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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 21 septembre 2014

Devant l’entrée du Théâtre national algérien, lors de la clôture, une foule énorme attendait avec impatience l’ouverture des portes. Quelques impatients voulaient se frayer un chemin parmi le public présent. Ils prétendaient connaître des gens à l’intérieur. Par Dahmane Chaker   « On connaît tous des gens dedans », glosa un jeune parmi la foule. Des personnes sortaient leurs cellulaires pour solliciter l’intervention d’une personne de « l’intérieur ». En effet, il ne s’agit pas de personnes voulant récupérer leur permis de conduire, mais d’amateurs de musique classique pressés d’entrer. Un agent annonce que l’entrée est réservée uniquement aux invités. Une vague de protestation s’ensuit. Une dame lance « les gens qui ont des invitations ne sont même pas des connaisseurs, je parie qu’ils n’ont jamais écouté un classique de leur vie,  c’est injuste ». A 18h 15, on commence à faire entrer. La bousculade rappelait des scènes à l’entrée des stades, sauf que là, les agents de sécurité étaient costumés et ne bastonnaient personne. En face du théâtre, des gens regardaient la scène en lançant des railleries sous le regard bien veillant des agents de police et  quelques gorilles fixés devant les voitures des officiels. Après une heure de spectacle, les organisateurs décident d’ouvrir les portes aux gens qui attendaient dehors ; un écran géant était dressé dans le hall du troisième étage et des chaises en plastique placées pour accueillir ceux qui n’avaient pas d’invitation. Un jeune assis par terre en djellaba applaudissait avec ferveur le ténor finlandais. Une vielle femme lance à sa voisine : «C’est mon neveu », en parlant du flutiste algérien Adel Sahnoun. « Il vit actuellement en Angleterre, mais il vient à chaque fois qu’on l’invite », « il a fait sa licence de musique là-bas. Il a beaucoup souffert. Dieu merci, maintenant il est parmi les meilleurs, et il est sur scène avec son ancien professeur de musique, Djamel Ghazi ». Le spectacle musical était en deux parties. La première était menée par la baguette du chef d’orchestre suédois Mats Rondin accompagné des flutistes Adel Sahnoun et Djamel Ghazi. Ensuite, c’est le ténor finlandais qui fait son entrée plongeant le théâtre dans une atmosphère de romance et de magie. La belle Suédoise Amélia Jakobsson interpréta avec sa jolie voix un célèbre morceau de Puccini. Pour finir en beauté, les deux vocalistes se joignent pour chanter Libiamo de Verdi. Le chef d’orchestre algérien, Amine Kouider, assura la dernière partie du concert en compagnie de Mats Rondin qui céda sa baguette  à l’Algérien pour retrouver son violoncelle. Deux heures moins quart de spectacle ont suffi pour rendre l’intérieur du théâtre semblable à un vrai hammam. Le nuage de transpiration et l’odeur qui en émanait  n’ont pas empêché l’assistance d’applaudir chaleureusement les invités de l’Algérie. L’événement musical pris fin vers les coups de vingt et une heures. A la sortie du théâtre  Mahieddine-Bachtarzi,  juste en face, le spectacle habituel annonçait le retour à la réalité. Les moments passés dans la virtuosité des classiques mondiaux n’ont pas suffi pour changer le spectacle de la place Port Saïd. Quelques personnes prenaient le chemin par la rue connue pour les personnes à la recherche de devises. D’autres traversaient le jardin du square, qui sentait la pisse, au milieu des manœuvres clandestins et des gagneuses. Des mendiants, couchés à même le sol, donnaient à manger aux chats faméliques les restes ramassés dans une poubelle. Juste à l’entrée de Bab Azoun, des jeunes surveillaient les voitures garées sur la voie publique. Un parmi eux lança : « On n’est même pas rassasié du pain et ils nous ramènent des chanteurs à coups de milliards ».

Publié dans Culture

La présidence de la République tunisienne séduit et attire beaucoup de prétendants. Le dernier en date est le président sortant, Moncef Marzouki, qui a annoncé hier sa candidature à sa propre succession.

Agé de 69 ans, Marzouki s’est rendu hier au siège de l’instance organisant les élections (ISIE) où il a remis son dossier de candidature. «Sur la base d’un projet d’indépendance nationale et la défense des droits des Tunisiens que je souhaite défendre, j’ai présenté ma candidature», a déclaré M. Marzouki à la presse. «J’ai confiance en l’intelligence du peuple tunisien qui sait qui est à même de le servir», a ajouté le chef de l’Etat. La Tunisie doit élire le 23 novembre, pour la première fois depuis la chute du régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, son président au suffrage universel. M. Marzouki avait été élu fin 2011 par les députés de l’Assemblée constituante à la suite d’un accord de coalition entre notamment son parti séculier, le Congrès pour la République (CPR), et les islamistes majoritaires du parti Ennahda. Ses détracteurs accusent Moncef Marzouki, un opposant historique à Ben Ali longtemps exilé en France, d’avoir formé cette coalition pour satisfaire ses ambitions présidentielles. Mais lui-même n’a eu de cesse de répéter que l’union des islamistes et de partis dits «laïques» était le seul moyen d’assurer une transition vers des institutions démocratiques pérennes. Si la personnalité de Marzouki, ses qualités humaines et son dédain de tout ce qui est protocolaire et superflu plaisent aux Tunisiens, il n’en demeure pas moins qu’il manque de profondeur et de sens de la realpolitik. En voulant rompre avec les pratiques monarchiques de Zine El Abidine Ben Ali, Marzouki est tombé dans la facilité et l’improvisation, alors que sa fonction de président de la République exige une parfaite maîtrise des dossiers et une connaissance poussée des politiques de ses partenaires étrangers. Il faut dire aussi que les prérogatives du président de la République sont assez limitées, même si l’institution demeure la vitrine du pays qui en reflète l’image. Cette donne ne change pas, puisque selon la nouvelle Constitution adoptée en janvier, le chef de l’Etat ne dispose que de pouvoirs restreints, l’essentiel de l’Exécutif relevant des compétences du Premier ministre issu de la majorité au Parlement. La présidentielle doit intervenir d’ailleurs un mois après les législatives, prévues le 26 octobre. L’ISIE doit annoncer d’ici deux semaines la liste définitive des candidats aux deux scrutins. Marzouki reste cependant en pôle position tant son profil intéresse et arrange les islamistes d’Ennahda. En tant que première force du pays qui a décidé de ne pas présenter de candidat prochaine présidentielle, Ennahda a les yeux rivés sur les législatives dans l’espoir de rééditer l’exploit des premières législatives libres et diriger ainsi l’Exécutif. Pour y parvenir, un jeu d’alliance s’impose entre les trois partis de la troïka issus des élections de la constituante en 2011. Un accord pourrait être conclu entre Ghannouchi, Marzouki et Ben Djaâfar aussi bien dans la perspective des législatives que de la présidentielle pour se répartir les rôles. Ben Djaâfar, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle, pourrait ne pas aller jusqu’au bout afin de s’assurer le perchoir du Parlement. Cependant, une éventuelle alliance de la troïka aux commandes de la Tunisie ne garantit pas le succès. Les Tunisiens ont vécu quatre ans sous l’autorité de ces trois partis et ont tiré les conclusions d’une expérience difficile. La priorité des Tunisiens est la sécurité et la reprise économique. Marzouki semble focaliser sur l’argent sale pour affaiblir ses adversaires, mais ne dit rien sur les moyens de permettre à l’économie tunisienne de retrouver ses couleurs. Son slogan puéril, «la victoire, rien que la victoire» est loin de satisfaire des électeurs qui attendent plus qu’une victoire d’un courant politique : le travail, la santé, le logement, l’eau, le développement régional équilibré et la sécurité à travers tout le territoire de la République.

Publié dans Monde

Un Boeing 737-800 d’Air Algérie, qui assurait le vol AH 5009 devant relier jeudi dernier Bamako (Mali) à Alger (Algérie), avec 165 passagers et 7 membres d’équipage à son bord, a été dérouté vers l’aéroport de Bordj Badji Mokhtar, à plus de 930 km au sud d’Alger, sur demande de l’équipage, qui a suspecté une fuite de carburant au niveau du réservoir de l’aile gauche.

L’appareil a été dévié vers Bordj Badji Mokhtar en toute sécurité. L’avion a été vérifié et a repris son envol après environ 3 heures d’inspection. Le Boeing a atterri à Alger avec un retard total de 7 heures. Cet incident, qui est intervenu au moment où la compagnie d’aviation civile traverse une zone de turbulences (sic !), depuis qu’une série d’avaries sur ses appareils ont poussé les pouvoirs publics à diligenter un audit complet de l’entreprise, n’en relance pas moins de plus belle les interrogations autour de la gestion par Air Algérie de sa flotte, vieillissante, au-delà de la « gabegie» chaque fois qu’il est question de voyager à bord de ses lignes, ce qui a longtemps transformé sa marque en supplice, entre annulation de vols, retards, incidents techniques, dysfonctionnements de toute nature… Ce qui a d’ailleurs poussé son premier dirigeant, Mohamed Salah Boultif, à réagir publiquement et à défendre le pavillon national, soutenu par une partie du syndicat des pilotes. Cet incident survient également au moment où le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français rendait hier encore ses premiers résultats sur le crash de l’avion d’Air Algérie sur le sol malien, le 24 juillet dernier. « Pour l’instant, il n’y a pas de piste privilégiée », a indiqué Bernard Boudaille, un responsable du BEA, en présentant à Bamako ce premier rapport d’enquête sur l’accident et dont les propos ont été repris par l’AFP. Il a ajouté que rien « ne peut confirmer ou infirmer la piste terroriste » dans les éléments recueillis par les enquêteurs jusqu’à présent. L’enregistreur des conversations dans le cockpit (CVR) ne fonctionnait pas normalement et « ne permet pas de comprendre les messages » échangés au sein de l’équipage, a-t-il ajouté. Et de souligner que l’enregistreur des données de vol, pour sa part, montre que l’appareil a été victime d’une « chute brutale » après un « ralentissement de ses moteurs » à son altitude de croisière. L’expert précise également que ses systèmes de pilotage automatique avaient été « déconnectés, sans qu’il soit possible de dire si cette déconnection a résulté d’un automatisme de l’avion ou d’une manœuvre volontaire ou involontaire de l’équipage ». « L’équipage était-il fatigué ? Non », a relevé le responsable du BEA. « Il avait une expérience africaine. » Le BEA mène une enquête technique dont le but est d’améliorer la sécurité aérienne. Les responsabilités pénales sont du ressort de la justice, et trois enquêtes ont été ouvertes, au Mali, en France et au Burkina Faso.

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Promis lorsque Joseph Ged avait présenté, en novembre dernier, toute la panoplie à venir des offres 3G, sur fond d’annonce en avant-première du changement de nom de la marque, le service oCloud propulse l’entreprise algérienne dans l’ère de l’immatériel et ses employés dans celle de l’ubiquité.

oCloud Solutions est désormais accessible - sur ocloudsolutions.dz - en essai gratuit durant tout un mois à compter d’une inscription qui ouvre droit à un paquet de logiciels et de ressources informatiques. L’opérateur a même prévu une augmentation de sa masse salariale de 20%, qu’il a engagée dans une campagne de recrutement de 500 nouveaux employés répartis entre ses départements technique et commercial, en perspective de lancer davantage de services hébergés orientés professionnels et entreprises. Et cela a commencé avec l’oCloud, dont seule une connexion Internet - assurément - est un impératif pour pouvoir utiliser les infrastructures dans lesquelles Ooredoo Algérie a investi pour abriter ces différents services en ligne. La PME algérienne, plutôt que de consacrer un lourd budget sur des serveurs d’hébergement qui ne coûtent jamais moins d’un million de dinars et de devoir gérer les coûts afférents à leur maintenance, pourrait opter pour un simple abonnement mensuel ou annuel et utiliser les capacités de stockage mises à leur disposition par Ooredoo dans le cadre de cette dernière offre. D’autant plus que toutes les données stockées par les entreprises, accessibles à partir d’un seul portail, restent protégées et hautement sécurisées, en utilisant le protocole Secure Sockets Layer (SSL), en plus d’une réplication de données en cas de sinistre. Le catalogue oCloud, qui dispose actuellement de services de publication de sites Web, permet de créer et d’utiliser une adresse de messagerie professionnelle, d’organiser des vidéoconférences, y compris en HD, de gérer des campagnes de marketing direct par e-mail, de créer un point de restauration de données… et Ooredoo Algérie de promettre plus de services à l’avenir, au fur et à mesure de l’intérêt qu’il suscitera auprès des professionnels ainsi que des entreprises. Les tarifs varient selon le service auquel l’utilisateur souscrit et sa préférence entre un abonnement mensuel ou annuel. A titre d’exemple, c’est de l’ordre de 900 DA par mois pour le service initial d’envoi d’emails ou 3 900 DA celui de la vidéoconférence. Quant à l’aspect lié à la politique de données personnelles, Ooredoo Algérie a choisi d’appliquer le principe de l’approbation tacite de l’utilisateur, ou ce qu’on appelle le «soft-law », à défaut d’une politique algérienne sur les données personnelles ; mais l’opérateur se fait un point d’honneur de rappeler que les serveurs d’hébergement qui accueilleront différentes données liées à l’identification de ses utilisateurs et aux informations qu’il stockera sont bien localisés sur le sol algérien, parsemés entre les différents sites qu’elle exploite.

Publié dans Economie

Jeudi 18 septembre s’est ouvert au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Rome, pour deux jours, le premier symposium international sur l’agroécologie pour la sécurité alimentaire et la nutrition. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelouahab Nouri, a participé à cette rencontre destinée, selon la FAO, à faire le point sur les dernières connaissances scientifiques et promouvoir un dialogue ouvert, tout en présentant les expériences et les programmes agroécologiques déjà existants. L’idée qui a guidé les interventions est inspirée d’un des objectifs stratégiques de la FAO : rendre l’agriculture, la foresterie et la pêche plus productives et plus durables. La sécurité alimentaire dépend de la production agricole elle-même soumise non seulement à l’aléa climatique, mais à d’autres facteurs qui n’ont rien de naturel et qui découlent de choix de développement urbain faits au détriment des terres productives. D’où la tentation de l’agriculture intensive consistant à tirer des sols, par l’intermédiaire d’intrants divers, des performances qui, à la longue, risquent de conduire à la réduction de leurs capacités productives. Le ministre algérien a reconnu que la généralisation de l’agriculture intensive dans notre pays a affecté sérieusement la productivité des terres et a favorisé leur érosion, notamment dans les régions arides et semi-arides. Pour quel résultat ? Les experts de la FAO font remarquer que «chaque année, 30% de la production alimentaire mondiale est perdue après récolte ou gaspillée dans les magasins, par les ménages et par les services de restauration. Cela représente 750 milliards de dollars en termes de prix à la production ou à l’exploitation, soit près de mille milliards de dollars en valeur commerciale chaque année – la moitié du PIB de l’Italie !» On voit que l’agroécologie commence par la lutte contre le gaspillage alimentaire. En effet, comme le souligne la FAO, la production des denrées gaspillées a provoqué des émissions de gaz à effet de serre et des dommages résultant du changement climatique ; utilisé de l’eau d’irrigation et aggravé la rareté des ressources en eau ; causé l’érosion des terres et le défrichement des forêts ; entraîné la perte de pollinisateurs, de poissons et d’autres éléments de biodiversité. La leçon qu’ils en tirent est d’une limpidité frappante : «Lorsque vous ne gaspillez pas la nourriture, vous économisez les ressources utilisées pour la produire». En Algérie, parmi la gamme de déchets qui passent par le tri en vue d’être récupérés et recyclés, il y a… le pain. Les chiffres donnés concernant le gaspillage alimentaire, pour le ramadhan 2013 - on ne connaît pas encore ceux de 2104 - par l’Union nationale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), avaient fait dresser les cheveux sur les têtes des consommateurs algériens qui en avaient pris connaissance : 120 millions de baguettes de pain parmi les ordures ménagères, 12 millions de litres de lait jetés, 500 000 quintaux de légumes dans les décharges. Estimation du coût de ce gaspillage par l’UGCAA : plus de 5 milliards de dinars. Les responsables algériens, tout en pensant à l’agroécologie, devraient suivre les recommandations de la FAO : sensibiliser les consommateurs à la réduction du gaspillage alimentaire ; investir dans l’amélioration des infrastructures après récolte et réduire les pertes de produits alimentaires ; redistribuer en temps opportun à des organisations caritatives la nourriture commercialisée qui est sur le point d’être gaspillée; par ailleurs, lorsque la nourriture n’est pas conforme aux normes de consommation humaine, elle peut servir à nourrir le bétail, de façon à réduire les besoins de production d’aliments pour animaux. En résumé : mieux produire et mieux consommer.

Publié dans Environnement

Tous les observateurs du champ politique s’accordent à dire que l’émergence de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) a constitué en 2014, année qui a vu la tenue de l’élection présidentielle, une nouveauté tant dans sa forme que dans son contenu. Il faut en effet chercher loin un exemple où des formations politiques de pensée et d’obédience différentes acceptent de se réunir pour le projet commun de créer un front d’opposition, dont l’objectif est de changer, rien de moins, que la gouvernance du pays. Certes, il y eut des rapprochements de partis et de personnalités dans le passé récent, depuis 1988 au moins, autour de questions d’actualité nationale – et le plus souvent marqués du sceau de l’urgence - mais il n’y a pas de précédent au modèle CLTD tel que ses animateurs tentent de le concrétiser, en créant une plateforme destinée à redonner de l’audience collective à des partis et des personnalités politiques opposés au pouvoir du chef de l’Etat, mais où chacun garde et préserve son identité et ses spécificités. Le point d’orgue de cette expérience toute nouvelle a été la « conférence » du 10 juin 2014 à Zéralda. A cet évènement, il y a eu au début du mois une deuxième réunion consacrée au « suivi » et à la « concertation » et, en définitive, pour arrêter un programme d’actions.

Le jeudi des propositions A ce propos, les animateurs de la « Coordination », a-t-on appris hier, devraient se réunir jeudi prochain, 25 septembre, pour faire le point sur ce qu’ils avaient convenu de faire ensemble auparavant : «Collecter toutes les propositions possibles et imaginables et les soumettre au choix et à l’approbation », a indiqué hier une source proche du mouvement. Ce jeudi sera-t-il donc le « grand jour » ? Derrière les déclarations, il y a ce qu’on appellerait les contraintes objectives. Celles-ci sont nombreuses, mais se déclinent en deux grandes parties. La première, bien évidemment, concerne le leadership. Personne au sein de la « coordination » n’avoue que cette question est posée. Mais elle est bien présente. La deuxième est de nature idéologique et doctrinale. Elle pose le problème de l’« œcuménisme » ou de l’« éclectisme », c’est comme on veut, en politique où la problématique de l’islamisme est loin d’être résolue. Au sein de la CLTD, en effet, il n’y a pas que des formations politiques, mais des projets partisans et des leaders. Tous, dans la situation actuelle, cherchent à se positionner favorablement pour renforcer leurs rangs, d’une part, et pour occuper une place centrale au sein de l’échiquier politique national. Cette recherche crée naturellement sinon un climat de prudence au moins une concurrence dont le marqueur visible, mais jamais avoué, concerne l’ex-candidat à la présidentielle Ali Benflis.

Les non-dits Entre la « coordination » et cette personnalité politique de premier plan, il y a d’énormes non-dits sur la manière de « gouverner » pour un temps le grand bateau de l’opposition et pour quelle fin. Ils sont alimentés entre autres par le fait que M. Benflis est à la veille de la création d’un mouvement qu’il souhaite le plus large possible, au moins conforme au suffrage qu’il a obtenu en avril dernier et qu’il conteste pourtant : plus d’un million de voix. Il voudrait bien que les forces supposées exister chez les autres animateurs de la « coordination » se manifestent dans un cadre moins hétéroclite. Or, au sein de la « coordination », il y a des voix, celles dont les porteurs ne sont ni encartés ni organisés, mais qui souhaitent un changement, qu’il est susceptible de récupérer. Ces mêmes non-dits sont nourris aussi par l’interrogation très lourde du « jusqu’où des personnalités porteuses du projet nationaliste et républicain tel qu’il est identifié depuis plus de cinquante ans – et qui aurait pour source la «Soummam » de 1956 - peuvent-elles aller dans leur compagnonnage avec des formations franchement islamistes » ? La question irrite le RCD en premier. Le parti qui a fait ses armes contre l’islamisme radical considère aujourd’hui possible de parler avec des formations islamistes certes modérées, mais qui drainent dans leur sillage les résidus militants de l’ex-FIS. Ironie de l’histoire, sa position est identique, la conviction de ses militants en moins peut-être, à celle du FFS, il y a plus de 20 ans lorsque ce dernier considérait que la sortie de secours pour l’Algérie livrée à la « guerre civile » passait par un dialogue avec le versant islamiste du spectre politique.

Horizon barré et calculs partisans Près d’un demi-siècle après, elle parait surtout en décalage tellement les données ont changé et l’horizon de l’opposition parsemé de doute et de soupçon sur « qui doit faire quoi, pour qui et pourquoi ». Derrière la formulation prosaïque, il y a de terribles interrogations existentielles et politiquement identitaires. Une certaine frayeur à admettre qu’on peut faire fausse route, au point d’accuser de trahison tout ce qui bouge dans le sens contraire ou cherche la nuance dans l’explication de la réalité complexe dans laquelle se trouve le pays. A ce titre, ce n’est pas un hasard si le numéro 1 du « Rassemblement », Mohcine Belabbes, qualifie la démarche actuelle du FFS, ni pour ni avec le pouvoir, mais au milieu, de « reddition ». C’était le 20 août dernier et son accusation trahit une autre faiblesse de la «coordination » : celle de s’être constituée uniquement et avec pour seul projet : « tout sauf Bouteflika ! ». En campagne électorale, cela fonctionnait, mais cela reste très court quand on a l’ambition de l’alternative dans un contexte de dépolitisation profonde et de méfiance de l’opinion à l’égard de ce qui est partisan. « La maturité populaire n’a pas atteint le stade qui lui permettra d’adhérer massivement au projet de changement que prône la CLTD », a déclaré récemment le chef du MSP, Abderrazak Mokri. Ce qu’il n’avoue pas surtout, en dépit de l’aveu d’échec qu’il fait à faire passer une idée d’appareil à la masse populaire, c’est qu’en politique, c’est toujours le chacun-pour-soi si on n’a pas le courage ni l’envie d’ailleurs de le dire. Le meilleur témoin de cela est la décision du groupe parlementaire de l’Alliance Algérie verte (MSP, Ennahdha et Islah) d’intégrer les instances de l’APN après les avoir boudées durant les deux premières années du manda actuel de cette institution. Cette décision, même rejetée par le bureau de l’APN, va dans le sens contraire du discours de ces trois partis lors des réunions de la CLTD. Entre s’opposer au pouvoir dans la rue et vouloir prendre part aux instances de la chambre basse du Parlement dominée par les députés des partis au pouvoir (FLN, RND), il y a un grand paradoxe à faire digérer.

Publié dans théma archives

En prévision de la rentrée, prévue le 28 septembre prochain, le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels apporte les dernières retouches pour garantir son succès. Sur le terrain, 80% des apprentis sont actuellement dans le monde du travail. Sans qualification, personne à l’avenir ne peut introduire une demande d’emploi dans la sphère de l’économie, publique ou privée. Et afin de parvenir à toucher un nombre plus grand de stagiaires, notamment ceux qui sollicitent les instituts « nationaux » des métiers de l’audiovisuel, du froid, des arts et des industries graphiques, et de la maintenance industrielle, les responsables songent à la création de « sections détachées » dans les grands pôles urbains, à l’image d’Oran, avec pour objectif de les inaugurer dès la rentrée professionnelle de février 2015. Ces sections détachées sont une première étape pour aller vers la création d’annexes. Un institut national doit avoir une vision au niveau national, afin que l’établissement se rapproche des jeunes à la recherche de stages. S’agissant de la mise à niveau pédagogique, le personnel d’encadrement des différents instituts est désormais invité à faire des propositions, dans le cadre des comités pédagogiques de ces établissements, en vue de créer de nouvelles spécialités. Et puisque les établissements de formation professionnelle enseignent des spécialités qui sont parfois dépassées, alors que de nouvelles spécialités et sous-spécialités ne sont toujours pas proposées, malgré la forte demande des jeunes, l’enrichissement de la nomenclature des formations est préconisé, ce qui permettra l’ouverture de nouvelles spécialités ou sous-spécialités dès février prochain. Les responsables des instituts et centres de formation, en collaboration avec le ministère de tutelle, sont également appelés à mettre la main à la pâte en nouant des partenariats étrangers dans le cadre de la formation des formateurs. Cette année, le nombre de postes offerts pour la session de septembre a connu une augmentation de 10% par rapport à l’année écoulée, qui a vu l’ouverture de 8450 postes pédagogiques. Pour cette session, l’offre de formation est estimée à 9 510 postes pédagogiques répartis sur 22 filières englobant 112 spécialités, entre la formation résidentielle, la formation par apprentissage et enfin la formule des cours du soir et les formations destinées à la femme au foyer. Dans ce cadre, 2225 postes de formation qualifiante sont mis la disposition des femmes rurales, femmes au foyer, handicapés, ainsi qu’aux détenus qui reçoivent chaque année une formation professionnelle dispensée par les formateurs des CFPA au sein même des centres d’incarcération. Aussi, 2200 postes sont offerts aux jeunes sans niveau scolaire. Cette rentrée se caractérise par une diversification des spécialités, dont la nouvelle nomenclature a intégré les besoins en formation qui sont apparus ces dernières années.

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Si la logique est respectée jusque-là dans le groupe A, la formation d’Aïn Touta, elle, continue de surprendre, en prenant tête du groupe B, bien que personne ne s’y attendait. La JSE Skikda et le MC Saïda restent en tête du championnat Excellence groupe A de handball, à l’issue de la troisième journée jouée ce week-end, et ce, après avoir réussi à s’imposer respectivement face à l’O El Oued (33-28) et au HBC El Biar sur le score de 28-22, ce qui leur permet d’accrocher leur 6e point. Le Groupement des pétroliers, lui, et malgré son succès à domicile sur le score de 33 à 21 face au CRB Mila, reste à la troisième place avec quatre points. Il devra donc attendre un éventuel faux pas des deux coleaders pour tenter de revenir en tête, ce qui n’est pas aussi facile, sachant que ces deux formations souhaitent aller aussi loin dans le championnat de cette saison. Dans le groupe B, c’est Aïn Touta qui continue à créer la sensation et surprend tout le monde en prenant la première place du classement, surtout avec sa dernière victoire face à Maghnia (27-26), soit avec seulement un seul point de différence, qui a été, néanmoins, suffisant pour prendre les deux points du succès. Le CR Bordj Bou Arréridj l’a emporté, lui, face au GS Boufarik (23-20) et garde la seconde place du classement, ce qui lui permet de rester dans le sillage du leader et de garder ses chances de jouer à fond les premiers rôles. Le CR Baraki, qui a pris le dessus sur le C Chelghoum Laïd (30-26), est à la troisième place et garde aussi ses chances de jouer le titre. Enfin, le MC Oran, qui est exempt de cette journée, reste scotché à la dernière place du classement de ce groupe B. Cela est vraiment malheureux pour ce prestigieux club qui, autrefois, jouait les premiers rôles en championnat et surtout alimentait l’équipe nationale en joueurs talentueux qui ont fait le bonheur de la petite balle algérienne.

Publié dans Sports

Lors d’un point de presse organisé hier à Alger, au cours duquel le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) devait rendre compte des travaux ainsi que des résolutions de son conseil national, tenu les 18 et 19 septembre, le porte-parole de l’organisation syndicale, Idir Achour, a révélé que « plus de 40% des établissements scolaires dans le pays n’ont pas accueilli les élèves, qui, jusqu’à aujourd’hui, n’ont pas repris encore le chemin de l’école ni commencé leurs cours ».

Motifs : absence ou manque d’encadrement, de censeurs, de surveillants généraux et même de directeurs dans la majorité des établissements au niveau national. M. Idir impute cette situation pour le moins particulière « à l’actuel statut particulier des travailleurs de l’éducation », qui « devait être révisé avant que la situation ne s’aggrave davantage ». A ce propos, le CLA lance un appel à l’adresse du Premier ministre afin d’intervenir et mettre fin au calvaire des personnels et des élèves. Le porte-parole du CLA renchérit en affirmant qu’à ce stade, « l’école n’est plus la même, elle a fini par devenir un foyer scolaire ». « Le secteur de l’éducation fonce droit dans le mur », a-t-il alerté. Dans le chapitre strictement lié aux résolutions adoptées lors du conseil national du syndicat, le CLA a entériné la révision de la politique de gestion des infrastructures scolaires et l’amélioration de la situation socioprofessionnelle du personnel de l’éducation, avec la révision du statut particulier des travailleurs du secteur, comme principales recommandations pour lesquelles le syndicat compte militer. Revenant sur l’évaluation de la rentrée scolaire après deux semaines, le porte-parole du CLA a affirmé que « la plupart des élèves, après 15 jours de la rentrée, ne disposent pas encore de leur carte scolaire ». S’agissant du problème de la surcharge des classes, ce dernier a souligné que « les projets réceptionnés ne dépassent pas les 20%, contrairement à ce qui a été avancé par le ministère de tutelle ». L’autre problème soulevé par ce dernier est en relation avec les cantines scolaires, dont la fermeture est due à la grève des travailleurs des services économiques de l’éducation, qui Rentre aujourd’hui dans son huitième jour de grève illimitée, déclenchée le 14 septembre dernier. « Nous exprimons notre solidarité avec les intendants, qui réclament le respect et la dignité », a-t-il lancé et de considérer que « la question des élèves entassés par quarantaine dans des classes à l’intérieur des établissements dégradés doit faire réagir leurs parents. Où sont ceux qui se proclament défenseurs de l’intérêt de l’élève ? La majorité des enfants scolarisés ne disposent pas de la carte scolaire et reprennent les cours à 13h l’estomac vide », a-t-il fulminé. Cependant, abordant les rencontres qui ont regroupé le syndicat et la ministre de l’Education, M. Idir, s’il reconnaît à Mme Benghebrit ses performances et ses compétences ainsi que sa bonne maîtrise des questions pédagogiques, n’en affirme pas moins que « sur les questions administratives », c’est « catastrophique », considérant comme « négatif » le résultat de ces rencontres. « Les revendications du personnel de l’éducation ne dépendent pas des prérogatives du ministère de tutelle, mais de la Fonction publique », a-t-il ajouté. Enfin, Idir Achour en a profité pour revenir sur la nouvelle mouture du projet de Code du travail et la suppression de l’article 87 bis, à propos desquels il a estimé qu’« il n’y aura pas de suppression de l’article 87 bis, car i

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Et si la Chine était le prochain Eldorado pour la voiture électrique ? A cette question que tous les médias spécialisés ainsi que les grandes agences de presse se posent au sujet de la Chine et de son marché automobile, la réponse pourrait être positive, mais à moyen et long termes.

Deux raisons essentielles à cela : le pays, économiquement florissant, souffre de la pollution et est désigné comme ayant l’une des industries les plus polluantes. Pour en finir avec cette situation dénoncée par les Chinois et cette réputation que le pays devient « sale » au fur et à mesure que son tissu industriel s’alourdit et s’étend, les autorités chinoises cherchent une alternative dans la voiture électrique. En accueillant le week-end dernier à Pékin le premier « e-Prix « de Formule électrique, la deuxième économie mondiale marque un point dans la promotion sur son sol des véhicules verts. Elle fournit aussi un précieux indicateur sur le modèle industriel et économique que les responsables du marché automobile en Chine veulent adopter à l’avenir. La deuxième raison est technologique : la voiture électrique n’est plus ce prototype poussif qui roule à 20 km/h. Les modèles qui ont couru le premier e-prix ont frôlé les 200 km/h. Ce qui n’est pas la moindre des motivations pour un pays dont l’ambition est de passer à 70 000 actuellement à 5 millions de véhicules électriques à mettre en circulation d’ici 2020. La grande question à résoudre est celle des infrastructures et des équipements, notent les observateurs. Les acheteurs ont peur de se retrouver coincés sans accès à des stations de rechargement, les infrastructures restant extrêmement sporadiques sur le réseau routier chinois, explique à l’AFP, Namrita Chow, analyste du cabinet IHS Automotive. Cela devrait se faire d’après lui dans les prochaines années avec l’implication des investissements étrangers. Investissement et encouragement fiscal La troisième raison, justement, est que les géants mondiaux de la voiture y croient aussi. L’allemand Daimler et son partenaire chinois Build Your Dreams (BYD) ont dévoilé la Denza, voiture tout électrique conçue par leur filiale commune. Renault souhaite lui commercialiser sa Fluence électrique en Chine, pays où son allié Nissan propose déjà sa Leaf, une voiture également électrique. Tesla, le constructeur américain spécialiste de l’électrique, a ouvert sa première boutique en Chine fin 2013. Fort de quelque 200 stations de chargement dans le pays, Tesla a conclu fin août un accord avec l’opérateur télécom China Unicom pour construire 400 points de charge supplémentaires dans 120 villes, mettant à profit le réseau de boutiques du groupe chinois. En 2013, 17 650 véhicules «verts» ont été écoulés dans le pays, pour des ventes automobiles totales de 22 millions d’unités. « La tendance tourne plutôt en faveur des véhicules hybrides (électricité/essence), qui offrent le choix de l’électrique tout en apaisant les inquiétudes « sur l’autonomie, souligne l’expert Namrita Chow. Par ailleurs, « des gouvernements locaux offrent des subventions supplémentaires pour les véhicules hybrides, qui rendent ces modèles particulièrement compétitifs. « Depuis le 1er septembre, le gouvernement consent une exemption de taxe pour l’achat d’un véhicule à énergie alternative, correspondant à environ 10% du prix net. A cela s’ajoutent d’autres primes spéciales de plusieurs milliers de dollars. Conséquence, la production de véhicules à énergie alternative à bondi de 328% sur un an sur les huit premiers mois de l’année, rappelle IHS Automotive. Au-delà de l’aspect commercial, le développement des véhicules électriques est de plus en plus considéré comme une nécessité de santé publique dans un pays aux métropoles asphyxiées par la circulation automobile. « Il faut être patient, mais la voiture électrique est franchement la seule réponse totalement efficace aux problèmes d’émissions et de pollution que connaît la Chine», confiait fin 2013 aux médias le président de Renault, Carlos Ghosn. De manière générale, quand le gouvernement chinois se fixe un objectif, il peut peut-être tarder à l’atteindre, mais il ne le change pas : il y aura donc un décollage de la voiture électrique en Chine, et nous sommes prêts.

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