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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 23 septembre 2014

Le commerce électronique est en ce moment même au cœur d’un forum postal régional qu’abrite la Tunisie, dans la station balnéaire de Hammamet, où le gotha africain du secteur se penche sur les voies qui mèneraient vers un véritable bouleversement de l’industrie du commerce en ligne dans une Afrique qui ne compte que 8,6% des 3 milliards d’internautes dans le monde.

Au long du forum « e-Commerce Africa 2014 », auquel prennent part une délégation ministérielle et Algérie Poste et qui réunit un peu plus de 200 managers et responsables de haut niveau d’entreprises postales des pays africains, arabes, européens affiliées pour la plupart à l’Union postale universelle, à l’Union panafricaine des postes, à l’Union postale pour la Méditerranée et enfin à l’Alliance africaine pour le commerce électronique – qui regroupe des pays d’Afrique noire – tout l’état de l’art du commerce électronique sera débattu et servira aux pays participants à observer les meilleures pratiques dans le domaine de la logistique et des solutions de paiement en ligne ou mobile. Il est également question d’explorer les opportunités offertes par l’expansion du e-commerce et du m-commerce entre pays africains, en accord avec « la Stratégie postale de Doha pour la période 2013-2016 », adoptée au Qatar en 2012 lors du congrès de l’Union postale universelle, auquel Algérie Poste avait participé. Une feuille de route à laquelle l’Algérie a non seulement adhéré, mais contribué à sa mise en œuvre dans le cadre de sa participation au groupe de travail « Partenariats et renforcement des capacités (GPRC) » postales destinées à « faciliter l’accès aux ressources et encourager les partenariats dans le secteur postal » en vue de développer les services électroniques. Or, le secteur en Afrique fait pâle figure face à sa vigueur sur d’autres continents ; à peine s’il pèse plus de 2 % des ventes en ligne mondiales, selon eMarketer, spécialiste du marketing digital ; quand bien même la Tunisie pourrait s’apparenter au meilleur élève de la discipline, avec 500 plates-formes de vente en ligne ou encore le Maroc, déjà très en avance dans les transactions bancaires sur Internet. Il reste, bien évidemment, l’Algérie, qui vient tout juste d’engager une accélération de la réforme du système financier. Elle en est encore à tâtonner et à chercher sa voie en attendant l’adoption généralisée du commerce en ligne. A ce jour, seule Algérie Poste, en partenariat avec Algérie Télécom, tente d’apporter quelques alternatives de paiement en ligne, alors que depuis 2009, un florilège d’entreprises de « vente en ligne » en Algérie se démènents pour réaliser une « vraie vente sur Internet», sans être obligée à chaque fois de devoir proposer la vente en ligne et plus loin… le paiement en espèces, transformant la vente en ligne en vente différée avec rendez-vous ! Mais ces entreprises doivent vivre et la délégation algérienne sur place devrait revenir avec un paquet attendu de propositions qu’il est question de concrétiser très vite. Le séjour algérien en Tunisie, sans la première responsable du secteur, Mme Derdouri, restée à Alger pour honorer le protocole qui l’a engagée à recevoir une délégation des Académies des sciences et des technologies de France, devra se prolonger jusqu’au 25 septembre, pour prendre part à la grand’messe technologique qu’est le ICT4All, avec au menu « économie numérique et e-gouvernement ».

Publié dans Economie

La wilaya de Bouira est bien lotie en matière de ressources hydriques. Eu égard à son climat semi-aride, la région est désormais appelée à faire des efforts supplémentaires, notamment en matière de mobilisation des ressources, et ce, pour répondre aux besoins grandissants en matière d’alimentation en eau potable, et d’autre part, aspirer à l’extension de ses périmètres irrigués.

En matière d’alimentation en eau potable, les pouvoirs publics n’ont pas lésiné sur les moyens, eu égard aux grands transferts réalisés ces cinq dernières années et autres projets qui sont en cours. Beaucoup de communes ont bénéficié de ce projet d’alimentation à partir des trois barrages hydrauliques que compte la région. Les pouvoirs publics comptent prendre en charge le secteur agricole en décidant, il y a quelques années, de réserver tout un barrage, à savoir celui situé dans la commune d’Aïn Bessem, à l’ouest de Bouira, dont les eaux sont désormais destinées à l’irrigation des terres fertiles de la région, connue par la production de la pomme de terre et autres céréales. D’ailleurs, le secteur agricole au niveau de cette wilaya connaît inexorablement une nette évolution ces dernières années. Cela au moins du point de vue production enregistrée au cours de ces trois dernières années, notamment pour les céréales, avec un chiffre dépassant les 2 millions de quintaux, et également pour la pomme de terre, dont la wilaya est pilote.  Et dans le but de rester dans la même dynamique, les pouvoirs publics, qui tablent sur une irrigation intensive et une couverture suffisante en besoin d’AEP pour l’ensemble des communes de la wilaya, plusieurs procédés ont été d’ores déjà adoptés par le ministère de l’hydraulique. En premier, les services hydrauliques ont commencé par réhabiliter les sources et surtout construire de nouvelles retenues collinaires. Avec la réalisation de deux autres barrages supplémentaires, Tilesdit dans la commune de Bechloul avec une capacité de 300 millions de mètres cubes et Koudiat Acerdoune dans la région de Lakhdaria avec un volume d’emmagasinement de 680 millions de mètres cubes, deuxième barrage après celui de Beni Haroun, dans la wilaya de Mila, le volume mobilisé par les trois points d’eau avoisine les 840 millions de mètres cubes. Cette wilaya, jusqu’à 2005, ne comptait qu’un seul petit barrage d’une capacité de 30 millions de mètres cubes, celui d’Oued Lakhal, à Aïn Bessem, mis en service en 1984 et qui, outre l’irrigation des terres de la région, alimente en AEP l’ensemble des communes des deux régions d’Aïn Bessem et de Sour El Ghozlane.

Grands transferts Avec la réception des deux autres barrages, à savoir Tilesdit et Koudiat Acerdoune, la wilaya de Bouira est classée deuxième à l’échelle nationale en matière de mobilisation des eaux. De quoi aspirer à des jours meilleurs, notamment pour le secteur agricole. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs décidé de réserver tout un barrage, à savoir Oued Lakhal, pour les besoins d’irrigation, et d’autres projets sont également en cours pour irriguer d’autres superficies agricoles à partir des eaux de Tilesdit et de Koudiat Acerdoune. La wilaya de Bouira, qui est une région réputée pour son climat continental, à la porte des Hauts-Plateaux du centre du pays, est également caractérisée par la semi-aridité qui affecte la majeure partie de son territoire. Selon des spécialistes en météorologie, la moyenne des précipitations annuelles enregistrée sur la dépression centrale tourne autour de 500 à 600 mm. Et vu l’immensité du territoire et des bassins versants des cours d’eau, les volumes d’eau qui se déversent dans les talwegs sont importants. C’est pour cette raison d’ailleurs que les pouvoirs publics ont opté pour la réalisation de ces barrages. Au niveau de cette wilaya et après des années marquées par des pénuries d’eau potable, de nombreuses communes, notamment celles de l’ouest et du sud, sont bien desservies en ce liquide. D’autres projets sont également en cours de réalisation pour alimenter d’autres villages, à savoir les populations des communes de l’est de la wilaya et du nord, et ce, à partir des deux barrages Tilesdit et Koudiat Acerdoune. Des populations de plusieurs wilayas, à l’instar des communes du sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, le nord de M’sila et Médéa, sont également approvisionnées de manière régulière. Le procédé sera appliqué pour d’autres nouveaux périmètres irrigués qui verront le jour. Une aubaine pour le secteur agricole.La réception et la mise en service des trois barrages cumuleront quelque 840 millions de mètres cubes, ajoutés aux volumes des retenues collinaires réalisées dans le cadre des différents programmes agricoles, dont le volume dépasse les 5 millions de mètres cubes, est synonyme d’une évolution et d’une avancée remarquable et appréciable de la production agricole au niveau de cette wilaya.

D’importants investissements depuis 2005 Pour ce qui des investissements dans ce secteur à travers le pays, l’Etat a mobilisé une enveloppe financière conséquente entre 2005 et 2014. Un investissement qui a coûté 6 000 milliards de dinars. Cet effort financier a permis la réalisation de plusieurs barrages et autres transferts d’eau destinés à améliorer l’accès des populations à l’eau potable. Durant la période allant de 2005 et 2009, le montant des investissements a été de 2 143 milliards de dinars contre 2 001 milliards de dinars entre 2010 et 2014, auxquels s’ajoutent 1 111 milliards de dinars pour les projets en cours de réalisation à fin 2009 et 884 milliards de dinars pour les programmes neufs 2010/2014, selon des chiffres fournis par le gouvernement.

Les barrages de la wilaya de Bouira Barrage Oued Lakhal dans la daïra d’Aïn Bessem : l’un des plus anciens barrages de la wilaya, d’une capacité moyenne de rétention des eaux estimée à 30 millions de mètres cubes. Après des années, les eaux dudit barrage qui alimentait les communes d’El Hachimia, Sour El Ghozlane et Aïn Bessem sont désormais destinées à l’irrigation des terres fertiles de la région et également à la promotion des cultures maraîchères. Tilesdit, dans la commune d’El Esnam, 35 km à l’est de Bouira, d’une capacité de 300 millions de mètres cubes, prend en charge les besoins en eau potable de 12 communes de la wilaya de Bouira. Koudiat Acerdoune, situé à Maâla, daïra de Lakhdaria, est un ouvrage hydraulique d’une capacité de 680 millions de mètres cubes qui alimente principalement en AEP les communes du sud de la wilaya de Tizi-Ouzou et autres localités de l’ouest de Bouira. D’autres wilayas vont également bénéficier des eaux du barrage en question, dont les travaux sont en cours.

Publié dans Région

Une responsable auprès de la Chambre algérienne du commerce et d'industrie (CACI) a indiqué hier à Alger que les exportateurs algériens vers la Tunisie rencontraient de « multiples obstacles » à travers les taxes imposées par la partie tunisienne, et ce, en dépit de l'entrée en vigueur de l'accord commercial préférentiel (ACP) depuis le 1er mars dernier.

S'exprimant en marge d'une rencontre d'affaires algéro-tunisienne, la directrice des relations internationales auprès de la CACI, Mme Wahiba Bahloul, a considéré que l'ACP peinait à s'imposer comme cadre législatif devant encourager les échanges commerciaux entre les deux pays. Dans ce sillage, la représentante de la CACI a estimé que l'instauration d'une taxe de 25% uniquement sur les produits algériens par les autorités commerciales tunisiennes les rend « moins compétitifs ». « La partie tunisienne nous a affirmé que la taxe en question concerne aussi bien les entreprises tunisiennes qu'étrangères. Mais la réalité est toute autre, puisque l'on constate que ce sont uniquement les exportateurs algériens qui sont touchés. Ce qui est anormal », a-t-elle déploré. Mme Bahloul a également relevé l'existence d'une taxe supplémentaire d'environ 220 euros sur chaque camion de transport de marchandises algériennes à destination du marché tunisien tout en observant que des retards sont enregistrés dans les procédures administratives au niveau des postes frontaliers. En somme, a-t-elle noté, « en dépit des divers avantages accordés par l'accord commercial préférentiel algéro-tunisien, l'opérateur économique algérien rencontre d'immenses difficultés pour faire écouler son produit ». Le volume des échanges commerciaux entre l'Algérie et la Tunisie a atteint 2,1 milliards de dollars en 2013 dont 1,6 milliard de dollars d'exportations algériennes et 493 millions de dollars d'exportations tunisiennes.

Publié dans théma archives

Les Nations unies semblent disposer d’une feuille de route pour le règlement de la crise libyenne et vouloir commencer à l’appliquer dès la fin du mois courant. Hier, la mission onusienne en Libye, UNSMIL, a proposé la tenue fin septembre d’une « réunion de dialogue » pour mettre fin à l’anarchie institutionnelle dans le pays.

« L'ONU proposera sous peu une première réunion de dialogue lundi 29 septembre, entre des délégations qui représentent les différentes parties du conflit libyen », a-t-elle indiqué dans un communiqué alors qu’une source de l’UNSMIL, citée par l’AFP, a précisé que la réunion devrait se tenir en Libye, mais sans précision du lieu exact. L’initiative était fortement attendue, en particulier depuis que les « pays voisins » de la Libye ont demandé la mise en place d’un processus politique de règlement de crise et de rapprochement entre les parties libyennes en conflit. Cette demande a des chances d’aboutir, car appuyée pour l’instant par les puissances occidentales, dont la France qui, après avoir affiché des options de guerre, considèrent que la voie de secours pour le pays est politique. Les résultats, cependant, ne sont pas garantis. La Libye étant déchirée de part en part par d'importantes et dangereuses divisions. Deux gouvernements et deux Parlements concurrents, le CGN sortant, basé à Tripoli, et la Chambre des représentants repliée à Tobrouk, se disputent actuellement la légitimité politique. Le dialogue proposé par l'UNSMIL sera fondé sur la « légitimité des institutions élues », en l'occurrence la Chambre des représentants issue des élections du 25 juin, sur le rejet du terrorisme et sur le respect des droits de l'Homme et de la déclaration constitutionnelle, sorte de mini-Constitution qui régit le pays depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Selon l'UNSMIL, également, la réunion doit aboutir à un accord sur le règlement intérieur de la Chambre des représentants et sur « d'autres questions liées à la gouvernance » du pays. Un accord devrait être trouvé aussi sur un lieu et une date pour la passation du pouvoir entre le Congrès général national (CGN, le Parlement sortant) et la Chambre des représentants, un des points de discorde entre les islamistes et leurs rivaux.

Sur le papier, cela parait facile. Sur le terrain, c’est une autre paire de manches La Chambre des représentants et le gouvernement d'Abdallah al-Theni sont reconnus par la communauté internationale, mais sont contestés par une coalition de groupes armés, notamment islamistes et de la ville de Misrata à l'est de Tripoli. Ceux-là ont pris le contrôle de Tripoli après avoir conquis l'aéroport aux dépens des milices pro-gouvernementales de la ville de Zenten au sud-ouest de la capitale. Ces milices de la coalition « Fajr Libya » (Aube de la Libye) ont formé un gouvernement parallèle à Tripoli, dirigé par Omar al-Hassi, connu pour ses sympathies islamistes. Elles avaient auparavant convoqué le CGN, dont le mandat a expiré théoriquement avec l'élection le 25 juin de la Chambre des représentants, et celui-ci a repris ses travaux, compliquant davantage la situation. Plusieurs élus, des islamistes et de la ville de Misrata essentiellement, boycottent par ailleurs les travaux de la Chambre des représentants, dominée par les anti-islamistes. La ministre italienne des Affaires étrangères qui doit prendre la tête de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a estimé hier que l'initiative de dialogue de l'ONU était une « occasion à ne pas rater». « Nous sommes au début d'un parcours de stabilisation progressive que les parties se doivent de faire aboutir pour le bien de tous les Libyens, avec le soutien de la communauté internationale », a-t-elle dit dans un communiqué à Rome qui a maintenu son ambassade ouverte en Libye.

Publié dans Monde

Alors que la Belgique est en état d’alerte depuis qu’un journal flamand, citant une source anonyme, a rendu publique l’information d’un attentat contre le siège du Parlement européen que signeraient des terroristes affiliés à l’Etat islamique, cette dernière a lancé depuis hier un appel « aux musulmans à tuer des citoyens américains et français des pays formant la coalition internationale » mise en place pour combattre le groupe djihadiste en Irak et en Syrie. « Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen - en particulier les méchants et sales Français - ou un Australien ou un Canadien, ou tout citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’Etat islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», a déclaré Abou Mohammed Al Adnani, le porte-parole de l’EI, dans un message publié dans plusieurs langues. Les Etats-Unis et la France sont les deux pays qui ont jusqu’à présent mené des frappes aériennes en Irak sur des positions de l’EI, un groupe qui a déclaré en juillet un « califat » dans les secteurs qu’ils contrôlent à cheval sur la Syrie et l’Irak. S’adressant également à Barack Obama, le message raille la décision du président américain de ne mener que des frappes aériennes et de ne pas envoyer de troupes au sol. Il le prévient : « L’Amérique descendra au sol et y sera conduite à sa tombe et à la destruction. » « L’Amérique et ses alliés ne sont-ils pas capables de se battre sur le terrain ? », demandent les djihadistes. Le porte-parole dresse, par ailleurs, des louanges aux militants actifs dans la péninsule du Sinaï, en Egypte, les appelant à « trancher la gorge » des défenseurs du régime du président Abdel Fattah Al Sissi. Des groupes djihadistes, dont Ansar Beït Al Maqdess, qui a récemment apporté son soutien à l’EI, revendiquent régulièrement des attentats contre les forces de sécurité depuis la destitution du président islamiste, Mohamed Morsi, par l’armée, en juillet 2013. Al Adnani appelle aussi à « l’unité » des musulmans de Libye, un pays profondément déstabilisé par des combats entre milices rivales, dont certaines islamistes. Réagissant à cet appel, le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a affirmé que « la France n’a pas peur ». Ce « n’est pas la première fois qu’elle est menacée par des terroristes », a souligné le ministre, en fustigeant cet « appel au meurtre ». « La France n’a pas peur ; la France n’a pas peur, car elle sait pouvoir compter » sur la « solidarité de tous les citoyens de France » et la « vigilance » des forces de l’ordre, qui sont la « meilleure réponse », a-t-il déclaré. Le président français, François Hollande, avait annoncé la veille avoir donné son feu vert à des opérations de « soutien aérien » aux autorités irakiennes dans leur lutte contre l’organisation, qui contrôle 40% du nord de l’Irak, mais aussi un quart du territoire de la Syrie. Paris a, en revanche, exclu l’envoi de troupes au sol et circonscrit son intervention à l’espace aérien irakien. Toutefois, face aux menaces proférées par l’EI hier, le ministre de l’Intérieur français n’a pas évoqué de renforcement spécifique du dispositif sécuritaire actuellement en place dans le pays, qui, selon lui, « est aujourd’hui opérationnel et efficace ».

Publié dans Der

Des deux côtés de l’Atlantique, les mesures de lutte contre l’immigration malmènent la démocratie et la dignité humaine. Les partis nationalistes d’extrême droite ne cessent de progresser sur le continent européen, tandis que plusieurs millions de migrants sans-papiers souffrent dans l’ombre.

Par PETER SUTHERLAND* Aux États-Unis, le président Barack Obama, soucieux de la capacité de son parti à conserver les rênes du Sénat, a décidé de reporter la réforme sur l’immigration jusqu’après les élections du mois de novembre. Cette approche pourrait toutefois se révéler une erreur. Un récent sondage, mené auprès de l’opinion publique par le German Marshall Fund (GMF) a, en effet, démontré que le sentiment de rejet des immigrés puisait principalement sa source dans un manque d’information, plus que dans une véritable animosité. L’une des plus importantes conclusions du sondage Transatlantic Trends mené par le GMF réside en ce que le rejet des immigrés s’atténue dès lors que les citoyens prennent connaissance des chiffres les plus basiques. En effet, interrogés sur la question de savoir si les États-Unis hébergeaient un trop grand nombre d’immigrés, 38 % des répondants américains ont répondu par l’affirmative. Or, lorsqu’on les informe sur le nombre exact d’étrangers résidant effectivement aux États-Unis avant de leur poser la question fatidique, leur opinion se révèle significativement différente : seuls 21 % considèrent alors les immigrés comme trop nombreux. Cette tendance ne cesse de se vérifier, pays après pays. Au Royaume-Uni, 54 % des premiers répondants ont affirmé déplorer un trop grand nombre d’étrangers ; ce pourcentage passe à 31 % dès lors que les répondants connaissent les chiffres exacts. Ainsi en Grèce observe-t-on un passage de 58 % à 27 %, de 44 % à 22 % pour l’Italie, etc. Les seuls pays contrariant la tendance sont ceux qui ne connaissant qu’une immigration très faible, comme la Pologne, ou encore ceux qui bénéficient d’un débat politique plus ouvert, plus avisé, et plus progressiste autour de l’immigration, comme la Suède ou l’Allemagne. D’autres sondages ont mis en lumière l’incroyable inexactitude de la perception qu’ont les citoyens de l’immigration. Au sein de nombreux pays développés, l’opinion publique considère par exemple les immigrés résidant sur leur territoire comme trois fois plus nombreux qu’ils ne le sont en réalité. Au Royaume-Uni, le citoyen lambda estime en moyenne à 34 % la proportion de résidents britanniques immigrés ; le chiffre exact s’élève tout juste à 11 %. Ces distorsions disparaissent au sein des États promouvant une discussion ouverte, abordée avec conviction, autour des défis que représente l’immigration. Le citoyen suédois estime par exemple à 18 % la population nationale immigrante ; la vérité se situe autour de 13 %. Ainsi le populisme est-il globalement absent de ces sociétés, au sein desquelles les partis de gouvernement ne se livrent pas à une diabolisation des minorités et des immigrés. Il a là une preuve manifeste selon laquelle les débats et élaborations politiques les plus respectueux de la réalité peuvent considérablement transformer les dynamiques politiques négatives que génère l’immigration. Il faut par ailleurs en conclure combien, en échouant à promouvoir la réalité de la problématique d’immigration auprès des électeurs, les partis européens de gouvernement contribuent à l’essor des partis les plus extrêmes. Comment ne pas y voir une dangereuse blessure politique auto-infligée ? Le sondage Transatlantic Trends a également révélé que l’opinion américaine ne craignait pas l’immigration légale, tandis qu’environ un tiers des Américains considéraient comme une réussite l’intégration des enfants d’immigrés au sein des communautés. Ces conclusions devraient encourager les responsables politiques à se montrer plus proactifs dans l’élaboration de politiques plus favorables à l’immigration légale, ainsi que de mesures d’intégration des immigrés. Même lorsqu’il est question d’immigration clandestine, les citoyens américains – certes préoccupés par ce problème – se montrent plus raisonnables que leurs dirigeants politiques quant à savoir de quelle manière résoudre cette difficulté. De nombreux Américains interrogés par le GMF considèrent par exemple que les immigrés clandestins devraient avoir le droit d’obtenir un statut légal. La mise en œuvre d’une approche par le débat, mobilisant l’opinion publique autour d’autres aspects de l’immigration, pourrait également contribuer à atténuer le sentiment de rejet des immigrés. De récents travaux, menés dans plusieurs pays, ont, par exemple démontré, que les immigrés dans leur ensemble apportaient davantage à leur communauté sur le plan économique qu’ils n’en tiraient eux-mêmes parti. En Allemagne, une étude conduite par la Bertelsmann Foundation, à paraître le mois prochain, a estimé à 3 300 € la contribution fiscale nette de chaque immigré en 2012. Ces chiffres contrarient la croyance populaire selon laquelle les immigrés constitueraient un fardeau pour les aides publics. Les migrations créent bien entendu un certain nombre de défis réels pour les communautés, et peuvent engendrer pertes d’emploi et baisses de salaire parmi les travailleurs natifs. Mais ici encore, c’est bien le manque d’attention autour de ces problématiques – plus que la simple présence d’immigrés – qui constitue le véritable problème. La mise en œuvre de politiques actives autour de formations de reclassement permettrait notamment de mieux contrer ces impacts négatifs, plutôt que d’en appeler à des expulsions en masse. C’est l’une des raisons pour lesquelles les syndicats professionnels, autrefois fermement opposés à toute immigration, se montrent aujourd’hui beaucoup plus favorables aux mesures de régularisation des travailleurs clandestins et autres mécanismes en faveur des migrations. L’existence d’un débat public informé constitue la condition sine qua non de tout régime démocratique. En son absence, préjugés et populisme sont voués à l’emporter. Le débat sur l’immigration ne sera jamais une discussion facile, mais il a vocation à se révéler moins tendancieux et plus ouvert lorsque ses participants y intègrent la réalité des faits.

*Peter Sutherland est représentant spécial pour les migrations internationales auprès de l’Onu. Il a été directeur général de l’Organisation mondiale du commerce.
Publié dans Grand angle

Des citoyens de la région de Sidi Aïch, 45 kilomètres à l’ouest de Béjaïa, ont été désagréablement surpris de découvrir, dans l’après-midi de samedi dernier, une importante quantité de poissons morts rejetés par l’oued Soummam, alors que d’autres flottent encore à la surface de l’eau.

Une fois l’alerte donnée, les autorités locales, notamment les services de la commune et ceux de la daïra, ont aussitôt réagi en depêchant sur les lieux l’équipe du bureau d’hygiène communale (BHC), accompagné du vétérinaire de l’APC, en vue d’explorer et d’analyser une telle découverte macabre. Après avoir confirmé l’information, les responsables locaux ont immédiatement alerté les autorités de wilaya qui n’ont pas tardé à dépêcher, pour leur part, une équipe pluridisciplinaire, composée des services de l’Environnement, des directions de la pêche et de la Santé. Selon le directeur de la Pêche, Nadir Adouane, il a été procédé au prélèvement des échantillons qui vont faire l’objet d’analyses approfondies, et ce, afin de déterminer les raisons exactes de cette catastrophe écologique. Notre interlocuteur nous a confié, hier, qu’a priori, ce sont des produits chimiques émanant des rejets industriels qui devraient être à l’origine de la mort de ces populations de poissons. La thèse de M. Adouane ne tardera pas, d’ailleurs, à être confirmée, dans l’après-midi d’hier, par le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, qui a affirmé, lors de son intervention devant les membres de l’APW, que ce crime écologique ayant coûté la vie à plusieurs espèces de l’écosystème de la Soummam a été provoqué par des rejets de produits toxiques dans les eaux de cette rivière, accusant ouvertement deux industriels de la région, sans les nommer bien sûr, d’être derrière cet acte criminel, voire odieux. À noter que le président de l’APC de Sidi Aïch et les responsables de l’association Soummam Eco-Culture de la même ville ont procédé à une large diffusion de communiqués appelant les citoyens de la région à éviter d’utiliser l’eau de la rivière de la Soummam pour irrigation et abreuvage des animaux, ainsi que la pêche, vu la toxicité accrue des eaux de la rivière. « La consommation des poissons émanant de cette rivière est formellement interdite», ont-ils averti. Il faut rappeler que la majorité des PME et autres unités de production, telles que les huileries, les limonaderies, les stations lavage-graissage… implantées dans la vallée de la Soummam ne disposent guère de stations d’épuration qui permettraient d’éliminer les impuretés chimiques existantes dans leurs matières premières et leurs rejets industriels. Bien que certaines entreprises, qui se comptent sur les doigts de la main, soient dotées de bassins de décantation, comme c’est le cas de quelques huileries, il n’en demeure pas moins que l’entretien de ces bassins n’est pratiquement jamais assuré. C’est ce que nous a confié un cadre de la Direction de l’environnement qui requiert l’anonymat. C’est dire que le laxisme et l’indifférence des pouvoirs publics qui devraient appliquer la loi dans sa rigueur n’ont fait évidemment qu’aggraver davantage la situation.

Publié dans Actualite archives

Il y a de quoi être surpris en apprenant que l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) s’occupe de pollution marine, même si son président, Salah Souilah, justifie cet intérêt par le souci de la sauvegarde de la ressource halieutique qui est le gagne-pain d’une partie des adhérents à son organisation.

Dimanche, au cours d’une conférence de presse consacrée à l’élaboration de la stratégie de développement du secteur de la Pêche et des Ressources halieutiques, dont les marins-pêcheurs se disent exclus, le SOS a été, de nouveau, lancé sur la pollution marine. C’est, encore une fois, le président du comité national des marins-pêcheurs, affilié à l’UGCAA, Hocine Bellout, le gardien de la mer, devrait-on l’appeler, qui se fait l’écho de l’angoisse des 56 000 professionnels du secteur. Ils «risquent, dit-il, de se retrouver sans emploi et ne plus pouvoir exercer leur métier du fait de la rareté du poisson sur les côtes algériennes à cause de la pollution en Méditerranée». Son constat alarmant tient en deux chiffres : l’Algérie parvient à pêcher 70 000 tonnes de poissons et en importe jusqu’à 400 000 tonnes. Nos compatriotes, qui ont eu la chance de passer leurs vacances cet été en Espagne ou en Grèce, ont été gavés de poissons, de toutes sortes, l’interdiction religieuse de manger de la viande rouge non hallal, aidant. Pourtant, les poissons qui leur ont été servis viennent de la même mer Méditerranée qui borde les côtes algériennes, mais en moins polluée, c’est là, sans doute, la différence qui explique leur abondance. Les responsables du secteur de la Pêche ne nient pas la gravité de la pollution et ils déplorent que la mer ait été transformée en une immense décharge de déchets. Tous conviennent également pour désigner la principale source de cette forme de pollution marine : ce sont les zones industrielles, les exploitations agricoles ainsi que les agglomérations situées sur le littoral dont les rejets (liquides et solides) vont en mer via les oueds ou en transitant dans les mini-décharges improvisées sur les falaises et parfois directement sur les plages, sans passer par une station d’épuration. Il y a également la pollution générée par le fort trafic maritime, notamment le transport des hydrocarbures le long des côtes algériennes. L’impact sur la faune marine et sur le poisson surtout est catastrophique. Cette situation est sous-estimée, alors que les dégâts sont perceptibles par tous. En fait, la mer est considérée comme une poubelle. Aucun état des lieux n’a été fait sérieusement pour évaluer les dégâts et dégager les remèdes, à partir de l’identification des intervenants dans le domaine des déchets marins et un recensement des déchets qui flottent ou se déposent au fond de la mer. Les associations écologiques sont maintenant nombreuses à travailler sur le littoral et à s’intéresser à la protection de l’environnement marin. Elles pourraient faire plus que des campagnes ponctuelles de volontariat pour enlever les déchets jetés sur la plage ou en mer. Dernièrement, un membre de l’équipe de Thalassa venue pour une émission sur le littoral algérien avait eu une réflexion choquante : «Les Algériens sont fort sympas, mais la saleté règne en maître sur tout le littoral». Reporters s’en était fait l’écho. A propos de l’état d’«hygiène générale (ordures ménagères, plastique et autres détritus), des atteintes au littoral et des autres agressions par le béton», le journaliste français qui pilote l’émission trouvait tout cela « déplorable », et « au-delà de tout ce qu’il pouvait imaginer». Sans commentaire.

Publié dans Environnement

Les joueuses algériennes tenteront de faire mieux qu’à la première étape disputée à Tlemcen, même si la compétition s’annonce difficile, avec la participation de nombreuses joueuses étrangères de bon niveau. Trente-deux joueuses de tennis, dont neuf Algériennes, animent la deuxième étape du Circuit ITF-Pro Women, du 22 au 27 septembre, au Tennis club Les Palmiers de Ben Aknoun (Alger), a annoncé dimanche la Fédération algérienne de tennis (FAT). Ce tournoi, réunissant des concurrentes de 13 nationalités, se déroulera sous la direction de Hamza Khelassi (Algérie) et du juge-arbitre tunisien Kamel Belhadj-Ayala qui dirigera les deux tableaux (simple et double). Trois candidates ont intégré le tableau final de ce tournoi, doté de 15 000 dollars, grâce à la «Wild Card», pour atteindre le nombre escompté de 32 concurrentes. La première étape du circuit, disputée à Mansourah (Tlemcen) du 15 au 21 septembre, a été remportée par la Russe Margarita Lazareva, après sa victoire (en simple) devant la Française Harmony Tan 7-6 (3), 6-2. En double, le titre est revenu au tandem Margarita Lazareva (Russie) et Barbara Bonic (Serbie) après son succès face à Tamara Curovic (Serbie) et Naomi Totka (Hongrie) 6-2, 6-2. Les neuf Algériennes devant participer à ce tournoi sont Assia Halo, Fatima-Zohra Boukezzi, Sihem Sahli, Amira Benaïssa, Sofia Benhalima, Saâdia Belhadj, Sabrina Bouheddi, Doria Khetib et Samara Amour. Il y aura également la Tunisienne Yasmine Benabdallah et les Françaises Sherazad Reix, Harmony Tan, Amandine Cazeaux et Josephine Boualem, ainsi que la Suisse Conny Perrin et l’Australienne Chantelle Rigozzi. La Serbie sera bien représentée également, avec les trois candidates que sont Barbara Bonic, Natalija Kostic et Tamara Curovic, tandis que l’Autriche sera représentée par Pia Konig, Natasha Bredl, Kerstin Peckel et Maria Heil. Il y aura également la Chinoise Xi-Yao Wang, l’Indienne Riya Bhatia, l’Américaine Alexandra Riley, ainsi que la Roumaine Cristina Moroi, et bien sûr, celle qui a remporté la précédente étape à Tlemcen, la Russe Margarita Lazareva. Le coup d’envoi des épreuves, suivant le programme communiqué par la FAT, sera donné à 9h.

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La moitié des entreprises algériennes considèrent l’Enterprise Resource Planning (ERP), ou progiciels de gestion intégrés, comme une priorité. C’est ce que révèle une étude réalisée au mois d’août dernier auprès de 85 décideurs informatiques, par la filiale algérienne du groupe Sage, une multinationale spécialisée dans l’édition de logiciels professionnels. Selon un communiqué émanant de Sage, « 57% des entreprises algériennes placent l’ERP comme un investissement informatique prioritaire l’an prochain, loin devant tout autre équipement en informatique de gestion ». L’étude révèle aussi que « 44% des entreprises algériennes interrogées citent le contrôle des coûts et l’amélioration de leur efficacité comme priorités principales, suivie de près par la conquête de nouveaux clients (43%) et enfin l’accès à de nouveaux marchés (39%)».Par ailleurs, 59% des entreprises algériennes considèrent qu’améliorer l’efficacité de leurs activités représente le principal défi qu’une solution de gestion doit relever. 51% d’entre elles classent le soutien à la croissance en deuxième position. D’autre part, le Cloud « conserve une place prépondérante dans l’agenda IT, puisque près de 4 entreprises algériennes sur 5 (79%) envisagent d’investir dans des logiciels de gestion basés sur le Cloud », relève le communiqué de Sage. Le Cloud est un processus permettant aux entreprises de profiter des capacités de calculs et de stockage de serveurs informatiques distants loués par l’entreprise. Selon Yannick Faure, Area Manager pour l’Algérie, « les logiciels de gestion devraient constituer un élément clé de la stratégie de toute entreprise qui souhaite se développer. Or, aujourd’hui, il existe une discordance entre les solutions installées et les besoins des entreprises ». Il ajoute : « Nous constatons bien, au travers de cette étude, que les entreprises algériennes sont en pleine évolution : leurs attentes vis-à-vis de leurs solutions de gestion ne sont plus uniquement d’optimiser des processus, mais bien de gérer des données pour les aider à relever leurs défis, d’où le besoin d’investir dans une solution ERP. » De son côté, Benoit Gruber, VP Corporate Communication & Brand, Sage Mid-Market Europe et Sage ERP X3, constate que « les décideurs des entreprises du Mid-Market doivent placer l’utilisateur au cœur de leur réflexion et comprendre comment leurs collaborateurs pourront utiliser au mieux les investissements logiciels réalisés. Elles doivent disposer de solutions éprouvées, centrées sur les attentes réelles de l’utilisateur ». Le Mid-Market, pour information, désigne les échanges entre des entreprises de taille moyenne comptant de 100 à 1 000 salariés. Dans ce même contexte, Sage a annoncé le lancement de sa solution Sage ERP X3 version 7, « la nouvelle génération de sa solution ERP pour les entreprises du Mid-Market ». « Nous avons écouté nos clients, nous avons observé le marché et nous avons donc repensé notre solution pour répondre directement aux besoins et défis auxquels les entreprises du Mid-Market sont actuellement confrontées, comme le montre notre étude », explique encore Benoit Gruber. « Intuitivité et mobilité sont intégrées en standard dans la version 7, ce qui permet aux entreprises du Mid-Market de faire plus et plus vite, y compris en déplacement. Cela diminue ainsi les coûts et permet de générer de nouvelles affaires. La version 7 inclut une toute nouvelle interface web intuitive et collaborative basée sur HTML5. Elle supporte plusieurs navigateurs ainsi que la personnalisation en fonction du rôle de l’utilisateur. Elle offre également un accès mobile et toute une série d’applis web, sans oublier l’intégration avec Microsoft Office et une fonction de recherche inédite très performante », précise le communiqué de Sage. Sage est une multinationale fondée à Newcastle, en Angleterre, en 1981. Elle compte plus de 6 millions de clients et plus de 12 700 collaborateurs dans le monde. Elle est présente en Algérie depuis une dizaine d’années.

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