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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 02 août 2014

Makhloufi a décidé de se consacrer uniquement à la préparation, pour retrouver son niveau lors des Championnats du monde en 2015, alors que Souad Aït Salem souffre de quelques ennuis physiques. Le forfait des athlètes algériens, Taoufik Makhloufi et Souad Aït Salem, aux championnats d’Afrique d’athlétisme, du 10 au 14 août à Marrakech (Maroc) est quasi-confirmé, a-t-on appris auprès d’une source proche de la fédération concernée (FAA). Le champion olympique du 1500 m en 2012 à Londres aurait constaté à travers sa participation à certains meetings (au Qatar, en Chine, en Italie et aux Etats-Unis) que la maladie qui l’avait éloigné des circuits pendant plusieurs mois l’a considérablement amoindri, décidant de se consacrer beaucoup plus à la préparation qu’à la compétition, selon la même source. Une décision qui lui permettrait de retrouver son meilleur niveau en prévision des Championnats du monde de 2015, en Chine, puis des Jeux olympiques de Rio, en 2016. De son côté, Souad Aït Salem aurait quelques problèmes physiques en ce moment. Il serait peu probable qu’elle récupère la totalité de ses moyens en seulement une dizaine de jours, d’où sa décision de faire l’impasse sur les prochains championnats d’Afrique d’athlétisme, a-t-on ajouté de même source. Pendant les prochains championnats d’Afrique, l’Algérie sera représentée chez les dames par Zouina Bouzebra (marteau), Amina Bettiche (3000 m steeple), Roumaïssa Bellabiod (saut en longueur) et Yasmina Omrani (heptathlon). L’Algérie engagera chez les messieurs Hichem Cherabi (perche), Hichem Krim (hauteur), Nabil Bensikhaled (perche), Lyès Mokeddel (110 m/haies), Abdelmalik Lahlou (400 m/haies), Skender Athmani (100 m), Othmane Hadj-Lazib (110 m/haies), Saber Boukemouche (400 m/haies), Hichem Medjeber (20 km marche), Mohamed Ameur (20 km marche), Ferhat Belaïd (20 km marche), Louahab Kafia (triple saut) et Issam Nima (triple saut). Seront également présents dans ces championnats d’Afrique Yacine Hethat (1500 m), Miloud Laredj (4x400 m), Sofiane Bouhedda (4x400 m), Fethi Benchaâ (4x400 m), Youcef Tahinket (4x400 m), Larbi Bouraâda (décathlon), Mahmoud Hammoudi (4x100), El-Hadi Bouchakour (4x100 m) et Ali Bouguesba (4x100m). Soit un effectif de 26 athlètes, dans l’attente de la décision finale de Taoufik Makhloufi (800 et 1500 m) et de Souad Aït Salem (5000 et 10 000 m). Aux dernières nouvelles, la Fédération algérienne d’athlétisme essaierait de convaincre ces deux athlètes de « faire un effort » pour permettre à l’Algérie d’être représentée par au moins quatre athlètes dans ces épreuves du demi-fond.

Publié dans Sports

Après la secousse tellurique qui a frappé Alger, hier matin, les experts algériens ont, à nouveau, insisté sur cette donnée permanente que constitue le risque sismique dans le nord du pays, une sismicité connue depuis 1365, date du séisme qui détruisit la ville d’Alger.

En même temps, soulignent les experts, le tremblement de terre est le risque majeur et le plus important en Algérie. Deux désastres suffisent à le prouver : celui provoqué par le séisme d’El Asnam du 10 octobre 1980 et celui, plus récent, du 21 mai 2003, à Boumerdès à l’est d’Alger. Mais, les Algérois ne s’attendaient certainement pas à connaître une situation d’une aussi grande frayeur, que celle qu’ils ont vécue hier matin. L’épicentre n’a jamais été situé aussi près du milieu urbain, dans la capitale. Il faut savoir que sur les dix derniers tremblements de terre enregistrés depuis le 10 mai dernier, celui d’hier est le seul à avoir été ressenti dans la capitale, avec une magnitude plus élevée que celle des autres tremblements de terre dont, par ailleurs, la localisation ne surprend pas : Chlef (le 5 juin et le 3 juillet),  Khemis Miliana (le 25 juin), Aïn Témouchent (le 8 juin), Mostaganem (le 22 mai, épicentres sur deux sites à des heures différentes), wilaya de Sétif (31 mai), wilaya de Khenchela (25 mai).  La frayeur des Algérois est parfaitement justifiée : le tremblement de terre en milieu urbain est considéré comme une «méga-catastrophe». C’est pourquoi les experts mettent l’accent –sont-ils écoutés par les autorités concernées ? - sur la politique de prévention qui repose sur une bonne évaluation de l’aléa sismique, une réduction de la vulnérabilité du bâti et particulièrement du vieux bâti et une bonne résilience. Ils exhortent les planificateurs et les promoteurs à oublier le littoral, qui est devenu presque l’unique espace d’urbanisation et à redéployer la politique d’occupation du territoire - les activités et les lieux d’habitation - vers les Hauts-Plateaux et le Sud moins vulnérables. Pour le moment, le plus urgent, dans cette prévention, et les autorités semblent l’avoir compris, est le relogement des habitants qui occupent des logements vulnérables aux secousses. C’est une question à prendre très au sérieux et à inscrire en priorité dans l’action des collectivités locales, quitte à renforcer leurs capacités humaines, dont tout le monde a pu constater qu’elles sont très insuffisantes. Après l’alerte d’Alger d’hier, les élus et gestionnaires locaux devraient se convaincre qu’il n’y a pas plus urgent que de mettre en application la politique de prévention qui permettra d’éviter la méga-catastrophe en cas de séisme plus fort. Les experts du CRAAG ont-ils raison, en voulant rassurer, de préciser que la sismicité qui concerne notre pays est plutôt modérée ? Leurs propos peuvent avoir pour effet de minimiser le risque et d’enlever à la politique de prévention son caractère urgent. Or, c’est par cette prévention que passe la réduction du risque qui permet d’éviter le maximum de victimes et pertes matérielles. Ce qui s’est passé hier montre qu’il y a encore beaucoup à faire pour expliquer à tous, citoyens et responsables locaux et centraux, les différentes mesures à prendre avant, pendant et après un séisme ou, d’ailleurs, toute catastrophe, qu’elle résulte d’une calamité naturelle ou d’un risque industriel ou technologique. L’épicentre en mer fait penser au tsunami. En novembre 2012, l’Algérie avait participé à un exercice de tsunami concernant la Méditerranée dans le cadre du Système d’alerte aux tsunamis, mis en place en novembre 2005 et supervisé par la Commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco. L’objectif était de tenter d’évaluer la diffusion d’alertes nationales et locales et les mécanismes d’intervention mis en place par les services de la Protection civile dès la réception (15 minutes après le séisme) d’une alerte au tsunami. Cet exercice avait été suivi par une vraie secousse tellurique qui a frappé la wilaya de Béjaïa, dans la première heure (00h15) du jeudi 29 novembre 2012 avec une magnitude de 5,01, semant la panique dans la population. L’épicentre du tremblement de terre était, comme hier, localisé en mer à 9 km au nord-est de Béjaïa, mais la magnitude heureusement trop basse pour déclencher un tsunami.

Publié dans Environnement

Les marchés à bestiaux en activité dans plusieurs wilayas dans l’est du pays, à l’image de Mila, Sétif, Constantine, Bouira et Béjaïa, viennent d’être fermés pour parer à toute éventualité de contamination du cheptel par la fièvre aphteuse.

De nos correspondants Chafik Aït M’barek, Zaoui Abderaouf, Farid Haddouche, Halim Benyelles

Cette décision, à caractère « purement préventif », interdit également les déplacements des bêtes entre les wilayas sauf en cas de délivrance d’autorisations dûment signées par les services vétérinaires, a-t-on précisé. A Constantine, la suspicion de cas de contamination dans les communes d’Aïn Abid et d’El Khroub a conduit la direction des services agricoles à mobiliser les vétérinaires des secteurs public et privé pour effectuer des analyses dont les résultats seront connus la semaine prochaine, a indiqué le chargé de la communication des services agricoles, Fouad Bentrad. Selon ce responsable, un cheptel constitué de plus 30 000 bovins a été vacciné contre la fièvre aphteuse parmi les 52 960 têtes élevées à Constantine, « dans l’attente de la réception d’autres doses de vaccin pour immuniser le reste du cheptel ».

11 communes affectées à Béjaïa   A Béjaïa, de nouveaux foyers avérés de fièvre aphteuse ont fait leur apparition, portant à 11 le nombre de communes affectées, selon l’inspection vétérinaire de la wilaya. Cette propagation rapide s’est installée dans 21 élevages dans lesquels il a fallu procéder à l’abattage, à titre curatif, de 69 bovins, 1 ovin et 6 caprins, a-t-on précisé, indiquant toutefois que le virus aphteux ne s’est pas révélé dans les cheptels ovins et caprins, mais abattus, en guise de prévention, du fait de leur promiscuité avec les animaux affectés. Apparue depuis dimanche, l’épidémie s’est propagée, vraisemblablement à cause d’une carence informationnelle. Beaucoup de négociants en bétail ont continué à activer, par ignorance, dans plusieurs marchés à bestiaux. « Il y a eu beaucoup de rumeurs, mais on n’a pas été informés, ni prévenus de quoi que ce soit », a déclaré un vendeur croisé à hauteur du marché hebdomadaire. « Il y a eu un télégramme diffusé à toutes les communes pour procéder à la fermeture des points de vente se trouvant sur leur circonscription. Mais, visiblement, il n’y a pas eu d’application. Peut-être que chacune attend le décret d’exécution de la wilaya qui est sur le point d’être signé », se désole l’inspecteur vétérinaire de la wilaya, Dr. Imad Idress. « Cela dit, les vétérinaires de la wilaya restent tous mobilisés sur le terrain », a-t-il souligné, notant qu’« une large campagne de vaccination a débuté, ce jeudi, dans les zones incriminées » et que « pas moins de 1000 doses de vaccin ont été dépêchées vers la wilaya pour tenter de circonscrire et de contenir la propagation du virus ». Repéré depuis dimanche, d’aucuns s’accordent à dire que le virus a été introduit au marché de Sidi-Aïch, mercredi dernier, coïncidant avec l’arrivée et la vente d’un cheptel malade de la wilaya de Sétif, qui a, en conséquence, contaminé les élevages locaux. La situation reste toutefois contrôlable, selon M. Idress, relevant que « jusque-là parmi les bêtes atteintes, aucune vache laitière n’en fait partie » et que « la vaccination a été systématique et correctement suivie », a-t-il affirmé.

Fermeture des marchés à bestiaux à Mila Les marchés à bestiaux de Grarem Gouga, Ferdjioua, Chelghoum Laïd, Zeghaïa, Téleghma, Oued Athmania et Tadjenent sont fermés jusqu’à nouvel ordre, c’est ce qu’annonce un communiqué des services de la wilaya de Mila. Cette décision de fermeture, proposée par la direction des services agricoles et ordonnée par le premier magistrat de la wilaya, a pour but d’épargner au cheptel de la wilaya la contamination par le virus de la fièvre aphteuse, présente, selon certaines sources, dans une localité de la wilaya de Sétif, limitrophe de Mila, et qui aurait tué deux vaches. Toutes les mesures ont été prises par les services compétents pour contrecarrer cette maladie très contagieuse qui touche notamment les bovidés et qui, selon les vétérinaires, se manifeste par des aphtes sur la muqueuse buccale et autres parties du corps. Les éleveurs de la wilaya de Mila, conscients du danger qui guette leurs bêtes, sont aux abois et surveillent de près leur cheptel. Ils ne cessent de s’informer sur cette maladie afin de parer à toute éventuelle contagion. Depuis l’annonce de l’apparition de cette maladie, les vétérinaires sont très sollicités par les fellahs. La fièvre aphteuse aurait été «importée» par l’introduction frauduleuse de cheptels contaminés des pays voisins. Selon toute vraisemblance, aucun cas de fièvre aphteuse n’a été signalé en Algérie depuis plus de deux décennies. Les services agricoles de la wilaya de Mila, soucieux du danger qu’encourent les bovidés, ont réservé une importante quantité de vaccins dans le but de lutter efficacement contre cette maladie très contagieuse. Dans la commune d’Aïn Turk, à une dizaine de kilomètres au nord-ouest du chef-lieu de wilaya, Bouira, deux cas de fièvre aphteuse ont été détectés mercredi, selon la direction des services agricoles (DSA). Des mesures préventives ont été prises par les mêmes services, principalement l’inspection vétérinaire, qui se sont traduites par l’abattage systématique de deux vaches qui se trouvaient dans une étable suspecte appartenant à un éleveur, et un travail de désinfection de l’écurie et des alentours a été effectué. Une mise en quarantaine du cheptel sur un rayon de 5 kilomètres a été imposée à la commune d’Aïn Turk, ainsi que la fermeture du marché à bestiaux hebdomadaire de Bouira, qui a été suivie d’une notification à toutes les autorités de la wilaya d’interdire tout mouvement de cheptel interwilayas. D’autant plus que des informations avancent qu’un autre foyer a été localisé dans la wilaya de Béjaïa, plus précisément dans la commune de Tazmalt, limitrophe des territoires de la wilaya de Bouira à l’est. En plus des cas de fièvre aphteuse décelés la semaine dernière dans la wilaya de Sétif. Afin de proscrire les éventuelles infections qui pourraient survenir, une grande campagne de vaccination de tout le cheptel de la wilaya de Bouira, estimé à plus de 30 000 têtes, est relancée par la commande d’une importante quantité de vaccins anti-fièvre aphteuse, selon l’inspection vétérinaire locale. D’autres cas suspects dans certaines régions ont fait l’objet de prélèvements par les services de l’inspection vétérinaire qui les ont acheminés au laboratoire de la commune de Draâ Ben Khedda, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. En attendant les résultats, un plan de lutte contre la fièvre aphteuse et d’alerte a été mis en place par le wali, conjointement avec les représentants des secteurs concernés.

500 vaches ont succombé à l’épidémie à Sétif Si les premières estimations avancées par la direction de l’agriculture de la wilaya avaient annoncé 60 cas constatés au niveau de la commune de Bir El Arch, le dernier communiqué fait état de 500 vaches qui ont succombé à l’épidémie et où plusieurs foyers ont été décelés dans un certain nombre de communes. Il s’agit en fait d’une propagation dangereuse de la pandémie de fièvre aphteuse au milieu des bovins d’engraissement surtout, annonce-t-on, qui risque encore de toucher d’autres zones. Rappelons qu’au lendemain de la déclaration des premiers cas, une cellule de crise a été installée par les services concernés afin de suivre l’évolution de la situation et prévenir la propagation des foyers dangereux d’infection du cheptel bovin par la distribution de vaccins aux éleveurs de la région notamment. Ainsi, un quota de 15 000 doses a été attribué à la wilaya de Sétif dans le cadre du programme d’urgence de la campagne de vaccination préventive contre la fièvre aphteuse. Les éleveurs considèrent ce nombre insuffisant, alors que les responsables du secteur annoncent que des demandes formulées ont été étudiées par les services vétérinaires. Ces derniers considèrent cependant que l’apparition de la pandémie n’est que la résultante de la mauvaise prise en charge des bêtes par les éleveurs en matière d’hygiène, de prévention et de prise en charge efficace du cheptel bovin. « Les conseils des vétérinaires ne sont souvent pas pris à la lettre par les éleveurs », jugent les responsables du secteur. L’élevage est pratiqué dans certains cas dans des hangars, loin du milieu vert et où c’est les restes de pain collecté en ville qui constituent l’alimentation du bétail, témoigne-t-on enfin.

Deux foyers découverts à Batna Deux foyers de la fièvre aphteuse ont été découverts à Batna, amenant le wali, Hocine Mazouz, à ordonner la fermeture de tous les marchés à bestiaux avec interdiction de toutes manifestations où seront exposés des animaux jusqu’à un délai indéterminé, a indiqué mercredi à l’APS l’inspecteur des services vétérinaires, Messaoud Boughrara. Conformément à cette décision, le déplacement du cheptel, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la wilaya, se fera dans le cadre d’une autorisation devant être délivrée aux éleveurs par les services vétérinaires, a précisé la même source. Le premier foyer a été découvert le jour de l’Aid El Fitr dans la commune de Ksar Belezma (daïra de Merouana) où les tests sur quatre vaches se sont révélés positifs, tandis que le second foyer a été découvert mercredi dans la commune de Hassi Temehrit (daïra d’Ain Djasser), où quatre autres vaches sont affectées, a précisé M. Boughrara. «Toutes les mesures nécessaires ont été prises pour délimiter ces deux foyers et éviter toute éventuelle propagation de la fièvre aphteuse», a souligné le même responsable, précisant qu’une vaste campagne de sensibilisation et d’information sera lancée en direction des éleveurs. Mille doses de vaccins de la fièvre aphteuse ont été réceptionnées jeudi pour immuniser le cheptel des régions mitoyennes de la wilaya de Sétif, notamment Hassi Temehrit, Ain Djasser et Ksar Belezma, a indiqué la même source, précisant que 40 000 doses avaient été livrées à la wilaya de Batna qui a achevé l’opération de vaccination du cheptel en juin dernier.

Publié dans Région

De source crédible, on apprend que le Premier ministre Abdelmalek Sellal se rendra aux Etats-Unis, du 4 au 6 août, pour représenter l’Algérie au sommet Etats-Unis-Afrique. M. Sellal, affirme notre source, sera accompagné à Washington d’une importante délégation parmi laquelle figurera le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb.

Déjà présent à Chicago, le ministre algérien des Transports, Amar Ghoul, qui participait jusqu’à hier à une importante rencontre internationale sur les transports, a déjà réitéré, selon l’APS, « la disponibilité de l’Algérie à renforcer la coopération algéro-américaine dans le domaine des investissements, de la fabrication, du transfert d’expertise ou de la formation ». Ce discours bien rodé cache mal pourtant une vérité selon laquelle les échanges économiques et commerciaux entre Alger et Washington restent très largement dominés par l’énergie et les hydrocarbures en particulier, même si des annonces de projet concernent d’autres segments d’activité comme la pharmacie et la biotechnologie. Certes, il y avait plus de 80 représentations d’entreprises américaines à la dernière édition de la Foire internationale d’Alger. Certes, le président du Conseil d’affaires algéro-américain, Smaïl Chikhoune, multiplie depuis des années les discours les plus optimistes sur les convergences économiques et commerciales entre les opérateurs algériens et américains. Mais seul le secteur de l’énergie peut aujourd’hui être cité en exemple. Sur ce point et concernant le commerce extérieur, les chiffres sont têtus : selon les Douanes algériennes, au premier trimestre 2014, le montant global des échanges commerciaux de l’Algérie réalisés durant les trois premiers mois 2014 a atteint 30,26 milliards de dollars, dont 18,07 milliards de dollars avec les pays de l’UE, soit 59,72%. Les importations algériennes de l’UE ont atteint 7,14 milliards de dollars, soit 51,60 % des importations globales du pays, alors que les exportations algériennes vers ces pays étaient de 10,93 milliards de dollars, soit 66,55% des exportations globales du pays, constituées pour plus de 95% d’hydrocarbures et de leurs dérivés. Pour ce qui est des fournisseurs de l’Algérie, la Chine demeure en tête du classement avec 1,87 milliard de dollars (13,52%) de l’ensemble, la France avec plus de 1,67 milliard de dollars (12,11%), suivie de l’Italie avec 1,26 milliard de dollars (9,15%), l’Espagne avec 1,21 milliard de dollars (8,78%), et l’Allemagne avec 810 millions de dollars 5,86%. Les pays de l’Organisation du commerce et du développement économique (OCDE), hors pays de l’UE, représentent 2,01 milliards de dollars, soit 14,52% des importations de l’Algérie, en hausse de 26,75%. Les Etats-Unis occupent la 8e place dans la liste des principaux clients du pays avec 602 millions de dollars (3,66%) du total et la 6e dans le classement des principaux fournisseurs avec une valeur de 658 millions de dollars (4,76%). En dépit de la taille de leur économie et de leur puissance exportatrice, ils sont presque au même niveau que la Turquie qui devient un important partenaire pour notre pays : son 6e client avec une valeur de 915 millions de dollars (5,57%) du total et son 7e fournisseur avec 488 millions de dollars (3,53%) du global.

Publié dans théma archives

Le poids de la menace que fait peser le chaos libyen sur la sécurité de ses voisins limitrophes immédiats, à leur tête l’Algérie et la Tunisie, s’alourdit chaque jour davantage et le péril ne concerne désormais plus les frontières au sol, mais se propage… dans les airs.

Différents comptes rendus de médias attribuaient aux milices armées libyennes la disparition de plusieurs avions des tarmacs depuis que les aéroports libyens, principalement ceux de Tripoli et de Misrata, sont devenus le théâtre d’affrontements sanglants pour leur contrôle. Des combats qui ont déjà entraîné la mort de centaine de personnes et détruit plusieurs avions, dont un Airbus A330-200 de la compagnie aérienne Afriqiyah Airways et un Bombardier CRJ900 de Libyan Airlines, qui déplorent une flotte endommagée à 90%. Néanmoins, si le chiffre de 11 appareils de différentes compagnies aériennes évanouis dans la nature avait été avancé sans pouvoir être avéré, celui d’au moins deux aéronefs volatilisés (sic!) l’a été par le président d’une compagnie d’aviation tunisienne. Sur les ondes de la radio Shems FM, Mohamed Frikha, président de Syphax Airlines, a confirmé « la disparition de deux Airbus A320 » depuis l’aéroport de Misrata, « certainement volés par les milices ». « Je trouve très étrange que deux avions disparaissent de la sorte, d’autant plus que les auteurs ont procédé avec beaucoup de technicité, car ils ont désactivé le système GPS des appareils », expliquait-il, avant d’ajouter que « les autorités libyennes ignoraient où ils sont ». A la question du journaliste sur la probabilité que ces appareils servent à des opérations suicide que songeraient à mener contre des cibles en dehors de la Libye les groupes armés, M. Frikha s’est montré affirmatif et a considéré que « ce risque existe bel et bien », sauf que, a-t-il nuancé, « il ne faut pas être crédule », car les chances que l’un de ces A320 soit utilisé dans une attaque kamikaze contre la Tunisie ou l’Algérie sont certes « réelles », mais de là à atteindre sa cible, cela relève de l’impossible ! « La menace est réelle, mais pour parer à cette éventualité, il n’existe aucune autre solution que d’abattre l’avion, et l’Algérie est disposée à le faire si un avion non identifié selon les protocoles qui régissent l’aviation civile pénètre son espace aérien, et elle est prête à le faire, y compris si cela devait arriver dans l’espace aérien tunisien », a révélé M. Fakhri, qui insistait sur le caractère « étrange » de cette disparition, s’interrogeant sur qui aurait piloté ces deux appareils et comment et où sont-ils cachés. Cette dernière déclaration de M. Fakhri renseigne sur l’urgence de la situation, qui commande des actions de même nature, parmi lesquelles la fermeture des couloirs aériens aux avions civils en provenance et en partance pour la Libye, une mesure décidée aussi bien par l’Algérie et la Tunisie que par la plupart des capitales occidentales qui ont déjà rapatrié tous leurs ressortissants qui se trouvaient sur le sol libyen. Elle laisse également entendre que l’Algérie et la Tunisie ont dû avoir conclu un accord d’« intervention militaire d’urgence », intervenu à l’issue de la rencontre, à Tébessa le 22 juillet dernier, entre les Premiers ministres des deux pays. D’ailleurs, Abdelmalek Sellal ainsi que Mehdi Jomaa se sont accordés sur « un niveau de coopération sans précédent », ce qui est quelque peu logique vu que les deux pays font face à un péril sécuritaire sans précédent.

Publié dans Actualite archives

Les organisateurs de la 36e édition du Festival international de Timgad proposera à partir de demain la participation d’artistes mettant en avant les cultures et patrimoines de onze pays, dont le Brésil, la Syrie, la Palestine ou encore l’Inde, le Maroc et le Portugal.

Accessible au public dès ce soir avec une cérémonie d’ouverture mettant en avant des groupes et chanteurs, tels que Kenza Farah, Nadia Baroud, Massinissa, Zinou, Kader Japonais ou encore la troupe Rahaba, le programme musical et artistique mis en place jusqu’au 9 août prochain par les organisateurs de la 36e édition du Festival international de Timgad proposera à partir de demain la participation d’artistes mettant en avant les cultures et patrimoines de onze pays, dont le Brésil, la Syrie, la Palestine ou encore l’Inde, le Maroc et le Portugal. En effet, événement majeur de la wilaya de Batna organisé au nouveau théâtre de la ville antique de Timgad, le public du festival, placé sous la thématique du lien entre la jeunesse et le patrimoine, avait expliqué son commissaire, Lakhdar Bentorki, lors d’une conférence animée à Alger, découvrira demain, en plus des artistes Kamel El Guelmi, Lazhar Djellali et cheb Anouar, les représentations du chanteur et musicien marocain de style chaâbi, Abdelaziz Stati, ainsi que du Portugais Lucenzo, de son vrai nom Fillipe Oliveira, très connu pour son répertoire hip-hop populaire influencé par les cultures africaine et sud-américaine. Variée de part les genres musicaux sélectionnés, la programmation de la deuxième soirée du 36e Festival de Timgad sera, par ailleurs, rehaussée par la représentation de la troupe Meu Brasil. Créée en France par des artistes professionnels, elle met en avant plusieurs styles de danse traditionnels et populaires brésiliens. Pour rappel, la programmation du festival, qui comprend la participation de 40 artistes et troupes algériens et étrangers, proposera également en marge de la soirée d’ouverture la tenue dans la ville de Batna de plusieurs manifestations animées par des artistes locaux, avaient assuré les organisateurs.

Publié dans Culture

L’agression israélienne contre Gaza continue d’enflammer la rue algérienne. Plusieurs marches et rassemblements ont été organisés durant la journée d’hier, après la prière du vendredi, dans les grandes villes du pays pour dénoncer la sauvagerie de l’armée israélienne et le silence complice de la communauté internationale. A Alger, ils étaient entre 3000 et 4000 personnes à répondre à l’appel lancé sur les réseaux sociaux pour organiser une marche populaire depuis la place 1er-Mai jusqu’à Kouba. Prenant le départ des mosquées d’Hussein Dey, les marcheurs sont passés par la Maison de la presse, avant de se rendre dans la commune de Kouba. Pendant leur trajet, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à l’Etat d’Israël et à l’attitude des gouvernements de la région. Ils ont également ressuscité les slogans de l’ex-FIS, dont son ex-numéro deux, Ali Belhadj, avait donné rendez-vous à ses partisans à la mosquée Tarik Ibn Ziyad, à la cité la Montagne, à Alger. A Oran, à l’appel de la « commission de soutien au peuple palestinien », environ 400 personnes ont sillonné les principales artères de la deuxième ville du pays pour manifester leur hostilité à ce qui se passe à Gaza et marquer leur solidarité avec le peuple palestinien. Le point du départ de cette marche n’est que la place des Victoires, en plein cœur d’Oran, non loin d’une mosquée. Pour mieux encadrer la marche, les organisateurs, qui ne sont que des militants du MSP et du Front du changement, ont mobilisé une voiture munie d’une sono qui servit de guide pour les marcheurs. A la place des Victoires, un groupe de femmes, une cinquantaine au moins, est resté à l’écart, en brandissant leurs propres banderoles. Après cette pause qui a duré une dizaine de minutes, les organisateurs ont appelé à la prière de l’absent pour les martyrs de Gaza et les victimes du crash de l’avion d’Air Algérie. Au fil du temps, la marche attirait du monde, notamment les jeunes, dont l’accoutrement indiquait qu’ils sortaient de la mosquée. Un organisateur a essayé en vain d’enflammer la foule ont scandant les slogans de l’ex-FIS. Une seconde halte a été observée non loin du consulat du royaume du Maroc, au square de l’Unité africaine. Une autre manifestation initiée par le collectif « Oran solidaire avec la Palestine » devait avoir lieu dans la ville durant l’après-midi d’hier.

Publié dans Der

Une trêve de 72 heures était entrée en vigueur dans la bande de Gaza à 8h locale entre le Hamas palestinien et l’armée de l’entité sioniste, mais a été brisée quelques minutes plus tard par des bombardements israéliens sous le prétexte qu’un soldat israélien a été kidnappé par le Hamas. Le groupe palestinien n’a pour l’instant pas revendiqué ce rapt, ce qui livre l’échec de cette nouvelle trêve à la responsabilité exclusive de l’entité sioniste.

72 heures qui se transforment en quelques minutes, c’est l’histoire de cette nouvelle trêve âprement discutée entre la Palestine et l’entité sioniste et difficilement décrochée par la diplomatie égyptienne dans la nuit de vendredi à samedi. L’arrêt des affrontements dans la bande de Gaza devait permettre aux Palestiniens de cette enclave palestinienne de se réapprovisionner en denrées alimentaires et médicaments, mais aussi de se ressourcer après 25 jours d’une attaque sauvage de l’entité sioniste quasi sans interruption. Seulement, au bout de quelques minutes après l’entrée en vigueur de la trêve à 8h (heure locale), l’armée israélienne continuait ses opérations dans le sud de Gaza, au point de passage de Rafah, situé à proximité de la frontière avec l’Egypte. L’armée de l’entité sioniste suspecte l’existence de tunnels souterrains qui permettraient au Hamas des incursions en Palestine occupée et d’effectuer des échanges d’armes et d’hommes depuis et vers le pays du Nil. D’ailleurs, le Premier ministre de l’Etat hébreu, Benjamin Netanyahu, avait prévenu : « Avec ou sans cessez-le-feu, les opérations au sol se poursuivront afin de démanteler l’ensemble des terrains souterrains permettant au Hamas de mener ses opérations terroristes. » Mais encore une fois, force est de constater que si l’une des deux parties respecte ses engagements et le droit international, c’est bien le gouvernement palestinien, dont le Hamas fait désormais officiellement partie. L’Etat hébreu, lui, continue d’agir en toute impunité.

Ignominie Pis encore, il prétexte que la trêve a été rompue parce que l’un de ses soldats aurait été enlevé par des hommes du Hamas. Une excuse qui paraît aussi légère que l’accusation portée au début du mois contre le groupe palestinien qui aurait tué trois jeunes Israéliens. Dans un cas comme dans l’autre, le Hamas n’a jamais revendiqué, et concernant la première accusation infondée, il a été de montré par la suite que ce sont des Israéliens qui ont tué les trois jeunes. L’entité sioniste prend n’importe quelle excuse afin d’attaquer les Palestiniens. Rien qu’hier, ce sont au moins 40 Palestiniens qui ont été tués par l’entité sioniste, en 25 jours d’attaques meurtrières alourdissant un bilan qui dépasse les 1 500 morts et plus de 8 000 blessés, selon Ashraf Al Qoudra, porte-parole des services d’urgence locaux. Selon l’ONU, les trois-quarts des morts sont des civils, dont de nombreux enfants. A Gaza, la population ne se fait aucune illusion sur l’arrêt des conflits, elle sait que les bombardements vont se poursuivre et les cadavres jonchant le sol vont continuer de s’amonceler dans les hôpitaux, qui, eux aussi, ne sont pas épargnés par l’ignominie israélienne. Le Hamas, par la voix de son porte-parole, Fawzi Barhum, a affirmé que « c’est l’occupation israélienne qui a violé le cessez-le-feu ». Et de poursuivre : « La résistance palestinienne a agi au nom de son droit à l’autodéfense pour arrêter les massacres de notre peuple. » Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé le départ d’une délégation gouvernementale, dont plusieurs membres du Hamas font partie, pour Le Caire, ce soir, « quel que soit le résultat de cette trêve », avait-il annoncé avant l’échec de celle-ci. Le but serait de trouver un accord à long terme avec l’entité sioniste, mais avec des conditions, parmi lesquelles la réouverture du point de passage de Rafah, celle de l’aéroport international de Gaza et la levée immédiate du blocus qui dure depuis 2006 sur l’enclave palestinienne. Mais l’entité sioniste n’est pas prête à réellement dialoguer et négocier avec la Palestine, elle l’a montré plus d’une fois, et tant que des pays comme les Etats-Unis continueront de légitimer son action en l’approvisionnant en armes, comme cela a été le cas jeudi, alors l’Etat juif pourra continuer les opérations qui le mèneront vers son unique but, la destruction du peuple palestinien pour accaparer son territoire.

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MOSCOU développe clairement une politique eurasiatique. La citation de Vladimir Poutine «Saisir le vent chinois dans les voiles russes» indique clairement ses fondements.

Par Pascal MARCHAND* Au 1er janvier 2012, l’Espace Economique Commun est entré en fonction entre Russie, Biélorussie et Kazakhstan. Il associe zone de libre échange et union douanière. Il doit déboucher en 2015 sur une Union eurasiatique, dont l’idée avait d’ailleurs été émise par Nursultan Nazarbaïev dès 1994. Elle recouvre approximativement l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTCS), créée en 2002, qui associe les trois membres de l’Espace économique commun, les deux Etats en négociation avancée pour y participer (Arménie, Kirghizistan), ainsi que l’Ouzbékistan et le Tadjikistan. L’OTCS se préoccupe essentiellement des différents aspects de la sécurité : lutte contre le terrorisme, contre la criminalité internationale, garantie du respect de la légitimité et de l’intégrité territoriale des Etats. Sur ce dernier point, l’intervention russe en Ossétie du Sud et en Abkhazieen 2008, contraire à ce principe, a été modérément appréciée. On ne peut pas considérer l’OTCS comme le bras armé de la future Union eurasiatique. Celle-ci reste essentiellement une zone de libre échange et ne comporte pas de volet politique ou militaire. Ce n’est pas une reconstitution de l’URSS. La politique eurasiatique a une autre dimension, plus vaste. En 2001, le Groupe de Shanghaï, occasionnellement créé en 1996, a été rebaptisé Organisation de Coopération de Shanghaï. Elle rassemble tous les membres de l’OTCS situés pour tout ou partie en Asie (donc tous sauf l’Arménie et la Biélorussie) et la Chine. Ses buts sont larges : renforcer la confiance mutuelle, développer la coopération, garantir la stabilité régionale, promouvoir un nouvel ordre politique international « plus juste ». Cette dernière formule vise l’hégémonie américaine sur le monde, et pour cette raison on compare parfois l’OCS à une OTAN de l’Est. Mais si des manœuvres militaires sont régulièrement organisées, elles sont d’ampleur limitée. Aucune des parties n’est désireuse de susciter une organisation militaire aussi intégrée que l’OTAN. Plusieurs Etats se sont associés à l’OCS donnant une dimension très asiatique à cette organisation : la Mongolie, l’Inde, le Pakistan, l’Iran, l’Afghanistan. On retrouve la même idée de limiter l’hégémonie américaine dans l’évolution de sigle BRIC. Le terme a été inventé par un économiste de Goldman Sachs en 2001 pour désigner un groupe d’Etats anciennement d’économie dirigée et ayant opté pour le marché et l’intégration à l’économie mondiale : Brésil, Russie,Inde, Chine. A partir d’un premier sommet qui s’est déroulé en 2009, les intéressés se sont peu à peu approprié le sigle pour former une sorte de G8 des pays émergents et essayer de « promouvoir un ordre économique et politique mondial plus juste », formule très proche de celle employée dans l’OCS. Au sommet de 2011, l’Afrique du Sud a été cooptée et décision a été prise de constituer une sorte de système monétaire mondial concurrent de l’actuel, avec l’équivalent d’une Banque Mondiale et d’un FMI. La réalisation de ce projet n’a cependant pas encore débouché. BRICS et OCS restent des organisations faiblement structurées, encore plus proches d’un forum que d’un organisme intégrateur. Dans les deux cas, la disproportion entre le PIB de la Chine et celui des autres membres rend le passage à une structure fonctionnelle difficile. La Russie joue des deux pour contrer l’unilatéralisme américain. La Russie participe aussi à l’APEC (Coopération Economique pour l’Asie-Pacifique) et le gouvernement fédéral a engagé des sommes considérables pour aménager Vladivostok en prévision du sommet de l’organisation, qu’elle y a organisé en septembre 2012. Parmi ces trois organisations, BRICS, APEC, OCS, seule cette dernière à une dimension militaire. Elle organise tous les ans des manœuvres qui, pour être d’ampleur modeste, peuvent revêtir des dimensions symboliques fortes. Ainsi en 2007, des forces russes ont participé à de grandes manœuvres en Chine dont l’objet était la prise de contrôle d’un territoire par une action aéronavale. Elles ont été organisées un peu au nord de l’île de Taïwan, dont Pékin réclame la réintégration ! En termes de coopération technologique, surtout dans le domaine militaire, le principal partenaire asiatique de la Russie n’est cependant pas la Chine. Cette dernière a longtemps été un client important de l’industrie militaire russe, notamment pour l’équipement de son aviation de chasse dans la période 1990-2010. La Russie a à certains moments apporté une aide aux programmes nucléaires et spatiaux chinois, mais aujourd’hui, dans ces deux domaines, comme dans celui de l’aviation de chasse, Pékin vole de ses propres ailes et avec des budgets très supérieurs à ceux mis en œuvre par la Russie dans les mêmes domaines. La Russie ne vend plus le dernier cri de sa technologie à la Chine depuis l’affaire du Su-33/J-15. La Chine avait acheté quelques exemplaires de la version aéronavale du chasseur russe Sukhoï-33. Depuis les essais menés par la Chine avec son premier porte-aéronefs [1], le Liaoning, on y a vu apparaître un chasseur de conception chinoise, le J-15, copie conforme du Su-33. Dans le même registre, en octobre 2013, la Russie et les autres pays en lice (France, Etats-Unis) pour l’appel d’offre lancé par la Turquie pour des systèmes de missiles sol-air ont enregistré une autre déconvenue. A la surprise générale, c’est la Chine qui a emporté le marché, pour un prix inférieur de un milliard de dollars [2], en proposant un système chinois développé à partir de missiles achetés il y a quelques années à la Russie. Le véritable partenariat stratégique eurasiatique de la Russie fonctionne avec l’Inde. Les marines et armées de l’air indiennes sont depuis longtemps principalement équipées de matériels russes. Mais ce sont surtout deux éléments particuliers qui montrent le niveau du partenariat. D’une part, l’assistance russe a permis à l’Inde d’entrer dans le club très fermé des pays capables de construire des sous-marins à propulsion nucléaire (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine). Depuis 1988, cas unique dans le monde, la Russie loue un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) à l’Inde. Ce type de bâtiment est le nec plus ultra des flottes de guerre. Bénéficiant d’une aide des chantiers navals russes, l’Inde a pu concevoir, fabriquer et mettre à l’eau en 2009 son premier sous-marin nucléaire lance engins (SNLE). Elle compte en construire cinq, qui constitueront le pilier de sa dissuasion nucléaire. D’autre part, la Russie et l’Inde sont associées à plusieurs programmes d’armement à la pointe de la technologie mondiale. Une co-entreprise russo-indienne a développé un missile de croisière supersonique, le Brahmos, spécialisé dans l’attaque des navires. Les deux pays sont actuellement les seuls à disposer dans leur arsenal de missiles de croisière de ce type, les autres modèles en service dans le monde (SCALP français, Tomahawk américain) restent subsoniques. L’Inde participe également au programme russe d’avion de combat de 5ème génération, le T-50. L’appareil sera construit en série dans les deux pays. Seuls les Etats-Unis disposent, et depuis peu, d’avions de ce niveau technologique (avec les F-22 et F-35) [3]. Il existe également un programme de mise au point et de construction d’un avion de transport tactique commun aux deux armées de l’air. Il n’avance guère et il est probable qu’il y a un rapport avec la question ukrainienne. En 2012, la Russie a en effet signé un accord avec Kiev pour acheter plusieurs dizaines d’Antonov-70, un avion de transport de type A-400 M produit en Ukraine, qui n’a jamais trouvé un seul client [4]. Sans la commande russe, le programme sombre, et l’industrie aéronautique ukrainienne avec. L’exécution du contrat renverrait évidemment le programme russo-indien à un horizon lointain. Par le niveau de la coopération, le partenariat russo-indien peut être considéré comme un véritable axe technologique eurasiatique. Il est favorisé par le fait que les deux pays n’ont aucun contentieux. La relation entre la Russie et la Chine est empreinte de plus de méfiance. La mitoyenneté entre la masse démographique et les énormes besoins en matières premières de la Chine d’une part, le vide et l’abondance en matières premières de la Sibérie orientale d’autre part, constituent un facteur d’incertitude que Zbigniew Brzezinski n’est évidemment pas le seul à avoir remarqué. Les relations entre la Russie et le Japon, que la puissance montante de la Chine devrait normalement développer, restent sous la dépendance d’un différent territorial entre les deux pays irrésolu depuis 70 ans. En 1945, aucun traité de paix entre les deux pays n’a mis fin à la guerre. Le Japon ne reconnaît pas l’annexion par l’URSS des îles les plus méridionales de l’archipel des Kouriles, Iturup (Etorufu pour les Japonais), Kunashir, Shikotan et Habomeï, que le premier traité russo-japonais de 1855 (traité de Shimoda), lui attribuaient. Malgré quelques contrats, les relations russo-japonaises restent tièdes. * Pascal MARCHAND est agrégé de géographie et docteur d’État. Il est également professeur à l’université de Lyon II et chargé de cours à Sciences Po Lyon. Il a déjà publié plusieurs ouvrages sur la Russie dont Atlas géopolitique de Russie (Autrement), Géopolitique de la Russie (PUF). NB. Texte extrait du livre de Pascal Marchand, Géopolitique de la Russie, coll. Major, Presses universitaires de France, 2014, pp. 164-167. Références : [1] Seuls les Etats-Unis et la France disposent de véritables porte-avions, dotés de catapultes (ainsi que le Brésil qui a racheté un ancien porte-avion à la France). Les avions catapultés (F-18 américains, Rafale français) ont les rayons d’action et les capacités d’armement d’avions de combat basés à terre. Quelques autres pays disposent de porte-avions sans catapultes. Ils mettent en œuvre des chasseurs à décollage court dont la capacité d’emport en carburant et armement est très limitée. Par ailleurs, leurs avions ne peuvent décoller que lorsque le bâtiment s’est positionné dans le sens du vent. (sources : DSI, différents numéros). [2] Les Echos, 30-9-2013. [3] La Chine met actuellement au point deux modèles de 5ème génération, les J-xx et J-xx, correspondant respectivement aux F-22 et F-35. Le Rafale est un appareil de génération 4+. [4] Air et Cosmos, 12 octobre 2012.

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Nous voilà en pleine saison estivale, et les défaillances évoquées il y a plusieurs mois sont toujours d’actualité. Parmi ces problèmes, on citera l’éclairage public.

Contrairement à la vitrine de la ville, en l’occurrence le centre-ville et Akid Lotfi, les autres quartiers sont carrément plongés dans le noir. Pourtant, les décideurs viennent de réserver des milliards de centimes pour la réhabilitation des points lumineux de la ville, en prévision de la saison estivale, une action qui devient ordinaire, puisque cela ne va pas être forcément constaté sur le terrain. Car des sommes colossales sont débloquées chaque année pour que la ville voit plus clair, mais en vain, le constat est amer, des artères phares d’El Bahia souffrent d’un manque ou carrément d’une absence totale des lampadaires, qui sont soit saccagés soit grillés. Mais faute d’un entretien régulier, ces endroits sont restés obscurs. En effet, selon des chiffres officiels, pas moins de 30 000 points lumineux défaillants ont été recensés à travers les secteurs urbains de la ville, ce qui confirme la mauvaise gestion des responsables locaux, notamment en cette période estivale. Une défaillance qui a causé un désagrément à la circulation urbaine au niveau de plusieurs carrefours, créant ainsi un endroit propice aux malfaiteurs. Il faut noter que l’Etat algérien a injecté des enveloppes considérables pour la mise à niveau d’El Bahia. Cependant, les riverains de tous les quartiers d’Oran interpellent les autorités locales afin de remettre de l’ordre, surtout que la ville est très visitée en cette période estivale. En attendant, Oran reste la ville aux deux visages.

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