entre firmes chinoises et étrangères. A telle enseigne qu’un cas de pratiques monopolistiques par une entreprise automobile chinoise contrôlée par l’Etat sera « bientôt dévoilé », a souligné le responsable de la NDRC cité sous couvert d’anonymat par le China Daily. Les pénalités pour infractions à la loi antimonopole peuvent s’élever jusqu’à 10% des revenus engrangés l’année précédente. Le marché automobile chinois connaît toujours une croissance insolente - avec un bond de 14% des ventes l’an dernier, à 21,98 millions de véhicules. Il est dominé par les grands constructeurs étrangers.

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