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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 28 août 2014

Le gouvernement japonais a annoncé lundi qu'il allait publier la retranscription d'auditions de protagonistes de la catastrophe de Fukushima, dont le témoignage crucial de feu le directeur de la centrale, Masao Yoshida. En 2011, un groupe d'experts mandatés par le gouvernement avait interrogé pendant plusieurs heures plus de 700 principaux témoins de ce désastre survenu le 11 mars de la même année, à la suite d'un gigantesque tsunami consécutif à un séisme au large des côtes du Nord-Est. Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a indiqué lundi lors d'un point de presse que seraient divulgués les dires des personnes qui auront donné leur accord et qu'il espérait que ces procédures seront terminées d'ici à la fin de l'année. Beaucoup réclamaient depuis longtemps que les explications des personnes engagées au premier chef ne restent pas secrètes. Evoquant les déclarations de Yoshida, l'homme qui a dirigé les opérations durant cinq mois au cœur de la centrale sinistrée, M. Suga a précisé que le gouvernement allait les rendre publiques « le plus rapidement possible le mois prochain ». Décédé en juillet 2013 d'un cancer de l'œsophage, « l'ex-directeur Yoshida ne voulait pas que l'on publie son témoignage, de peur de mauvaises interprétations », a-t-il souligné. « Toutefois la situation a changé, car une partie de son audition est déjà sortie dans la presse. » Yoshida avait été entendu pendant plus de 20 heures de juillet à novembre 2011 par le groupe d'experts gouvernemental. Des citoyens, particulièrement ceux qui ont souffert de la catastrophe, sont avides de lire l'intégralité de ses propos, de même que ceux d'autres personnes impliquées. La semaine passée, plusieurs avaient déposé une demande en ce sens auprès d'un tribunal de Tokyo. Masao Yoshida était devenu directeur du complexe atomique Fukushima Daiichi en juin 2010, quelques mois avant le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui allaient mettre en péril quatre des six réacteurs du site, un désastre qui a poussé les autorités à évacuer plus de 150 000 habitants alentour. M. Yoshida a géré cette crise sans précédent dans des conditions terribles, en s'opposant parfois aux directives incohérentes ou aux lenteurs du siège de son entreprise, Tokyo Electric Power (Tepco). Il a même désobéi à certains ordres qui lui semblaient techniquement dangereux, et a peut-être ainsi évité que la situation ne devienne complètement incontrôlable, selon des experts du secteur. Lors d'un rare entretien accordé à la presse en novembre 2011 avant de quitter ses fonctions, Yoshida avait déclaré : « Dans la semaine qui a suivi l'accident, j'ai bien crû à maintes reprises que nous allions mourir. » La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a été condamnée mardi à payer 49 millions de yens (365 000 euros) à la famille d'une personne dont le suicide a été motivé par des conditions de vie bouleversées à cause de l'accident atomique, selon un tribunal régional. Pour la première fois dans un cas de ce type, la justice a considéré que la plainte de la famille était recevable, alors que Tokyo Electric Power (Tepco) arguait à l'inverse que les conséquences de la catastrophe nucléaire « n'étaient qu'une raison parmi d'autres » de la dégradation de l'état de santé de la victime. (Source : AFP)

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Le Front du changement (FC) a dominé l’actualité des activités politiques cette semaine. La tribune ouverte aux acteurs de la scène politique nationale lors de l’université d’été, qui a pris fin hier à Boumerdès, a vu l’intervention de plusieurs personnalités politiques de premier plan en cette conjoncture politique marquée par la multiplication des initiatives pour le changement en Algérie.

Interrogé hier par Reporters sur les objectifs de cette rencontre, le porte-parole du Front du changement, Idriss Rebouh, a répondu que «le FC compte accompagner la dynamique politique en renforçant le dialogue entre la classe politique algérienne». La tribune qu’a offerte son parti aux différents acteurs politiques, à l’image des anciens chefs du gouvernement Mouloud Hamrouche, Ali Benflis, Sid Ahmed Ghozali, Ahmed Benbitour ou encore Abdelaziz Belkhadem - désormais ex-conseiller spécial du président de la République, qui a mis fin avant-hier à ses fonctions en qualité de ministre d'Etat, conseiller spécial à  la présidence de la République ainsi qu'à toutes ses activités en relation avec l'ensemble de structures de l'Etat -, est la preuve, selon M. Rebouh, que sa formation politique travaille dans le sens du consensus et non dans le sens du dissensus. « Aujourd’hui, nous avons remarqué, de la part du pouvoir comme de la part de l’opposition, qu’au niveau du discours politique, il y a plus d’appels au consensus qu’au dissensus», nous a-t-il confié. Pour lui, malgré l’état embryonnaire du projet du consensus, cette option a déjà marqué des points positifs. « Les Algériens commencent à se parler, et c’est un bon signe pour l’avenir de notre pays, qui ne peut plus se permettre d’aller vers le chaos une autre fois », a-t-il fait remarquer. S’agissant de la vision de son parti, il nous a déclaré que le consensus dont il parle s’appuie sur trois piliers, en l’occurrence le pouvoir, l’opposition et la société. Cette dernière, selon la vision du FC, ne peut être impliquée que lorsqu’elle verra le pouvoir et l’opposition s’engager dans le processus d’un consensus sérieux et crédible. Concernant les actions que le FC compte entreprendre, le chargé de la communication a noté qu’il s’agirait essentiellement de rendre l’option du consensus effective afin d’instaurer un véritable système démocratique, pour ensuite se consacrer au développement de l’Algérie. Pour sa part, Abdelmadjid Menasra, président du Parti du changement, est satisfait sur tous les plans de son université d’été, puisque pas moins de 1 200 participants ont pris part aux deux universités, à savoir celle consacrée à la jeunesse du parti et celle dédiée aux cadres. « Nous avons ouvert une tribune à tous les courants politiques, à toutes les personnalités, lesquels se sont exprimés librement sur un grand nombre de sujets d’actualité, dont la convergence de vues va vers une sortie de crise en passant par un changement démocratique avec la participation de tout le monde, y compris le pouvoir », soulignera-t-il, en appréciant le niveau politique des intervenants sur des thèmes aussi importants, comme la démocratie, la liberté d’expression, la transition démocratique et les moyens susceptibles de bâtir un Etat moderne garant de stabilité et de paix. « Les Algériens peuvent s’entendre et vivre ensemble », car ils convergent sur beaucoup de sujets qui les réunissent et moins sur ce qui les divise, conclura-t-il. Commentant le limogeage d’Abdelaziz Belkhadem, qui avait pris part à son université d’été en présence de plusieurs personnalités dites du courant de l’opposition, il dira : « Il s’agit d’une question qui relève du président de la République et du FLN et nous n’avons pas à nous y immiscer dans de telles décisions. » « Nous avons invité Abdelaziz Belkhadem, comme on a l’habitude de le faire pour tous nos invités à qui nous faisons toujours honneur », dira-t-il, en précisant que la rencontre avec les autres personnalités et ex-chefs du gouvernement a été conviviale.

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Les participants au 2e congrès de l’Union des étudiants sahraouis ont appelé, mardi à Aousserd, les étudiants sahraouis à rejoindre l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS).

A la fin des travaux, les congressistes ont appelé les étudiants sahraouis à rejoindre l’APLS et à s’orienter vers les rôles techniques dans le but de développer l’action au sein des unités des institutions militaires et revoir l’option de la reprise de la lutte armée. Les étudiants sahraouis dans les territoires occupés ont été invités à « intensifier » l’action militante et rester attachés au Front Polisario tout en préservant l’identité nationale. Les recommandations ont mis en avant le rôle des étudiants pour faire connaître la question sahraouie à travers le monde afin de mobiliser davantage de soutien international en usant de différents moyens notamment les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Les participants ont, par ailleurs mis en évidence la nécessité de relancer le rôle des étudiants dans la lutte contre la drogue au sein de la société sahraouie. Pour sa part, le nouveau secrétaire général de l’Union des étudiants de Seguia el Hamra et Rio de Oro, Moulay Ahmed Brahim, qui était secrétaire de la Ligue des étudiants sahraouis à Alger, a souligné que « l’étudiant sahraoui doit assumer sa responsabilité en tant que tel ». L’action de l’Union des étudiants sahraouis sera focalisée durant les trois prochaines années sur la redynamisation du rôle des étudiants, une catégorie sur laquelle le peuple sahraoui fonde de « grands espoirs » pour concrétiser la libération, a-t-il dit. Par ailleurs, les congressistes ont adressé plusieurs messages aux parties qui soutiennent leur organisation à leur tête le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, à travers lesquels ils ont affirmé que l’Union reste une «réserve inépuisable pour offrir aux institutions nationales des cadres qualifiés et formés politiquement».

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Les écologistes tunisiens sont scandalisés : des touristes refusent de quitter les hôtels où ils étaient descendus pour se promener dans l’île de Djerba, en raison de l’état de l’environnement dégradé dans la région ! Ils n’en croient pas leurs yeux : les vacanciers étrangers ne veulent plus se balader dans cette île, au sud de la Tunisie, pourtant depuis longtemps leur destination préférée.

La panique a touché les professionnels du tourisme, qui pensent aux pertes économiques dues à la mauvaise image des lieux que les touristes emporteront à leur départ et qu’ils diffuseront chez eux. L’information ne précise pas la nationalité des touristes, mais on peut comprendre qu’ils viennent de pays où la norme écologique minimale est respectée : propreté, confort sonore, qualité de l’air. Selon l’information donnée par un site tunisien, ce n’est pas le cas sur l’ile de Djerba, qui, tout de même, n’a certainement pas atteint le niveau de saleté que l’on trouve dans les rues des villes algériennes. Un échantillon en est donné à Alger-centre, au marché Réda-Houhou, où une benne à ordures déborde de déchets, dégageant une odeur nauséabonde, en permanence, au point où les Algérois qui font leurs courses à cet endroit pour acheter ce qu’ils vont manger ont fini par s’en accommoder, le reste de la ville n’étant pas plus propre. Jusqu’à quand ? Personne ne se pose plus cette question. Dans l’environnement urbain, la saleté et le bruit sont tolérés par tous, population et responsables. Pour le tapage nocturne au milieu d’habitations, une autorisation (certes illégale) est même délivrée, moyennant sans doute certaines conditions dont on se demande dans quels textes réglementaires elles figurent. Dans cette situation, les rares touristes qui viennent chez nous, notamment dans la capitale, pour arpenter des rues et places sales, bruyantes et encombrées par des tas d’installations inutiles, ne font plus attention à ce décor repoussant. Est-il encore temps de renverser la situation et faire de nos villes des endroits où il fait bon vivre pour leurs résidents, et de nos sites touristiques les destinations privilégiées des touristes nationaux (qui paient, chacun, des milliers d’euros pour aller « bronzer » ailleurs) et les étrangers ? Sans forcer l’optimisme, la réponse est : oui ! Non seulement parce que c’est une nécessité absolue pour notre pays, mais aussi parce que c’est possible, sachant que les conditions de base existent pour y parvenir. D’abord pour le tourisme, qui peut être vert. La richesse de la nature en Algérie est infinie. Les paysages algériens ont de quoi attirer les touristes, sous réserve de veiller aux atouts écologiques des écosystèmes, comme les montagnes, le littoral, la steppe, le désert. La qualité de l’environnement est essentielle : l’air que l’on respire et tout ce qui touche à l’hygiène et la salubrité, comme les déchets et les eaux usées. Les pouvoirs publics ont tous les moyens pour développer le tourisme balnéaire vert, en prenant appui sur le mouvement associatif local, qui ne demande qu’à contribuer à cette action bénéfique pour tous. Il y a une dizaine de jours, en visite d’inspection au niveau de la grande plage El Djamila (anciennement La Madrague, à Aïn Benian), la ministre de l’Aménagement du territoire et de l’environnement, Dalila Boudjemâa, a lancé une opération de nettoyage des plages. Cette initiative a fait suite à une tournée sur les plages de la wilaya d’Alger, effectuée peu de jours auparavant par une délégation d’élus locaux. Ils avaient constaté « le manque d'hygiène flagrant et la mauvaise qualité bactériologique des eaux de baignade, en raison du déversement anarchique des eaux usées en mer ». A la lecture de leur constat, il est légitime de s’interroger sur la part de responsabilité des élus locaux dans l’état dégradé de l’environnement en ville, y compris dans la capitale. Leur rôle se limiterait donc à faire les constats d’une situation que leur inaction jusqu’à la complaisance (voire la complicité tacite, s’agissant des nuisances sonores et du tapage nocturne, par exemple) encourage.

Publié dans Environnement

Ancien chef de gouvernement, ancien secrétaire général du FLN et désormais ancien ministre d’Etat et ancien conseiller spécial à la présidence de la République, Abdelaziz Belkhadem ne semble plus être en odeur de sainteté. Mais du côté de la mouhafadha FLN de la Coquette, on préfère attendre la suite des événements. Au siège de la mouhafadha du FLN, sise sur le cours de la Révolution, à Annaba, tout semblait calme hier. Etrangement calme. Même si, de temps à autre, la présence d’un journaliste semblait, à plus d’un titre, déranger certains. Et pourtant, il était facile de lire dans les pensées de quelques militants. Pensées qui en disaient long sur la principale information qui a quelque peu ébranlé l’ex-parti unique avant-hier. «Nous ne dirons rien, ce n’est pas la peine d’attendre quoi que ce soit», nous a-t-on prévenus. Mais, en off, c’est-à-dire à l’extérieur de la mouhafadha, quelques langues ont commencé à se délier. C’est le cas de ce militant, âgé de 45 ans, qu’on appellera ici Omar. « Certes, à la mouhafadha, nous suivons ce qui se passe à Alger, nous a-t-il confié. Mais nous préférons rester prudents. Abdelaziz Belkhadem a, à sa manière, marqué l’histoire de notre formation et il est encore trop tôt, beaucoup trop tôt, pour se faire une idée des raisons exactes de ce qui est considéré à plus d’un titre comme un limogeage. Mais, je ne pense pas que ça aura une grosse incidence sur nous, militants d’Annaba, comme sur les autres à l’échelle nationale. » Prudence. Ce mot est revenu sur la bouche de tous les militants et sympathisants rencontrés. Pour cette institutrice, qui déclare avoir adhéré en 2009 au FLN, le limogeage de Belkhadem ne devrait pas avoir d’incidence directe sur le parti. « Pour moi, comme pour beaucoup de mes amis à la mouhafadha, l’avenir du FLN n’est pas compromis, a-t-elle déclaré. Tout continuera à fonctionner le plus normalement du monde. Je dirais même que ce qui s’est passé est un non-événement. Le parti a connu des crises autrement plus graves, plus dures, qui auraient pu conduire à l’implosion totale, et regardez, maintenant, El Hamdoulillah, nous sommes encore et toujours la première formation politique en Algérie. »

RETRAITÉ Du côté des habitants d’Annaba, potentiels électeurs s’il en est, le fait qu’Abdelaziz Belkhadem n’occupe plus de fonction officielle ne constitue en aucun cas une « affaire nationale ». Pour ce sexagénaire rencontré à proximité du Théâtre régional Azeddine-Medjoubi, « Belkhadem n’aura fait que payer pour lui-même toutes les bêtises qu’il aura commises une à une ». « Qu’il soit là ou pas là, ça ne change pas grand-chose, puisque le FLN, lui, existe toujours en tant que parti. Et puis, le grand patron du FLN reste Bouteflika, qu’on le veuille ou non. Saâdani, lui, n’est qu’un receveur d’ordres, tout simplement », a-t-il ajouté. L’avenir de Belkhadem ? « Il n’a qu’à retourner chez lui à Aflou, passer d’agréables moments en bon retraité de la vie politique », a-t-il conclu. Pour un chauffeur de taxi assurant la liaison Annaba-El Bouni, le limogeage de Belkhadem devrait, à son avis, donner un nouveau sens à la vie politique du pays. « Une fois qu’il est écarté, le FLN devrait respirer un peu, a-t-il estimé. Mais il faudra attendre la suite. Il est encore trop tôt pour donner des conclusions hâtives tant sur la vie politique nationale que sur l’avenir de Belkhadem lui-même. L’avenir se décide à 560 kilomètres d’ici. A Annaba, nous continuons à vivre notre vie le plus simplement du monde. Attendons donc de voir la réaction officielle du FLN d’ici pour voir. » A l’heure où nous mettions sous presse, c’est le silence radio à la mouhafadha. Ni les responsables ni les élus encore en activité malgré la saison estivale ne semblent vouloir donner ne serait-ce qu’une petite information. Visiblement, la Coquette est bien loin des centres décisionnels de la capitale.

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Il n’y aura pas de polémique, en tout cas, pour le moment, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) vient de clore le chapitre de la sortie en Algérie du film L’Oranais du réalisateur Lyes Salem.

Il sera présenté finalement en Algérie, selon l’AARC, au courant de l’automne 2014. La même agence annonce sur son site que L’Oranais connaîtra des avant-premières au début du mois de septembre 2014 dans les villes d’Alger, de Béjaïa et d’Oran. Alors que la sortie dans les salles en France est prévue, quant à elle, pour le mois de novembre 2014, et ce, depuis belle lurette ! Qu’importe si l’Algérie est parvenue somme toute à arracher la primauté des sorties des films qu’elle finance. En attendant de voir enfin L’Oranais de Lyes Salem défiler sur nos grands écrans, à Angoulême, au Festival du film francophone, son réalisateur s’est déjà démarqué. En effet, si le dernier né de Lyes Salem n’a pas été récompensé, le réalisateur, acteur dans sa production, a remporté haut la main le Valois du meilleur acteur. A juste titre, Lyes Salem est bon. Très bon même. Face comme derrière une caméra, il est parvenu à s’installer confortablement dans les podiums du 7e art. Ce n’est pas encore la Palme d’or, mais les critiques de cinéma le considèrent pour beaucoup comme un digne héritier des monstres sacrés du cinéma algérien. Mais l’auteur de Mascarades a tout de même réussi à se faire une petite place sous d’autres cieux. On lui reconnaît un talent certain, loin du formatage à l’algérienne ou autant dire du « bâclage » habituel. Lyes Salem, pour rappel, n’en est pas à son premier prix, notamment pour le Valois, puisqu’en 2008, il avait raflé carrément le Valois d’or pour Mascarades. C’est un film dramatique et historique que présente cette fois-ci Lyes Salem. L’Oranais raconte un morceau de vie de plusieurs personnages évoluant dans une Algérie postcoloniale. Après 130 ans d’occupation indue, la France s’en allait enfin, laissant un peuple dominé par la joie et la volonté de réaliser ses rêves de liberté. Au cœur du récit : deux hommes, Hamid et Djaffer, qui se complaisent dans une amitié presque fraternelle. Des liens inscrits vraisemblablement du temps où les deux hommes activaient pour la cause algérienne. L’un appartenait au cercle des membres d’une délégation du FLN, alors que l’autre activait depuis cinq années dans les maquis en tant que combattant de l’ALN. Ils poursuivaient déjà le même idéal, celui de plaider dans les tribunes du monde entier pour la libération de l’Algérie. Jusque-là, aucune ombre ne venait obscurcir cette belle ambiance très familiale qui, à la base, faut-il le préciser, augurait d’un avenir radieux. Cependant, le réalisateur algéro-français, né en 1973, en a décidé autrement. Il a choisi de se jouer du destin de ces deux hommes. Pour agrémenter son scénario, il y a mélangé un ingrédient et non des moindres : la trahison. Un mal pour donner du piment au parcours de ces deux hommes. Cette production reviendra, par ailleurs, sur le parcours de ces deux amis et leurs transformations depuis l’année 1962 jusqu’à octobre 1988. Année de toutes les manifestations et notamment des bouleversements qui ont conduit à l’instauration de l’Etat d’urgence en Algérie. Côté casting, Lyes Salem a misé sur le jeu d’acteurs de Djemel Barek, Sabrina Ouazani, Amal Kateb, Anne Zander, Khaled Benaïssa, Nadjib Oudghiri et Miglen Mirtchev…

Publié dans Culture

La jeune lutteuse s’est bien défendue face à la Belarusse et décroche une très bonne 5e place dans ces jeux d’un niveau élevé. La lutteuse algérienne Khadidja Kaddour s’est classée, mardi soir à Nanjing, en Chine, à la 5e position de la catégorie des 56 kg, au tournoi de lutte féminine, comptant pour les Jeux olympiques de la jeunesse, qui prendront fin aujourd’hui. Kaddour a battu en match de classement (5e-6e places) Merinda Bramley de Nouvelle-Zélande (4-0). Dans les rencontres de la poule B, où elle était en lice, l’Algérienne a été vaincue par la Vénézuelienne Adrianny Castillo et la Mongole Dulguun Bolormaa (0-4), avant de se ressaisir lors du dernier match de la poule face à la Belarusse Ina Roik (4-0). Cette victoire lui a permis de jouer pour la 5e position. Dans la journée de lundi, la lutte algérienne avait raté la 3e marche du podium olympique de la jeunesse, par Houssam Bounasri (50kg) qui s’est incliné dans le match pour la médaille de bronze du tournoi de la gréco-romaine, devant l’Iranien Mohammadrez Aghaniachari (0-7). Lors des quatre combats qu’il a eu à disputer, Bounasri en a perdu un face au vainqueur du tournoi, l’Ouzbek Ilkhom Bakhromov (0-4) et gagné deux, par la suite, devant Muller Kaiser (Iles Marshall) et Correa Calebe (Brésil) sur un score identique (4-0). Les médailles d’argent et de bronze de la catégorie des 50 kg sont revenues respectivement à l’Azerbaïdjanais Jabbar Najafov, défait par Bakhromov (1-3), et l’Iranien Mohammadrez Aghaniachari. En revanche, son compatriote Slimane Belghelam a terminé le tournoi de sa catégorie des 42 kg (gréco-romaine) à la 6e position, derrière le Mexicain Perez Alfonzo Emilio, face auquel il avait perdu (0-4). Au cours du tournoi, Belghelam avait gagné le premier combat aux dépens de Leilua Jordan Tafa’l des Samoa (4-0) et perdu les deux autres face à l’Ukrainien Masyk Oleksii (1-3) et le Turc Fatih Aslan (0-4). Le titre olympique de la jeunesse-2014 de lutte gréco-romaine, dans la catégorie des 42 kg, est revenu à Ri Seung (Corée du Nord), vainqueur en finale du Turc Aslan (3-1), alors que la médaille de bronze a été remportée par l’Ukrainien Oleksii.

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Le seul verrou qui scellait encore l’avenir du e-commerce et du paiement en ligne et assombrissait son horizon immédiat vient d’être sauté lors du dernier Conseil des ministres, qui s’est tenu mardi.

Le gouvernement a décidé d’adopter un projet de loi relatif à la signature et à la certification électroniques, instaurant de la sorte le climat de confiance nécessaire dans la dématérialisation et la fluidification des échanges économiques, ouvrant la voie à la naissance d’un écosystème numérique dans lequel tous les acteurs qui vont interagir seront clairement identifiés et indentifiables. Le texte, qui doit encore obtenir l’aval du Parlement et du Conseil de la nation, probablement lors de leur exercice législatif de la rentrée, entend également pousser à la modernisation de l'administration par le recours aux technologies numériques qui dépendent de la certification électronique. Le projet de loi, dans ses grandes lignes, énonce les conditions requises pour que la signature et la certification électroniques aient force probante au regard de la loi, et consacre différentes autorités de certification, qui dépendent à leur tour de différents niveaux de hiérarchie : une autorité nationale placée auprès du Premier ministre, une autorité gouvernementale placée auprès de la ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, et une autorité économique de certification électronique placée auprès de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT). C’est cette dernière qui interviendra sur le terrain économique en tant que premier interlocuteur des prestataires de la certification électronique qui exerceront selon le modèle de la concession et sous le contrôle de l'autorité économique de certification électronique. C’est un pas de géant, à plus forte raison si l’on tient compte du fait que le gouvernement a finalement outrepassé ses atermoiements sur ce dossier sensible, où la seule avancée importante remonte à 2012, lorsqu’il a confié à l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications le rôle d’autorité de séquestre, c’est-à-dire une sorte de « banque de dépôt légal » des clés de signatures et de certificats numériques pour les titulaires d’autorisation d’exploitation des équipements et des logiciels d’encryptions, de même que c’est aussi le même régulateur qui a entériné une décision sur la durée de validité de l’autorisation d’exploitation des équipements et des logiciels d’encryptions - ou de cryptage. Désormais, toute communication électronique des actes judiciaires et économiques, à laquelle est reconnue toute la force probante, se voit précisément codifiée et surtout « tracée ». Le projet de loi valide même le recours durant l'information judiciaire à la visioconférence pour l'interrogatoire ainsi que pour l'audition des parties. Une première ! Aussi bien la ministre de la Poste et des TIC, Mme Derdouri, que l’ancien ministre du Commerce, M. Benbada, avaient tous deux imputé l’inexistence de commerce en ligne à proprement parler au « dossier » de la certification électronique, en pleine crise « existentielle ». Ceci côté acteurs institutionnels. C’est d’ailleurs le même argument mis en avant côté acteurs économiques, en tête desquels Algerian eBanking Services (AeBS), qui intervient dans la place financière depuis 2004, déployant des solutions de banque à distance. Interrogée sur les raisons qui ont chaque fois remis le e-commerce et le paiement en ligne aux calendes grecques, Mme O. Hamrani, à la tête de la communication d’AeBS, citant le président-directeur général, Haykel Ben Amara, a mis le doigt « sur la non-répudiation de l’échange numérique qui a fait défaut jusque-là ». Elle expliquait qu’il n’existait pas d’autorité vers laquelle se tourner en cas de défaillance dans l’échange et qui garantissait la non-répudiation de toute opération effectuée sur Internet et, au-delà, sa traçabilité. « L’échange numérique entre l’utilisateur d’un service de banque en ligne et la banque était codifié et sanctionné par une relation contractuelle » ; mais maintenant qu’« une autorité de certification électronique a été mise en place, ces mêmes utilisateurs ainsi que les banques ont un interlocuteur commun » qui certifiera de façon irrémédiable qui est qui et qui fait quoi. AeBS, associée à un géant de renom dans l’édition des certificats électroniques, OpenTrust - de son ancien nom Keynetics – est déjà dans les starting-blocks pour devenir elle-même fournisseur de certificats numériques qu’elle compte développer à son compte, son expertise dans le domaine étant déjà éprouvée par le déploiement de portails de services bancaires en ligne chez plusieurs banques publiques et privées. Dans ce chapitre, lors du même Conseil des ministres, le chef de l'Etat, qui a relevé la progression de l'usage des nouvelles technologies de la communication par les secteurs de la justice et de l'intérieur, a instruit le gouvernement pour accélérer la réforme du système bancaire et financier qui devra impérativement être parachevée au plus tard à la fin de l'année 2015. Le « deadline » est fixé, et la balle se trouve maintenant dans le camp de la place financière, appelée à sensibiliser son utilisateur et à l’habituer à de nouvelles habitudes de consommation des services financiers. Cependant, il n’en demeure pas moins que pour entrer de plain-pied dans l’ère du paiement et de l’achat en ligne, d’autres barrières restent à franchir : d’abord, la codification de la protection et de l’utilisation des données personnelles, dont l’ébauche d’un premier texte a été soumise une première fois au gouvernement en 2013, avec la création attendue d’une autorité chargée de la protection des données, nécessaire à première vue, surtout si l’on attend la mise en place de la carte d’identité nationale et du permis de conduire électroniques ; puis épousseter la « loi télécoms» actuelle à travers une réforme, de laquelle est attendue une transformation du ministère de tutelle, en le libérant du secteur postal, qui passe sous un chaperonnage des finances, et l’installation du Conseil national des télécommunications, dont dépendra la stratégie nationale en la matière. Dernier point, la mise en place des textes indispensables qui devront sous-tendre la relation entre un usager et un site de commerce en ligne, actuellement reposant sur ce qu’on appelle le «soft-law », une régulation tacite formalisée, elle aussi, par une relation contractuelle qui n’engage que le seul utilisateur avec le marchand en ligne. Il faudrait s’attendre également à ce qu’Algérie Poste hérite de la lourde charge de servir de chef de file dans les transactions en ligne, ce que l’institution fait déjà avec Algérie Télécom, qui ont joint leurs réseaux pour offrir des services de paiement de facture sur Internet. Une charge extrêmement lourde, car Algérie Poste gère déjà plus de 50 000 milliards de centimes d’avoir et un réseau interbancaire plus ou moins… « chaotique » ! Mais les enjeux du e-commerce et du paiement en ligne sont bien ailleurs, ils résident dans leurs capacités à « purger » l’économie nationale de l’informel qui la gangrène et dans la centaine de milliers d’emplois qu’est susceptible de créer directement ou indirectement l’économie numérique.

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Birdman, comédie dramatique du Mexicain Alejandro Gonzales Inarritu avec Michael Keaton et Naomi Watts lancera mercredi soir, sur le Lido, la 71e Mostra de Venise placée sous le signe des guerres, de la crise économique et des questions existentielles. En compétition pour le Lion d'or qui sera décerné le 6 septembre, Birdman raconte l'histoire d'un acteur célèbre pour avoir incarné un super-héros mais aujourd'hui sur le déclin et décidé à renouer avec sa gloire passée en montant un spectacle à Broadway. Le film, dont la projection officielle est prévue en soirée, a été applaudi et plutôt bien accueilli par les critiques mercredi matin. Michael Keaton, 62 ans, qui endossa lui-même le costume du Batman de Tim Burton en 1989, incarne Riggan Thomson, acteur bourru à la dérive sur la voie de la reconquête de son public. Il est soutenu par sa fille (Emma Stone) fraîchement sortie d'une cure de désintoxication et qui devient son assistante, par une actrice, et par un acteur farfelu. Plusieurs fois primé à Cannes (Amours chiennes, Babel), nommé aux Oscars dans catégorie meilleur film étranger en 2000 Alejandro Gonzales Inarritu a acquis une renommée internationale et est considéré que l'un des metteurs en scène les plus doués de sa génération. Sur la cinquantaine de longs métrages qui seront projetés pendant la Mostra, vingt concourront pour le Lion d'or qui sera décerné par un jury présidé cette année par le compositeur français de musiques de films Alexandre Desplat (Le discours d'un roi, Philomena), premier président à n'être ni réalisateur ni acteur depuis la création de la Mostra en 1932. «Les films qui évoquent des conflits étaient nombreux dès les sélections, cela m'a surpris, et ils le sont restés dans le choix final. La crise est elle aussi présente mais en sourdine », avait déclaré Alberto Barbera, le directeur de la Mostra, en présentant cette nouvelle édition. Parmi les films abordant la guerre, Good Kill, de Andrew Niccol, raconte les dilemmes éthiques et moraux d'un père de famille, joué par Ethan Hawke, qui combat les talibans à distance en pilotant des drones. Fire on the plain, du Japonais Shinya Tsukamoto, revient sur les conséquences de la Seconde Guerre mondiale alors que 99 homes, de Ramin Bahrani, nous replonge dans la crise immobilière américaine. Deux films pour Al Pacino Récompensé par un Lion d'or en 1994 pour l'ensemble de sa carrière, Al Pacino, 74 ans, viendra défendre deux longs-métrages : The Humbling (hors compétition), de Barry Levinson, et Manglehorn, De David Gordon Green, où il incarne un homme excentrique qui tente d'en finir avec un crime passé qui le hante et qui lui a coûté l'amour de sa vie. Parmi les films attendus, le Pasolini de l'Américain Abel Ferrara avec Willem Dafoe raconte la vie du poète italien, marxiste et homosexuel, assassiné dans des circonstances troubles en 1975. Autre coproduction qui devrait faire parler d'elle, le dernier film de Fatih Akin, The Cut, troisième acte d'une trilogie sur l'Amour, la Mort et le Mal avec dans le rôle principal l'acteur français Tahar Rahim (Un prophète). La France sera particulièrement bien représentée cette année avec quatre films en compétition: Le dernier coup de marteau, d'Alix Delaporte, Loin des hommes, de David Oelhoffen, qui se déroule pendant la guerre d'Algérie avec Viggo Mortensen, et La rançon de la gloire, de Xavier Beauvois, avec Benoît Poelvoorde, Roschdy Zem et Chiara Mastroianni. Benoît Poelvoorde et Chiara Mastroianni seront à nouveau réunis dans le quatrième film en lice, Trois Coeurs, de Benoît Jacquot, où ils partagent l'affiche avec Charlotte Gainsbourg et Catherine Deneuve. Le cinéma italien, récompensé cette année aux Oscars grâce à La grande bellezza, de Paolo Sorrentino, sera lui représenté par trois films : Anime nere, de Francesco Munzi, Hungry hearts, de Saverio Costanzo et Il giovane favoloso, biopic sur le poète italien Giacomo Leopardi signé Mario Martone, avec Elio Germano et Anna Mouglalis.

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L’Algérie continuera à dépenser encore plus. Cela peut être analysé à la lumière des chiffres donnés mardi dernier lors du Conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat. On y apprend notamment que le projet de budget 2015 a été calculé sur la base d’une croissance globale du PIB de 3% et d’une croissance de 4,2% hors hydrocarbures, alors que l’inflation est quant à elle projetée à hauteur de 3%.

Mais c’est le montant des dépenses budgétaires qui interpelle le plus : 8784 milliards de dinars contre des recettes budgétaires prévisionnelles de l’ordre de 4684 milliards de dinars. L’Algérie n’est donc pas sortie de l’auberge. Sa «quête» pour une indépendance vis-à-vis des hydrocarbures ne trouve toujours pas de pratique sur le terrain. Alors que le prix du baril de pétrole pourrait se stabiliser autour de 100 dollars le baril en 2015, ces prévisions sont établies avec une fiscalité pétrolière calculée sur la base d’un baril de pétrole à 37 dollars. Symptomatique de cette politique, le budget de fonctionnement, qui englobe l’ensemble des dépenses de l’Etat y compris le paiement des salaires de la Fonction publique, augmentera de + 5,4% par rapport à l’exercice précédent pour atteindre le seuil critique de 5000 milliards de dinars (4969 milliards de dinars), englobant notamment l’ouverture de près de 48 000 postes budgétaires au profit de plusieurs secteurs. Le tout bien entendu « porté » par les recettes fiscales provenant des hydrocarbures. Pourtant, les experts en économie n’ont eu de cesse de prévenir contre « ce train de vie » plutôt « budgétivore » mené par les pouvoirs publics. Un budget de l’Etat dépendant à 66% de la rente pétrolière Des experts comme Naji Benhassine, membre du groupe de la Banque mondiale  et l'un des animateurs les plus en vue du think tank Nabni, a estimé dans une précédente sortie médiatique que le budget de l’Etat dépend à 66% de la rente pétrolière, une situation qui n’est pas, selon lui, sans conséquence sur le devenir et l’équilibre de l’économie nationale. En effet, au risque de baisse des prix et ses conséquences sur les rentrées en devise, pointe le risque de volume d’autant que, souligne l’économiste, durant les dix dernières années, l’Algérie n’a pas enregistré de découvertes majeures dans le domaine des hydrocarbures. Et les perspectives pour les 5 prochaines années ne sont pas plus encourageantes. En troisième lieu, il y a le développement des gaz et pétrole de schiste qui dessine une nouvelle configuration du marché gazier et pétrolier mondial, du fait du boom sans précédent qu’enregistrent les Etats-Unis d’Amérique dans ce domaine. L’essor que connaît le gaz de schiste aux USA menace d’un risque de baisse structurelle des prix qui hâte le processus de transition énergétique en Algérie, prévient l’expert. En attendant l’amorce d’une telle option, le pays demeure dépendant de sa rente pétrolière, au point d’en être prisonnier. Budget de l’Etat : une règle d’or «non écrite» Selon Abdelkrim Boudraa, autre animateur de l’initiative NABNI, dans les années 1980, avant le crack pétrolier de 1986, les gouvernants algériens ont agi selon une règle d’or «non écrite» selon laquelle le budget de l’Etat devait provenir de la fiscalité ordinaire. Or, aujourd’hui, on enregistre un éclatement des dépenses, devenant économiquement insoutenable. Surtout qu’elles sont puisées exclusivement de la rente pétrolière. Et parmi les mesures phares proposées par Nabni dans son rapport de prospective « Algérie 2020 »pour engager la rupture avec la rente issue des hydrocarbures, celle consistant à « constitutionnaliser » le plafond d’utilisation des recettes de la fiscalité pétrolière est l’une des plus audacieuses. Ainsi, Abdelkrim Boudraa suggère qu’à partir du 1er janvier 2015, les salaires de la Fonction publique devront être couverts exclusivement par la fiscalité ordinaire, au lieu de les financer avec la fiscalité pétrolière. Le think tank propose la constitutionnalisation du plafonnement de l’usage qui sera fait des recettes de la fiscalité pétrolière. Objectif : engager l’Etat de « manière irréversible » et « réellement contraignante » dans une refonte de la fiscalité qui le prémunisse contre la tentation de continuer à compter sur les recettes pétrolières.  Tout comme le budget de fonctionnement, le budget d’équipement connaîtra lui aussi une hausse et s’élèvera à 3908 milliards de dinars (+43% par rapport à 2014), il englobera notamment le financement d’un « programme en cours » de plus de 1600 milliards de dinars et l’inscription d’un « programme neuf » de plus de 1100 milliards de dinars, pour les secteurs de l’habitat, de la santé, de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de l’hydraulique, de l’énergie, et de la formation professionnelle, selon le communiqué du Conseil des ministres. Suppression de l’article 87 bis Sur le plan des « satisfactions », le communiqué du Conseil des ministres enregistre que le projet de loi des finances pour 2015 contient des dispositions destinées, notamment, à l’encouragement de l’investissement, à la promotion de la production nationale et à la simplification des procédures fiscales pour les ménages et les entreprises, de même qu’il comporte un dispositif de suppression de l’article 87 bis du Code de travail relatif à la définition du SNMG (salaire minimum national garanti). Comme promis par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed Benmeradi, à l’occasion de la fête des Travailleurs en mai 2013, l'annulation de l'article 87 bis du Code du travail est « actée » dans la prochaine loi de finances. Le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Abdelmadjid Sidi-Saïd, a affirmé à l’occasion que l'annulation de l'article 87 bis du Code du travail était à même «de revaloriser les salaires des travailleurs». L'annulation de cet article concernera quelque 1,1 million de travailleurs de la Fonction publique. Saluant la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, relative à l'annulation de l'article 87 bis du Code du travail, Sidi-Saïd s'est félicité de « l'intérêt accordé par le président Bouteflika au monde du travail ». Introduit dans le Code du travail, au début des années 92, l’article 87 bis aura longtemps constitué un blocage pour l’augmentation des salaires. En outre, le chef de l’Etat, qui a relevé la progression de l’usage des nouvelles technologies de la communication par les secteurs de la justice et de l’intérieur notamment, a instruit le gouvernement pour accélérer la réforme du système bancaire et financier qui devra impérativement être parachevée au plus tard à la fin de l’année 2015 que le crédit accompagne plus efficacement le développement économique national. Le Conseil des ministres a, par ailleurs, examiné et adopté le projet de loi portant règlement budgétaire pour l’exercice 2012. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une disposition de la Constitution relative au contrôle du Parlement sur l’utilisation par le gouvernement des crédits budgétaires qui lui ont été votés. Le Conseil des ministres a aussi examiné et approuvé un projet de loi modifiant et complétant la loi n° 83-11 du 2 juillet 1983 relative aux assurances sociales.

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