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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 21 août 2014

L’exécution barbare du journaliste américain, James Wright Foley, par les intégristes de l’Etat Islamique (EI) a provoqué l’émoi en Occident. Dans une vidéo diffusée mardi dernier sur Internet, l’EI, qui s’est taillé une réputation de groupe sanguinaire, montre un homme s’exprimant en anglais avec un accent britannique, masqué et habillé de noir qui semble couper la gorge du journaliste James Foley, enlevé en novembre 2012 en Syrie. Dans la vidéo intitulée «Message à l'Amérique» et tournée dans une zone désertique  impossible à identifier, le groupe montre aussi un autre journaliste américain identifié comme étant Steven Sotloff, qu'il menace d'exécuter si les frappes ne cessent pas. La Maison-Blanche a dit vérifier l'authenticité de cette vidéo. «Si elle est authentique, nous sommes horrifiés par le meurtre brutal d'un journaliste américain innocent (...)», a indiqué le Conseil de sécurité nationale. Sa mère, Diane Foley, dans un message sur Facebook, a dit que son fils avait «donné sa vie en essayant de montrer au monde les souffrances du peuple syrien». «Nous implorons les ravisseurs d'épargner la vie des autres otages. Comme Jim, ils sont innocents. Ils n'ont aucun pouvoir sur la politique du gouvernement américain en Irak, en Syrie ou ailleurs dans le monde», a ajouté Diane Foley. James Foley, 40 ans, était un reporter expérimenté, avait couvert le conflit en Libye avant de se rendre en Syrie pour couvrir la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad pour le site d'informations américain GlobalPost, l'Agence France-Presse et d'autres médias. «Nous sommes horrifiés par la diffusion de cette vidéo – qui n'a pas été authentifiée – et par la revendication de l'assassinat de James Foley», a déclaré le P-DG de l'AFP, Emmanuel Hoog. Le Premier ministre britannique David Cameron a interrompu ses vacances  pour présider une série de réunions d'urgence sur la menace posée par l'EI, qualifiant, «si c'est vrai», de «choquante et perverse» l'exécution du  journaliste.  Son chef de la diplomatie Philip Hammond a fait état d'une enquête pour  s'assurer si le bourreau est un Britannique. Paris a évoqué une «barbarie» et un «assassinat ignoble». Stratégie globale contre EI Après les déclarations du président Barack Obama affirmant vouloir «poursuivre une stratégie à long terme» de lutte contre l'EI, son homologue français François Hollande a, lui aussi, annoncé qu'il proposerait «prochainement» une conférence sur la sécurité en Irak et la lutte contre l'EI «qui dispose de financements importants et d'armes très sophistiquées». «Nous devons envisager une stratégie globale contre ce groupe qui s'est structuré, qui dispose de financements importants et d'armes très sophistiquées, et qui menace des pays comme l'Irak, la Syrie ou le Liban», estime le chef de l'Etat. «Je proposerai donc prochainement à nos partenaires une conférence sur la  sécurité en Irak et la lutte contre l'Etat islamique», poursuit-il. «Nous devons faire face, non pas à un mouvement terroriste comme Al-Qaïda, mais à un quasi-Etat terroriste, l'Etat islamique. Nous ne pouvons plus nous en tenir au traditionnel débat, intervention ou non-intervention», ajoute M. Hollande. Les Allemands s’impliquent aussi en décidant d’emboîter le pas aux Américains et aux Français, en décidant de livrer «le plus rapidement possible» les armes aux Kurdes qui font face aux attaques des hordes de l’Etat islamique. D’ailleurs, un ministre allemand a ouvertement accusé le Qatar de financer les terroristes de l’Etat islamique. Le ministre allemand d’aide au Développement, Gerd Müller, «une telle situation a toujours un historique», a-t-il déclaré, hier, à la chaîne de télévision publique ZDF. «Qui finance ces troupes?», s'est-il interrogé. «Je pense au Qatar.» La veille, le ministre de l'Economie, le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel, avait estimé que la communauté internationale n'échapperait pas au «débat sur qui maintenant et par le passé a fourni les moyens financiers pour armer l'EI», ajoutant : «Cela n'a pas pu se faire sans argent.» Il n'avait toutefois nommé aucun pays. Sunnites, chiites, peshmergas surle terrain Sur le terrain au nord et à l'ouest de Bagdad, les forces irakiennes appuyées par les milices chiites et les tribus sunnites, ainsi que les peshmergas (combattants kurdes) consolidaient leurs positions après avoir repoussé les djihadistes, mais faisaient hier du surplace. Les forces engagées pour reprendre aux djihadistes la ville de Tikrit,  l'ancien fief de Saddam Hussein, n'ont pas encore réussi à y entrer. La reprise dimanche dernier du barrage de Mossoul, le plus important d'Irak, a constitué leur principale victoire jusque-là. Selon des officiers kurdes, un raid aérien américain a visé hier une réunion de djihadistes dans une école près du secteur du barrage. L'offensive djihadiste a jeté sur les routes des centaines de milliers de personnes dont des membres des minorités chrétiennes et kurdophones des Yazidis  qui ont trouvé refuge dans les montagnes du nord, au Kurdistan ou même dans des camps à la frontière syrienne. Face à cette crise humanitaire majeure, l'ONU devait lancer hier l'une de ses «plus importantes opérations de soutien pour aider près d'un demi-million de déplacés», par voies aérienne, terrestre et maritime.

Publié dans Monde

Ingenico Group et HB Technologies s’associent pour fournir des solutions de paiement innovantes et des services à forte valeur ajoutée au marché algérien.

Nous l’annoncions déjà en exclusivité dans nos colonnes fin juillet, Ingenico Group vient d’officialiser et de rendre public son accord de partenariat avec HB Technologies pour investir le marché national des solutions de paiement et de monétique. Le leader mondial des solutions de paiement intégrées a annoncé hier la conclusion d’un accord de partenariat de distribution avec HB Technologies, entreprise leader en Algérie dans le développement de solutions technologiques sécurisées à base de cartes intelligentes. Ce partenariat permettra à Ingenico Group d’«étendre son activité sur le territoire algérien en proposant une offre complète de terminaux de paiement nouvelle génération », annonce le groupe. HB Technologies, fort de son expérience dans des domaines tels que les télécommunications, le bancaire ou encore l’identitaire, pourra ainsi renforcer sa contribution au développement de la monétique et du paiement électronique, mais aussi ses offres « e-voucher » et « e-top up », en Algérie. L’expertise d’Ingenico Group dans les solutions de paiement, alliée au savoir-faire de HB Technologies en matière de cartes intelligentes leur permettront d’accompagner au mieux tous les types de marchands en leur proposant des solutions de paiement sécurisées et fluides, ainsi que des services à forte valeur ajoutée. « Nous sommes heureux de conclure aujourd’hui ce partenariat avec HB Technologies avec qui nous partageons les mêmes valeurs telles que l’expertise technique et l’excellence dans le service pour accompagner au mieux nos clients. Ce partenariat reflète la volonté d’Ingenico Group de renforcer son positionnement sur le marché algérien que nous adressons depuis plus de 14 ans. En effet, l’expérience de HB Technologies et son engagement dans la promotion des solutions monétiques en Algérie vont nous permettre de proposer des solutions innovantes et de nous adresser à une cible plus large sur ce territoire», a déclaré à cette occasion Rachid Oulad Akdim, girecteur général Ingenico Africa. «Nous sommes ravis d’avoir la confiance et le soutien d’Ingenico Group, leader mondial des solutions de paiement. Ce partenariat va permettre à HB Technologies de proposer des solutions innovantes ‘’end to end’’ afin de contribuer au développement de la monétique et du paiement électronique en Algérie dans un environnement hautement sécurisé», a affirmé, pour sa part, Abdelhamid Benyoucef, P-DG de HB Technologies. Spécialiste des solutions numériques hautement sécurisées à base de cartes intelligentes, HB Technologies est aujourd’hui une entreprise leader en Algérie. Elle a pour stratégie, selon ses responsables, de fournir ses propres solutions de sécurité pour garantir la meilleure prise en charge, fiabilité ainsi qu’une sécurité supérieure pour des secteurs tels que le bancaire, les télécommunications et l’identification. A l’issue de cet accord de partenariat, HB Technologies devient le VAR (Value-Added Reseller – revendeur à valeur ajoutée) d’Ingenico et, ce faisant, commercialisera les solutions logicielles et matérielles développées par cette dernière, auxquelles il intégrera également ses propres services, lui ouvrant de la sorte le champ au secteur du paiement en ligne et électronique. « Nous allons pouvoir commercialiser des solutions innovantes de bout en bout et ainsi apporter notre contribution à la monétique et au paiement électronique hautement sécurisé en nous associant avec l’un des leaders mondiaux des terminaux de paiement », a confié à Reporters, le 31 juillet dernier, un cadre dirigeant de l’entreprise. « Nous allons également intégrer nos propres solutions développées dans notre centre de recherche et de développement riche de 20 ingénieurs et spécialistes qui travaillent sur des services monétiques, de télécommunications ainsi que la sécurité des données », ajoute-t-il, se réjouissant que «pour le seul secteur des télécommunications, HB Technologies détient 80% du marché de la carte SIM, y compris 3G». La production et personnalisation de cartes intelligentes, ainsi que dans le développement de systèmes d’exploitation et solutions de sécurité sont, aujourd’hui, à la base de son succès sur le marché national.

Publié dans Economie

Depuis la rupture mardi soir de la trêve instaurée le 11 août dernier, au moins 20 Palestiniens, dont la femme et le fils du chef militaire du Hamas, ont été tués et 120 blessés dans des raids israéliens à Ghaza par l’occupant israélien, ont indiqué hier des sources médicales palestiniennes. Les attaques ont repris mardi soir et se sont poursuivies hier rompant une trêve précaire dans le conflit qui, depuis son déclenchement le 8 juillet, a fait, selon le ministère palestinien de la Santé, 2 036 morts et 10 302 blessés côté palestinien. Parmi les morts, figurent la femme et le fils de sept mois de Mohammed Deif, le chef des Brigades Al-Qassam, la branche armée du Hamas qui contrôle Gaza. Huit Palestiniens, dont trois enfants et une femme enceinte, ont été tués peu avant l’aube hier lors d’un raid israélien contre une maison de Deir el-Balah. Un autre enfant, âgé de quatre ans, de même qu’un homme âgé d’une vingtaine d’années sont morts dans un raid sur Zeitoun, a ajouté le porte-parole des services d’urgence de Ghaza, Ashraf al-Qodra. Quatre autres Palestiniens ont été tués dans trois frappes distinctes, dont deux par le tir d’un missile contre leur motocyclette à Beit Lahiya, dans le nord de l’enclave. Côté israélien, 64 soldats ont été tués, ses plus lourdes pertes depuis sa guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Trois civils, dont un Thaïlandais, ont par ailleurs été tués par des tirs de roquettes. Dans une première réaction à la reprise des combats, le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Al Arabi a accusé hier Israël d’« entraver » les négociations de cessez-le-feu, au lendemain de la reprise des hostilités entre Israéliens et Palestiniens. « Israël entrave tout type d’accords conduisant à l’apaisement » dans la bande de Gaza, a indiqué à des journalistes le secrétaire général de l’organisation panarabe Nabil Al Arabi, cité par l’AFP. Pour sa part, l’Egypte a appelé Israéliens et Palestiniens à reprendre les négociations au Caire, exprimant « son profond regret » au sujet de la rupture de la trêve dans la bande de Gaza, a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. L’Egypte «poursuit ses contacts avec les deux parties palestinienne et israélienne pour les exhorter à respecter une nouvelle fois un cessez-le-feu et à poursuivre les négociations de manière positive, afin d’arriver à un accord garantissant un cessez-le-feu permanent », a indiqué le ministère. Mais entre-temps, Israël a justifié son raid de l’aviation sur Gaza qui a tué la femme et le fils du chef militaire du Hamas Mohammed Deif, par le fait qu’il s’agissait d’une tentative de le «liquider », le considérant comme une cible «légitime ». En réponse, sur sa chaîne de télévision Al Aqsa, le Hamas a appelé les Gazaouis à se rendre à la mi-journée aux funérailles de la femme et du fils de M. Deif, tués lors de ce raid qui a également fait 45 blessés, selon les services de secours palestiniens. Présenté par les Israéliens comme « l’ingénieur » des brigades Al Qassam et « le cerveau » d’attentats suicide, Mohammed Deif a déjà échappé à cinq tentatives d’assassinats menées par l’Etat hébreu. Il a pris la tête des Brigades Al-Qassam, après la mort dans un raid, en 2002, de son prédécesseur, Salah Chéhadé.

Publié dans Der

Bain de minuit, grillades de poisson, jeux pour enfants, dîner en famille… les soirées de Djamila à Aïn Benian embellissent de mieux en mieux. Le port de La Madrague ne désemplit pas en cette fin de saison estivale. L’ambiance est à son comble, au grand bonheur des estivants et des familles de l’Algérois et d’ailleurs. De jour comme de nuit, la place reste bondée d’estivants. Les crémeries, salons de thé et restaurants spécialisés dans le poisson font l’emplette durant cette haute saison. A midi, heure du ftour, la place connaît une tout autre ambiance, voire même davantage de pression du point de vue de la circulation et de l’afflux. Les tables sont presque toutes réservées dans les deux principaux et meilleurs restaurants de cette pêcherie.

Poissons, glaces et thé agrémentent la pêcherie de La Madrague Peu après deux heures de l’après-midi, la tension sur les restaurants baisse, mais pas du point de vue de la circulation qui connaît de nouveaux rebonds. En fait, le flux circulatoire ne baisse pas d’un iota durant toute la journée et une grande partie de la soirée. Côté plage, l’ambiance est également à la baignade et au bronzage sur le sable. Pour ceux qui ne veulent pas faire le déplacement sur Zéralda et Tipasa, faute de temps, d’argent ou autres, c’est l’endroit idéal. Côté rochers, les amateurs de pêche s’en donnent à cœur joie. Cannes à pêche ou carrément pêche à la ligne, ils passent leur journée jusqu’en milieu de soirée à s’adonner à leur hobbie préféré.

L’ambiance du soir, un autre décor ambiant Depuis le début de la saison, la plage de La Madrague fait le plein de familles. Cette ambiance se poursuit jusqu’au soir au grand bonheur des familles restées sur place. La plage reste bondée de monde le soir. Le bain de minuit semble devenu une tradition dans cette plage. Les enfants, les femmes et les jeunes s’en donnent à cœur joie. Dans un brouhaha indescriptible, ce flot humain gesticulant dans tous les sens, jusqu’à rendre mousseuse l’eau de la plage, crée l’ambiance. D’autres jeunes, agglutinés sur les escaliers longeant la plage côté eau, dans un incessant reflux, exécutent des plongeons bruyants et fracassants.

Les grillades de poisson envoûtent Un peu plus loin sur l’esplanade, le visiteur de La Madrague est vite envoûté par les odeurs agréablement bonnes des grillades de crevettes, espadon, rouget et autres merlans. Les restaurants affichent le plein également le soir. Idem pour les crémeries qui restent la destination de familles entières, en quête de fraîcheur et de repos mérité. Le flux des estivants est également impressionnant le soir. Dans un incessant va-et-vient, les estivants et les visiteurs de la place de Djamila agrémentent l’ambiance. Des familles en quête d’évasion emmènent leurs diners à même le sable, où ils dressent leurs nappes, sans gêne aucune. D’autres préfèrent siroter leur thé, fait maison, avec des gâteaux secs confectionnés à l’occasion. Histoire de se prémunir contre les dépenses estivales onéreuses, surtout avec la rentrée des classes qui s’annonce déjà rude. Le ramadan étant déjà passé par là. La police fait le guet. Les rondes incessantes sont là pour rassurer les estivants et les familles, et dissuader ceux qui tenteraient de semer le désordre ou d’attenter à la quiétude des familles et visiteurs. Gyrophares bien en évidence, ils font le tour de la place, scrutant chaque groupe d’individus. Dans le parking où parfois la tension autour des places et manœuvres pour parquer son véhicule se fait sentir, la vigilance est encore de mise. Un peu plus loin, à l’entrée du port de Djamila, le bal des voitures est perceptiblement ostentatoire. L’encombrement se prolonge jusqu’à la principale avenue menant aux trois voies desservant Aïn Benian, à savoir Staoueli, la bretelle de Chéraga et le centre-ville de Baïnem. Là encore, l’ambiance est également bonne, à travers les terrasses des pizzerias et autres salons de thé où les familles se prélassent jusqu’à une heure tardive de la soirée. Ainsi, vont les soirées de Djamila la belle, l’espace d’un été, pour reprendre ensuite avec sa vie, moins bruyante, mais toujours ambiante durant les basses saisons.

Publié dans Région

Le DEN, Ahmed Boubrit, avoue que huit athlètes seulement seront pris en charge par de la FAA, qui mettra à leur disposition des entraîneurs étrangers de haut niveau et leur permettra de suivre des stages à l’étranger pour améliorer leurs performances. De nouvelles démarches, administratives et techniques, seront entreprises prochainement par la Fédération algérienne d’athlétisme (FAA) pour améliorer les performances de ses athlètes lors des échéances à venir, notamment les Mondiaux-2015 en Chine et les jeux Panarabes de la même année au Liban, a indiqué le directeur technique national (DTN), Ahmed Boubrit. « L’élite de l’athlétisme algérien, composée de huit athlètes, va bénéficier de meilleures conditions de préparation à l’avenir. On espère pouvoir leur assurer également un meilleur encadrement avec des techniciens étrangers », a révélé le DTN lors d’une conférence de presse tenue au siège du Comité olympique algérien (COA). Allusion faite à Larbi Bouraâda, médaillé d’or pendant les derniers championnats d’Afrique d’athlétisme au Maroc (décathlon), la jeune équipe du relais 4x100 m qui a décroché le bronze pendant la même compétition et le « grand espoir » de l’athlétisme algérien, Yasser Mohamed-Tahar Triki, qui a réussi de bons résultats jusqu’ici en saut en longueur, alors qu’il est encore cadet. « Ils vont bénéficier de stages de préparation à l’étranger pour augmenter leur potentiel sur le plan physique, au moment où l’apport des entraîneurs étrangers les aidera à améliorer leur rendement sur le plan technique », a encore expliqué Ahmed Boubrit. « Contrairement aux précédentes compétitions, pendant lesquelles nous avons essayé de donner une chance à un maximum d’athlètes, désormais, nous n’engagerons que les éléments susceptibles de prétendre à un podium », a-t-il annoncé.

« La participation à la CAN n’a pas été catastrophique » Le DTN est, par la suite, revenu sur la participation algérienne aux derniers championnats d’Afrique d’athlétisme, du 10 au 14 août à Marrakech (Maroc), et que beaucoup avaient qualifiée de «catastrophique ». « Tout comme nous, le Maroc, la Tunisie et l’Egypte n’ont décroché qu’une seule médaille d’or pendant ces championnats d’Afrique. A partir de là, notre participation ne peut pas être qualifié de catastrophique, comme l’ont prétendu certains», a tenté de se défendre le conférencier. Boubrit est allé encore plus loin en affirmant que sans les blessures, les grippes et les différents forfaits de dernière minute, l’Algérie « aurait pu rafler beaucoup plus de médailles que les pays suscités ». C’est à ce moment que le directeur des équipes nationales d’athlétisme (DEN), Abdelkrim Sadou, a pris la parole pour attirer l’attention sur un autre reproche qui a été fait à l’athlétisme algérien et qu’il a jugé «peu objectif». «Beaucoup ont considéré que l’athlétisme algérien a régressé au cours des dernières années. Ce qui n’est pas totalement faux, vu les résultats qui ont été obtenus dernièrement, mais pas au point de dramatiser», a-t-il estimé. Selon lui, « l’athlétisme algérien n’a jamais possédé une foule d’athlètes de haut niveau. A chaque glorieuse génération, il n’y avait que deux ou trois athlètes qui avaient l’étoffe de grands champions». «Aujourd’hui, nous avons des gars comme Larbi Bouraâda et Taoufik Makhloufi, avec de jeunes talents qui émergent derrière, ce qui n’est pas trop mal», a-t-il encore tenu à faire savoir. Le DTN Ahmed Boubrit a repris la parole pour annoncer que «les objectifs de l’Algérie ont été atteints à 50% pendant les derniers championnats d’Afrique au Maroc» malgré la maigre récolte de médailles.

Publié dans Sports

Il faut croire que les nuisances provoquées par le fonctionnement du centre d'enfouissement technique (CET) de Boughreb, dans la commune de Ben-Badis (wilaya de Constantine), étaient devenues carrément insupportables et le dialogue avec les responsables concernés, impossible, pour que les protestataires, parmi les habitants touchés par cette pollution, y mettent le feu et se laissent aller à des actes qualifiés de vandalisme, entraînant la destruction d’équipements administratifs.

Après plusieurs jours de manifestations pour attirer l’attention des autorités sur le danger que le CET faisait peser, d’après eux, sur leur santé, ils ont décidé de se faire justice eux-mêmes. A leur décharge (sans jeu de mots), il semble que le choix du CET dans la gestion des déchets ménagers ne fasse pas l’unanimité en Algérie. Selon un article de Reporters (édition d’hier), la ville d’Oran, qui «croule sous les ordures» - un «spectacle affligeant», précise-t-on dans cet article - envisage d’abandonner le système des CET et d’introduire de «nouvelles techniques de traitement». C’est ce qui a été proposé, apprend-on de même source, par un bureau d’expertise spécialisé dans la protection de l’environnement. La leçon de Constantine concerne les atteintes à l'environnement qui viennent d’institutions, comme les collectivités locales ou les APC, entre autres. Ces atteintes, impunies, ont la même racine : l'idée que ces institutions sont au-dessus de la loi sur l’environnement et les lois en général, et quand une institution autorise, par exemple, une activité bruyante sans l’étude d’impact qui est exigée au préalable, l’activité devient légale automatiquement, alors qu’elle ne l’est pas. Le cas de la Grande-Poste, à Alger-Centre, est significatif de ce point de vue. Le facteur aggravant, et cela arrive souvent, c’est quand les responsables n'entendent rien et n'écoutent pas, sourds à ce que disent les gens, et, dans tous les cas, ne les comprennent pas, parce qu'ils vivent dans un autre contexte, celui de l’instance qui n’a pas à rendre de comptes à personne. On a l’impression que ce qui intéresse les responsables locaux, c'est seulement ce qui correspond à leur vision, même si celle-ci n’est pas forcément conforme à l’intérêt général, alors, ils croient qu’ils ont toujours raison et s’obstinent dans leur attitude, jusqu’au jour où ça éclate, à ce moment ils crient à l’ingratitude et font arrêter les « fauteurs de troubles ». Cet état de fait, qui n’a rien à voir avec l’Etat de droit, doit disparaître.Avec un petit atome de « démocratie participative » - comme l’a encore tout récemment suggéré le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz - l’incendie du CET de Constantine aurait sans doute été évité. Il n’est pas trop tard avant que cette action violente ne produise son effet d’entraînement et ne se propage partout où des nuisances négligées par les autorités rendent la vie insupportable à la population. Ce qui s’est passé à Constantine fait ressortir, incidemment, la nécessité de la sensibilisation de la population au problème de la gestion des déchets ménagers, condition pour sa participation à l’élaboration des politiques locales et des choix, appropriés à chaque lieu, des modes de traitement et d’élimination des déchets ménagers et ensuite à leur mise en œuvre. En fait, en contradiction totale avec les textes et les discours officiels remplis de références à la « démocratie participative » et à l’écocitoyenneté, la population est tenue à l’écart de ce que font les autorités locales, qui décident seules sur des questions qui concernent la vie quotidienne des gens, sans avoir les compétences pour faire le bon choix, et sans rendre compte des résultats catastrophiques qui résultent de leurs décisions.

Publié dans Environnement

La Journée nationale du moudjahid, marquant le double anniversaire de l’offensive du Nord-Constantinois et du Congrès de la Soummam, célébrée hier à travers de nombreux endroits dans le pays, notamment à Skikda et Béjaïa, a été l’occasion pour le président de la République de réitérer la nécessité de commémoration de ces événements phares pour lutter contre la culture de l’oubli et à nourrir la mémoire des générations futures enclines à opter pour des référents en porte-à-faux avec la culture et l’histoire du pays.

«La commémoration de tels événements marquants vise à nourrir la mémoire des générations et éradiquer la culture de l'oubli qui affaiblit, au fil des temps, les liens affectifs avec leurs aînés et tarit les sources de fierté des réalisations des aïeuls, favorisant ainsi leur égarement et leur entraînement vers des références importées sapant les fondements et constantes de leur société», a déclaré hier à Skikda le président de la République dans un message lu en son nom par son conseiller, Mohamed Ali Boughazi. Après avoir rappelé le contexte et la portée des deux événements sur le cours de la Révolution, le Président a estimé que «notre objectif à l'occasion de cet anniversaire mémorable nous appelle avec insistance à nous remémorer les valeurs et la sacralité du message des chouhada pour permettre au peuple algérien vaillant d'y puiser les exigences d'édification de son parcours glorieux et renforcer les acquis réalisés, armé d'une détermination à défendre sa souveraineté et l'indépendance de ses décisions et réactiver les mécanismes de développement pour la gloire du pays et la dignité de ses enfants ». « L'anniversaire du 20 août illustrera à jamais les sacrifices consentis par la génération vaillante de Novembre et nous appelle aujourd'hui à parachever le processus d'édification d'un pays où l'initiative et le leadership reviennent à ses enfants, dont les opportunités de contribution seront renforcées à travers la réalisation des objectifs des réformes globales en cours», a-t-il dit. De fil en aiguille, il soutient, contexte oblige, que «l'attachement à la citoyenneté relève d'un défi qui résiste aux tempêtes fabriquées visant à anéantir ce qui a été édifié par les sacrifices et souffrances des peuples». «Il ne saurait y avoir de liberté, ni dignité, ni égalité sans un pays libre, uni et souverain où tous les complots seront déjoués», martèle-t-il. «Nous avons œuvré durant les dernières années et nous continuons à le faire au service de ce pays qui a souffert des affres du terrorisme et subit des pertes humaines et matérielles considérables. Nous avons réussi grâce à la volonté et la détermination de notre peuple à rétablir la paix et la sérénité et déployé des efforts soutenus en faveur d'une refonte des institutions constitutionnelles et des réalisations économiques et sociales à même de répondre aux besoins et aspirations des citoyens, notamment les jeunes », ajoute-t-il encore. Soutien à la Tunisie et la Libye En évoquant la nécessité pour les jeunes générations de rester attachées aux valeurs d’unité, de souveraineté et de sécurité, seuls ciments à même de mettre le pays à l’abri des menaces, le président Bouteflika ne manque pas d’évoquer le contexte régional marqué par la dégradation de la situation en Libye et des troubles sécuritaires à la frontière avec la Tunisie voisine. « La stabilité dont jouit notre pays aujourd'hui sur fond d'agitation régionale et géostratégique, qui a malheureusement affaibli de nombreux pays en raison notamment d'un manque d'attachement aux valeurs d'unité, de souveraineté et de sécurité et une mauvaise appréciation des embûches posées par les semeurs de discorde pour diviser les sociétés en vue de les dominer», déplore le président Bouteflika. Selon lui, «l'Islam, que certains laboratoires et certains malveillants qui veulent en faire une religion de violence, de discorde et de fanatisme, constitue en vérité le ciment de l'édification des sociétés en ce sens qu'il se veut une religion de l'unité, de l'amour, de l'action et de la coexistence ». Il réitère l’engagement de l’Algérie aux côtés des deux pays. «Nous avons aussi opté pour le dialogue et la politique de bon voisinage avec tout le monde sans l'immixtion dans les affaires internes des Etats. L'Algérie continuera ses démarches pour arrêter l'hégémonie, l'effusion de sang et le démantèlement des régimes, car la stabilité et la sécurité de notre pays sont tributaires de la stabilité du voisinage, du développement et de la prospérité». Même à propos du Maroc avec lequel les relations sont souvent tumultueuses, M. Bouteflika rappelle la communauté de destin entre les deux peuples, qualifiant, en termes sibyllins, les attaques régulières de Rabat contre Alger de «futilités». «Les opérations d'envergure menées par le martyr Zighoud Youcef dans le Nord-Constantinois ont eu un impact profond à l'intérieur et à l'extérieur du pays. L'étau imposé par les forces coloniales aux régions des Aurès et de la Kabylie a été brisé, laissant apparaître les prémices d'une solution politique entre le gouvernement et le royaume du Maroc. Ainsi, il a été mis fin à l'exil du roi du Maroc et sa famille à Madagascar, faisant alors du 20 août un gage de fraternité et de solidarité entre les peuples marocain et algérien. Cette date, commune aux deux peuples, illustre la communauté de destin en toutes circonstances et nous appelle à ne pas faire cas des futilités des jours ordinaires. Des futilités qui tentent de nous faire oublier cet idéal et nous amènent à confondre entre les constantes et les variables». Par ailleurs, à propos de Gaza, il a indiqué que l’Algérie est demeurée constante dans son soutien, par les actes, à la cause palestinienne. «L'Algérie a, de tout temps, dénoncé haut et fort l'agression barbare contre la population de Gaza. Nous avons traduit la position traditionnelle de notre pays par des actes et des faits à travers les démarches entreprises avec les pays frères et amis pour arrêter l'effusion de sang des innocents ou à travers le soutien matériel et financier en faveur de nos frères en Palestine meurtrie. Nous avons également affirmé sans cesse que la solution dans ce pays, dont la terre a été spoliée par l'occupant, passe par l'établissement d'un Etat indépendant et souverain avec El Qods pour capitale», conclut le texte.

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Il assure que le pavillon national est bien géré en dépit d’un « sureffectif » et que les attaques dont elle a été la cible depuis la terrible catastrophe du 24 juillet dernier ne sont pas d’ordre émotionnel. Son entreprise, a-t-il dit, gêne la concurrence. Presque un mois est passé depuis le crash du vol AH 5017 pour que le P-DG d’Air Algérie réagisse et fasse, hier, une déclaration de presse solennelle à l’APS. Mohamed Salah Boultif, dont c’est en effet la première sortie médiatique officielle après la tragédie du 24 juillet dernier, n’a pourtant pas parlé uniquement de la catastrophe qui a coûté la vie à 118 passagers. Au contraire, il a saisi cette occasion pour dire que les attaques contre le pavillon national n’étaient pas seulement du registre de l’émotion, réaction somme toute ordinaire et moment durant lequel les responsables des compagnies aériennes se retrouvent, selon son expression, placés « sous les feux de la rampe».  Mais que leurs auteurs, qu’il ne nomme pas, procédaient d’une logique qui consiste, d’après lui, à porter délibérément préjudice aux intérêts vitaux de la compagnie nationale d’aviation. Pour M. Boultif, ce n’est pas sa personne, ni sa gestion qui sont uniquement en cause dans ce qu’il considère comme une guerre médiatique contre l’entreprise qu’il dirige, mais le pavillon national. « Si cette campagne médiatique était dirigée contre le P-DG d'Air Algérie, cela aurait été de moindre mal que si elle ne visait pas la compagnie elle-même », a-t-il déclaré. Selon lui, Air Algérie « dérange la concurrence » et se retrouve ainsi la cible de critiques qui n’ont de vue que de prendre ses parts de marché qu’il estime importantes, notamment à l’international et sur les dessertes ouest-africaines comme celles de Ouagadougou et Bamako, des lignes sur lesquelles on observe de sa part – et depuis la fin de l’année 2010 - un déploiement remarquable. Air Algérie, précise son PDG, a réussi à capter en trois ans 1,4 million de nouveaux passagers à l'international dans un environnement fortement concurrentiel ». Elle s'est lancé le « défi de construire un hub aérien à Alger avec l'acquisition de 16 nouveaux avions d'ici à 2016 ».  « Cette dynamique de développement inquiète à mon avis beaucoup de compagnies concurrentes », a-t-il souligné en se disant «confiant » pour l’avenir de l’entreprise, qui s’attend, d’après son premier responsable, à un « essor considérable » avec la mise en œuvre du plan quinquennal 2013-2017, approuvé par le gouvernement.  Ce plan, a affirmé M. Boultif, a permis en 2013 à Air Algérie de « regagner des parts de marché à l'international en les portant dans ce segment à 49% contre 47% en 2012 ». En bon pilote, M. Boultif n’a pas manqué de rappeler ce qu’il a apporté à la compagnie et les difficultés auxquelles elle fait face : « J'ai hérité d'une situation : 50% de l'effectif représente le personnel d'exécution, alors que dans une compagnie aérienne, il doit y avoir plus de cadres que d'agents d'exécution », a-t-il relevé. « Les charges salariales viennent juste après celles du kérosène alourdissant davantage les dépenses d'Air Algérie, mais restent dans une moyenne plus au moins maîtrisable », a-t-il assuré. Ceux qui ont parié récemment sur son départ doivent revoir leur prévision pour l’instant : le « commandant » Boultif a toujours les mains sur les manettes.

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Ils ont résisté des décennies durant aux aléas du temps, mais ont fléchi devant «la bêtise humaine» et «l’ignominie des responsables» de l’antique Cirta. A coups de marteau-piqueur, les escaliers en pierre bleue reliant la rue Didouche-Mourad au Coudiat Ati ont été transformés en menus morceaux, suscitant du coup indignation et consternation parmi de nombreux Constantinois qui se sont mobilisés pour arrêter le massacre. Le mal est déjà fait et les dégâts sont irréversibles. Une bonne partie des escaliers en pierre bleue taillée reliant les Arcades (rue Didouche-Mourad) à Coudiat Ati ont été « massacrés » à coups de marteau-piqueur dans le cadre et au nom du « gigantesque» projet «Constantine capitale arabe de la culture». Les responsables de l’antique Cirta, cité deux fois millénaire, berceau de plusieurs civilisations, qui croyaient qu’en «détruisant» des escaliers considérés patrimoine de la ville, ils allaient redonner à Constantine ses titres de noblesse, ont butté sur un «rempart » indestructible : les enfants de Constantine. «Maline dar ou wlad Ksentina » en fervents défenseurs de tout ce qui touche à l’histoire, aux traditions et aux valeurs millénaires de leur cité, se sont élevés contre le « non sens et la barbarie » des responsables chargés de « raser » un pan de la mémoire de Constantine. Consternés et indignés au plus haut degrés par l’acte qu’ils qualifient de « criminel » et sonnés par le son assourdissant du marteau-piqueur en action, ils ont accouru dans tous les sens pour sauver ce qui peut l’être, en empêchant ce crime, et ont tenté d’interpeller les responsables de la ville, mais en vain. Au grand malheur de Constantine, dénaturée au nom de « capitale arabe de la culture », les donneurs d’ordres, en congé, se prélassaient au bord de la mer.

La mobilisation citoyenne La mobilisation des Constantinois, écœurés par cet énième acte de vandalisme touchant leur cité et auquel ils n’ont pas été associés - c’est d’ailleurs le cas pour tout ce qui concerne la gestion de la ville -, ne fléchit pas. Les réactions indignées des Constantinois et même d’illustres anonymes de toute l’Algérie et d’ailleurs fusent de partout. L’information, relayée à grande échelle par les internautes, a enflammé les réseaux sociaux, qui ont fait de cette affaire une cause de tout Constantinois. Une pétition citoyenne, intitulée «Sauver les escaliers en pierre bleue de notre ville Constantine», a été lancée en ligne par des citoyennes via le site «avaaz.org, pétitions citoyennes ». Jusqu’à hier, la pétition a été signée par plus de 500 personnes et a été diffusée à grande échelle via facebook et twitter par des centaines d’internautes.

Les explications des responsables Pour les responsables de la ville des Ponts, le projet de « destruction » des escaliers en pierre taillée de la ville entre dans le cadre de « l’accompagnement de la manifestation Constantine capitale arabe de la culture ». Le massacre déjà entamé devra toucher, selon les services de la DUAC, cité par l’APS, «15 escaliers séculaires situés aux avenues Mohamed-Belouizdad, Coudiat et la cité Bellevue ». Objectif de l’opération à laquelle une enveloppe de 8 milliards de dinars a été consacrée, « l’embellissement de la ville des Ponts ». Pour ces derniers, les escaliers en pierre taillée, au nombre de 80 à Constantine, seront «repris à l’identique avec de la pierre naturelle» d’importation. Expliquant les raisons ayant suscité cette opération, les responsables ont développé l’argumentaire suivant : «La majorité de ces jonctions, usées, ont été transformées en lieux jonchés de déchets où règne parfois l’insécurité » et « constituent un danger pour les usagers en raison des accidents de glissement ». Le cri de détresse lancé par de nombreux Constantinois soucieux de la préservation de leur cité sera-t-il entendu ? Les jours à venir apporteront leurs réponses.

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Une île volcanique en éruption qui prend de l'envergure au large du Japon pourrait être à l'origine d'un tsunami si ses pans de lave s'effondraient soudainement, ont averti mardi des scientifiques nippons. L'île de Niijima, située dans le Pacifique, à 1000 kilomètres au sud de Tokyo, se présentait en novembre 2013 sous une forme à peu près ovale de 400 mètres de long sur 200 de large. Mais elle a fini par rejoindre celle inhabitée de Nishinoshima, appartenant au petit archipel Ogasawara, et l'ensemble, qui continue de s'étendre, couvre désormais 1,26 kilomètre carré. Elle commence à sérieusement alerter les scientifiques japonais.Les cratères de l'île crachent actuellement 200 000 mètres cubes de lave chaque jour - assez pour remplir 80 piscines olympiques - matière qui s'accumulent sur son flanc est. « Si la lave continuait à monter ainsi, une partie des pentes pourrait s'effondrer et provoquer un tsunami », a prévenu Fukashi Maeno, professeur adjoint de l'Institut de sismologie de l'Université de Tokyo. Selon lui, un affaissement de 12 millions de mètres cubes de lave générerait un tsunami d'un mètre qui pourrait atteindre en environ 18 minutes l'île de Chichijima, à 130 kilomètres de distance.  Chichijima, où vivent quelque 2000 personnes, est la plus grande île de l'archipel d'Ogasawara, un groupe d'îles administré par Tokyo.« Le moyen idéal pour surveiller et éviter une catastrophe naturelle serait de mettre en place un nouveau système de détection de tsunami et de tremblement de terre près de l'île, mais il est impossible pour quiconque de s'y poser dans la situation actuelle », a expliqué M. Maeno. Un responsable de l'Agence météorologique du Japon, qui surveille les séismes et les raz-de-marée, a indiqué surveiller tout signe annonciateur. « Nous avons étudié une simulation ce matin et envisageons de consulter des experts des tremblements de terre sur la probabilité de survenue d'un tel phénomène, pour voir quelles mesures nous pourrions prendre », a expliqué le responsable. Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, enregistre chaque année plus de 20% des séismes les plus violents recensés sur Terre. Plusieurs volcans y sont actifs et les risques de tsunami redoutés sur une bonne partie des côtes de l'archipel. (Source : AFP)

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