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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 19 août 2014

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo, a affirmé que son pays envisageait de convoquer une réunion autour de la Libye le 17 septembre à Madrid regroupant les pays des deux rives de la Méditerranée, ont rapporté des médias libyens. «L'Espagne convoquera le 17 septembre à Madrid une réunion autour de la Libye», a indiqué M. Garcia-Margallo à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne (UE) à Bruxelles, ajoutant que cette rencontre sera axée sur le conflit libyen et ses impacts sur les autres pays de la région méditerranéenne. Le chef de la diplomatie espagnole a souligné que la situation en Libye constituait désormais une affaire très préoccupante pour la stabilité de la région et de l'Europe, notamment aux frontières sud du Vieux Continent en cas d'effondrement de la situation en Libye pouvant la transformer en un autre Afghanistan. Les 28 pays de l’UE ont, rappelle-t-on, discuté au cours de leur rencontre du conflit en Libye et demandé un cessez-le-feu et la reprise du processus politique dans le pays. Des avions de guerre non identifiés ont survolé la capitale libyenne Tripoli hier à l'aube, alors que retentissaient des explosions, ont indiqué des habitants. Selon une chaîne de télévision libyenne, les avions ont visé des secteurs de la capitale où les milices s'affrontent depuis plus d'un mois. Les habitants de Tripoli ont dit avoir entendu plusieurs explosions, mais n'ont pas pu en donner l'origine, d’après l’agence Reuters. Les combats entre les milices de la ville de Misrata et celles de Zentane ont repris dimanche à Tripoli après trois jours de calme, illustration du chaos auquel est en proie la Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi il y a trois ans. Pourtant, les ex-rebelles de Misrata et Zentane ont combattu autrefois côte à côte pour renverser le dictateur. La Mission des Nations unies en Libye a déclaré « profondément regretter qu'il n'y ait eu aucune réponse aux appels internationaux et à ses efforts en faveur d'un cessez-le-feu immédiat ». Vendredi, le nouvel envoyé spécial de l'Onu Bernardino Leon, qui doit officiellement prendre ses fonctions le 1er septembre, a annoncé qu'il espérait obtenir une fin des affrontements et qu'il pourrait se rendre à Tripoli dès la semaine prochaine. «La mission d'appui des Nations unies en Libye (MANUL) condamne une grave escalade d'affrontements militaires à Tripoli et dans sa banlieue. La mission dénonce fermement les bombardements contre des quartiers résidentiels, qui ont fait des victimes parmi les civils, et causé des dommages matériels », a déclaré la MANUL dans son communiqué. A cette occasion, la mission onusienne a renouvelé son appel à l'adresse de toutes les parties prenantes à arrêter les combats dans le cadre des efforts visant à mettre fin à l'effusion de sang, à éviter de nouvelles pertes et à accélérer la lutte contre la crise actuelle à laquelle fait face le pays. Les affrontements entre les milices rivales ont connu une escalade vendredi et samedi à Tripoli où des quartiers résidentiels et des installations civiles ont été attaqués par les tirs de roquettes et de mitrailleuses, selon des témoins oculaires. Depuis le 13 juillet, Tripoli est le théâtre d’affrontements sanglants entre les groupes islamistes armés et les milices pro-laïques qui se sont disputés le contrôle de la ville. La Libye a subi une escalade dramatique de la violence depuis le renversement de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi en 2011. Les récents affrontements meurtriers entre les factions armées rivales dans les grandes villes, comme à Tripoli et Benghazi, ont suscité la crainte que les conflits se transforment en une guerre civile à part entière dans le pays.

Publié dans théma archives

«Reste dans ton pays et ne va surtout pas en Algérie, tu vas mal finir», «Khawtii piratiwah allah yastarkoum», «Heureuse que tu ne viendras pas en Algérie»... et bien pire encore ! Voilà comment les internautes ont accueilli l’annonce du concert sur Facebook de celui qui a popularisé la danse hall.

Sean Paul ne viendra jamais en Algérie ! C’est dit ! C’est fait ! Ces fans ne pourront remercier que les quelques réfractaires qui ont contribué fortement à l’annulation pure et dure du concert de la star internationale de rap, prévu initialement le vendredi 22 août à la Coupole du 5-Juillet. Contacté par téléphone, l’organisateur de cet événement et patron de l’agence d’événementiel Index, a déclaré : « La raison principale de l’annulation de la venue de Sean Paul en Algérie est les nombreuses menaces de mort reçues sur sa page Facebook, son site, Internet et son compte Twitter.» Une annulation, certes, mais également et surtout une perte financière sèche pour ce promoteur de spectacles. Le patron d’Index a affirmé, par ailleurs : « Ce sont bien sûr des pertes financières, c’est normal. Il y a une campagne de communication qui avait été engagée, du recrutement de personnel, des locations de matériel et de lieux, la préparation des équipes… Tout ça a un coût ! » Et il est énorme pour une agence privée. Pour le coût, Index a perdu plus de 10 millions de dinars. Le patron n’a pas été assez convaincant avec Sean Paul. Il le regrette et affirme ne pas avoir pu garantir un plan de sécurité suffisant à la star d’origine jamaïcaine. Il a, en outre, déploré que seul une cinquantaine de personnes sur les réseaux sociaux sont parvenues à produire leur effet. Il s’est dit egalement choqué par le fait que Facebook est la source la plus fiable et au-delà officielle pour la communication algérienne. Aussi, il sait que ces interventions intempestives ne relèvent pas seulement de l’obédience de Sean Paul en 2010 au moment où il s’était rendu au mur des lamentations vêtu d’une kippa, vêtement traditionnel des juifs pratiquants. Pour lui, « ce n’est pas l’opinion des 40 millions d’Algériens. Sur les dix millions d’internautes, il n’y avait que quelques dizaines qui ont pris le parti de confronter Sean Paul aux massacres qui se déroulent en Palestine. C’est clair que ce qui dérange, ce n’est pas la personnalité de Sean Paul. Tout le monde se fiche de ses accointances politiques, religieuses ou autres. Ce qui dérange, c’est simplement le fait qu’une agence privée organise ce genre d’événement. Ramener une star internationale de cette envergure, du même rang que Justin Timberlake ou encore Eminem, est impensable pour certains organisateurs. C’est une première en Algérie ». Voilà le coup de gueule du promoteur en direction de ceux qui ont nui gravement à l’organisation de son événement. Ces pertes, le directeur d’Index va tenter de les récupérer à Marrakech, au Maroc. Il donne rendez-vous à tous les fans de Sean Paul même date, même horaire, à part que ça ne sera pas en Algérie. Son objectif, et il nous le confie avec beaucoup d’amertume, est que ce qui s’est passé sur Facebook l’a conduit à se comporter comme un businessman et non comme il l’avait prévu initialement, c’est-à-dire contribuer avec peu de moyens à rehausser l’envergure de la scène algérienne et offrir au public la possibilité d’approcher de près des artistes qu’il n’aurait jamais penser poser le pied en Algérie. Nous n’accueillerons donc jamais Sean Paul en Algérie. Sauf si bien sûr un miracle venait à se produire. Le buzz a déjà eu lieu. L’affaire est close ! Il est question ici de revenir sur l’importance et non des moindres du pouvoir et de l’influence d’une communauté d’internautes sur les événements. Il est important de relever sur cette affaire le pouvoir d’endoctrinement des masses sur les réseaux sociaux et tous ceux qui les manipulent pour nuire ou encore rehausser l’impact des manifestations ou encore des personnalités qui y sont inscrites. Depuis quand un site de tchat, qui sert aussi, il faut le dire, de placard publicitaire et promotionnel, peut interagir aussi puissamment sur le déroulement des événements ? Qui dit la vérité sur ces sites ? Pourquoi devrait-on croire tout ce qu’on y lit comme dans un livre saint ? Pourquoi donnerait-on foi à des profils avec pseudos ? Qui garantit la véracité du propos sur ce Facebook ? Et surtout comment la presse et les médias peuvent tomber dans le piège de l’information récoltée aussi facilement et souvent sans jamais prendre la peine de la recouper ou appeler les organisateurs ou les concernés ? Un véritable dilemme pour l’avenir du métier d’informer à l’échelle nationale, mais aussi internationale ! Le dirigeant de l’agence Index ne compte pas s’arrêter là. Il annonce que la justice a été saisie. Que des plaintes ont été déposées. Qu’aucune impunité ne sera accordée à tous ceux qui ont contribué aux pertes et dommages que son agence a subis suite à cette affaire. Il déclare, par ailleurs, que son concept, «Studio Night Star», il l’a enregistré au Maroc et en Suisse pour pouvoir y travailler tranquillement au cas où ce genre de situation venait à se reproduire. Chose qui n’est pas souhaitable pour les milliers de fans algériens qui devront se déplacer dans d’autres pays et payer encore plus cher le plaisir d’apprécier et de voir leurs artistes préférés.

Publié dans Culture

La relance de l’industrie et la promotion de l’investissement sont les deux grands chantiers à mener par le gouvernement Sellal pour assurer un développement économique durable et s’affranchir de la dépendance des hydrocarbures. La volonté existe, les difficultés aussi.

Concrètement, en ce qui concerne la question précise de la réindustrialisation, l’action prévue, à court terme, est la tenue d’une conférence nationale en septembre prochain pour débattre et décider quoi faire exactement. Suggérée, le 14 mai dernier, par le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, cette rencontre devra réunir des représentants du patronat algérien, les partenaires sociaux et le ministre lui-même. Une sorte de tripartie exclusivement dédiée au secteur industriel avec pour préoccupations principales l’étude des problèmes actuels et la proposition de solutions pour les régler définitivement, l’objectif final étant de remettre l’industrie du pays en marche. Le ministre avait exprimé, le même jour, son inquiétude face à la progression de la consommation interne en énergie assurant que l’Algérie ne pouvait pas compter éternellement sur les hydrocarbures, présentant l’industrie comme la meilleure carte à jouer pour l’avenir. La relance de la machine industrielle algérienne est un objectif qui ne date pourtant pas d’hier. Au cours des treize dernières années, deux plans de grande envergure ont été adoptés par l’Etat algérien. En 2001, le Plan triennal de soutien à la relance économique (PSRE) a été lancé par le président Bouteflika. En 2005, c’était au tour du Programme complémentaire de soutien à la relance économique (PCSRE) d’être adopté. Deux feuilles de route qui n’ont pas atteint leurs objectifs puisqu’il s’agit désormais de penser à une troisième voie à entamer à partir de la conférence de septembre. L’investissement, élément clé du développement économique, est, selon certains économistes, miné par la règle 51/49% imposant aux étrangers de s’associer à des opérateurs Algériens. Le ministre de l’Industrie, encore lui, a indiqué dans un premier temps que cette règle allait être « aménagée» en fonction des spécificités des secteurs économiques. Il a annoncé ensuite que cette règle en vigueur depuis l’année 2009 « n’était pas éternelle » et qu’elle était appelée à disparaître dès 2020 avec le démantèlement tarifaire prévu dans le cadre de l’accord d’association avec l’Union européenne. Une véritable « éternité », selon certains économistes qui mesurent le retard accusé par l’économie du pays à cause de cette disposition légale.

L’industrie de 15% à 4,8% du PIB Khaled Menna, économiste au Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) estime que la relance de l’industrie en Algérie est  « incontournable » en affirmant que « l’Algérie doit désormais miser sur une industrie exportatrice ». Il rappelle, dans ce contexte, que « durant les années 1980, l’industrie représentait 15% du PIB, alors qu’elle est de 4,8% actuellement ». De son point de vue, la première condition à la relance de l’industrie est de « faire confiance aux industriels privés », signalant qu’historiquement, l’Etat algérien s’en est toujours « méfié ». Un héritage de l’époque socialiste dont « il faudrait impérativement se défaire », selon l’économiste. « L’intensification des partenariats avec les industriels étrangers est également nécessaire à la relance de l’industrie nationale », estime le chercheur.   Cependant, la relance de l’industrie « nécessite l’adoption de mesures facilitant l’investissement », pense Khaled Menna pour qui la règle 51/49% se dresse en véritable obstacle. « La règle 51/49% a été adoptée en 2009 en réaction à la vente de l’usine de ciment d’Orascom à l’opérateur français Lafarge à l’insu de l’Etat algérien et après avoir bénéficié d’un certain nombre de facilités pour investir en Algérie. En réaction, l’Etat algérien a adopté cette loi pénalisant l’ensemble des opérateurs », explique l’économiste. «Il faut supprimer cette règle, car elle a causé de nombreux problèmes». De manière générale, Khaled Menna considère que l’économie algérienne devrait être plus «ouverte, mais régie par des lois réfléchies et surtout applicables sur le long terme».

Publié dans Economie

La quatrième édition de la Fête nationale du couscous roulé à la main se tiendra, cette année, du 21 au 24 du mois en cours au niveau de la commune de Frikat, à sept kilomètres de la daïra de Drâa El Mizan. Initiée pour la première fois en 2005 par la Maison Couscous Lahlou, cette fête est devenue au fil des années une tradition pour les habitants de Frikat afin de préserver le couscous traditionnel roulé à la main et entrevoir ainsi des perspectives pour le développement du tourisme dans la région de Draâ El Mizan, sise à une quarantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. Joint hier par téléphone, le fondateur de cette fête, Sid Ali Lahlou, a affirmé qu’une centaine d’exposants devront prendre part à cette 4e édition afin d’exposer leurs produits, dont la majorité sont des artisans locaux. « Une cinquantaine d’exposants spécialisés dans le couscous traditionnel roulé à la main seront présents lors de cet évènement, ainsi qu’une quarantaine de producteurs issus des autres wilayas », a-t-il dit. Dans le même ordre d’idées, M. Lahlou a indiqué qu’une vingtaine de wilayas seront également de l’évènement. «Une vingtaine de wilayas ont postulé pour présenter leurs produits lors de cette manifestation. En attendant d’autres wilayas qui devront confirmer leur présence dans les 48 heures. » Le même initiateur a indiqué, par ailleurs, qu’une vingtaine de wilayas devront présenter leurs produits. Il citera Bouira, Béjaïa, Blida, Alger, Sétif… A souligner que l’objectif de cette manifestation est de permettre aux exposants d’échanger leur savoir-faire sur la qualité du couscous roulé à la main. « Notre objectif est de préserver la qualité du couscous traditionnel », a-t-il insisté. Avant d’ajouter : « Je peux vous dire que des centaines de micro-entreprises spécialisées dans le domaine du couscous traditionnel ont été créées, et ce, dans le cadre du dispositif d’aide aux jeunes, comme l’Ansej, l’Angem et la Cnac. A titre d’exemple, la wilaya de Tizi-Ouzou dispose actuellement de 136 micro-entreprises spécialisées dans le couscous traditionnel roulé à la main. Ce qui crée une certaine concurrence et bien sûr incite les producteurs à améliorer leurs produits. » M. Lahlou a souligné que l’inauguration de cette manifestation sera marquée par la présence des responsables locaux. Notons qu’en plus de la dégustation du couscous, les organisateurs ont prévu des conférences sur cet art culinaire ancestral, un concours du meilleur plat, des expositions-ventes et un concours de dessin. Pour les autorités locales, l’organisation de cette fête a aussi pour objectif de lui donner à l’avenir un cachet international et regrouper le maximum d’exposants de différents produits du terroir. Notons que cette manifestation verra la participation d’une vingtaine d’artisans spécialisés dans d’autres métiers, comme la poterie, la tapisserie, la robe kabyle et la vannerie qui devront prendre part également à cette édition.

Publié dans Der

Après un séjour du 9 au 18 décembre écoulé au Sahara occidental sous domination marocaine, un groupe de travail des Nations unies a constaté que la torture est une pratique «ancrée» dans les mœurs policières du royaume chérifien. Le groupe de travail a révélé l’ampleur des «mauvais» traitements au Maroc au moment de l'arrestation et pendant la détention de la part des policiers, notamment d’agents de la direction de la surveillance du territoire (DST). L’enquête de ce groupe de travail a concerné aussi les villes occupées du Sahara occidental, où plusieurs plaintes pour atteinte aux droits de l’Homme ont été enregistrées. Il a souligné dans son rapport que « la torture et les mauvais traitements avaient été utilisés pour obtenir des aveux », ainsi que les plaintes indiquant « l’usage d’un recours excessif » à la force dans la répression des manifestations en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui. Le groupe a regretté, par ailleurs, que ses rencontres avec la société civile à Laâyoune aient été surveillées. La délégation, signale-t-on, était composée, notamment, du président-rapporteur du groupe de travail, Mads Andenas (Norvège), et de son ancien président El Hadji Malick Sow (Sénégal). Ils étaient accompagnés par des membres du secrétariat du groupe de travail du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme et par des interprètes de l’Office des Nations unies à Genève. Le document note que de « nombreuses personnes ont été contraintes à faire des aveux et condamnées à des peines d’emprisonnement sur la foi de ces aveux ». En dépit des dispositions légales garantissant l’accès à un avocat dans les vingt-quatre heures qui suivent l’arrestation dans les affaires pénales de droit commun, « cette règle ne semble pas être pleinement respectée dans la pratique », indique le groupe de travail, en soulignant que l’autorisation doit être obtenue du procureur général du roi. Le même rapport a constaté avec « préoccupation » que la loi relative à la lutte contre le terrorisme prévoit que la durée de la garde à vue est fixée à quatre-vingt-seize heures renouvelables deux fois sans droit à un avocat, à l’exception d’un entretien d’une demi-heure surveillé qui peut se produire à la moitié de ces douze jours. Les plaintes reçues par le groupe de travail, mettant en cause les autorités marocaines, indiquent l’utilisation de la torture par des agents de l’Etat pour obtenir des preuves ou des aveux pendant la phase initiale des interrogatoires. Le groupe de travail a tenu à rappeler que les aveux faits en l’absence d’un avocat ne sont pas « admissibles » comme preuve dans une procédure pénale, et cela s’applique en particulier aux aveux faits pendant la garde à vue. Il a été également constaté l’utilisation « excessive » de la détention préventive, soulignant qu'au niveau général, la détention comme « mesure de punition semble toujours être la règle plutôt que l’exception » et il y a un « manque d’alternatives à la détention ». Le rapport accablant a relevé que le surpeuplement carcéral est une des conséquences de cette situation et fait figure de problème « grave qui doit être traité ». Le rapport a pointé du doigt l’emprisonnement des enfants dans des centres ordinaires, avant d’être transférés vers des centres spécialisés.

Publié dans Monde

La crise multidimensionnelle que vit le Front de libération nationale (FLN) depuis plus de deux ans pourrait connaître de nouveaux épisodes durant les prochains jours. A la veille de la rentrée sociale, chacune des parties en conflit campe sur ses positions et tente d’affaiblir l’autre. En effet, si l’on croit les affirmations d’Abderrahmane Belayat, meneur de l’opposition contre l’actuel secrétaire général du parti, Amar Saâdani, qui reste droit dans ses bottes, la convocation – encore une fois - d’une session extraordinaire du comité central de l’ex-parti unique est une question de temps. «Les préparatifs relatifs à la convocation d’une session extraordinaire du comité central du FLN touchent à leur fin. Du coup, je peux dire que la libération du siège du parti de ses occupants illégaux est une question de temps seulement », nous a indiqué Belayat joint par nos soins. Quant à l’épineuse question du quorum qui revient à la veille de chaque session du comité central, il dira que 250 membres sur les 330 que compte le comité central se sont déjà engagés à s’opposer à Saâdani. «La majorité des membres du comité central m’ont donné leur parole pour prendre part aux travaux de la session extraordinaire du comité central qui pourrait avoir lieu avant la fin du mois en cours», a-t-il précisé. L’autorisation administrative pour la tenue de cette session n’est pas un problème pour l’ex-ministre de la Formation professionnelle. «La demande d’autorisation que nous avons introduite au niveau des services de la wilaya d’Alger est toujours valable, il suffit de l’actualiser seulement», a-t-il tenté de rassurer avant d’enchaîner : «Nous n’avons pas à craindre la réaction de l’administration, puisque nous avons l’habitude de respecter toutes les démarches légales exigées par la loi en ce qui concerne les réunions et les manifestations publiques. » En outre, il a tenu à souligner que le président de la République, en sa qualité de président du parti, a donné son feu vert pour la tenue d’une session extraordinaire du comité central. « Nous avons saisi le président de la République sur ce qui se passe. Comme réponse, il a chargé son conseiller, Abdelaziz Belkhadem, de nous transmettre son OK pour la tenue du comité central extraordinaire», a-t-il affirmé. D’après lui toujours, le message du Président est une gifle pour Saâdani et ses compagnons qui n’arrêtent pas d’évoquer le nom du Président dans leur démarche. A une question sur l’éventuelle candidature de Belkhadem au poste du secrétaire général, notre contact n’écarte pas à un tel scénario. «Rien ne peut empêcher Belkhadem d’avoir une ambition au sein de son parti. C’est son droit le plus légitime de se porter candidat au poste du secrétaire général du FLN», répond-il. Une réponse qui laisse croire que Belkhadem sera en lice pour occuper la fonction de SG de la première force politique du pays. Par ailleurs, Abderrahmane Belayat n’a pas omis de s’en prendre au membre de la coordination du mouvement de redressement, Abdelkarim Abada, qui a changé de camp ces derniers jours, en annonçant son soutien à Saâdani, après l’avoir longtemps critiqué. «Il a combien de cadres avec lui celui-là pour parler de soutien de la base à Saâdani ?», s’est-il interrogé. Il ajoute : «Qu’il nous donne les noms des cadres et des responsables du parti qui sont avec lui s’il veut qu’on le croie.» Pour avoir la réaction des instances officielles du parti, nous avons pris attache avec son chargé de la communication, Saïd Bouhadja, qui s’est dit non surpris par cette nouvelle sortie médiatique de Belayat. « Belayat et les quelques personnes qui sont avec lui existent dans les médias seulement», a-t-il réagi. «S’ils sont nombreux et majoritaires au comité central, comme ils le disent, ils n’ont qu’à passer à l’action», a-t-il ajouté. Il enchaîne : «Ils parlent de majorité depuis des mois, mais ils n’ont rien fait pour le moment.» Pour lui, les détracteurs du secrétaire général ne portent aucun projet politique. «C’est un problème de personnes et de rivalités sans plus. Nous ne les avons jamais entendus parler d’un projet politique ou d’un programme quelconque. Ils se contentent de s’attaquer aux personnes», accuse-t-il. S’exprimant sur le revers d’Abdelkarim Abada, il dira que ce dernier a compris que la solution à la crise au FLN passe par la tenue du 10e congrès, prévu au premier semestre 2015. «Nous sommes contents de constater qu’Abada s’est rétracté et s’est engagé à respecter la légalité », a-t-il commenté. Toujours sur le prochain congrès, il a affirmé que la commission de préparation de cet événement statutaire se réunira le mois prochain pour faire le point sur la tâche qui lui a été assignée.

Publié dans Actualite archives

La Libye continue de vivre la résurgence de combats sporadiques, les plus virulents se déroulant toujours soit à Tripoli, soit à Benghazi. Hier encore, des affrontements ont éclaté dans le quartier de Buatni, dans la banlieue de Benghazi, entre forces spéciales de l’armée libyenne sous la bannière de l’opération «Dignité» de l’ancien général Haftar et factions armées avec pour enjeu, encore une fois, l'aéroport de Benina.  La violence des combats a poussé les habitants de la ville à déserter leurs maisons, selon les témoignages recueillis par la presse locale. Selon les mêmes sources locales, le chef de cette unité, qui porte le nom de Saiqa, Fadel Al-Hassi, qui était sur le terrain au cours des combats, a affirmé que « ses forces au sol étaient obligées de quitter Benina et de se replier dans la région de Gwarsha », révélant que les partisans d’Ansar Al-Charia, principale milice islamiste qui revendique l’aéroport de la région, avaient renforcé leurs rangs au cours des dernières semaines, augmentant leur présence à un point de contrôle entre l'aéroport de Benina, à Hay Salam, et leur fief, «peut-être avec l'intention de lancer un assaut», a-t-il averti. Fadel Al-Hassi a également confirmé la mort d’un sergent, responsable des approvisionnements pour le compte de l’opération «Dignité», qui «a été tué puis décapité à Benghazi». Il dénonce les décapitations «comme moyen d'intimidation» d’autant plus qu’elles se sont multipliées aussi bien à Benghazi qu’à Derna. De l’autre côté, à Tripoli, des avions non identifiés ont survolé, hier, avant l'aube la ville où de fortes explosions ont été entendues, selon ce qu’ont indiqué des habitants de la capitale libyenne, théâtre d'affrontements armés entre milices rivales. Les premiers survols ont eu lieu lundi vers 02h00 locales, et selon un habitant, une forte explosion a été entendue, sans qu'il soit possible d'identifier les avions ni le lieu de la déflagration, qui a été suivie par d'autres. La chaîne de télévision locale Libya Awalan, cité par l’AFP, a indiqué que « l'aviation militaire a bombardé différentes positions » près de Tripoli, sans plus de précisions. Aucune précision n'a été donnée sur ces survols qui interviennent alors que des miliciens de Zenten (ouest), des nationalistes qui auraient les faveurs du général Haftar, et des milices de Misrata (à l'est de Tripoli), proches des islamistes, s'affrontaient pour le contrôle d'un pont, un verrou de l'aéroport, situé dans le sud de Tripoli et aux mains actuellement des milices de Zenten. Dans un communiqué, le gouvernement provisoire a indiqué « tout ignorer pour le moment de l'identité des deux avions » qui ont bombardé, selon lui, des positions de miliciens en conflit dans la banlieue de la capitale libyenne. Il a ajouté avoir chargé l'état-major et les renseignements militaires d'enquêter sur cette attaque et rejeté la responsabilité des pertes éventuelles de ces bombardements sur les parties en conflit.

Publié dans théma archives

Que ce soit en judo, en natation ou en aviron, les Algériens ont été éliminés dès le premier tour et n’ont pas réussi de belles performances, ce qui n’augure vraiment rien de bon pour nos athlètes qui ratent cette entame. Les athlètes algériens participant aux Jeux olympiques de la jeunesse 2014 (JOJ-2014) du 16 au 28 août à Nanjing (Chine) n’ont pas brillé lors de la première journée qui s’est déroulée dimanche après-midi dans les différents sites accueillant la compétition. En judo, Rebahi Salim (-66 kg) a été battu dès les 32e de finale par l’Italien Manzi Elios, après 2 shido (avertissements). Après son passage par les repêchages, l’athlète algérien s’est incliné une nouvelle fois face au Polonais Wawrzycrek Pawel (2 shido et 1 wazari subis par Rebahi contre 1 shido à son adversaire). En natation, la seule représentante algérienne de la journée, Nefsi Hamida Rania, a échoué à passer le cap des séries du 200 m 4 nages, avec un chrono de 2:29.20, derrière la Namibienne Adelaar Sonja (2:22.54). La 4e série (celle de Nefsi), composée de 4 nageuses seulement, a été «lente» par rapport aux trois premières, aucune nageuse n’étant parvenue à se qualifier pour la finale. En tennis de table, Lagsir Sanneh a été versée dans le groupe H de la phase de poules, concédant une défaite dès son premier match face à la Thaïlandaise Khetkhuan Tamolwan 3-0 (11-8, 11-3, 11-5) avant de se rebiffer contre la Singapourienne Yee Herng Hwee (victoire 3-1 : 11-5, 11-7, 8-11, 11-7). Enfin, en aviron (skiff individuel filles), Doukhi Thiziri devra passer par les repêchages après sa sortie ratée dans les séries avec 4:30.10, loin derrière la Lithuanienne Petrikaite Sonata, vainqueur du 4e groupe et qualifiée pour les demi-finales avec 3:48.20. Cette première journée des compétitions verra également l’entrée en lice des cyclistes algériens qui sont au nombre de quatre : El Meddah Yasmine, Megherbi Nour El Houda, Benyoub Zoheïr et Mansouri Islam. La délégation algérienne est présente à Nanjing avec 33 athlètes, dont 16 filles, engagés dans 13 disciplines sportives différentes, à savoir l’athlétisme, l’escrime, le judo, la boxe, l’aviron, la voile, la gymnastique artistique, la natation, le tennis, le tennis de table, l’haltérophilie, le cyclisme et la lutte. La compétition réservée aux 15-18 ans rassemble, quant à elle, quelque 3 700 athlètes de 205 pays.

Publié dans Sports

Telle qu’elle est rapporteé par les journaux, la gestion des déchets ménagers a de quoi remplir de honte aussi bien les autorités qui en ont la charge que les citoyens qui en souffrent. Dans son édition d’avant-hier, Reporters évoque le spectacle des «ordures partout» vécu à Constantine.

En fait, cette situation ne concerne pas particulièrement la ville des Ponts, elle est, malheureusement, devenue banale au fil des années, dans toutes les agglomérations urbaines. En outre, si elle est chaque jour un peu plus perceptible, cette situation déplorable n’est pas nouvelle. Depuis de longues années, l’été a pris la fonction de révélateur de toutes les nuisances : pollution de l’air, bruit et surtout les déchets. Il y a quelques jours, Reporters s’est fait l’écho de cette réflexion plutôt désobligeante, mais conforme à la réalité amère, d’un membre de l’équipe de Thalassa venue pour une émission sur le littoral algérien : « Les Algériens sont fort sympas, mais la saleté règne en maître sur tout le littoral ». A propos de l’état d’«hygiène générale (ordures ménagères, plastique et autres détritus), des atteintes au littoral et des autres agressions par le béton », le journaliste français qui pilote l’émission trouve tout cela « déplorable », et, ajoute-t-il, cité par Reporters, « au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer». Sur la terre ferme, c’est sans doute pire. Les travailleurs chargés du ramassage des ordures et du nettoiement de la voie publique ne sont pas du tout en cause, au contraire, leur dévouement est à saluer quand on les voit passer toute la journée à tenter de pallier une gestion catastrophique des déchets par les APC aggravée par l’incivisme d’une bonne partie de la population. Mais ce qui est arrivé à Constantine ressemble à ce qui s’est passé à Réghaïa, dans la périphérie Est d’Alger, quand les habitants ont eu recours à des manifestations de rues et à la fermeture de la voie ferrée, Alger-Thenia, à plusieurs reprises, pour faire savoir qu’ils sont contre le projet de centre d'enfouissement technique (CET) qui allait être implanté dans leur proximité. Ils avaient été confortés dans leurs actions par les informations à propos du CET de Corso, dans la wilaya de Boumerdès, qui venait d’être ouvert et qui avait été obligé de suspendre ses activités à cause des nuisances. Des odeurs insupportables s’en dégageaient, empoisonnant la vie des habitants des localités voisines. Le projet de CET de Réghaïa tout comme le CET de Boughreb, à Constantine, ne sont pas nés d’opérations improvisées. Ils découlent de la démarche globale tracée par la stratégie nationale de gestion des déchets ménagers qui privilégie la filière de l’enfouissement et par le PROGDEM (Programme national de gestion des déchets municipaux) qui vise l’éradication et/ou la réhabilitation des décharges sauvages et la réalisation des CET. Cette opération se déroule dans le cadre de schémas directeurs de gestion des déchets à l’échelle de la commune qui ont pour but l’élimination écologique des déchets avec valorisation des déchets recyclables. Le PROGDEM avait fait l’objet d’une conférence internationale des bailleurs de fonds, réunie au Club des Pins, à Alger, un lundi 5 mai 2003 qui, pour l’anecdote, avait servi de cadre à la dernière sortie d’Ali Benflis, en tant que chef du gouvernement, remplacé à ce poste, après la cérémonie d’ouverture, par Ahmed Ouyahia, sur décision du président Bouteflika, qui venait de prononcer le discours inaugural de la Conférence. C’est dire l’importance qui a été accordée à la politique de gestion des déchets ménagers dans notre pays, mais, comme pour toutes les autres nuisances, le citoyen n’est pas sollicité pour contribuer à y remédier, comme s’il était non concerné, que ce n’était pas son affaire et que les pouvoirs publics sont là pour s’en occuper seuls. Le résultat est aujourd’hui visible à Constantine et dans toutes les agglomérations du pays avec le triptyque fatal : pollution de l’air, bruit et saleté.

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Coupures de routes et de la voie ferrée, fermetures de sièges d’APC et de daïra, rassemblements devant la wilaya… la protestation citoyenne ne cesse de s’amplifier dans la wilaya de Béjaïa, où il ne se passe pas un jour sans qu’une action de rue ne soit signalée dans la région.

En effet, avant-hier encore, la ville des Hammadites a été le théâtre d’un rassemblement de protestation tenu devant le siège de la wilaya, à l’appel de la Fédération des associations socioculturelles du douar Abrarès, regroupant quelque 19 villages rattachés administrativement à la commune de Toudja. Dès la matinée, des dizaines d’habitants des Abrarès se sont rassemblés devant le siège de la wilaya de Béjaïa, arborant des pancartes portant leurs principales revendications liées à l’amélioration de leur cadre de vie. Ils réclament, en fait, « un plan de développement d’urgence » qui puisse permettre le désenclavement de leur région qui souffre le martyre. « 52 ans après le recouvrement de notre indépendance, notre région d’Abrarès, qui compte des centaines de martyrs et de moudjahidine, demeure malheureusement à ce jour sous le statut de «zone interdite». Aucun signe de bonne volonté des autorités n’est affiché pour prendre en charge nos doléances et la situation ne cesse de se dégrader », écrivent-ils dans une déclaration rendue publique hier et dont nous détenons une copie.  Une délégation de représentants de ces villageois en colère devait être reçue par les responsables de la wilaya, le wali de Béjaïa étant en congé annuel à l’étranger, nous a-t-on fait savoir. Ces délégués devaient remettre aux autorités de wilaya une plateforme de revendications dans l’espoir de voir leur région bénéficier enfin de projets de développement socioéconomiques. « L’aménagement et le bitumage des routes, l’alimentation de ces villages en eau potable, le raccordement de leurs foyers aux réseaux du gaz de ville, d’assainissement et d’électricité pour certains d’entre eux, manque de transport, absence totale de salles de soins, d’infrastructures de sport et de loisirs, l’insécurité… » sont autant de problèmes soulevés dans leur document transmis aux représentants du wali de Béjaïa. Selon des membres de la Fédération des Abrarès, toutes les routes reliant leurs villages à la RN24 ou au CW43 sont quasiment impraticables. Ajoutez à cela le problème d’eau potable qui se fait désirer dans cette zone montagneuse surplombant la côte ouest de Béjaïa. Certains hameaux, ont-ils déploré, ne sont toujours pas électrifiés. Que dire alors du réseau de gaz de ville qui constitue, à leurs yeux, un projet chimérique ! « S’il y avait réellement une bonne volonté de la part de nos responsables quant à la concrétisation de la politique du renouveau rural, nous serions tous tentés de revenir à nos villages d’origine pour travailler nos terres en friche. Bon nombre de gens voudraient d’ailleurs restaurer leurs vieilles habitations, alors que d’autres souhaiteraient y construire de nouvelles maisons, mais en l’absence de routes et d’autres moyens vitaux, c’est tout le monde qui hésite à s’y mettre », nous a déclaré hier Khoudir Bourihane, un quadragénaire originaire d’Isbikhène, l’un des villages des Abrarès, résidant actuellement à Béjaïa-ville. Parallèlement à cette action de protestation organisée au chef-lieu de wilaya, les habitants du village Aftis, relevant de la commune de Boudjellil, ont procédé, encore avant-hier, à la fermeture de la RN26 et de la voie ferrée reliant Béjaïa à Beni Mansour, à hauteur de la localité de Tazmalt. Ces villageois en furie réclament, eux aussi, la prise en charge de leurs doléances, notamment le bitumage de la route menant à leur bourgade, le renforcement de leur réseau d’alimentation en eau potable. Il faut souligner que cette action de fermeture des voies de communication n’a pas manqué de causer des désagréments aux nombreux voyageurs et autres routiers ayant l’habitude de fréquenter ces routes.

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