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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 10 septembre 2014

L’EN algérienne a réussi le plus important hier soir au stade Mustapha-Tchaker de Blida en l’emportant sur le score de 1 - 0 face aux Aigles du Mali, ce qui lui permet de prendre la première place du groupe.  Le jeu baissera d’intensité en deuxième période et l’EN aura du mal à s’organiser malgré le fait que le coach national ait tenté d’apporter quelques correctifs en faisant appel d’abord à Bentaleb ensuite Guedioura. La première grosse occasion sera malienne à la 60', avec Yatabare qui gagne son duel mais Bakari Sakho rate le cadre. Les Algériens seront ensuite en surnombre, après l’expulsion du joueur malien, N’Diaye, pour cumul de cartons et après un tacle sévère sur Feghouli. Le coup franc qui suivra à la 68’ et qui sera tiré par Brahimi n’apportera rien puisque le ballon percute un défenseur et sort en corner. Il a fallu attendre la 82’ pour voir enfin les Verts faire sauter le verrou malien, grâce au défenseur Carl Medjani qui, de la tête, trompe le gardien Sissoko après un coup franc de Mahrez bien botté à partir de la droite. C’est le délire dans les travées du stade Tchaker avec un public qui avait douté à un certain instant. Les Verts réussiront, ensuite, à résister et à garder ce maigre mais très précieux avantage qui leur permet de prendre la tête du groupe B et de se placer dans la course pour la qualification à la phase finale.

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Présenté hier par son commissaire, Abdelkader Bouazzara, le Festival international de musique symphonique d’Alger, un évènement culturel organisé et financé par le ministère de la Culture, a été programmé cette année du 12 au 19 septembre. Marqué par la participation, en plus de l’Orchestre symphonique national, placé sous la conduite du chef d’orchestre, Amine Kouider, d’un total de 19 ensembles artistiques venus d’autant de pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord.

Par Nadir Kadi L’invité d’honneur de cette 6e édition du festival, le royaume de Belgique, sera représenté par l’orchestre royal de musique de chambre de Wallonie. Evénement ayant attiré l’année dernière un public important, le festival reste gratuit lors de ses soirées d’ouverture et de clôture, mais accessible au prix symbolique de 200 dinars par personne lors des autres dates. Il est, par ailleurs, organisé, «pour des raisons liées à l’acoustique», au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachetarzi, en lieu et place du chapiteau monté au Palais de la culture de la précédente édition. Très riche, tant par la participation que par la qualité artistique qu’il propose, le festival, explique le commissaire, proposera « une moyenne de trois représentations par soirée », notamment lors de la soirée du 13 septembre, qui verra, à titre d’exemple et en plus de l’invité d’honneur, les concerts de l’orchestre symphonique de Saint-Pétersbourg dirigé par le maestro Sergei Stadler, ainsi que l’orchestre symphonique national syrien. Reprenant les point forts des précédentes éditions, le 6e Festival international de musique symphonique propose, néanmoins, une nouveauté de taille, avec l’annonce de le tenue, en parallèle des représentations organisées au TNA, de quatre concerts à Oran, Tizi-Ouzou, Sidi Bel Abbès et Tlemcen, respectivement animés par l’orchestre symphonique de Saint-Pétersbourg, le duo suisse Schmidt-Michel mettant en scène la pianiste Katia Michel et le violoncelliste Peter Schmidt, mais aussi pour les représentations de Sidi Bel Abbès et de Tlemcen de l’ensemble chinois Heilongjiang Symphony Orchestra. Quant au programme musical, mettant à l’honneur les répertoires classiques universels, il débutera dès vendredi prochain à 19h avec certaines des compositions de Giuseppe Verdi et de Piotr Ilitch Tchaïkovski. En effet, détaillé par le chef d’orchestre Amine Kouider, qui dirigera l’Orchestre symphonique national lors de l’ouverture du festival, des extraits des opéras de Verdi, dont La Traviata ou Aïda, seront interprétés par la soprano française Catherine Manandaza. Par ailleurs, la conférence de présentation du festival, qu’Abdelkader Bouazzara place sous la thématique de « l’échange et du partage », aura également été l’occasion pour le directeur de l’orchestre royal de musique de chambre de Wallonie, Laurent Fack, d’inviter l’orchestre symphonique national à donner une représentation à Mons, une ville désignée pour être en 2015 l’une des capitales culturelles européennes. Invitation exceptionnelle pour un ensemble non européen, Laurent Fack explique qu’il s’agissait, entre autres, d’un hommage au travail de l’orchestre et de son directeur et artiste, Abdelkader Bouazzara, dans la préservation et la diffusion de la musique classique.

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Les agences de voyages affirment que la Tunisie est la première destination des Algériens durant la présente saison estivale. Au mois de septembre, des touristes algériens affluent toujours vers la Tunisie, à Hammamet Yasmine notamment, connu par ses infrastructures hôtelières à l’architecture typique. Il faut dire que les Tunisiens ont beaucoup investi dans ce créneau. La plupart des hôtels portent un cachet traditionnel. Leur allure rappelle celle des vieux ksour. Mais pour ce qui est de l’entretien, les Tunisiens, à Hammamet Yasmine du moins, ont perdu quelque peu de leur savoir-faire. La ville ne sent plus vraiment le parfum particulier du jasmin. Il règne une chaleur étouffante en ce début de mois de septembre à Hammamet Yasmine. L’une des destinations touristiques tunisiennes les plus convoitées par les touristes algériens. Ils sont très nombreux les Algériens à avoir choisi cette destination cette année. Il suffit d’y faire un saut pour s’en rendre compte. Et ils s’arrangent pour le faire savoir. A bord de leurs véhicules, ils scandent partout le « One, two, three, viva l’Algérie ». Ou encore, ils augmentent le volume de leur radio qui diffuse les chansons des vedettes du raï. Les Européens semblent affectionner aussi cette ville, quoiqu’ils soient moins nombreux que les Algériens. Et eux, en revanche, n’ont pas besoin de crier leur identité. Leur allure et leurs habits sont plus expressifs que les mots. Cette année, la mode est aux shorts minuscules. Tout le monde en porte. Jeunes et moins jeunes. Y compris des touristes algériennes qui profitent de leur séjour pour porter ce qu’elles ne peuvent porter chez elles sans s’attirer certaines foudres. Ici, personne ne regarde personne. Les « petites » tenues sont tolérées et même les jeunes Algériens, connus par leur caractère « macho» », ne trouvent rien à redire. A côté, on trouve aussi les maillots hidjab, qui semblent aussi très à la mode. Côté habit, chacun semble trouver son compte. En matière de distractions également. La nuit surtout. Car le jour est consacré généralement à la plage ou à des petites excursions en pleine mer. Des petites plages agrémentées d’un petit port de plaisance. On trouve là toute sorte de bateaux et d’embarcations à louer. Mais aussi les bateaux pirates. Au programme de ces derniers, une excursion autour de la côte de Hammamet, la chasse aux dauphins, un déjeuner et un petit numéro d’acrobaties. Les touristes « dégourdis » ne donneront pas plus de 20 dinars tunisiens par personne pour monter sur ce genre de bateau. Les crédules, quant à eux, payeront jusqu’à 30 DT. Les prix, en fait, dépendent du sens des négociations de chaque touriste. Car ici, il faut le savoir, les prix sont fixés selon la nationalité des clients. Il y a des prix pour les Occidentaux, des prix pour les Algériens et des prix pour les Tunisiens. Pour revenir aux bateaux pirates, les prix payés et les « bonus » ne correspondent pas vraiment aux « prestations » offertes à bord. Tout d’abord, il s’agit de vieux bateaux qui ont perdu leur aura depuis belle lurette. Ensuite, le bord exposé complètement à la forte chaleur n’épargne pas les coups de soleil. Les dauphins, quant à eux, se font vraiment désirer et les tentatives du « capitaine » de les poursuivre causent plus de vertiges que de sensations d’exaltation. Quant au déjeuner, une assiette remplie d’un peu de riz, une sardine, deux merguez, il rappelle quelque peu, les repas des cantines.

Le dinar fait la loi Un moment agréable tout de même après le déjeuner, quand le bateau fait une halte, à proximité des côtes, pour permettre aux passagers de plonger et de nager. Là encore, des Algériens éprouvent le besoin de se démarquer. «Viva l’Algérie, Imazighen… » sont autant de «déclamations » en pleine mer. Au retour sur la terre ferme, les « pirates » du bord s’adonnent à quelques numéros acrobatiques, en faisant participer surtout les touristes européens, en quête de « pourboires » substantiels. Car ceux des touristes algériens se font rares et ne sont pas très consistants. Au grand malheur des Tunisiens, eux dont le but essentiel est de dépouiller le touriste de ses derniers sous. Le tourisme étant le principal moyen de subsistance, les Tunisiens ne lésinent pas sur les moyens pour gagner le maximum. Si certains le font bien et honnêtement, d’autres recourent à des procédés déloyaux. Dans les restaurants, des additions sont gonflées et ceux qui n’y prennent pas garde laisseront des plumes. Idem dans les supérettes. Les prix affichés et les prix pratiqués sont sensiblement différents. Mais même les plus naïfs finissent par se rendre compte des « pièges » tendus. Cela dit, habitués aux étrangers, les Tunisiens savent ce qui plaît au touriste. Une mer transparente pour commencer. Chose qui existe vraiment à Hammamet Yasmine. Les plages sont petites et on voit des ordures ici et là, sur le sable, mais l’eau est si claire qu’on voit le fond. Certes, la pollution a touché la région, mais elle est moindre par rapport aux plages algériennes. Naturellement protégées des grands vents et de la houle de la haute mer, les plages de Hammamet nous font penser à de gros bassins, idéales pour les baignades des enfants. Pour ceux qui veulent nager au large, il suffit de louer un petit bateau. Quant aux friands des sensations fortes, des parachutes sont mis à leur disposition. Ces derniers sont nombreux d’ailleurs. On en voit beaucoup planer entre ciel et mer, tirés par des bateaux, avant qu’ils ne posent leurs pieds en toute sécurité sur le sable. Le soir, une fois que le soleil se couche, c’est le grand « brouhaha » à Hammamet Yasmine, plutôt silencieuse le jour. On entend tout d’abord le martèlement des sabots des chevaux traînant des calèches. Un moyen de transport infiniment plus agréable que les taxis, bien que, plus cher. Là aussi, il faut « marchander » le prix. La calèche fait le tour des résidences et hôtels avant de revenir au point de départ en passant par la corniche. Une promenade des plus plaisantes. Le seul inconvénient, c’est l’odeur des urines des chevaux qui prédomine sur le parfum des jasmins. Hammamet Yasmine, d’ailleurs, ne brille pas par sa propreté. Le manque d’entretien est flagrant, y compris du côté de la nouvelle médina, qui attire pourtant 90% des touristes. A son entrée, décorée de jolies cascades dont l’eau reflète les lumières de la ville, des odeurs nauséabondes s’élèvent des eaux usées qui forment comme des marées ici et là. Dans le grand « hall » de la médina, des éléphants gigantesques en bronze accueillent les visiteurs. Juste derrière, des salles de cinéma, des points de vente d’articles d’artisanat et des cafés. Le salon de thé « Oum Kelthoum » attire particulièrement l’attention. Chaque soir, un interprète chante les chansons de la diva égyptienne, le luth comme seul instrument. Dans l’ambiance feutrée de ce café, la chicha semble être le meilleur des compagnons. Juste en face, un autre salon de thé propose des carnavals et des spectacles de magie. Un dresseur de cobra fait chaque soir son apparition pour un petit show, entouré surtout par des jeunes et des enfants, impressionnés par la vue des reptiles.

Le jasmin perd de son odeur Dans la même médina, un parc d’attractions pour les petits et les grands. Les Tunisiens ont dû beaucoup investir dans ce parc, comme dans la médina d’ailleurs. De très beaux décors accueillent les visiteurs et forment des arrière-plans idéals pour les photos souvenirs. La nuit surtout où les touristes s’éclatent sans se soucier des grosses chaleurs. Minuit passé, les ruelles de Hammamet Yasmine ne désemplissent pas. Les hôtels 3 et 5 étoiles implantés un peu partout dans cette ville touristique par excellence scintillent et de leurs terrasses jaillit le son de différentes musiques et la voix de chanteurs divers. La qualité des shows dépend du nombre des étoiles. Le Green Golf, trois étoiles, fait plutôt dans le bricolage en matière de divertissement. L’accueil réservé aux Algériens n’est pas des plus chaleureux et ses chambres relativement propres sont souvent visitées par des cafards. La discrimination entre les touristes algériens et les touristes européens est flagrante dans cet hôtel. La Tunisie, pourtant, compte sur les touristes algériens pour relever son secteur touristique. Pour faire le change dans cet hôtel, le client algérien doit patienter des heures, surtout le week-end. La réception de l’hôtel, en revanche, se plie en quatre pour satisfaire les moindres désirs des touristes européens. Le touriste algérien, cela dit, n’est pas des plus commodes. En matière de restauration surtout. Il affectionne le gaspillage d’une façon particulière ! Les derniers jours des vacances sont réservés généralement aux achats et aux petits cadeaux. Les touristes ont le choix entre la nouvelle ou l’ancienne médina. Cette dernière, située au centre-ville de Hammamet, offre un « bonus » par rapport à la nouvelle. Outre les boutiques de produits artisanaux, très nombreuses, la vieille ville, qui s’ouvre sur plusieurs portes, donne sur la mer. Les plages sont à quelques mètres à peine. A l’intérieur de la médina, restaurée et peinte totalement de chaux blanche, de vieilles maisons encore habitées et bien entretenues, des ruelles très étroites et des restaurants décorés de coussins. Et des vendeurs en quête de bourses bien remplies. Si les Algériens se montrent inflexibles pour la plupart des cas en matière de prix, certains Européens se font prendre. Mais pas tous. Après quelques jours passés à Hammamet, les ruses utilisées par les « charmeurs » tunisiens ne sont plus un secret. Ceux qui reviendront pour la deuxième fois, si deuxième fois il y a, sauront très bien à quoi s’en tenir !

Publié dans Région

La France doit «agir en Libye et mobiliser la communauté internationale» sur le sort de ce pays, a estimé le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian dans un entretien au quotidien Le Figaro paru  hier. Vraisemblablement, Paris propose une vente concomitante à Washington qui mobilise de son côté en vue d’une coalition contre l’Etat islamique. Suiviste depuis des décennies, la France, en quête d’une autonomie de décision et d’action diplomatiques, fait du gaullisme à moitié.

L’interventionnisme militaire banni par De Gaulle qui a d’ailleurs retiré la France de l’Otan, est devenu un crédo pour la France post-gaullienne. Après le Mali, la République centrafricaine, Paris veut réinvestir la Libye au moment où Washington plaide pour une intervention contre Daech en Irak. De peur que l’appel américain contre l’Etat islamique n’éclipse le rôle international de la France, Paris se rappelle alors que la Libye est dans le chaos. «Nous devons agir en Libye et mobiliser la communauté internationale. J’en parlerai dès aujourd’hui (hier) à Milan avec mes homologues européens (lors d’une réunion informelle, NDLR). L’Assemblée générale des Nations unies est une autre occasion à saisir», a dit le ministre. «Rappelons-nous ce que nous avons collectivement entrepris et réussi au Mali : une opération militaire de grande ampleur pour libérer ce pays de la menace djihadiste, et un processus politique démocratique. La dégradation de la situation sécuritaire en Libye pourrait entamer cet acquis. J’alerte aujourd’hui sur la gravité de la situation en Libye», a déclaré le ministre français. «Le Sud libyen est une sorte de ‘’hub’’ où les groupes terroristes viennent s’approvisionner, y compris en armes, et se réorganiser. Leurs principaux chefs, l’émir Droughdal ou Mokhtar Belmokhtar, y transitent régulièrement. Au Nord, les centres politiques et économiques du pays sont désormais menacés d’être contrôlés par ces djihadistes. Or, la Libye est à la fois la porte de l’Europe et du Sahara. C’est aussi la zone de tous les trafics, à commencer par le trafic d’êtres humains, dont le passage de la Méditerranée sur des embarcations de fortune finance massivement ces groupes», selon M. Le Drian. Le ministre a par ailleurs estimé que le dispositif militaire français au Mali pourrait être amené à «monter vers la frontière libyenne». «Tout cela se fait en bonne intelligence avec les Algériens qui sont des acteurs majeurs de cette région et dont c’est aussi l’intérêt», a-t-il assuré. Le ministre français de la Défense clarifie sa stratégie en affirmant que «le dispositif Barkhane doit rassembler l’ensemble des Etats de la région pour assurer une défense et une sécurité commune. Le premier forum de Dakar (15 et 16 décembre) devra notamment répondre à ces enjeux». Et voila, les choses sont claires. Les pays du centre définissent les concepts et les démarches et les pays de la périphérie doivent suivre et s’inscrire dans les cadres définis ailleurs et sans eux. Tout comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne accusés de manipuler Daech en Syrie, la France est le premier responsable de la situation en Libye dans la mesure où elle a été le fer de lance de l’intervention qui a précipité le pays dans le chaos, alors que ses services de renseignements savaient que si le régime de Kadhafi tombait brutalement et sans transition en douceur, les risques d’un chaos généralisé étaient énormes. Au-delà de ces considérations éthiques, la Libye est aujourd’hui un puzzle dont les éléments ne s’imbriquent plus tant les inconnues sont nombreuses et compliquées. En l’absence d’un Etat fort et d’une armée professionnelle, ce sont les milices armées qui occupent le terrain et qui dictent la marche à suive à des institutions fragiles. Toute intervention étrangère notamment occidentale, dans ce bourbier, risque d’aggraver la situation et d’éloigner davantage les perspectives d’une sortie de crise. L’Algérie avait déjà prévenu contre les conséquences désastreuses de l’intervention de l’Otan en Libye en 2011, notamment les risques sur l’arsenal libyen qui pourrait tomber entre les mains des groupes terroristes du Sahel et des djihadistes libyens. Si le Mali a éclaté en 2012 donnant l’occasion à la France d’y intervenir, c’est à cause de la stratégie de la France en Libye. Cependant, l’inaction des pays limitrophes de la Libye et de l’Union africaine laisse la voie libre aux velléités interventionnistes occidentales. Toutes les rencontres des pays voisins de la Libye se limitent à faire le point sur la situation prévalant dans ce pays déchiré et à exprimer le soutien aux autorités légitimes qui ne peuvent rien faire d’ailleurs. Sans une initiative des pays d’Afrique du Nord et du Sahel, c’est la France qui imposera sa démarche et ses visions.

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Après Nantes (France) pour 2013, Copenhague (Danemark) pour 2014 et Bristol (Royaume-Uni) pour 2015, Ljubljana, capitale de la Slovénie, s’est vu attribuer, en juin dernier, par la Commission européenne le titre de « Capitale verte européenne 2016 ». Cette ville de 283 000 habitants est ainsi récompensée pour sa contribution à la protection de l’environnement. Le jury l’a choisie après une évaluation sur la base de douze indicateurs : la contribution locale à la lutte contre le changement climatique planétaire, le transport local, les espaces verts urbains, le bruit, la production et la gestion des déchets, la nature et la biodiversité, la qualité de l’air, la consommation d’eau, le traitement des eaux usées, l’éco-innovation et l’emploi durable, la gestion de l’environnement par les pouvoirs locaux et la performance énergétique. En résumé, ce qui est examiné, c’est ce qui est fait par la ville pour améliorer la qualité de la vie de sa population en tenant systématiquement compte de l’environnement dans l’aménagement urbain. Les responsables locaux algériens qui voudraient savoir en quoi consiste une bonne politique urbaine devraient aller visiter Ljubljana et s’inspirer de son exemple pour le traduire chez nous. Ils ne perdraient pas leur temps, et pourraient profiter de l’expérience en matière de politique de gestion des déchets urbains en prenant connaissance de ce qui est envisagé à Ljubljana qui a rejoint, avec trois autres villes de Slovénie, le réseau Zero Waste Europe, dont l’objectif est de réduire les déchets et le gaspillage et de favoriser le recyclage. Les agences de presse nous font savoir que Ljubljana a adopté en juillet « une stratégie dite zéro déchets à l’horizon 2035, la ville se fixant pour objectif de réduire la quantité annuelle de déchets résiduels par habitant à 60 kg, de limiter la quantité de déchets mis en décharge à 30 kg, et d’augmenter le taux de recyclage à 75% ». Le système adopté en Europe ressemble à un jeu d’enfants dans une cour d’école. Il s’appelle l’économie circulaire et consiste à faire du déchet de l’un, la ressource de l’autre, ce qui aurait pour avantage de « faire plus et mieux avec moins » ; « plus et mieux » en produits et en cadre de vie et « moins », en ressources comme l’eau et l’énergie qui deviennent rares et coûteuses. En prenant cette voie, l’Europe compte, en 2020, arriver au recyclage de la moitié des déchets ménagers et éliminer les décharges. Les premiers à être mobilisés pour une telle politique, si l’Algérie venait à l’adopter, seront à coup sûr tous les riverains des centres d’enfouissement technique (CET) qui souffrent de leurs effets indésirables : odeurs nauséabondes des déchets et bruit et rejets gazeux des camions qui ramènent les ordures. Nos élus seraient également bien inspirés d’aller faire un tour en Autriche qui est, dit-on, l’exemple à suivre pour ce qui est de « zéro déchet ». Ils pourraient se convaincre que ce qui est fait dans ce pays est à la portée de n’importe quel autre, comme le système de collectes bimensuelles qui permet de récupérer directement chez les consommateurs leurs emballages vides. Mais pour y parvenir, il faut passer le test du « zéro déchet » autour des établissements scolaires, un bon défi pour les ministres de l’Education nationale et de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, si les élus locaux acceptent de jouer le jeu. Autre pays à visiter, le Burkina Faso où, à partir du 1er janvier 2015, l’importation, la vente et la distribution des emballages plastiques non biodégradables, autrement dit les sachets plastiques, seront interdites. C’est la façon adoptée par ce pays africain pour « réduire la quantité ou la nocivité des déchets produits, en intervenant à la fois sur leur mode de production et de consommation ». Dans ce pays, on appelle cela la « prévention des déchets ». La prévention, un concept inconnu chez nous, où la bahbouha (aisance) financière fait tourner les têtes vers le « tout-équipement » : barrages et stations de dessalement pour l’eau, centrales électriques pour l’électricité, CET pour les déchets…

Publié dans Environnement

Les athlètes qui ont arraché le titre militaire mondial de cross-country ont dédié le titre à l’ANP et à tout le peuple algérien. La sélection algérienne militaire de cross-country a regagné Alger lundi soir, auréolée du titre de championne du monde en individuel et par équipe dans l’épreuve du cross court (5000 m) et en plus d’être vice-championne du monde par équipes au cross long (10 000 m), lors de la 56e édition des Mondiaux disputés du 3 au 7 septembre à Beyrouth (Liban). « Nous sommes très heureux après cette consécration, qui a un goût particulier, surtout qu’il s’agit de notre 3e titre mondial consécutif », a déclaré le champion du monde militaire de cross court, Rabah Aboud, à l’arrivée à l’aéroport Houari-Boumediene. «  Je dédie notre victoire à l’Armée nationale populaire et à tout le peuple algérien. Notre performance est le fruit d’intenses entraînements », a ajouté Aboud, remerciant également le « commandement militaire qui a mis à notre disposition les moyens nécessaires à notre succès ». De son côté, l’entraîneur national, Abdelkrim Lamri, a tenu à féliciter les athlètes pour « les gros efforts » fournis lors de la préparation et durant la compétition permettant à l’Algérie de « décrocher pour la première fois dans l’histoire du sport militaire algérien la Coupe du monde militaire, grâce aux trois titres mondiaux consécutifs décrochés par la sélection algérienne ». Plusieurs personnalités étaient présentes au salon d’honneur de l’aéroport pour accueillir la délégation algérienne, à leur tête des cadres supérieurs de l’armée. A la faveur des résultats obtenus à Beyrouth, l’Algérie, déjà sacrée à Ostende (Belgique) et à Apatin (Serbie), a décroché également la Supercoupe militaire 2014, qui englobe les deux épreuves (cross court et cross long). L’Algérie a participé à ces Mondiaux avec un total de 12 athlètes et s’est particulièrement distinguée dans l’épreuve du 5000 m, notamment, avec la médaille d’or de Rabah Aboud, celle d’argent décrochée par Mohamed Merbouhi, et celle de bronze par Ilyès Belkheir. Au cross court, l’équipe algérienne avait pris la première place par équipes devant la Pologne (2e) et le Maroc (3e). Pour les responsables du sport militaire, « ces performances sont le fruit d’une préparation rigoureuse et le résultat du soutien total du haut commandement de l’Armée nationale populaire, visant à hisser au plus haut niveau le sport militaire dans l’arène sportive internationale ». Les Mondiaux-2014 de Beyrouth ont enregistré la participation des meilleures nations de cross country, dont l’Algérie, le Maroc, la Pologne, la France, le Brésil, le Canada et la Tunisie.

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Le pluralisme syndical, proclamé par la Constitution de février 1989 et concrétisé par le code du travail 90/11 ainsi que la loi 90/14 relative à l’activité syndicale, devient au fil des ans une réalité palpable en Algérie.

Il n’est plus possible pour les pouvoirs publics, aujourd’hui, d’ignorer le poids des 63 syndicats autonomes dans le paysage social national. L’offensive des syndicats autonomes, entamée au début des années 1990, se fait au détriment de la centrale syndicale, qui cède, en dépit de sa volonté, du terrain à de nouveaux acteurs sociaux, qui s’imposent comme des interlocuteurs fiables et représentatifs. Après les longues batailles menées durant les années 2000 par les syndicats autonomes pour se faire reconnaître dans le secteur de la Fonction publique, notamment dans la santé publique et l’éducation nationale, ces derniers tentent d’investir le secteur public économique. Pourtant, le gouvernement, appuyé par la centrale syndicale, a tout fait pour empêcher l’émergence des organisations syndicales autonomes au sein de ce secteur clé de l’économie. A l’exception du syndicat des pilotes d’Air Algérie, créé en 1990, aucun syndicat, en dehors de l’UGTA, n’a été autorisé à exister ou à exercer dans le secteur public économique entre 1992, date de la dissolution du Syndicat islamique du travail (SIT), et le 31 décembre 2013, date d’enregistrement du Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg). Toutes les tentatives des travailleurs d’exercer une activité syndicale en dehors des structures de l’UGTA ont été avortées. Des syndicalistes ont été mêmes licenciés pour cette raison. A titre illustratif, nous pouvons citer le Syndicat national autonome des postiers (Snap), qui a déposé son dossier de demande d’agrément il y a plus de deux ans, mais sans l’obtenir pour le moment. Toutefois, cette règle, jugée « anticonstitutionnelle » par les défenseurs des droits de l’homme, touche à sa fin. Les travailleurs du secteur public économique se libèrent progressivement de l’emprise des fédérations de l’ex-syndicat unique, en lançant des mouvements de grève  et en annonçant la création de syndicats autonomes. Ce phénomène s’est accéléré depuis 2013. En effet, des travailleurs de l’Etusa, de la SNTF, de Tonic Emballage, de Sonelgaz, d’Algérie Poste et de Sonatrach ont brisé le monopole de l’UGTA dans leurs secteurs respectifs, en observant des mouvements de protestation et en lançant des syndicats autonomes. L’expert en économie, Abderrahmane Mebtoul, trouve, à ce propos, logique le recul de l’UGTA et l’émergence des syndicats autonomes. «L’UGTA a fait son temps, elle doit aujourd’hui accepter le pluralisme syndical, d’autant plus qu’elle ne représente plus rien dans la Fonction publique et pas grand-chose dans le secteur économique », a-t-il indiqué. Sur l’avenir de ces tentatives de création des syndicats autonomes dans le secteur public économique, il dira que l’ère du monopole est révolue. «Le gouvernement est contraint de négocier avec toutes les forces représentatives. Il est injuste qu’on invite plusieurs organisations patronales à la tripartite et on se contente de l’UGTA comme seul représentant des travailleurs », a-t-il dit avant d’indiquer que « le refus du gouvernement d’autoriser la création des syndicats au sein des entreprises publiques est une violation à la fois de la Constitution et des conventions internationales relatives à la protection des droits des travailleurs ratifiées par l’Algérie. » Il a, en outre, fait savoir que les hautes autorités du pays ont inscrit dans l’avant-projet de Constitution le pluralisme syndical. « Selon mes informations, le monopole syndical qu’exerce l’UGTA sera aboli dans la prochaine Constitution. L’Etat est dans le besoin d’interlocuteurs fiables et représentatifs pour pouvoir gérer la conjoncture économique difficile à laquelle sera confrontée l’Algérie à partir de 2017 », explique-t-il. Par ailleurs, tout en plaidant pour le pluralisme syndical, l’expert s’oppose à l’émiettement du front syndical. « Avoir 64 syndicats n’est pas une bonne chose en soi. L’avenir appartient aux grands syndicats », a-t-il affirmé. Il enchaîne : « Aux Etats-Unis et en France, il n’existe que de grands syndicats représentatifs. » Pour pouvoir peser sur l’échiquier sociopolitique national, les syndicats autonomes, selon l’analyse de l’expert, doivent se regrouper au sein de trois ou quatre grandes confédérations ouvrières.

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La conférence «Investir en Tunisie : start-up democracy», tenue lundi 8 septembre à Gammarth, va-t-elle rétablir la confiance dans les milieux d’affaires et rendre attractive la Tunisie ? Dans une tribune, signée d’Ahmed Ben Mustapha, ancien diplomate tunisien, et reprise par des médias tunisiens, il est souligné que les financements accordés par les institutions financières mondiales et les fonds d’investissement, une option conditionnée par l’ouverture économique sur l’international, avaient cours sous la dictature de Ben Ali.

Ce choix est reconduit aujourd’hui dans le processus de transition politique et économique dans le pays. L’appui d’institutions internationales avait été initié sous la dictature dans le cadre du « Processus de Barcelone ». Il s’était traduit par la conclusion en 1995 de l’accord d’association liant la Tunisie à l’Union européenne et devant déboucher sur la création d’une zone de libre-échange des produits industriels, extensible au secteur des services. Pourtant, la confection d’une nouvelle stratégie nationale de développement était à l’ordre du jour « dès la prise de fonction de l’actuel gouvernement, qui avait conclu à l’échec de cette politique d’investissement, d’incitation et d’encouragement des industries exportatrices à faible valeur ajoutée ». Le gouvernement s’était engagé à initier une « consultation » à ce sujet dans le cadre du dialogue national économique. De même, il avait pris l’engagement de « ne pas trancher sur les questions d’ordre stratégique » en dehors du consensus national. Or, ajoute Ahmed Ben Mustapha, ces engagements « n’ont pas été tenus », puisque le dialogue national a pratiquement été « gelé » et « vidé » de toute substance par les engagements internationaux signés, notamment le plan d’action conclu avec l’Union européenne en avril 2014, ainsi que les réformes économiques structurelles décidées en accord avec le FMI et la Banque mondiale. Le diplomate tempère que cette option a été prise sous la pression de la crise financière et économique et l’effondrement de la note souveraine de la Tunisie, une situation qui a contraint les gouvernements successifs à recourir depuis 2012 aux crédits « conditionnés » que les bailleurs de fonds ont liés aux réformes et aux mesures « d’austérité » incluses dans la loi de finances et au maintien de l’ouverture de la Tunisie sur l’économie de marché et la mondialisation qui est une composante essentielle du partenariat avec l’Union européenne. La perte des revenus fiscaux et douaniers, conséquence de cette ouverture, a contribué à transformer l’économie tunisienne en une « économie d’endettement », accentuant sa dépendance vis-à-vis des investissements étrangers et des financements extérieurs. Ainsi, la Tunisie a été de nouveau contrainte de se soumettre en 2012, pour la première fois depuis 1986, aux « financements conditionnés » des institutions financières internationales. Parallèlement, ces gouvernements ont reconduit la politique d’ouverture et de partenariat en échange de promesses de financements importants présentées pour la première fois sous forme d’un nouveau partenariat annoncé lors du sommet des G8 tenu en France, à Deauville, en avril 2011, et officiellement destiné à encourager la transition démocratique dans les pays du « printemps arabe », soit la Tunisie et l'Egypte. En l’espace de quatre ans, plus de 300 entreprises étrangères ont quitté la Tunisie pour des raisons politiques liées à la transition démocratique, sans compter les hommes d’affaires tunisiens qui ont choisi de s’implanter à l’étranger, contribuant ainsi à aggraver la crise économique et celle de l’emploi. Par ailleurs, les investissements sont en régression continue. Toutefois, la Tunisie essaye de s’affranchir de ces contraintes, avec le soutien de certains pays, comme l’Algérie qui s’est fait représenter par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à la conférence « Investir en Tunisie ». Etaient également présents une vingtaine d’Etats, dont les Etats-Unis, des pays du Maghreb, d’Europe, d’Afrique et du Golfe, en plus de nombreuses organisations internationales (Banque mondiale, FMI, Banque européenne d’investissement, BAD, OCDE, etc.), des fonds d’investissement et des chefs d'entreprises.

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La nouvelle rentrée scolaire 2014-2015 remet fatalement au goût du jour la question de l’alphabétisation et de la lutte contre l’illettrisme, la Journée internationale de l’alphabétisation ayant été fêtée, par ailleurs, le 8 septembre dernier.

L’Unesco a affirmé que plus de 700 millions d’adultes dans le monde ne savent encore ni lire, ni écrire, ni compter. Les deux tiers de cette population sont des femmes, a révélé, dimanche dernier, la directrice générale de l’organisation, Irina Bokova. « Aujourd’hui, 781 millions d’adultes dans le monde ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, dont deux tiers d’entre eux sont des femmes, et plus de 250 millions d’enfants sont incapables de déchiffrer une seule phrase, bien que la moitié d’entre eux aient passé 4 ans à l’école », a écrit Mme Bokova dans son message rédigé pour la circonstance. Cependant, a-t-elle révélé, l’alphabétisation a sauvé plus de 2 millions d’enfants de moins de 5 ans en 1990 et 2009 grâce « aux progrès de l’éducation des femmes en âge de procréer ». Selon la directrice générale de l’Unesco, l’alphabétisation facilite l’accès à la connaissance et enclenche un processus d’autonomisation et de confiance en soi qui profite à tout le monde. Elle a indiqué que l’Unesco aspire à un monde où chacun est capable de participer au destin des sociétés, d’accéder au savoir et de l’enrichir à son tour. « Pour réussir, nous devons aussi modifier l’approche traditionnelle des programmes d’alphabétisation et y englober, au-delà de la lecture et de l’écriture au sens strict, des compétences plus larges sur la consommation et les modes de vie durables, la protection de la biodiversité, la réduction de la pauvreté, la réduction des risques de catastrophes », a-t-elle écrit. Cet engagement, a-t-elle précisé, sera au centre de la prochaine conférence d’Aïchi-Nagoya, organisée au mois de novembre au Japon, consacrée à l’éducation au service du développement durable. Ce sera également l’objet du Forum mondial pour l’éducation organisé l’année prochaine à Incheon, en Corée du Sud, afin de mener le débat mondial vers l’adoption des nouveaux objectifs de développement durable à l’Assemblée générale des Nations unies en 2015. Réduire le taux d’analphabétisme actuel d’ici à 2016 Quid de l’Algérie ? Le taux d’analphabétisme dans notre pays est estimé actuellement à 15,15%. Selon l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alesco), il était de 16,30% en 2013. Ce recul en une année témoigne, selon les experts, des efforts déployés par l’Algérie pour diminuer le taux d’illettrisme. «L’éradication totale de l’analphabétisme en Algérie, qui reste un objectif, est possible d’ici à 2016, à la seule condition que toutes les parties concernées se mobilisent, particulièrement la société civile », a indiqué lundi dernier à Alger la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit. 600 associations locales et 7 associations nationales, selon elle, travaillent en collaboration avec l’Office national d’alphabétisation et d’enseignement pour adultes (ONAEA)  œuvrant à réduire l’ampleur et la complexité du problème. La pionnière dans ce domaine est incontestablement l’association nationale de lutte contre l’analphabétisme, Iqraa. En effet, depuis sa création en 1990, cette association a réalisé des résultats probants en sauvant plus de 15 000 enfants de la déperdition scolaire, libéré de l’illettrisme plus de 1,5 million de personnes, dont une majorité de femmes, et plus de 3000 détenus à travers les établissements de rééducation, alors que des dizaines de femmes ont été formées dans différents ateliers mis sur pied par l’association pour permettre d’acquérir une activité professionnelle dans le cadre du programme Afif (alphabétisation, formation, intégration des femmes). Ses efforts ont été récompensés cette année par le prix Confucius de l’Unesco.

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La mort de l’attaquant camerounais de la JS Kabylie, Albert Ebossé, le 23 août dernier dans le stade de Tizi-Ouzou, a été « causée par un concours de circonstances » dont le responsable « reste à identifier », a déclaré à l’APS hier le directeur de la jeunesse et des sports et loisirs de la wilaya de Tizi-Ouzou, Abderrahmane Iltache.  « Il a été procédé à une vérification des conditions de sécurité au stade du 1er-Novembre juste avant le coup d’envoi du match JSK-USMA et, jusque-là, tout allait bien. Ce sont les faits imprévus, intervenus en cours du match qui ont fini par tout remettre en cause», a-t-il affirmé lors d’une rencontre ayant réuni à Ghermoul (Alger) le ministre des Sports, Mohamed Tahmi, avec les 23 directeurs de wilaya, qui abritent les clubs de Ligues 1 et 2. Le DJS de Tizi-Ouzou a cité trois faits « importants » qui, combinés les uns aux autres, ont fini par former un « cocktail explosif », dont l’issue a été fatale à l’international camerounais des Canaris. « En deuxième mi-temps, des portes d’accès au stade ont été ouvertes. Des supporters pouvaient donc sortir et revenir au stade en toute liberté. Le 2e problème, c’est la présence d’un chantier à proximité du stade et autour duquel il y avait toutes sortes de gravats. Le 3e problème a été l’ouverture des tribunes 7, 8 et 9 qui donnent directement sur le tunnel menant aux vestiaires, alors que les portes menant à ces tribunes sont toujours scellées depuis les incidents de 2001 », a-t-il expliqué. « Des gens pouvaient donc sortir, récupérer hors du stade des objets contendants au niveau du chantier, revenir au stade et se rapprocher au maximum des joueurs suite à l’ouverture des tribunes qui donnent directement sur le tunnel menant aux vestiaires », a-t-il ajouté. « En 2e mi-temps, les agents de l’ordre étaient déjà déployés un peu partout à travers le stade. Chacun d’entre eux avait pour mission de sécuriser une zone bien définie. Il leur était donc difficile d’agir au niveau des nouvelles tribunes qui venaient d’être envahies. Même pour appeler des renforts, cela ne pouvait pas se faire en quelques secondes », a expliqué pour sa part le ministre. « Personnellement, et pour l’heure, j’éviterai d’incriminer qui que ce soit. Une enquête est en cours et une fois que le principal responsable de l’ouverture des portes sera formellement identifié, nous prendrons les décisions qui s’imposent. Mais d’ici-là, mieux vaut éviter d’anticiper pour ne pas accuser des gens à tort », a tenu à faire savoir M. Tahmi.

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