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Reporters

Le dernier défaut de paiement en date de l’Argentine soulève des questions troublantes pour les décideurs. Certes, les crises de la dette périodiques du pays sont souvent le résultat de politiques macroéconomiques autodestructrices. Mais, cette fois, le défaut a été déclenché par un changement important du régime de la dette souveraine internationale.

PAR KENNETH ROGOFF* Le changement favorise les créanciers extrémistes dans l’émission d’obligations régies par le droit des États-Unis. Avec le ralentissement de la croissance des marchés émergents et l’augmentation de la dette extérieure, les nouvelles interprétations juridiques qui compliquent les futurs dépréciations et rééchelonnements de dette n’augurent rien de bon pour la stabilité financière mondiale. Il n’y a aucun héros dans cette histoire, et certainement pas les décideurs de l’Argentine qui, il y a une dizaine d’années, ont tenté d’imposer unilatéralement une dépréciation généralisée massive aux détenteurs d’obligations étrangères. Les économistes qui ont claironné que le « consensus de Buenos Aires » était la nouvelle façon de gérer les économies paraissent tout aussi stupides avec le recul. Le Fonds monétaire international a reconnu depuis longtemps qu’il a octroyé un prêt de trop pour essayer de sauver le taux de change fixe par rapport au dollar insoutenable de l’Argentine lors de son effondrement en 2001. Ce n’est pas la première fois qu’un défaut de paiement de l’Argentine bouleverse les marchés internationaux de capitaux. Selon le tableau que Carmen Reinhart et moi-même avons compilé dans notre livre de 2009 This Time is Different, l’Argentine a fait défaut à sept reprises au préalable – en 1827, 1890, 1951, 1956, 1982, 1989, et 2001. L’Argentine est peut-être presque aussi célèbre pour ses défauts de paiement que pour ses équipes de football, mais elle n’est pas la seule. Pratiquement tous les pays des marchés émergents ont connu des problèmes récurrents de dette souveraine. Le Venezuela est le détenteur du record des temps modernes, avec 11 défauts depuis 1826 et peut-être d’autres à venir. En 2003, en partie en réponse à la crise argentine, le FMI a proposé un nouveau cadre pour statuer sur les dettes souveraines. Mais la proposition a suscité une forte opposition, non seulement de la part des créanciers qui craignaient que le FMI devienne trop sympathique envers les débiteurs à problèmes, mais aussi de la part des marchés émergents qui ne prévoyaient pas de risque à court terme sur la perception de leur solvabilité. Les emprunteurs sains se sont mis à craindre que les créanciers exigent des taux plus élevés si les sanctions en cas de défaut étaient adoucies. Récemment, comme une excroissance d’un réexamen de la politique de prêt du FMI à la périphérie de l’Europe (et la Grèce en particulier), le Fonds a avancé une autre approche de rééchelonnement de la dette, qui pourrait être plus facile à mettre en œuvre. Le FMI reconnaît maintenant que la majeure partie de son financement a été effectivement utilisé pour permettre aux créanciers à court terme de s’en sortir sans perte. En conséquence, il n’y avait pas assez d’argent pour aider à adoucir les coupes budgétaires rendues nécessaires par l’arrêt soudain des financements étrangers. L’expérience de la récente crise de la zone euro est en contraste frappant avec la crise de la dette en Amérique latine dans les années 1980, lorsque les banques n’avaient pas été autorisées à cesser précipitamment de rembourser leurs prêts. Si la nouvelle proposition est adoptée, le FMI pourrait refuser de manière conditionnelle de financer des pays dont le fardeau de la dette est jugé vraisemblablement insoutenable par les équipes du FMI ; les créanciers devraient d’abord se mettre d’accord sur un « reprofilage » de la dette. Reprofilage est un euphémisme pour restructuration de dette, qui permet aux pays d’emprunter auprès des créanciers existants pour des périodes plus longues et à des taux d’intérêt inférieurs à ce qu’ils seraient en mesure d’obtenir sur le marché libre. Bien qu’il soit loin d’être clair que le FMI pourra se tenir facilement à cette ligne contre des créanciers durs en négociation, la nouvelle politique, si elle est adoptée, permettrait de durcir l’approche du Fonds dans les cas où il s’est retrouvé à plusieurs reprises à dépenser de l’argent pour rien. À l’heure actuelle, les États-Unis semblent réticents à accepter la proposition du FMI. Évidemment, les autorités américaines estiment que dans certaines situations, la géopolitique doit l’emporter sur l’économie (comme illustré, par exemple, par la réintégration récente du FMI en Ukraine après l’échec d’une série de programmes). Cette résistance américaine est regrettable. Il serait de loin préférable que les États-Unis trouvent des moyens pour organiser simplement des subventions directes dans des cas exceptionnels comme celui de l’Ukraine, plutôt que de concevoir le système financier international autour d’eux. Étant donné les complications récurrentes de statuer sur les contrats de dette souveraine dans les tribunaux étrangers, ainsi que l’incapacité du monde à organiser une procédure crédible et équitable pour les faillites étrangères, la meilleure idée est peut-être de faire passer l’essentiel de la dette internationale au travers des tribunaux du pays débiteur. Jeremy Bulow et moi-même avons fait une proposition en ce sens il y a 25 ans ; il s’agit toujours de la bonne approche. Dans ce scénario, les pays intéressés qui veulent emprunter de grandes quantités d’argent en provenance de l’étranger auraient besoin de développer des institutions qui rendent crédible la promesse de remboursement. En général, l’expérience valide cette méthode. En effet, l’énorme expansion de l’émission de dette intérieure des marchés émergents au cours des dernières années a contribué à réduire les tensions sur le marché (bien que de nombreux pays demeurent vulnérables à cause de la dépendance continue des entreprises à la dette extérieure). Cependant, l’emprunt national n’est pas une panacée. Il serait étonnamment naïf de croire que tous les pays émettant de la dette en monnaie nationale sont sans risque tant que leur taux de change est flexible. Pour n’en citer qu’un, il y a toujours le risque d’inflation, en particulier pour les pays qui présentent de faibles institutions fiscales et un lourd endettement. Néanmoins, le dernier traumatisme lié à la dette de l’Argentine montre que le système mondial pour la résolution des problèmes de dette souveraine continue désespérément à nécessiter d’importantes améliorations. Un approfondissement des marchés de dette intérieure – et peut-être un changement dans le sens proposé par le FMI – fait cruellement défaut. *Kenneth Rogoff, professeur d’économie et de politique publique à l’Université Harvard et lauréat du Prix 2011 de la Deutsche Bank en économie financière, a été l’économiste en chef du Fonds monétaire international de 2001 à 2003.

L’agression israélienne sur Gaza a tué en 29 jours plus de 1850 Palestiniens, 64 soldats israéliens, détruit des  maisons par centaines et ruiné un peu plus une économie au tapis. Les chiffres  du conflit à Gaza, à l’entrée en vigueur d’une trêve de 72 heures : 1867 Palestiniens ont été tués et plus de 9500 blessés, selon un bilan des secours locaux, dont une immense  majorité de civils (1312, 86%), 408 enfants et adolescents et 214 femmes. 64 soldats israéliens sont morts. Trois civils, dont un Thaïlandais, ont par ailleurs été tués par des tirs de roquettes.

267 970 personnes déplacées sont hébergées dans 90 écoles  gérées par l’ONU, selon l’Ocha. Environ 200 000  autres déplacés se trouvent probablement chez des amis ou des parents, et des  milliers ont trouvé refuge dans des écoles du gouvernement. 43,4% des quelque 1,8 million  de Gazaouis ont moins de 14 ans, selon le bureau palestinien des statistiques. Le taux de croissance annuel de la population  est de 3,7% et l’âge médian 18 ans. L’ONG israélienne Gisha estimait juste avant la guerre qu’il manquait 259  écoles à Gaza, notamment en raison de la pénurie de matériaux de construction imputable au blocus israélien. Avec les combats, la situation va empirer : 142  écoles ont été endommagées, selon l’ONU. L’enclave ne dispose pas des infrastructures cohérentes avec les 1,8 million d’habitants qui s’entassent sur 362 km2, notamment en termes de distribution d’électricité et d’eau. Plus de 40% est le taux de chômage, selon le FMI. Il était d’un peu moins de 20% en 2000 et de 30% en 2011. En temps normal, plus de 70% de la population dépend de l’aide humanitaire, selon Gisha. Selon des estimations provisoires palestiniennes, la guerre a causé entre 4 et 6 milliards de dollars de dégâts au minimum dans la bande de Gaza.

Lors de la dernière conférence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) tenue en 2013, l’essor du trafic d’ivoire avait été principalement imputé aux manquements de huit pays d’origine, de transit et de destination. Ceux-ci avaient été sommés de concevoir et de mettre en œuvre des plans d’action nationaux pour mieux contrôler le commerce de l’ivoire. Réuni la semaine dernière à Genève, en Suisse, le Comité permanent (SC65) a loué les progrès réalisés dans ce domaine par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. L’application des lois contre le commerce illicite d’ivoire s’est grandement améliorée dans ces pays, comme le prouvent le nombre croissant de saisies et les nouvelles politiques mises en place. Ces trois pays sont cependant tenus de poursuivre leurs efforts. En revanche, cinq autres pays ont été sévèrement sanctionnés. Ironie du sort, la Thaïlande, où s’est tenue la dernière Conférence triennale des Parties à Bangkok en mars 2013 (CoP16), a dû s’engager sur des délais stricts pour remplir des objectifs spécifiques et elle pourrait, en cas d’échec, être exposée à une suspension totale du commerce pour les espèces Cites avec les autres Parties dès mars 2015. Cette sanction n’a rien de surprenant : la Thaïlande a en effet été fortement critiquée dans de récentes enquêtes de Traffic en raison de l’explosion du commerce illicite d’ivoire et de l’absence totale de législation et de réglementations visant à contrôler ce commerce. D’autres pays, dont ceux considérés comme « secondaires » et « à surveiller », ont jusqu’à la prochaine rencontre du Comité permanent en août 2015 pour se conformer à une liste détaillée de conditions, sous peine de subir les mêmes sanctions. Les pays qui n’ont pas encore promulgué de loi de mise en application des décisions de la Cites dans la législation nationale (ce qui représente actuellement plus de la moitié des Parties) pourraient également se voir exclus des échanges. (Source : Agences)

Pekin interdira la vente et l’utilisation du charbon dans ses six arrondissements centraux d’ici 2020 afin de réduire la pollution de l’air, ont annoncé lundi les autorités locales. Selon le Bureau municipal de la protection de l’environnement de Pekin, l’utilisation du charbon et de ses produits connexes sera interdite, et les centrales électriques au charbon seront fermées dans les arrondissements de Dongcheng, Xicheng, Chaoyang, Haidian, Fengtai et Shijingshan. L’énergie propre comme le gaz naturel remplacera le charbon, a indiqué le bureau. Cette mesure fait partie du projet de la capitale d’optimiser sa structure énergétique et d’améliorer la qualité de l’air. Les émissions de gaz d’échappement, la combustion du charbon, la production industrielle et la poussière représentent respectivement 31,1%, 22,4%, 18,1% et 14,3% des PM 2,5 de Pekin. D’après les données officielles, le charbon représentait 25,4% de la consommation d’énergie de la capitale en 2012. Ce chiffre devrait diminuer à moins de 10% d’ici 2017. Pekin a déjà fermé mercredi une grande centrale à charbon de Gaojing, filiale de l’entreprise d’Etat China Datang Corporation, et l’a remplacée par une centrale thermique au gaz afin de réduire la pollution. Il existe quatre grandes centrales à charbon dans la capitale chinoise. La centrale thermique de Gaojing, vieille de 50 ans, est la première à fermer. Les trois autres fermeront d’ici fin 2016. A Pekin, quatre centrales thermiques au gaz sont en cours de construction. La ville s’est fixé pour l’année 2016 l’objectif de réduire la consommation de charbon de 9,2 millions de tonnes, les émissions de dioxyde de soufre de 10 000 tonnes, les émissions de monoxyde d’azote de 19 000 tonnes et la poussière de 3 000 tonnes par an. L’indice PM 2,5 à Pekin était en moyenne de 91,6 microgrammes par mètre cube au premier semestre, soit une baisse de 11,2% en base annuelle. Ces particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres sont accusées d’être responsables du smog. L’indice PM 2,5 de la capitale chinoise est nettement supérieur à la norme nationale de 35 microgrammes par mètre cube, selon un rapport du Bureau de protection de l’environnement de Pekin. En septembre 2013, un plan quinquennal a été lancé à Pekin pour diminuer la consommation de charbon, promouvoir l’utilisation des énergies propres et réduire la capacité de production des grands pollueurs. (Source : Xinhua)

En plein milieu du désert tunisien, chaud et sec, est apparu un grand lac cristallin. L’eau a viré, depuis quelques jours, au vert et est pleine d’algues. Elle pourrait être dangereuse pour les baigneurs. La saison est décidément propice aux phénomènes géologiques mystérieux : après les cratères de Sibérie, c’est un lac qui s’est formé dans le désert tunisien. Situé près de la ville de Gafsa, dans le sud du pays, le lac est devenu une attraction très prisée des locaux, qui y voient une occasion rêvée de remédier à la chaleur torride de la région. Mais ni les autorités ni les scientifiques ne voient « Gafsa Beach » d’un très bon œil, et ont déconseillé aux habitants d’y plonger. L’activité sismique en cause ? Ce sont des bergers de la région qui ont découvert l’étrange lac à environ 25 km de Gafsa, il y a trois semaines. D’une superficie estimée à un hectare, le lac est encore un mystère pour les géologues : comment est-il apparu au beau milieu du désert, et de quoi son eau est-elle composée ? « Certains disent que c’est un miracle, d’autres une malédiction », explique, en parlant des locaux, le journaliste tunisien Lakhdar Souid. Un habitant de la zone, Mehdi Bilel, raconte qu’il a bien cru rêver en voyant le lac pour la première fois depuis la route : «Après plusieurs heures de route sans faire de pause, j’ai vraiment cru que j’hallucinais. Je ne connais pas beaucoup en sciences et j’ai cru que c’était magique, surnaturel», cite The Guardian. Mais du côté des scientifiques, les premières hypothèses penchent pour un effondrement de la roche recouvrant la nappe phréatique, qui aurait fait remonter l’eau à la surface. Pour d’autres, il pourrait tout simplement s’agir d’un cratère rempli par l’eau de pluie. Le lac pourrait avoir une profondeur de 18 mètres, mais c’est surtout la qualité de l’eau qui intéresse et inquiète les autorités tunisiennes. Et pour cause : la région de Gafsa est depuis plus d’un siècle un centre minier majeur du pays. De gigantesques gisements de phosphate y ont été découverts en 1886, et leur exploitation a permis à la Tunisie de devenir le cinquième plus gros exportateur de phosphate au monde. « La région déborde de vastes dépôts de phosphate, qui peuvent laisser derrière eux des résidus radioactifs, il y a donc un vrai risque que l’eau soit contaminée et cancérigène », explique Lakhdar Souid dans le journal Tunisia Daily. Dans le doute, les autorités de Gafsa déconseillent donc de se baigner dans le lac, mais des mesures de sécurité ne seront prises que si les analyses scientifiques révèlent un réel danger. Alors qu’il était d’une belle couleur bleue turquoise durant les premiers jours, le lac a viré au vert et est aujourd’hui infesté d’algues vertes. Mais l’eau stagnante ne repousse toujours pas les habitants de la région, malgré les risques d’infections. Les experts pointent également les risques de noyade. Si la théorie de la rupture de la roche se confirme, alors l’eau pourrait être aspirée par les brèches dont elle est sortie, entraînant les nageurs vers le fond. 

(Source : Maxisciences)

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a annoncé, hier, son entière disponibilité pour accueillir les blessés palestiniens, victimes de l'agression israélienne barbare contre la bande de Ghaza, «quel qu'en soit le nombre ». «L'Algérie n'attend que le transfert par les autorités palestiniennes des blessés, victimes de l'agression israélienne contre la bande de Ghaza, auxquels elle assurera les meilleures conditions de prise en charge au niveau de ses structures sanitaires spécialisées », a affirmé le chargé de la communication au ministère de la santé, Slim Belkessam. Le secteur de la santé « est entièrement prêt sur le plan logistique » à accueillir et à prendre en charge ces blessés, sur instruction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika qui avait décidé, auparavant, l'octroi d'une aide financière urgente de 25 millions de dollars au profit de la Palestine, notamment en direction de la population de Ghaza. Concernant les derniers développements de ce dossier, l'attaché de presse à l'ambassade de Palestine à Alger, Majed Moukbil, a indiqué que « le ministère palestinien de la Santé enverra à son homologue algérien, dans la journée de lundi, une liste détaillée des besoins urgents ». Il a, également, affirmé que « le transfert des blessés est une opération qui nécessite du temps, au regard de la situation sécuritaire extrêmement complexe ».

Le président iranien Hassan Rohani a dénoncé hier l'inaction du Conseil de sécurité des Nations unies face «au  massacre» des Palestiniens par Israël dans un discours devant le comité  Palestine du Mouvement des non-alignés (NAM) réuni à Téhéran. «L'agression sauvage de l'armée de ce régime (Israël, ndlr) tueur d'enfants se poursuit avec une politique délibérée pour commettre un génocide en massacrant des civils et en détruisant les infrastructures, les maisons, les centres médicaux, les écoles et les mosquées», a déclaré M. Rohani. Il a dénoncé « l'inaction des instances internationales et en particulier du Conseil de sécurité pour empêcher les crimes contre l'humanité du régime sioniste». Les ministres des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, du Qatar, du Venezuela, du Bangladesh, du Soudan et de l'Ouganda ont participé à cette réunion. D'autres pays membres du NAM étaient représentés à des niveaux inférieurs. M. Rohani, qui a dénoncé la « complicité des Etats-Unis et de certains autres pays membres du Conseil de sécurité » avec Israël, a appelé à une mobilisation internationale, notamment des pays non-alignés pour «arrêter les crimes de guerre et le génocide commis par le régime sioniste». Les pays représentés à la réunion de Téhéran ont demandé «l'arrêt immédiat et sans condition de l'agression israélienne, un cessez-le-feu sur la base de  la proposition égyptienne (...) la fin du blocus de Gaza et l'ouverture de tous  les passages à la frontière pour l'envoi d'aide humanitaire », selon le texte de la déclaration finale.

Le Croissant Rouge algérien (CRA) prendra part, aujourd’hui à Amman (Jordanie), à une réunion urgente des Sociétés de la Croix-rouge et du Croissant rouge de la région du Moyen-Orient d'Afrique du nord (MENA), consacrée à la situation « dramatique » dans la bande de Ghaza, a indiqué hier un communiqué du C-RA. Cette réunion a été convoquée par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-rouge (IFRC) en coordination avec le Croissant rouge palestinien. Dans son invitation adressée au C-RA, la IFRC a affirmé par la voix de son Directeur pour la région MENA, Elias Ghanem, que cette réunion urgente « se veut une tribune destinée à unifier et à coordonner les efforts en plus de l'examen des derniers développements survenus dans la bande de Ghaza (...), et ce, pour apporter l'aide nécessaire aux habitants de Ghaza, de Cisjordanie et de toutes les autres régions sinistrées».

par CARL BENEDIKT FREY* Au cours de l’histoire, le progrès technologique a engendré d’immenses richesses, mais également de grands bouleversements. La fabrication d’acier aux États-Unis a ainsi connu des transformations majeures dans les années 60, lorsque les grandes aciéries ont dû fermer leurs portes pour se voir remplacées par des usines de plus petite échelle, détruisant au passage la base économique de villes comme Pittsburgh en Pennsylvanie, et Youngstown, en Ohio. Les mini-aciéries ont toutefois grandement accru la productivité et créé de nouveaux métiers ailleurs. L’histoire du secteur de l’acier aux États-Unis illustre un enseignement important de ce que l’économiste Joseph Schumpeter appelait la « destruction créatrice » : la croissance économique à long terme dépend de beaucoup plus qu’un simple accroissement de la production des usines existantes ; elle implique également des changements structurels de l’emploi. Nous pouvons observer le même phénomène dans la révolution actuelle du secteur des technologies de l’information et des communications (TIC), qui influe sur la plupart des secteurs du monde moderne du travail, même ceux qui ne sont pas directement liés à la programmation informatique ou à la conception de logiciels. Les technologies informatiques ont créé de nouvelles entreprises prospères (et même des secteurs entiers) tout en réduisant la demande pour la main-d’œuvre industrielle qui a poussé de vieilles cités ouvrières dans leur trajectoire descendante. Pourtant les villes comme Détroit, Lille ou Leeds n’ont pas souffert en raison de la baisse de la production manufacturière ; car au contraire, la production dans ces villes a plutôt connu la croissance au cours de la dernière décennie. Leur déclin découle directement du fait qu’elles ne parviennent pas à attirer des entreprises qui offrent d’autres types d’emplois. Ceci provient dans une large mesure, de l’échec des stratégies industrielles. Car au lieu de vouloir préserver le passé en soutenant les secteurs traditionnels, les instances devraient porter toute leur attention sur la gestion de la transition vers de nouvelles formes d’emplois. Il faut cependant pour cela une bonne connaissance des nouvelles technologies et en quoi elles diffèrent de celles qu’elles remplacent. Une caractéristique importante des premières technologies de fabrication de la révolution industrielle est le fait qu’elles ont remplacé des artisans relativement spécialisés, ce qui a subséquemment augmenté la demande pour la main-d’œuvre ouvrière non spécialisée. De même, la chaîne de montage de Henry Ford pour la fabrication des automobiles, lancée en 1913, a été spécialement conçue pour que des travailleurs non spécialisés opèrent le matériel, permettant à l’entreprise de fabriquer son fameux modèle T – la première automobile que les Américains de classe moyenne pouvaient se payer. En fait, une grande partie de l’histoire du développement industriel du siècle dernier peut être vue comme celle de la concurrence entre une main-d’œuvre de plus en plus qualifiée et de nouvelles technologies qui se passeraient de ces mêmes compétences. Nous avons déjà observé les répercussions et non les moindres dans le secteur automobile de l’implantation de robots pouvant effectuer les tâches routinières, autrefois exécutées par des milliers d’ouvriers qui gagnaient de bons salaires sur les chaînes de montage. Des bouleversements encore plus grands attendent le monde du travail. Même si l’histoire conseille la prudence lorsqu’il s’agit de prédire l’évolution technologique, nous avons déjà une bonne idée de ce que les ordinateurs permettront de réaliser dans un avenir proche, car les technologies sont déjà au stade de la mise au point. Nous savons ainsi que des algorithmes complexes de traitement massif de données simplifieront un vaste éventail de métiers spécialisés. La plateforme eDiscovery de Symantec Clearwell constitue un exemple fréquemment cité de ce processus. Il s’agit d’un logiciel d’analyse linguistique utilisé pour dégager les grandes lignes d’un ensemble de documents, l’entreprise se targuant même de pouvoir analyser et trier 570 000 documents en uniquement deux jours. Clearwell transforme déjà la profession de juriste en se servant des ordinateurs pour accélérer les recherches avant les procès et effectuer des tâches normalement accomplies par le personnel d’assistance juridique – et même par des juristes contractuels ou des avocats spécialisés en droit des brevets. De même, des technologies améliorées de capteurs entraîneront l’automatisation totale d’un grand nombre d’emplois dans le transport et la logistique. Il n’est donc pas utopique d’imaginer que les véhicules autonomes de Google élimineront un jour les emplois des chauffeurs de taxi et d’autobus. L’automatisation pourrait même toucher les emplois peu qualifiés dans le secteur des services, jusqu’ici à l’abri. La croissance annuelle de la demande de robots personnels et de services domestiques déjà à 20 % est un bon indice de ce qui risque d’arriver dans cette branche d’activité. Les marchés de l’emploi pourraient à nouveau entrer dans une nouvelle ère de turbulence technologique et d’écart grandissant des salaires. Et ceci fait ressortir une question plus vaste : où se créeront les nouveaux types d’emplois ? Il y a déjà des signes de ce que l’avenir nous réserve. Les changements technologiques créent une demande pour les architectes et les analystes en traitement massif des données, pour des spécialistes des services infonuagiques, des développeurs de logiciels et des professionnels en mise en marché du numérique – des métiers qui, il y a à peine cinq ans, n’existaient pas vraiment. La Finlande offre des enseignements précieux sur la façon dont les villes et les pays peuvent s’adapter à ces développements. Son économie a d’abord souffert des difficultés qu’a connues Nokia, l’entreprise la plus importante au pays, pour répliquer aux technologies des téléphones intelligents. Or, plusieurs nouvelles entreprises ont été lancées autour des plateformes de téléphones intelligents.  En fait, dès 2011, les anciens employés de Nokia avaient créé 220 entreprises du genre. La société Rovio qui a vendu plus de 12 millions d’exemplaires de son jeu vidéo Angry Birds pour les téléphones intelligents ne regorge-t-elle pas d’ex-employés de Nokia ? Cette transformation n’est pas une coïncidence. L’investissement intensif de la Finlande dans l’éducation a formé une main-d’œuvre faisant preuve de ressort. En investissant dans des compétences transférables qui ne se limitent pas à des entreprises ou des secteurs donnés ou à des métiers susceptibles d’être informatisés, la Finlande montre la voie par ses stratégies d’adaptation aux bouleversements technologiques. Malgré la diffusion des technologies axées sur le traitement massif des données, des études indiquent que la main-d’œuvre conservera un avantage comparatif sur le plan de la créativité et de l’intelligence sociale. Les stratégies gouvernementales de développement doivent donc viser en priorité le développement de ces compétences, pour qu’elles viennent en appui plutôt qu’en concurrence aux technologies informatiques. * CARL BENEDIKT FREY est chercheur à la Oxford Martin School, de l’université d’Oxford et professeur d’histoire économique à l’université de Lund

Il y a dix ans, le monde se remettait de l’éclatement de la bulle technologique et commençait à envisager avec plus de sobriété le potentiel d’Internet. Bien que la cupidité spéculative et la peur de passer à côté de cette opportunité aient poussé à surestimer les perspectives à court terme, les considérables perspectives à long terme d’Internet n’ont jamais été remises en doute.

par J. BRADFORD DELONG* Moi et d’autres économistes optimistes avons supposé que l’information et la communication libres devaient annoncer une ère de croissance rapide de la productivité et d’amélioration du bien-être, dans une mesure plus ou moins grande, pour tout le monde sans tenir compte des compétences, richesses, ou des origines sociales. Avons-nous dit vrai ? À bien des égards, la révolution des technologies de l’information et des communications (TIC) a fait plus que tenir ses promesses, et bien souvent de façon imprévisible. Pour beaucoup, la véritable merveille de l’ère numérique réside dans la création d’un univers parallèle. N’importe qui avec un ordinateur portable et une connexion Internet peut bavarder avec (ou sur) ses amis virtuels, assister à des événements extraordinaires qui peuvent s’être produits ou non, ou jouer à des jeux dans un monde imaginaire d’une complexité incomparable. Internet a créé un paysage de rêve accessible à tous et qui peut stimuler chez chacun d’entre nous les plus grands délires de l’imagination. En effet, ceux qui se moquent de la valeur de cela devraient se rappeler que depuis les chants d’Homère autour du feu sur la colère d’Achille, les rêves sont notre plus grande source de plaisir et d’inspiration. Mais les avantages d’Internet ne touchent pas seulement ceux qui travaillent ou jouent en ligne. D’une certaine manière, ils bénéficient à tout le monde. Rendez-vous dans un hypermarché Wal-Mart, Costco, Tesco, ou Lidl n’importe où dans le monde et comparez les prix, la qualité et la gamme des produits d’aujourd’hui avec ceux d’il y a une génération ou deux. Ce changement spectaculaire pour le meilleur reflète en grande partie le développement rapide des chaînes d’approvisionnement mondiales, avec un suivi en temps réel des préférences des clients permettant aux fabricants situés aux antipodes de savoir instantanément quoi, quand et combien produire. Et ce n’est qu’un début. Les entreprises utilisent Internet pour « externaliser à grande échelle » de nouvelles idées et même pour permettre aux clients de co-concevoir leurs propres produits. De nouvelles plates-formes en ligne permettent aux gens ordinaires, sans argent ni compétences particulières, de partager leur voiture, leur chambre vacante, ou même des outils à fabriquer soi-même, en remettant ainsi en cause la domination des multinationales. « L’Internet des objets » connecte de simples articles ménagers (par ex. un thermostat) au Web, ce qui permet à son propriétaire d’économiser de l’argent et même de réduire ses émissions de carbone. Et pourtant nous devons toujours demander si la nouvelle économie profite vraiment à tout le monde. Seulement quelques privilégiés, en particulier ceux qui combinent la pensée novatrice à la perspicacité financière, ont totalement conquis les avantages financiers de la révolution des TIC, en devenant du même coup ses enfants prodiges. En bas de l’échelle économique, la plupart des gens, bien que bénéficiant d’un accès facile à la technologie à bas prix, ont perdu du terrain avec leurs revenus réels en chute libre depuis des années. Ce n’est pas une baisse temporaire : la main-d’œuvre dans les économies avancées d’Occident ne peut plus espérer une augmentation importante des salaires et la situation des travailleurs risque encore de s’aggraver. En outre, les managers de cols blancs et d’employés (la matière grise qui maintient en mouvement le vrombissement mondial complexe des entreprises, et autrefois l’épine dorsale de la classe moyenne) ne sont plus en forte demande. Bon nombre de leurs compétences, qui ont longtemps justifié leur statut, carrières et niveau de vie, sont à présent superflues. Pour une famille ordinaire de la classe moyenne d’aujourd’hui, un accident médical peut devenir une catastrophe financière. Acheter un logement implique de s’endetter tout une vie. Fournir une éducation décente à ses enfants implique de se battre et de faire des compromis. Les hypothèses qui rendaient possibles l’existence des ménages de la classe moyenne et de nombreux ménages de la classe ouvrière depuis au moins deux générations sont en train de disparaître sous nos yeux. Qui fait entendre leurs voix ? La plupart des ménages ont tout à gagner à poursuivre la révolution des TIC. Mais les familles de la classe moyenne et de la classe ouvrière en bénéficieraient davantage si les prix très bas des produits et des services, de l’information libre et des expériences de loisirs virtuels devaient augmenter, plutôt que diminuer la valeur de leurs compétences monnayables. Le politicien qui saura comment diriger la révolution en conséquence pourrait ne jamais perdre un seul scrutin. * James Bradford DeLong, ancien sous-secrétaire au Trésor américain, est professeur d’économie à l’Université de Berkeley, et chercheur associé du National Bureau of Economic Research.