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dimanche, 10 juin 2018 06:00

Le marché de l’occasion s’emballe

Écrit par Hichem Laloui
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La décision des pouvoirs publics d’introduire une nouvelle taxe sur l’activité automobile SKD et CKD n’est pas restée sans effet sur le marché des voitures. La hausse des prix des véhicules neufs fabriqués en Algérie est attendue pour le mois prochain, date d’entrée en vigueur de la taxe de 19 %.


Dès l’annonce de l’arrêté d’exonération, le marché de l’occasion s’est emballé anticipant une hausse des prix des véhicules neufs. Et voilà qu’il a déjà répondu et la courbe des prix est en ascension. Une virée dans certains marchés de l’occasion durant ce week-end confirme cette tendance à la hausse. A Akbou, dans la wilaya de Béjaïa, un marché qui regroupe chaque vendredi des automobilistes de plusieurs wilayas, notamment Tizi-Ouzou, Sétif, Bouira, Bordj Bou-Arréridj, Alger et, bien entendu, ceux de Béjaïa, les prix n’ont pas dérogé à la règle des augmentations annoncées. Sur place, les vendeurs comme les potentiels acquéreurs évoquent cette augmentation prévue en juillet du fait de la taxe prévue dans la Loi de finances complémentaire 2018. « J’ai une Dacia Sandero que je ne vais pas céder à moins de 2 millions de dinars », indique to de go un jeune sétifien. Il explique qu’à partir de la hausse prévue avec l’imposition des kits SKD-CKD à hauteur de 19 %, c’est « une moyenne de 300 000 DA de hausse pour les voitures les moins chères proposées par les usines». Les potentiels acquéreurs ne sont pas très convaincus par la lecture faite par le propriétaire de la Dacia Sandero, puisque, pour eux, « cette hausse ne concerne que le véhicule neuf ». Mais devant cette certitude que la hausse « n’aura pas lieu », une course pour acheter une voiture est déjà lancée pour éviter « de payer une hausse » provoquée par une taxe sur les kits de montage. Cette même tendance s’explique également par la lenteur de la procédure d’acquisition d’un véhicule neuf. A Akbou, une Seat Ibiza est cédée à 2,8 millions de dinars. L’acheteur estime que le client doit choisir entre « une longue attente » ou « payer une hausse ». Idem pour les autres véhicules de la même gamme et de la même marque qui se négocient à quelque 200 000 à 600 000 DA de plus que le prix du neuf. A cette situation, presque confuse où personne n’a de visibilité sur le devenir de ce secteur, un autre élément se greffe et complique davantage la compréhension. Il s’agit du prix du carburant. Si les voitures neuves à motorisation essence se négocient à des prix en perpétuelle hausse, ceux circulant en diesel le sont d’autant plus que le prix de l’essence dépasse les 40 DA. «Je préfère payer cher un véhicule diesel que d’essayer de gagner sur le prix et le perdre en carburant», pensent presque unanimement les clients qui, de leur côté, tentent de briser cette tendance à la hausse du fait d’une offre dépassant la demande sur le marché de l’occasion. Et face à cette situation, les fabricants estiment qu’il est « anormal» d’imposer une nouvelle TVA alors que les avantages accordés aux fabricants sont toujours en vigueur. Un membre de l’Association des constructeurs et concessionnaires automobiles explique que « l’article 8 de la loi de finances complémentaire 2018 (LFC-2018) est surprenant puisque que le gouvernement met fin à l’article 88 de la loi 16-14 du 28 décembre 2016, portant LFC-2016 et à l’article 18 de la loi 16-09 du 3 août 2016, relative à la promotion de l’investissement ». Précisant que l’introduction de la nouvelle TVA est une manière de supprimer l’exonération des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pendant cinq ans, accordée aux constructeurs. « Cela aura des retombées sur le prix », a-t-il averti, soulignant qu’aucun constructeur « n’a jusqu’ici consommé les avantages fiscaux et parafiscaux répartis sur cinq ans ».

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