Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 13 septembre 2014

Quatre-vingt-treize dossiers d’indemnisation des éleveurs dont le cheptel a été infecté par la fièvre aphteuse ont été traités par la direction de l’agriculture de la wilaya de Tizi-Ouzou, ce qui correspond à 879 bovins. D’ailleurs, une enveloppe financière estimée à 79 287 000 DA a été allouée pour la mise en place de ce dispositif d’indemnisation des éleveurs de la wilaya de Tizi-Ouzou. Suite aux orientations du wali de Tizi-Ouzou, les marchés au bestiaux ont ouvert depuis vendredi, et ce, à l’approche de l’Aïd El Adha. Tout en signalant que ces marchés doivent impérativement être désinfectés et chaulés afin d’éviter la contamination du cheptel ovin par cette épizootie.S’exprimant lors du conseil de wilaya qui s’est tenu mercredi dernier au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, l’inspecteur vétérinaire de la wilaya de Tizi-Ouzou, Kadour Hachimi Karim, a affirmé qu’à l’approche de l’Aïd El Adha, le wali de Tizi-Ouzou, Abdelkader Bouazghi, a procédé à la signature d’un arrêté portant autorisation d’ouverture des marchés aux bestiaux pour la vente du cheptel ovin et caprin. « Cette circulaire vise seulement le cheptel ovin, le bovin est strictement interdit à la circulation. Nous avons aussi demandé aux chefs de vingt et une daïras de la wilaya de Tizi-Ouzou d’instruire les présidents des Assemblées populaires communales de leur daïra pour que l’ouverture de ces marchés à bestiaux ne se fasse pas jusqu’à ce que ces marchés soient chaulés et désinfectés afin d’éviter la contamination par cette épidémie du cheptel ovin durant la fête de l’Aïd El Adha », a-t-il insisté avant d’ajouter : « Le déplacement du bovin est interdit, comme cela a été ordonné par le wali. Si nous constatons la circulation du bovin, le cheptel sera automatiquement orienté vers l’abattoir le plus proche afin d’éviter que l’ovin soit contaminé. »

80% du cheptel affecté par la fièvre aphteuse vaccinés Se référant aux chiffres, le conférencier a affirmé que la campagne de vaccination contre cette épidémie s’est déroulée dans de bonnes conditions. M. Kaddour a annoncé que le taux de vaccination du cheptel est estimé à 80%. « La wilaya a reçu 68 000 doses de vaccin contre la fièvre aphteuse, et ce, depuis l’apparition du premier foyer de cette épidémie, qui a eu lieu au début du mois d’août au niveau des localités d’Imessouhel et d’Azazga. Nous avons reçu 10 000 doses en premier lieu, après nous avons reçu un quota de 15 000 doses, ensuite près de 5000 doses, 3000 et récemment nous avons reçu 4000 doses de vaccin anti-fièvre aphteuse », dira M. Kaddour, qui a rassuré les éleveurs de la région que les quantités de vaccin attribuées sont largement suffisantes pour répondre à la demande locale. « Les équipes des services vétérinaires sont toujours sur le terrain pour répondre favorablement à la demande des éleveurs de la région. Je rassure que nous n’avons enregistré aucun déficit en matière de vaccin. Le vaccin est disponible pour l’ensemble du cheptel existant dans la wilaya », a-t-il insisté. Dans ce sens, il a annoncé que 55 000 bêtes affectées par cette épidémie ont été vaccinées, et ce, depuis le début de l’opération de la vaccination. Ce chiffre est à ajouter aux 38 000 têtes vaccinées durant la campagne du mois de mai dernier. « Il faut savoir que le nombre de bovins est estimé à 110 000 au niveau de notre région. » L’inspecteur vétérinaire au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou a saisi cette occasion pour exposer le bilan de l’opération de lutte contre la fièvre aphteuse au niveau de sa wilaya, en signalant qu’il a été procédé à l’abattage sanitaire de près de 174 bovins affectés par cette maladie. Quant au nombre de bêtes décédées par cette épidémie, il est estimé à 33 bovins, et ce, depuis le début de l’apparition du premier cas dans la région, qui a eu lieu au mois d’août au niveau des localités d’Imessouhel et d’Azazga. « Nous avons mobilisé les autorités locales afin de mettre fin à cette épidémie. La preuve, nous avons abattu les bêtes atteintes par l’épizootie. Nous avons mené des efforts considérables, et ce, en étroite collaboration avec les services de sécurité de la wilaya pour interdire la circulation du cheptel bovin », a-t-il expliqée. S’agissant des modalités d’indemnisation menées par les services de la direction de l’agriculture de la wilaya, le même responsable déclare : « Une bête qui est morte à cause de cette épizootie, l’éleveur devra être indemnisé à hauteur de 24 millions de centimes. Lorsque la bête a été abattue et que sa viande a été vendue pour la consommation humaine, l’Etat devra octroyer 15 millions de centimes à l’éleveur », a-t-il expliqué.

Publié dans Région

Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelwahab Nouri, qui a visité jeudi la 3e Foire des produits agricoles dans la wilaya de Boumerdès, a déclaré lors d’un point de presse que la production agroalimentaire constitue une priorité de l’Etat. « L’agroalimentaire constitue pour nous une priorité. On ne peut développer l’agriculture en amont sans un développement en aval, c’est-à-dire tout ce qui est produit par la transformation. C’est dans cette perspective que nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère de l’Industrie et des Mines de telle sorte à développer ce créneau pour offrir aux investisseurs qui veulent se lancer dans cette activité les conditions pour réaliser leurs projets », répondra le ministre à une question sur le développement de l’industrie agroalimentaire qui s’installe dans la wilaya de Boumerdès. L’Etat offrira-t-il les mêmes privilèges aux investisseurs dans l’agroalimentaire que ceux offerts aux fellahs ? Le ministre se dit favorable. « Je ne vois pas pourquoi on ne le fera pas. L’Algérie est en train d’exploiter toute forme de soutien à ses enfants. Et si on veut faire décoller réellement l’agroalimentaire dans notre pays, il faudra que l’Etat accompagne les investisseurs dans leurs projets », ajoutera-t-il. Concernant les difficultés rencontrées par les transformateurs de lait, notamment celles liées au retard dans le remboursement des primes de subvention payées par ces derniers aux producteurs (éleveurs) et aux collecteurs, le ministre a indiqué que « s’ils ne sont pas remboursés en temps utile, c’est parce qu’il y a des mécanismes de contrôle. Il faut qu’on ait un droit de regard, qu’on contrôle les quantités réelles qui entrent dans les usines de transformation pour qu’on puisse établir des mandats de payement ». Abordant le volet du virus de la fièvre aphteuse, Abdelwahab Nouri a déclaré qu’environ 5 900 têtes de bétail ont été abattues et consommées et quelque 1 000 autres têtes de bovins ont été perdues, ajoutant que l’opération d’indemnisation des éleveurs est lancée. Le Salon des produits agricoles, qui en est à sa 3e édition et ouvert durant les journées de jeudi et de vendredi, a vu la participation de nombreux paysans et acteurs dans le domaine agricole et agroalimentaire. Cette manifestation agricole organisée par les services de la direction agricole, en collaboration avec la Chambre de l’agriculture, au niveau de la salle omnisports de la ville, a été encore une fois une occasion pour les acteurs du secteur de mettre en exergue leurs performances réalisées dans le domaine et surtout faire des propositions afin d’améliorer et de moderniser la production agricole. Dans ce cadre, plusieurs dizaines de paysans et de promoteurs exerçant dans le domaine agricole ont pris part en exposant leurs produits. Ainsi, les produits agricoles, les filières du lait, de la viande blanche, l’oléiculture, l’apiculture, la transformation agricole, les banques, les assurances et les fournisseurs de matériel agricole ont été exposés dans des stands érigés à cet effet. De nombreux visiteurs étaient présents lors de la première journée, où ils ont découvert et apprécié la qualité et la diversité des produits agricoles et agroalimentaires exposés par les paysans et les producteurs.

Publié dans Der

La dépouille d’Abdelhak Goradia, 51 ans, mort le 21 août dernier dans des circonstances non encore élucidées lors de son transfert par les services de police français à l’aéroport de Roissy Charles De Gaulle, en vue de son expulsion, est attendue au courant de la semaine pour être enterrée à Oran, sa ville natale.

Sa famille et ses amis, dont certains se sont déplacés récemment à Paris pour voir son corps, rejettent la thèse de la mort suite à une crise cardiaque, avancée dans un premier temps par la police française. Se référant à une photo prise par son neveu, un de ses frères parle d’ecchymoses au niveau de la figure et de traces d’un coup de crosse sur le crâne. On parle d’une liquidation physique pure et simple. Pour rappel, Abdelhak, après avoir purgé une peine de prison, a été transféré dans un centre de transit pour être expulsé. Il a introduit un recours auprès de la justice et attendait, lui et son avocat, le résultat. Citant des personnes qui étaient avec lui dans ce centre, un parent à lui nous affirme que son nom ne figurait pas sur la liste des personnes à expulser. En tout cas, la famille a déposé plainte au niveau de la justice française et elle a même pris langue avec la Cour européenne des droits de l’Homme. Avec la pression exercée par la diplomatie algérienne sur la France, ce dossier est appelé à connaître des rebondissements dans les semaines à venir. La mort surprise et suspecte d’Abdelhak Goradia remet sur le tapis son passé, que certainement sa famille n’aimerait pas qu’il soit étalé sur la place publique. Il est en premier lieu le neveu de Kerrar, un des membres fondateurs du parti dissous, le Front islamique du salut (FIS), et un des frondeurs contre la direction d’Abassi Madani. Mais Abdelhak était un membre des tristement célèbres GIA qui ont ensanglanté l’Algérie et les Algériens. Il a réussi à gagner la confiance de l’émir Benchiha et a côtoyé l’émir Akal qui se déployait au niveau de l’Ouest algérien. C’est du moins ce qu’il affirme dans ses révélations publiées par Patrick Forestier, un journaliste de Paris Match, qui a publié Confession d’un émir de GIA chez Grasset au milieu des années 1990. C’est à cette époque qu’Abdelhak s’est éclipsé et s’est installé en France. On ignore comment il a rejoint l’Hexagone. Un de ses proches nous signale qu’il est l’un des premiers repentis et qu’il a quitté l’Algérie par crainte d’être « descendu » par ses anciens acolytes terroristes. Mais il y a de lourds soupçons qu’Abdelhak ait été « récupéré » par le renseignement français, lui qui connaissait bien la galaxie terroriste. Un de ses proches laisse entendre cette hypothèse. En tout cas, il a vécu seize ans en France sans obtenir de carte de séjour et sans être inquiété, jusqu’au moment de son transfert pour extradition. Un de ses neveux exhibe des photos de son oncle dans des hôtels de luxe de la Côte d’Azur. Ce qui signifie qu’il était libre de ses mouvements. Remarquons que la presse française, de gauche comme de droite, qui a consacré de longues colonnes à la bavure policière qui a coûté la vie à Abdelhak Goradia, n’a à aucun moment soulevé cet aspect. Par méconnaissance ? Peu probable. Le cas de celui qui se prénommait l’émir Kaakaa, quand il s’était enrôlé dans les GIA, risque de soulever beaucoup de vagues. Pour le moment, sa famille se pose des questions sur « les pratiques scabreuses » dans le pays supposé être le berceau des droits de l’Homme.

Publié dans Actualite archives

Le team USA a réussi à imposer son rythme face aux Lituaniens qu’ils ont écrasé et espèrent décrocher le titre mondial ce dimanche. Les Etats-Unis se sont facilement et logiquement qualifiés pour la finale de la Coupe du monde en écrasant la Lituanie (96-68). Le meneur de Cleveland, Kyrie Irving, termine meilleur marqueur du match avec 18 points. Comme prévu, les Etats-Unis tenteront de décrocher l’or mondial dimanche. Reste à connaître leur futur adversaire : ce sera la France ou la Serbie qui devaient s’affronter hier soir. Jeudi, à Barcelone, les Américains n’ont pas tremblé pour mettre fin au parcours de la Lituanie en demi-finale (96-68). Accrochés jusqu’à la pause, les hommes de Mike Krzyzewski ont accéléré dans les deux dernières périodes pour s’imposer très largement (+28) et s’offrir une deuxième finale consécutive, après celle de 2010. Ultra-favoris depuis l’élimination des Espagnols, les Etats-Unis n’ont pas eu à forcer leur talent contre des Lituaniens bien trop maladroits pour espérer créer l’exploit. Leurs pourcentages aux tirs piquent les yeux : 17 sur 56 aux shoots (30%), dont 2 sur 18 à trois points (11%). De l’autre côté, on a beaucoup plus facilement trouvé la mire, avec une adresse très correcte (38 sur 80, 48%, dont 9 sur 24 aux tirs primés, 38%). Pourtant, tout n’a pas été parfait dans le clan de l’Oncle Sam. Rapidement devant (21-16, 10e), défensivement au point, malgré quelques errances de l’incorrigible James Harden et dominateurs aux rebonds (50 contre 38), les Américains ont longtemps laissé leurs adversaires dans la partie (4335, 20e). La faute à de trop nombreuses pertes de balles (15). Mais comme lors des tours précédents, c’est au retour des vestiaires que les Etats-Unis ont affiché leur supériorité et fait une différence définitive (33 à 14 dans le troisième quart temps). C’est avec ses arrières que l’équipe US aura fait la différence finalement. Kyrie Irving, meilleur marqueur (18 points) et passeur (4) du match, mais également James Harden (16 points) et les Splash Brothers de Golden State, Klay Thompson (16 points dont 14 en première période) et Stephen Curry (13 points) ont été les plus en vue. En face, Mindaugas Kuzminskas (15 points, 9 rebonds, 2 contres) a été l’une des rares satisfactions baltes. Avec ses partenaires, il disputera la petite finale dimanche.

Championnats du monde sur route de cyclisme L’Algérie présente avec 8 cyclistes en Espagne Une sélection nationale algérienne de cyclisme, composée de huit coureurs, prendra part, du 21 au 28 septembre 2014, aux championnats du monde de cyclisme sur route, prévus à Ponferrada (Espagne), indique mercredi la Fédération algérienne de cyclisme (FAC). L’équipe algérienne est composée de trois coureurs en U23 (Abderrahmane Mansouri, Abdennour Yahmi, Adil Barbari), autant en juniors (Zoheir Benyoub, Mansouri Islam, Smaïl Bouricha) et deux en seniors (Azzedine Lagab et Youcef Reguigui). Voici le programme des Algériens 22 septembre : contre-la-montre individuel (U 23 ans) sur 36,90 km Adil Barbari et Abderrahmane Mansouri 23 septembre : contre-la-montre individuel (juniors) sur 29,50 km Zoheir Benyoub et Mansouri Islam 24 septembre : contre-la-montre individuel (seniors) sur 47,10 km Azzedine Lagab 26 septembre : course en ligne (U 23 ans) sur 182 km Adil Barbari, Abderrahmane Mansouri et Abdennour Yahmi 27 septembre : course en ligne juniors sur 127,40 km Zoheir Benyoub, Islam Mansouri et Smaïl Bouricha 28 septembre : course en ligne élite (hommes) sur 254,80 km Youcef Reguigui et Azzedine Lagab
Publié dans Sports

Dans chaque continent, il y a eu des Etats, des régimes et les idéologies qui ont cherché la domination à l’échelle régionale. Il n’est pas surprenant donc que l’Afrique du Nord en fasse exception. L’histoire de la région a été beaucoup plus caractérisée - et de plus en plus avec le temps - par des régimes et des États qui cherchent leur propre intérêt, quel que soit l’écran de fumée utilisé afin de dissimuler ou de rationaliser ce fait. Et chaque Etat a son propre modèle de comportement et d’alignement.

Par Tewfik HAMEL* Au sein du Maghreb, la relation complexe des deux plus grands pays -Algérie et Maroc - caractérisée par une lutte latente pour la suprématie régionale et l’imposition de leur l’hégémonie bienveillante sur les Etats les plus faibles du Sahel est le centre de gravité de la géopolitique régionale. Les deux pays avaient des expériences coloniales différentes et ont émergé comme des rivaux avec des formes très différentes de gouvernement. Toutefois, la fin de la guerre froide et la globalisation imposent une convergence de facto sur les plans politique et économique. Les efforts visant à promouvoir des relations plus coopératives ont été plus ou moins figés au statu quo. Nombreux obstacles ont été éliminés, mais leurs rivalités régionales que cristallise le conflit du Sahara occidental restent très vives. Dans ce contexte, l’Algérie joue un rôle crucial et particulier. Ses efforts antiterroristes ont réussi à contrer et affaiblir les groupes terroristes. Le pays a essayé de saisir le moment pour renforcer son statut régional en jouant la carte de leadership dans la lutte contre la menace terroriste. L’objectif final de cette stratégie est de gagner en prestige et de mieux servir son agenda plus large de politique étrangère. Démographiquement, avec 40 millions d’habitants, l’Algérie est le plus grand pays maghrébin en termes de population. Très actif diplomatiquement, le pays était un modèle et un acteur clé dans le tiers-monde et était au cœur des rapports Nord-Sud. Après l’indépendance, l’Algérie était au premier plan de la politique du Tiers Monde et très active dans les pays arabes et en Afrique. Géographiquement, le pays occupe une position centrale avec des frontières maritimes de 1200 km et terrestres (de 6343 km) communes qu’il partage avec sept Etat voisins. Avec 2 381 741 km2, le pays est classé à la 11e place au niveau mondial et le 1er en Afrique en termes de superficie (trois fois plus grand que le Maroc - en incluant le Sahara occidental) et près de 15 fois plus grand que la Tunisie. La richesse de son sol en matière première et l’ouverture sur la mer font de l’Algérie le « noyau » du Maghreb. Le vide du pouvoir dans la périphérie du Sahel et la répartition inégale de la puissance entre les principales forces constituent également un élément majeur dans la dynamique régionale en faveur de l’Algérie. Etant à bien des égards l’Etat le plus important et influent dans la région et le seul pays à partager des frontières communes avec les cinq pays maghrébins, l’Algérie est en bonne position pour réaliser ses potentialités économiques, tenir un rôle stratégique et contribuer à l’intégration économique entre l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Afrique subsaharienne. Cette centralité pourrait cependant être parfois un handicap ou une source de vulnérabilité surtout dans le contexte d’instabilité régionale actuel. Cela exige un effort considérable pour surveiller et contrôler ses longues frontières, mais le pays a tout à gagner de son positionnement central. En tout cas, le pays se montre très actif sur les plans diplomatique, militaire et sécuritaire pour asseoir son leadership. Il est devenu partenaire incontournable, mais difficile. En novembre 2009, le général William E. Ward a reconnu la puissance et l’ambition régionale de l’Algérie indiquant que « nous apprécions le leadership de l’Algérie dans le traitement des questions régionales liées à la sécurité et la lutte contre le terrorisme ». Dans un câble diplomatique de 6 janvier 2010, l’ambassadeur américain à Alger, David D. Pearce, a reconnu «qu’aucun pays n’est plus important que l’Algérie dans la lutte contre Al-Qaïda dans le Sahel et le Maghreb». Le terrorisme dans le Sahel «c’est un problème régional, où les forces terrestres algériennes ont pris un rôle de leadership,  et c’est très impressionnant, les progrès qui ont été faits», confirme le général-major David R. Hogg lors d’une visite à Alger en décembre suivant. Dans un rapport établi en 2011, le Pentagone a clairement appelé à renforcer la capacité des forces armées et de sécurité algériennes. Le rapport révèle qu’Alger assume à elle seule 60% des efforts de la lutte antiterroriste dans la région du Maghreb et Sahel, tandis que le Maroc, le Mali, Mauritanie et la Niger assument 40%. Le chef de l’Africom, le général David Rodriguez, l’a confirmé lors de son audition par la commission des Forces armées du Sénat américain en février 2013. Pour lui, l’armée algérienne est suffisamment outillée pour jouer le rôle de leader régional. « L’armée algérienne est la plus capable de celles de tous les pays d’Afrique du Nord d’organiser la lutte contre le terrorisme, la contrebande, le trafic de drogue et le crime organisé», disait-il.

Une puissance militaire de premier plan Alger a consacré des efforts considérables pour moderniser ses forces armées. Avec des dépenses militaires élevées, l’Algérie occupe selon les données 2009 la troisième place parmi les pays arabes place derrière l’Arabie saoudite suivie par les Emirats arabes unis. Ses militaires sont expérimentés et souhaiteraient avoir une meilleure relation avec les États-Unis. Pour être considérée comme la force avec laquelle il faut compter en Afrique du Nord, les Algériens modernisent leurs forces armées. Selon American Defense Center, l’armée algérienne passe de la cinquante-quatrième, en 1994, à la vingtième place dans le monde, deuxième en Afrique et huitième parmi les armées des pays musulmans. Désormais, elle fait partie des 20 armées les plus puissantes dans le monde. Pendant sept ans seulement, entre 2001 et 2008, elle a pu accroître ses capacités de combat et de maîtrise des nouvelles technologies avancées et son stock d’armements. Deuxième en Afrique après l’Egypte et devant le Maroc, l’Algérie compte 325 000 soldats, 2000 chars, 300 avions de combat, 160 avions de transport en majorité de fabrication soviétique, et 180 hélicoptères multifonctions. Cette étude, qui classe les 50 armées les plus puissantes du monde, souligne que l’armée algérienne est parmi « la plus organisée dans la région de l’Afrique du Nord ». Elle a considérablement augmenté ses capacités de contrôle et de maîtrise des technologies d’armements modernes ; elle est classée à la 25e place quant aux capacités de maîtrise des technologies de défenses modernes et l’utilisation des systèmes électroniques complexes. Selon SIPRI, la région de l’Afrique du Nord, avec des dépenses militaires s’élevant à 7,8 milliards de dollars, a connu une augmentation de 94% par rapport à 1999. Les dépenses militaires de l’Algérie ont augmenté de 18% en données réelles pour s’élever à 5,2 milliards de dollars (le budget le plus élevé d’Afrique) qu’expliquent les recettes pétrolières et une « insurrection » grandissante. Entre 2004 et 2008, les dépenses militaires algériennes ont augmenté de 10% par an, alors que le budget de défense a fait un saut spectaculaire de 33% de 2008 à 2009. Pour la première fois, l’Algérie est classée au neuvième rang des plus grands pays importateurs d’armes par l’Institut international de recherche sur la paix. SIPRI souligne qu’entre 2005 et 2009, les achats d’armes dans le monde ont augmenté de 22%, tandis qu’entre 2000 et 2004, selon le rapport, « les avions d’attaques représentent 27% de la totalité des ventes d’armements » dans le monde. Et c’est bien le cas de l’Algérie en vertu des avions qu’elle a achetés de la Russie. Rien qu’en 2007, l’Algérie avait obtenu 28 avions de chasse de type «Sukhoi» de son fournisseur russe, 36 chasseurs de type «Mig», 16 avions d’entraînements de type «Yak 130», plus de 300 chars de guerre de type «T90 S», et 8 systèmes de défense terrestre en forme de missiles sol-sol de type «Tongoskei».

Le leadership au cœur de tout système de sécurité efficace Ces chiffres montrent que l’Algérie reste une puissance importante. Mais cela est-il suffisant ? La question la plus critique face à des systèmes de sécurité régionale efficaces est la question du leadership. Initier et encourager de tels systèmes de sécurité est extrêmement difficile, sauf si un Etat est prêt à prendre l’initiative d’engager les ressources nécessaires, accepter les coûts inévitables et mettre sur pied une coalition avec d’autres Etats dans la sous-région qui sont prêts à consacrer une partie de leurs propres ressources. Le leadership est au cœur de tout système de sécurité efficace et la répartition très inégale des capacités entre les Etats dans une région particulière prédispose souvent certains Etats à prendre un rôle de premier plan. Dans le même temps, il est essentiel que ce rôle soit accepté par les autres Etats dans la région et institutionnalisé à travers des conventions empêchant de dégénérer en simple imposition de la domination par les hégémons régionaux sur leurs voisins plus faibles. Ainsi, en tandem avec les partenaires régionaux, l’armée algérienne travaille actuellement à sécuriser ses frontières longues et poreuses, ainsi qu’à établir l’architecture régionale adéquate pour resserrer la coopération militaire et de renseignement avec les pays partenaires.  Depuis octobre 2004, le pays accueille le Centre africain d’études et recherche sur le terrorisme de l’Union africaine. Le Centre vise à fournir une recherche régionale coordonnée et un lieu de formation pour les efforts de lutte contre le terrorisme dans les pays africains. Particulièrement depuis 2009, plusieurs réunions de haut niveau des dirigeants de la région se sont succédé sous l’impulsion de l’Algérie afin de renforcer davantage la coopération régionale au Sahel. En avril 2010, un sommet militaire a eu lieu à Tamanrasset. Les pays présents à cette réunion étaient l’Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie. Les fonctionnaires en provenance de la Libye, le Tchad et le Burkina Faso ont également rejoint le sommet en tant qu’observateurs. Le résultat a été l’installation d’un Comité d’état-major opérationnel conjoint, basé dans la même ville et appelé d’ailleurs le « Plan Tamanrasset ». En septembre suivant, les chefs de renseignement de ces quatre pays ont convenu à créer un Centre de Renseignement sur le Sahel, basé à Alger, mais la direction du centre est tournante. L’objectif principal de cette initiative est d’augmenter le niveau de coopération des services secrets entre les quatre pays, rendre plus cohérentes et efficaces leurs actions contre AQMI.

Eviter toute intervention étrangère Cette coopération régionale vise à éviter toute intervention étrangère dans les questions du Sahel. Une préoccupation fortement prise au sérieux en Algérie, notamment parce que l’ingérence occidentale est utilisée comme une arme de propagande majeure par AQMI contre les régimes en place. En outre, cela permet à Alger de marginaliser les ambitions du Maroc dans la région. Probablement à cause de ses relations bilatérales difficiles et parce qu’Alger fait valoir que la sécurité du Sahel ne concerne pas le Maroc, ce dernier n’a pas été invité à participer aux efforts régionaux antiterroristes. « Cette question a été tranchée avant même la création de notre structure », a fait savoir Abdelkader Messahel, le ministre algérien chargé des Affaires africaines et maghrébines, à la délégation malienne qui avait formulé le souhait d’élargir la coalition antiterroriste à d’autres États en particulier au royaume chérifien. « J’ai consulté les livres d’histoire et de géographie, et je n’ai trouvé nulle trace de l’appartenance du Maroc à la région sahélienne », ajoute-t-il. En effet, l’absence du Maroc de cet arrangement régional est un signal clair de l’importance que l’Algérie accorde à la coopération régionale dans le Sahel, qui va au-delà des frontières des Etats sahéliens locaux, acquérir une plus grande importance maghrébine au détriment des ambitions marocaines d’hégémonie régionale. Cela montre comment l’Algérie veut jouer concrètement son rôle de leader, acquis grâce à sa lutte contre le terrorisme, et qu’il a les ressources pour le faire. Si le leadership de l’Algérie est plus ou moins accepté au Sahel, il est contesté dans son voisinage maghrébin. Dans ce contexte marqué par la fragilité des Etats sahéliens, l’anarchie en Libye et la lente reprise de la Tunisie, le Maroc pourrait servir la stratégie algérienne au Sahel. Ce qui est peu probable évidemment étant donné le climat de tensions sans cesse ravivées entre Alger et Rabat qui n’est pas seulement conjoncturel. La question du Sahara occidental empoisonne toujours les relations entre les deux capitales dans un contexte de rivalités régionales, de méfiance mutuelle, de frontières fermées depuis 1994 et d’absence d’accords sur la délimitation des frontières. N’oublions pas que les deux capitales espéraient pouvoir utiliser le processus de l’UMA à l’appui de leurs programmes politiques en ce qui concerne le Sahara occidental. Le rêve du « Grand Maroc » persiste toujours. Traduisant une vision révisionniste, la dernière Constitution marocaine évoque la défense « des frontières authentiques » sans les préciser. Si une telle ambiguïté n’est pas anodine, le premier et principal objectif de l’Algérie est d’accroitre son prestige et statut dans le Maghreb. La confrontation avec le Maroc représente toujours la préoccupation centrale de la politique étrangère algérienne et la plupart de l’activisme régional et international algérien doit être considéré à travers ce prisme.

Suspicion En outre, pour soutenir cette stratégie, le gouvernement algérien  cherche à élargir le champ de sa coopération avec les puissances extérieures dans ses efforts pour lutter contre le terrorisme et assurer la stabilité au Sahel. Alger est devenue un partenaire clé des Etats-Unis pour faire face aux activités terroristes en Afrique du Nord et la Méditerranée. Mais suite au refus d’Alger d’accueillir le siège de l’Africom, des diplomates américains ont exprimé leur déception à cette profonde opposition, alors que les Etats-Unis ont renforcé leurs liens avec elle en matière de sécurité ces dernières années. Sous cet angle, le rôle de l’Algérie dans la région Maghreb-Sahel reste incertain. Les puissances occidentales, notamment la France et les Etats-Unis, ne sont pas disposées à laisser Alger seule sur le ring Maghrébo-sahélien. Leur soutien dépend de savoir dans quelle mesure l’agenda de l’Algérie est aligné sur les intérêts occidentaux. Les récentes mises en garde émises par les grandes capitales occidentales à leurs ressortissants résidant en Algérie ou envisageant de s’y rendre sont un signal clair de l’insatisfaction de ces capitales du rôle de l’Algérie. L’incertitude sur la situation intérieure du pays est un autre élément dont dépend le soutien que lui accoreront les acteurs extérieurs comme une puissance régionale. En outre, face aux hésitations de l’Algérie à mener une politique active au-delà de ses frontières, il est fort possible que les grandes puissances remplissent le vide de pouvoir ou encourager d’autres puissances de la région à accomplir ce rôle. C’est une erreur de supposer qu’il est possible de lutter contre toute intervention extérieure et refuser, en même temps, de prendre ses responsabilités dans le Maghreb/Sahel. Si Alger aspire à être un acteur respecté et un modèle, elle a tout à gagner de réussir sa transition démocratique, le seul garant de sa sécurité, stabilité et légitimité. En effet, la sécurité et la stabilité sont reconnues comme précurseurs pour résoudre d’autres problèmes parce qu’ils constituent une base solide nécessaire et exigent des règles de droit, de l’ordre et la justice pour former un environnement sûr, sécurisé et sain. Traditionnellement, la sécurité dans le Sud était principalement basée sur la sécurité intérieure. Les gouvernements étaient (et sont) confrontés à des menaces continues à leur légitimité et stabilité. Globalement, les principales menaces dans les pays en développement proviennent des menaces internes au régime en place ou à la stabilité de l’État lui-même. La peur de l’élite politique d’être assiégée par le peuple marque profondément sa façon de conceptualiser l’Etat, qui est considéré comme la propriété du régime - l’élite politique et économique. De cette fusion Etat/régime résulte un système de régime autoritaire donc l’insécurité, car la bonne gouvernance, la paix et la stabilité sociale sont interdépendantes et indivisibles. La paix et la stabilité sociale ne peuvent en aucune façon être durables sans une bonne gouvernance. Inversement, la bonne gouvernance n’a aucune chance d’être sécurisée ou institutionnalisée sans la paix et la stabilité sociale. Concernant la région du Sahel, de plus en plus émerge un consensus selon lequel paix, bonne gouvernance et stabilité sociale sont les principaux pré-requis pour la reprise économique et un développement humain durable. En final, l’Algérie a le potentiel nécessaire de se hisser en une puissance régionale, mais, malgré tous ses atouts, sans légitimité démocratique son leadership sera toujours considéré (en dépit de ses intentions) avec suspicion.

*Tewfik Hamel, chercheur en histoire militaire & études de défense à l’université Paul-Valery Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Publié dans Grand angle

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de passage jeudi dernier à la wilaya d’Alger pour une réunion de travail avec les autorités de la ville et ses élus, s’est insurgé contre le mauvais état dans lequel se trouvent de nombreux cimetières et lieux d’inhumation de la capitale. « Il n’est pas normal que des cimetières algérois connaissent une telle anarchie et souffrent de manque de gestion. Il faut agir pour faire disparaître certaines situations qui ne sont pas dignes de  la ville » et n’honorent pas les morts, a martelé le Premier ministre. Il est vrai que de nombreux endroits où sont enterrés nos morts ressemblent parfois à des poubelles à ciel ouvert, notamment les vendredis et les jours de fêtes religieuses, périodes propices à un afflux considérable de visiteurs. Il est vrai aussi que certains cimetières sont devenus l’antithèse de toute gestion. Mais ce problème apparaît maintenant bien minime et gérable surtout par rapport à celui de la crise du foncier. Cette crise gagne aujourd’hui tous les cimetières et rend difficile pour des familles qui habitent certains quartiers de la capitale d’inhumer leurs proches dans les lieux de sépulture les plus proches d’elles. C’est le cas d’El Madania, ex- Salembier, où quelques-uns de ses habitants tentent de se constituer en association pour obtenir l’autorisation d’étendre le périmètre du cimetière de l’arrondissement et lui faire gagner de l’espace (sic) sur ce qui reste de l’espace vert du parc du Ravin de la femme sauvage, site pourtant classé « incessible de l’Etat ». S’il est à espérer que cette association ne verra pas le jour et qu’aucun arbre du site ne soit abattu – les dégâts occasionnés depuis les années 1980 dans ce périmètre sont déjà effroyables et irréparables -  il y a lieu cependant de signaler ces récits – vérifiés sur place - de gens et de familles qui, préférant enterrer leurs morts près de chez eux, vont jusqu’à déranger leurs proches disparus voici vingt, trente et quarante ans, voire davantage pour « placer » les « suivants».  Dans certaines familles, comme celles que nous avons pu approcher jeudi dernier, trois générations de parents sont inhumées dans la même tombe. « Il y en a qui le font parce qu’ils la considèrent comme un caveau familial privé sans qu’il le soit vraiment, mais c’est ainsi. D’autres le font parce qu’il n’y a plus de place dans le cimetière et qu’ils rechignent à aller à El Alia ou même à  Sidi Yahia tout proche », témoigne un ouvrier du cimetière. Le cas d’El Madania n’est pas unique. A Ben Aknoun, aussi, le même problème se pose. D’après le chef du service de l’état civil de l’APC, Karim Laïd, « la saturation des cimetières est devenue un problème algérois! » Des cimetières encombrés « Les gens ont des difficultés à trouver où enterrer leurs morts et surtout au niveau d’Alger et cela est dû à la surpopulation, car l’APC gère les quartiers d’El Biar, Ben Aknoun et ses environs pour ce qui est des questions des enterrements», affirme M. Laïd. En ce qui concerne les deux cimetières de Ben Aknoun, ajoute-t-il, « ils affichent complets » depuis une dizaine d’années et « plus exactement depuis l’année 2000 » en dépit du fait « que l’on ait détruit une vieille bâtisse » qui se trouvait au niveau du principal cimetière près de Zaouaoua et « gagner quelques mètres carrés ». Ce responsable indique que les services compétents de l’APC, quand ils ne parviennent pas à caser les morts, ont du mal à convaincre leurs familles à les inhumer à Beni Messous, Chéraga, Draria ou Dely Ibrahim. Pour Karim Laïd, « la plupart des cimetières de la capitale ont atteint leur capacité maximale d'accueil ». Pour accepter d’enterrer un mort du quartier dans un cimetière de Ben Aknoun, précise-t-il, il faut de la « persévérance pour trouver un endroit libre ». Il faut aussi deux conditions ! : « Une vérification dans nos archives de l’état civil de l’existence d’une tombe familiale », « s’assurer » que  le « défunt » qui va recevoir du voisinage « a été enterré depuis plus cinq ans ». « La démographie joue contre nous même en cas de mort », déclare ce responsable. « Les difficultés vont se multiplier à l’avenir avec la surpopulation d’Alger et son corolaire en nombre de morts. Je ne sais pas comment va-t-on procéder avec un foncier qui se réduit de jour en jour et des cimetières saturés ». Aux yeux de Noureddine Guelati, vice-président de l’APC de Hydra, « l’indisponibilité du foncier est la cause principale de la saturation des cimetières d’Alger et ses environs ». Pour cet élu, les « problèmes » à Hydra ont commencé depuis 2004 au niveau du cimetière de Sidi Yahia qui est déjà au-delà de ses capacités. « Il était question de commencer d’orienter les familles vers d’autres lieux d’inhumation à Alger, mais cette instruction a été annulée. L’évacuation des 37 familles qui squattaient les lieux en 2010 a permis de libérer de l’espace. Mais cela ne va pas durer »,  prévient-il. En 2013, plus de 1500 personnes ont été inhumées au cimetière et pour le premier semestre de 2013, on a enregistré plus de 350 décès. Si cela continue ainsi, le cimetière va bientôt connaître la saturation, explique-t-il. Le recours aux tombes familiales est-il une solution ? « Définitivement, non », répond-il en estimant que l’«indisponibilité d’assiettes foncières pour réaliser de nouveaux cimetières où leur extension dans Alger va poser de nouveaux et sérieux problèmes à un moment ou à un autre ». Les tombes familiales sont une solution d’urgence, même si, pour des raisons de croyance, affirme-t-il, de nombreuses familles considèrent qu’enterrer un proche dans la même tombe qu’un parent disparu est une manière de tenir la promesse faite au défunt de l’enterrer avec ses proches. Noureddine Guelati dira également que pour ce qui est de la gestion du cimetière de Sidi Yahia, « on fait quotidiennement des entretiens, que ce soit pour l’arrachage des herbes folles, nettoyer les allées en ramassant des bouteilles où même refaire la peinture. On possède une équipe d’administrateurs et d’ouvriers se trouvant sur les lieux, et ces derniers gèrent la maintenance du cimetière. Toutefois, à l’occasion de grands aménagements, on sollicite des entreprises privées par le biais des appels d’offres. Et concernant le budget destiné à l’entretien, il n’est pas restreint et nullement comptabilisé, car nous sommes parmi les APC les plus riches. Noureddine Guelati nous informe également que le terrain destiné au projet d’extension du cimetière de Sidi Yahia devait se trouver à Saïd Hamdine, mais que ce terrain a été réquisitionné par l’Etat pour construire la nouvelle faculté de droit. Les morts iront voir ailleurs.

Publié dans théma archives

C’est à voir ! Rien ne va plus ! Le mensonge est de retour au paisible royaume de « Tout-Va-Bien ». Dans ce royaume, les sujets nagent dans le bonheur et l’harmonie. La reine Adélaïde s’apprête à prendre ses RTT pour partir en vacances aux sports d’hiver. Mais son ministre Jean-Claude Labourde lui annonce une nouvelle qui va bouleverser ses plans : le mensonge est de retour dans le royaume ! Encore un coup que la fée Mito prépare en douce. Quelle histoire !

Voici une entrée en matière qui saura à coup sûr capter toute l’attention du public. Petits et grands. La fée Mito ou la boutique des mensonges sera à la salle Cosmos de l’Office Riad El Feth (Oref) du 24 au 26 septembre prochain. Un spectacle créé à partir d’un conte musical. Une histoire qui se raconte, se chante et se danse, et qui par ailleurs, contentera autant les enfants que les parents. Un spectacle pour les familles et en famille, où chacun pourra y retrouver de la joie de vivre, de l’humour et du divertissement. Cependant, La fée Mito ou la boutique du mensonge a aussi une circonspection psychologique pour ses auteurs Agnès Imbault et Camille Bardery. Les comédiennes présentent ce projet musical comme « un vrai travail de documentation sur le conte. Nous nous sommes aperçues qu’aucun ne nous plaisait complètement. Certains messages faisaient écho en nous, mais aucun conte ne faisait l’unanimité ! Ecrire notre propre histoire est devenu une évidence. Nous nous sommes demandées : « Qu’aurais-je voulu qu’on me lise ? Quel message m’aurait fait vraiment du bien ? Que ne m’a-t-on pas dit qui m’aurait été pourtant tellement bénéfique ? ». A ce niveau-là, il est facile de croire que c’est du rêve qui va s’offrir à tous ceux qui ont gardé une âme d’enfant. La fée Mito est, nous dit-on, le « conte-réponse » à toutes ces interrogations. Sur la scène du Cosmos, le public pourra se projeter dans toutes ces références évidentes et subtiles qui s’adressent aussi bien aux enfants (à partir de 5 ans) et aux parents. Des jeux de mots, des citations connues ou pas, du rythme, des chansons, de la magie… qui pousseront forcément et après coup à la réflexion. C’est un moment délicieux qui s’annonce, mais tout autant pédagogique en direction des enfants. Mais comme tout bon conte, malgré la persistance du mensonge, la vérité fini toujours par triompher en fin de conte. En revanche, la punition l’est beaucoup moins. A bon entendeur ! Comme il serait intéressant de réintroduire les arts et particulièrement ceux du théâtre dans les programmes des écoles. Investir dans l’imaginaire pour développer les compétences créatives de demain ! La fée Mito ou la boutique du mensonge à voir au moins une fois. Conte musical Du 24 au 26 septembre Salle Cosmos - Office Riad El Feth La fée Mito ou la boutique du mensonge Prix du billet : 1 200 DA

Publié dans Culture

Le secrétaire d’Etat américain aux affaires étrangères, John Kerry, a convaincu sans peine dix pays arabes à fournir « la chair à canon » nécessaire à l’offensive que conduira le Pentagone à partir de son QG, au Qatar. Il s’agit des six pays du Golfe, de l’Egypte, du Liban, de l’Irak et de la Jordanie. Si l’on excepte l’Egypte et l’Irak, aucun des autres pays n’a d’expérience dans la guerre de front ou dans la guérilla.

D’autant plus que les troupes de l’Etat islamique ne sont pas concentrées sur un front loin des villes et villages. Elles sont au milieu des populations que la « coalition » promet de défendre et de libérer. Aucun des pays occidentaux qui rejoindront la coalition anti-Etat islamique n’enverra de troupes au sol. Les frappes aériennes n’auront alors aucun effet non plus, contrairement aux résultats obtenus avec les 150 frappes de soutien aux troupes kurdes qui ont repris d’importantes positions aux mains de l’EI. C’est à se demander si l’objectif de cette armada est réellement le démantèlement de l’Etat islamique. Le soutien ferme de ces dix pays arabes inclut leur accord à «se joindre, le cas échéant, à une campagne militaire coordonnée», précise le communiqué sans entrer dans les détails. Toutefois, a souligné M. Kerry devant la presse à Djeddah, «aucun pays ne parle de placer des troupes au sol et nous ne pensons pas qu'il y en ait besoin». A la télévision ABC, il a été encore plus clair : «Pas de troupes combattantes américaines au sol, point à la ligne.» Il a aussi affirmé sur les chaînes CNN et CBS que les Etats-Unis n'étaient «pas en guerre contre l'Etat islamique», mais conduisaient une «très importante opération antiterroriste». Cette dernière déclaration est ambiguë. Kerry doit clarifier ses propos, d’autant plus que Barak Obama a, dans son allocution de mercredi dernier, affirmé que «nous affaiblirons, et, à terme, détruirons l'EI». Pour y parvenir, «je n'hésiterai pas à agir contre l'EI en Syrie, comme en Irak », avait-il annoncé. Après l’entretien téléphonique de Barack Obama mercredi dernier avec le roi Abdallah d'Arabie, John Kerry a eu un entretien avec ce dernier jeudi soir. Ils sont tombés d'accord pour renforcer l'aide à l'opposition syrienne modérée. Les Saoudiens pourraient former et entraîner des rebelles syriens, qui combattent à la fois le régime de Bachar Al Assad et l'EI. Les Etats-Unis entendent aussi « renforcer (leurs) bases » dans le Golfe et accroître « les vols de surveillance » avant d'éventuelles frappes en Syrie, selon un responsable du département d'Etat. Le Pentagone va commencer à baser une partie de ses avions à Erbil, au Kurdistan irakien. La stratégie Obama a été bien accueillie par l'opposition syrienne modérée, qui devrait bénéficier des moyens militaires qu'elle réclame depuis longtemps. Mais le Congrès américain a prévenu qu'il n'y aurait pas de vote sur cette aide avant la semaine prochaine. Bagdad a aussi salué l'annonce par M. Obama de l'envoi de 475 conseillers militaires supplémentaires en appui aux forces kurdes et fédérales irakiennes en termes d'équipements, de formation et de renseignements. Cet effort portera à environ 1 600 le nombre de militaires américains en Irak. L'engagement des Etats-Unis contre l'Etat islamique est un tournant pour le président Obama, élu fin 2008 pour sa volonté de tourner la page d'une décennie de guerres en Irak et en Afghanistan.

L’intervention en Syrie divise Etrangement, la Syrie est au cœur des préoccupations de la coalition, ce qui a fait réagir Damas, Moscou et Téhéran. Pour Moscou, toute frappe en Syrie sans l'aval de l'ONU constituerait une « violation grossière » du droit international. Bachar Al Assad a également prévenu Washington que « toute action sans l'accord du gouvernement serait considérée comme une attaque contre la Syrie ». Pour sa part, la Turquie, qui a participé à la réunion de Djeddah, a confirmé qu'elle ne prendrait pas part aux opérations armées, se concentrant « entièrement sur les opérations humanitaires ». En Europe, l'Allemagne a exclu de participer à des frappes en Syrie. « On ne nous l'a pas demandé et nous ne le ferons pas », a dit son chef de la diplomatie, Frank-Walter Steinmeier. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a, en revanche, dit ne « rien » exclure, son chef de la diplomatie ayant cependant affirmé que Londres ne participerait pas à des opérations en Syrie. Son homologue français Laurent Fabius a indiqué que la France participerait « si nécessaire à une action militaire aérienne » en Irak. Sans troupes aguerries au sol, les experts s’interrogent sur l’utilité de cette coalition, où l’on confond à dessein Etat Islamique et régime syrien. Ce que Washington n’a pas réussi à avoir en 2013 lorsqu’il a tout fait pour mener des frappes contre la Syrie, il tente de l’avoir sous couvert d’une coalition contre l’Etat islamique. Ce dernier compte « entre 20 000 et 31 500 » combattants dans ses rangs en Syrie et en Irak, selon la nouvelle estimation de l'agence américaine du renseignement (CIA), dont l'évaluation précédente évoquait le chiffre de 10 000 djihadistes. Selon un autre responsable du renseignement américain, il y a 15 000 combattants étrangers en Syrie dont 2 000 Occidentaux. Certains ont rejoint l'EI, mais aucun chiffre précis n'était disponible. La CIA attribue cette hausse à « un recrutement plus vigoureux depuis le mois de juin, après des victoires sur le terrain et la proclamation du califat, une activité plus intense dans les combats et de nouvelles sources de renseignement », a encore expliqué M. Trapani.

Publié dans Monde

Deux institutions de l’ONU, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), ont consacré un rapport commun aux progrès réalisés dans la protection de la couche d’ozone.

Les nouvelles sont bonnes, affirme l’ONU, qui prévoit que d’ici à 2050, la couche d’ozone sera reconstituée et aura retrouvé son niveau des années 1980. C’est le résultat de l’action internationale concertée, engagée contre les substances appauvrissant l’ozone, selon ce rapport. Deux traités internationaux pour la protection de la couche d’ozone, la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal, ont été négociés sous l’égide du Pnue. Ils ont été signés respectivement en 1985 et 1987, et ratifiés par la plupart des pays du monde. Le Protocole de Montréal a permis l’interdiction progressive des chlorofluorocarbones (CFC), ces substances qui appauvrissent la couche d’ozone, bouclier gazeux situé entre 20 et 50 km d’altitude et qui protège la Terre contre le rayonnement solaire ultraviolet. Ce traité est classé parmi les accords relatifs à l’environnement les plus efficaces au monde. Sans le Protocole de Montréal et sa stricte application, les experts estiment que les niveaux atmosphériques de substances appauvrissant l’ozone auraient pu décupler d’ici à 2050. Au-dessus de l’Antarctique, le trou d’ozone continue de se former chaque année au printemps et il est prévu qu’il continue d’en être ainsi pendant la majeure partie de ce siècle, étant donné que des substances appauvrissant l’ozone perdurent dans l’atmosphère, même si leurs émissions ont cessé, souligne l’étude. Parmi les aspects négatifs, le rapport de l’ONU cite le fait que la production de tétrachlorure de carbone continue de progresser, bien que figurant dans la liste des produits bannis par le Protocole de Montréal. Quant aux hydrofluorocarbones (HFC), qui ont remplacé les substances celles qui appauvrissent l’ozone, ils sont de puissants gaz à effet de serre. En 1994, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé le 16 septembre, date anniversaire de la signature, en 1987, du Protocole de Montréal, Journée internationale de la protection de la couche d’ozone (résolution 49/114 du 19 décembre). Le thème de cette année, « Protection de la couche d’ozone : la mission se poursuit », a été choisi à la suite d’un vote électronique. Il a pour but de maintenir la mobilisation et intensifier l’action dans ce sens. C’est une journée consacrée à la sensibilisation pour la protection de ce fragile écran de gaz, qui se trouve dans la stratosphère, à une altitude moyenne d’environ 25 km. L’ozone est généré et se dégrade naturellement dans l’atmosphère sous l’action du soleil. Mais le rejet dans l’atmosphère de certains produits industriels, notamment les CFC (chlorofluorocarbures), a brisé cet équilibre naturel, entraînant une diminution de la couche d’ozone. Or, ce filtre invisible agit comme un bouclier protecteur en absorbant une grande partie des rayons ultraviolets nocifs du soleil, sources des risques d’accroissement des cancers de la peau, des maladies de l’œil, des déficiences immunitaires et des mutations génétiques. Le Protocole de Montréal a permis d’éviter des millions de cancers de la peau et de cataractes, tout en économisant des milliards de dollars en soins de santé, selon le Pnue. L’Algérie a adhéré à la Convention de Vienne et a ratifié le Protocole de Montréal, d’où l’obligation, pour notre pays, d’éliminer progressivement les substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Publié dans Environnement

Plutôt que de construire de nouveaux barrages, le gouvernement a retenu l’option du désenvasement de ceux qui existent déjà afin d’augmenter les capacités hydriques du pays. Cette opération est déjà menée dans quatre barrages actuellement, sur douze à l’échelle nationale inscrits dans ce programme, qu’il s’agit de débarrasser de la vase qui s’est formée dans leurs fonds, réduisant leur volume d’emmagasinage de l’eau. Participant à une audition auprès des membres du Conseil de la nation jeudi, le ministre des Ressources en eau, Mohamed Necib, a affirmé que « pour venir à bout du phénomène de l’envasement des barrages, 12 barrages au moins d’ici à 2019 seront touchés par des travaux de désenvasement», expliquant que les barrages hérités de l’époque coloniale sont « les plus touchés » par le phénomène d’accumulation des boues. C’est à l’Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), dotée de nouveaux équipements utilisés dans l’opération, à qui revient la mission de mener ce « curage » qui permettra d’augmenter le nombre des barrages en exploitation, de 70 actuellement, à 84 à la fin de 2019. Dans un autre chapitre, il a également affirmé que l’évolution des techniques de forage permet de recycler et d’économiser l’eau utilisée dans l’exploitation du gaz de schiste.  Répondant à une question d’un sénateur sur la rareté de l’eau dans la wilaya de Béchar, M. Necib a fait part d’une série de mesures pour y faire face dont la réhabilitation du barrage Djorf Torba qui alimente la région, le lancement d’opérations de forage de puits ainsi que la prospection des nappes phréatiques dans la région. Il a également fait savoir que des projets de réalisation de trois barrages sont à l’études à Abdla, Igli et Oued Labied.

Publié dans Der
Page 1 sur 6